D’origine québécoise (1990), le mot « courriel » est la contraction de « courrier électronique ». Il est agréablement explicite en plus d’être de jolie consonance, si bien que de nombreux locuteurices francophones l’ont adopté. Accepté par l’Académie française, présent dans les dictionnaires courants, ce terme a été rendu obligatoire en France pour les textes officiels, depuis le 20 juin 2003 par la DGLFLF.
Alors ? On prend ça ?
En Europe, courriel est encore trop peu fréquent. Pour bien parler français et s’assurer d’être compris en francophonie, aussi bien au Québec où l’anglicisme « e-mail » est très rare qu’en Suisse où « courriel » est une étrangeté, il est recommandé de préciser les deux, par exemple : « Merci de répondre par courriel (e-mail) ».
Bref, c'est pas simple.
A chaque quête secondaire que je commence, je décroche de l'histoire principale.
C'est exactement ça. Et déjà qu'elle n'est pas bien consistante, l'histoire principale...
Je vais dire une banalité, mais je suis en train d'écouter un nouveau podcast (HBGD), consacré à la question du scénario dans un jeu vidéo ; on ressent très fort l'amertume du type qui a participé à la rédaction des 1500 pages (si, si) de la "bible" de Remember me et dont le jeu final a conservé... rien. Et c'est là que j'ai eu cette révélation qui a bouleversé ma vie : un jeu vidéo, ce n'est pas un produit culturel. C'est un produit industriel. Fou hein ? De fait, quand Sony, puis Capcom dans le cas du jeu en question demandent "je veux un jeu avec plus d'actions, tu t'arranges pour mettre des combats", ben tu fous ton travail à la poubelle si ça ne colle pas. C'est celui qui paie qui décide.
Et pourquoi ? Parce que "celui qui paie" croit que ça plaira mieux aux joueurs d'avoir un mâle blanc comme héros plutôt qu'une femme noire, parce qu'il croit qu'il faut des scènes d'actions ratées plutôt que pas de scènes d'actions du tout pour faire un bon jeu, etc.
Après, pour en revenir à ce Deus Ex, je n'ai pas encore retrouvé le voyage rapide "à la Skyrim" ^^
Dans Skyrim, le voyage rapide a été critiqué car... trop rapide, il tue l'immersion. Tu cliques sur ta carte, et tu te retrouves à l'autre bout du monde connu. C'est nul, mais tu n'es pas obligé de t'en servir, tu peux encore faire le voyage à pied ou à pattes.
Dans Mankind divided, ils ont inventé... le voyage rapide lent ! Tu DOIS prendre le métro pour te rendre d'un quartier à l'autre de la ville (ce n'est pas idiot en soi, tout faire à pied aurait donné l'impression d'une toute petite ville), mais c'est tout le temps le MÊME métro, avec les MÊMES personnes à l'intérieur, et c'est long, c'est long... A ce niveau de nullité, un écran de chargement "normal" avec trois lignes de blabla serait presque mieux passé.
Très bon ça ^^

Un mensonge, doublé d’une insulte, confortée par une bêtise : cela fait beaucoup en si peu de signes. Un mensonge : personne ne dénie la victoire électorale. Une insulte : quiconque s’interroge sur son sens n’est pas un « pseudo démocrate ». Et une bêtise : il faut être obtus comme un directeur éditorial du Monde pour affirmer que le peuple n’existe qu’à travers sa représentation électorale, ou feindre d’ignorer qu’un même candidat peut agréger des votes motivés par des logiques foncièrement différentes, voire opposées. Et ce n’est pas fini…
Ah, monsieur Patate, directeur éditorial au Monde, fait encore des siennes.
un signe très fort de la volonté du nouveau président de la République de recomposer la vie politique en fracturant les clivages.
Oh la vache : "fracturer les clivages". Vous êtes bien conscients que ça ne veut rien dire, n'est ce pas ?
Putain de novlangue.
