Au delà du fait que des gens cherchent à se faire du pognon avec tout et n'importe quoi (voir en parallèle cet article de LIbération http://www.liberation.fr/societe/2015/01/14/de-la-capote-au-mug-le-business-je-suis-charlie-sur-internet_1179891 avec cette citation extraordinaire : "cet internaute se dit pourtant «solidaire» du journal mais ne voit pas où est le problème : «Mercredi j’ai vu des exemplaires partir à 1 000 euros. Comme j’ai des numéros de Charlie, j’ai fait grimper les prix parce qu’il y a toujours des riches qui ne savent pas quoi faire de l’argent. Ça ne coûte rien d’essayer !», explique-t-il sans aucun scrupule. Un seul regret peut-être : «On est de plus en plus à mettre des numéros en vente donc ça fait baisser les prix, c’est dommage.»" (à propos d'ancien N° de Charlie, mis en vente entre 80 € et ...1 million)
au delà de ce fait donc, ce qui m'intéresse, c'est la justification juridique avancée par l'iNPI : "Ce slogan ne peut pas être capté par un acteur économique du fait de sa large utilisation par la collectivité."
On peut penser ce qu'on veut de Charlie, mais ça, c'est insoutenable à imaginer.
"La silhouette de Patrick Pelloux apparaît dans l’embrasure de la porte. « Je l’ai vu se pencher sur le corps de Charb. Il lui a pris le pouls au niveau du cou. Puis il lui a caressé la tête et lui a dit : “Mon frère.” »"
"On ne sache pas cependant qu’il soit resté grand-chose des manifestations monstres de Carpentras et du 1er mai 2002, effusions collectives qui avaient déjà hystérisé le commentariat, mais dont on doit bien reconnaître que la productivité politique aura été rigoureusement nulle. On aimerait beaucoup qu’il en aille autrement cette fois-ci, mais on ne peut pas s’empêcher de poser en toute généralité la question de savoir s’il n’y a pas un effet de substitution entre le degré de l’unanimité et sa teneur politique possible. Par construction, arasant toute la conflictualité qui est la matière même de la politique, la masse unie est tendanciellement a-politique. Ou alors, c’est que c’est la Révolution – mais il n’est pas certain que nous soyons dans ce cas de figure…"
Tiens, j'y avais ironiquement pensé...
"Alors « union nationale » ? « Peuple en marche » ? « France debout » ? Il s’agirait peut-être d’y regarder à deux fois, et notamment pour savoir si cette manière de clamer la résolution du problème par la levée en masse n’est pas une manière spécialement insidieuse de reconduire le problème, ou d’en faire la dénégation. A l’image des dominants, toujours portés à prendre leur particularité pour de l’universel, et à croire que leur être au monde social épuise tout ce qu’il y a à dire sur le monde social, il se pourrait que les cortèges d’hier aient surtout vu la bourgeoisie éduquée contempler ses propres puissances et s’abandonner au ravissement d’elle-même. Il n’est pas certain cependant que ceci fasse un « pays », ou même un « peuple », comme nous pourrions avoir bientôt l’occasion de nous en ressouvenir."
J'espère sincèrement qu'il a tort :(
Bravo Larcenet. Oh, quel humour. Je suis plié en 8. Oh la la.
Je décris le dessin pour ceux qui n'auraient pas internet en couleur : une FEMME de ménage, NOIRE (ou peut-être ARABE) passe la serpillière dans une mare de sang en disant "Au moins, ça me change un peu du vin rouge, du vomi et du sperme."
Waaa ce que c'est drôle.
Je suis très déçu de ce dessin de Larcenet, que j'aime beaucoup habituellement (Le combat ordinaire, tout ça) :( (je prends la peine de rajouter cette phrase pour mes lecteurs qui n'auraient pas l'option "ironie" activée dans leur panneau de commande, hein)
Ça me met d'autant plus mal à l'aise que ce n'est pas le premier dessin "dans le plus pur esprit Charlie" que je vois. J'en ai vu un autre, qui exprimait à peu près la même idée, où l'on voyait une femme de ménage au milieu du sang en train de dire un truc du genre "Quel travail d'arabes"
Bravo les mecs. Vous vous servez de votre liberté d'expression. C'est très bien. Et continuez comme ça surtout. Vous faite de l'HUMOUR. C'est important l'HUMOUR actuellement. Avec tous ces barbares arabes mêmes pas chrétiens qui tuent tous les bons français drôles.
Le dessin de Crumb est terrible.
«Le cul poilu de Mahomet»
Dans les bulles : «Hé hé, je plaisante ! En fait c'est le cul de Mohammed Bakhsh, un producteur de films qui vit à Los Angeles, en Californie !»
Dans la mesure où les fourmis n'ont pas de portable à l'état naturel, ce n'est pas très grave...
Je suis sérieux : je me méfie de ces études un brin sensationnalistes. Je ne dis pas qu'il n'y a pas un risque, comme n'importe quelle autre technologie, mais tout dépend de la fréquence/durée de l'exposition. Et nous sommes un chouïa plus gros que des fourmis.
Pas de commentaires à faire sur ce texte. Il fait trop mal.
via http://tools.aldarone.fr/share/?k6vCcw
Je ne veux pas ramener ma fraise, mais c'est un peu ce que je disais ici http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?7Kk0mQ l'autre jour : la violence est inhérente à l'humain, pas aux islamistes.
Et il va bien falloir que nous acceptions qu'un terroriste, qu'un nazi ou qu'un assassin sont aussi humains que Mère Teresa. Ils ont juste choisi (je sais, l'emploi de ce terme est sujet à caution, choisit-on vraiment, le libre-arbitre existe t-il etc. Cf. http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?c0QMwg) des modalités différentes pour employer leur humanité.
Vous pouvez être un saint ou un salaud. Mais ces deux extrêmes sont rares. La plupart du temps, nous nous tenons dans un confortable (et un peu lâche) entre-deux. On s'efforce de ne pas faire le mal, mais on se contente de seulement souhaiter le bien. Je me place, honnêtement, dans cette catégorie. :/
J'évoquais Einstein. Voici une citation qui lui est attribuée, sans doute aussi faussement que la fameuse phrase apocryphe de Voltaire, mais qui résume assez bien mon propos : "Le monde est dangereux non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire"
C'est marrant, j'ai moi aussi envie d'écrire quelque chose sur ces notions de liberté, égalité, fraternité, laïcité... Je suis Charlie, Je ne suis pas Charlie, la religion c'est caca... Il y a tellement de choses à dire.
Gunthert tape dur. Et juste.
"Soudée par la peur, le deuil et la colère, la communauté qui fait bloc contre l’ennemi est profondément régressive. Elle se berce de symboles pour faire mine de retrouver une histoire à laquelle elle a cessé depuis longtemps de croire. Dès le lendemain du 11 janvier, on a pu constater que cette mythographie républicaine signifiait d’abord le retour aux fondamentaux: retour de l’autorité, triomphe de la répression, dithyrambes des éditorialistes – jusqu’aux pitreries de Sarkozy, pas un clou n’a manqué au cercueil de l’intelligence."
Je savais que Roucas était un militant du RBM mais à lire ses âneries sur Twitter, ce degré -15 du racisme primaire, entre tentatives de vannes nauséabondes et soutien inconditionnel et béat à MLP, je suis écœuré.
Je sais que cet homme a eu des malheurs dans sa vie ; est-il devenu comme ça, ou avait-il cette merde dans le cerveau quand il faisait le bêbête show ?
Vous reprendrez bien un petit peu de sexisme ? C'est Direct matin, c'est gratuit.
Je l'avais déjà posté sur Twitter, je l'ai déjà éoqué ici à plusieurs rerprises ici, mais je n'avais pas la liste complète des prédateurs venus se refaire une beauté médiatique dimanche à Paris.
via Kevin
PUTAIN. BORDEL. MERDE. (on a encore le droit et c'est gratuit, alors j'en profite)
Que faire sinon recopier ce texte de Kevin ? L'imprimer et le placarder ? J'y ai pensé. Un memorandum indispensable pour les temps à venir.
Désolé, mais je n'ai pas d'autres mots pour qualifier l'immonde billet de Ploum qui prétend que le terrorisme serait l'action de pauvres et sous-éduqués (et, sans le dire tout à fait mais en le laissant bien entendre, de "non-blancs") (https://ploum.net/eradiquons-la-source-du-terrorisme/). Soit. Alors j'ai une petite liste à vous proposer.
Qu'ont-ils tous en commun, ces individus et groupes ? Ils ont tous effectué des attentats. Ils sont tous considérés comme terroristes. Et aucun d'eux n'est pauvre. Aucun d'eux n'est "sous-éduqué". Beaucoup ont ou avaient même plus de culture générale que Ploum. Certains même plus de diplômes.
La sous-éducation, elle est là : dans le fait de fermer les yeux, de ne pas voir, de ne pas savoir, de ne pas se souvenir, de ne pas rechercher les causes du terrorisme, le pourquoi des attentats. La sous-éducation, elle est dans le fait de refuser sciemment toute culture politique ou historique. Le danger est dans cet aveuglement stupide, dans cette simplification absurde qui voudrait que seuls les pauvres usent de telles armes. Que la raison, c'est l'éducation, et qu'avec l'éducation, il n'y aura plus de terrorismes.
Le danger, il est dans cette attitude. Dans la posture "le responsable, c'est certainement pas moi, jamais !". Dans cet aveuglement crétin. Dans ce fantasme de l'impunité et de la supériorité.
Bande de cons.
[Article de 2006]
"Aussitôt empoigné par les pandores du service d’ordre, l’auteur de cet éclat, Walter Wolfgang, est expulsé sans ménagements, tandis que le ministériel orateur reprend le fil de son propos. Quand l’importun - un octogénaire juif, qui a fui l’Allemagne hitlérienne en 1938 - tente de réintégrer la salle de conférence, il se voit aussitôt menacé d’inculpation sous le coup de la récente loi antiterroriste [...] les grands de ce monde n’apprécient guère qu’on se mêle de pointer l’inanité criminelle de leurs rodomontades."
J'ignorais effectivement cette "anecdote " révélatrice.
"Révolté par l’hypocrisie du pouvoir et l’inertie du plus grand nombre, Terry Jones - écrivain, comédien et metteur en scène britannique - a décidé de contre-attaquer, pour démasquer les contradictions que recèle cette « guerre » et la forfaiture qu’elle constitue. Passant au crible d’une implacable verve satirique les faits d’armes et les méfaits de langue de George W. Bush et Tony Blair, l’ex-Monty Python revisite avec une féroce nonchalance les arcanes d’une croisade irrationnelle et mensongère. La quarantaine de textes qu’il a ciselés au fil des mois nous invite à renouer les fils d’une réflexion trop souvent contaminée par la novlangue des « informations »"
via Riff
Tiens, j'avais loupé cette image. Le web l'a appelé "Le crayon guidant le peuple", en référence au tableau de Delacroix. Belle composition en-effet.
On a même retrouvé le type au crayon : http://www.francebleu.fr/societe/marche-republicaine/temoignage-j-ai-brandi-le-crayon-sur-la-place-de-la-nation-et-j-ai-crie-2062643
Et il était tellement bien sur son perchoir, avec son crayon, qu'il était encore là le soir : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?YBDVaQ
"Le fossé qui existe entre ce qui est écrit du djihad dans le coran et ce que les terroristes font est absolument énorme. En effet, le djihad est avant tout une lutte intérieure, en rapport avec sa foi, et il n'a jamais été question de tuer des civils, de se faire sauter à l'explosif et autres conneries."
Non, un dessin ne vaut pas mieux que 1000 mots. Mais celui-ci est particulièrement pertinent.
via https://chabotsi.fr/links/?3NnUfg
"On imagine avec effroi ce qu’il serait advenu de cette course-poursuite façon Telma et Louise, si les Kouachi dont on a perdu la trace à deux reprises au cours de leur fuite, avaient disposé d’un semblant de logistique et notamment de véhicules prépositionnés dans des planques, au lieu devoir braquer des automobilistes et ainsi permettre aux forces de l’ordre de les relocaliser miraculeusement à chaque fois… "
Ouf. Je ne suis pas le seul à penser ça. Je commençais à me demander si je n'avais pas des pré-disposition au banditisme ^^ Pas depuis le début, n'exagérons rien, mais bien depuis jeudi dernier, je m'offusque du discours des médias présentant ces deux "baltringues" comme des professionnels.
Récapitulons les erreurs de ces "professionnels" agissant (oui, je l'ai lu dans un journal) "comme des agents de renseignements" (LOL):
Bon, à ce niveau là, je m'interroge tout de même. Il y a une ellipse dans le récit journalistique tel qu'il nous est livré. Dans tous les reportages que j'ai pu voir, on nous dit en gros que le GIGN les cherche toute la nuit dans le bled, sous-entendu : on a perdu leur trace, et d'un coup, hop, on assiège l'imprimerie... Il nous manque un élément.
Très bon article de Bakchich, qui explique -avec une férocité jubilatoire- en quoi cette affaire, malgré cette apparence d'unité nationale, n'est "pas glorieuse pour le pouvoir", d'autant plus que "la brochette de chefs d'états et de gouvernements venus prêter main forte démocratique à un exécutif tricolore aux abois, constitue une véritable imposture."