Au-delà de ça, ce qui déçoit, c’est l’incapacité de Deus Ex à réfléchir ce qu’il raconte. Bien sûr, c’est le cas de l’immense majorité des blockbusters, mais le constat est plus déprimant quand on s’appelle Deus Ex et que l’on s’inscrit dans l’héritage d’un jeu fondateur qui, dès 2000, annonçait pêle-mêle la parano ambiante post 11-Septembre, la psychose terroriste, Occupy Wall Street, le programme de Bernie Sanders et diverses problématiques transhumanistes. Deus Ex Mankind Divided, lui, se refuse à nous parler de demain pour mieux nous décrire l’aujourd’hui. Les augmentés reclus dans des ghettos, les contrôles au faciès, les affiches « Augmented lives matter » dans le métro… Evidemment, tout cela fait écho à l’actualité. Si Mankind Divided reste, ce sera, au mieux, comme un témoin de son époque davantage que comme une œuvre prémonitoire. Au pire, comme un bon jeu.
On n’a pas aimé :
- Adam Jensen au bout du rouleau
- Un jeu qui brasse des thèmes passionnants et n’en fait rien
- La VF très inégale et les dialogues assez médiocres
Y'a de ça. Quand je relis les commentaires extrêmement positifs d'autres sites (Gamekult par exemple), je me demande si on a bien joué au même jeu :/
Un client web alternatif pour Mastodon.
Voir aussi : https://github.com/n1k0/tooty
Tiens, je m'étais créé un compte là dessus, il faudrait que je m'y remettre sérieusement.
A toi, Pierrick, qui pense que l’on ne peut plus sortir tranquille, je veux simplement te rappeler que la dernière fois que quelqu’un s’est fait molester à St-Priest tu n’étais pas né… A toi Emile, qui pestes contre toutes ces aides sociales, je te rappelle que tu es celui qui a bénéficié des plus gros montants au titre de l’aide de la collectivité pour l’habitat et que ta mère perçoit l’APA… A toi Olivia, qui mets en avant que les logements sont réservés aux « autres », je te rappelle que tu habites un logement social à St-Priest… A toi Thierry qui grognes car les gens roulent trop vite, rappelle-toi que tu viens juste, mais pour d’autres raisons, de retrouver ton permis de conduire… A toi Daniel, qui veut faire payer les fraudeurs, je te rappelle que bosser au black, ce n’est pas la règle… A toi Céline, qui trouve que les associations perçoivent trop d’argent public, tu pourrais au moins une fois, emmener l’équipe de ta fille en déplacement au lieu de la déposer systématiquement devant la salle de sport sans même saluer les encadrants… A toi, Marcel qui honoreras de ta présence, la cérémonie du 8 mai, pense à ceux qui dans les années sombres, ont fui la guerre comme d’autres le font aujourd’hui… A toi Jean-Luc, tu n’es pas un imbécile, t’es douanier… Aux 143 autres, qui souhaitent une petite phrase avec leur prénom, je me tiens à leur disposition.
Via le Canard du 10 mai 2017.
Capture :

Emma à l'honneur sur Rue89.
Et si vous n'aviez pas encore lu son dernier strip => https://emmaclit.com/2017/05/09/repartition-des-taches-hommes-femmes/
C'est sur le partage des tâches dans le couple (hétéro a priori ; je me demande si la question se pose dans les mêmes termes pour les couples homo ? De toutes façon, ce n'est pas le couple le problème, c'est la façon dont on a intériorisé ce que doit être le rôle des femmes et ce que doit être le rôle des hommes.)
Pas de commentaires. C'est inutile.
via J'saiplu
Question sérieuse : dans quel court métrage horrifique ce thème est-il mis en scène ? Je me souviens l'avoir vu il y a longtemps, mais impossible de lui mettre un nom. Dans une série comme le dit le Gorafi ?
Un Dungeon keeper-like gratuit pour encore un jour sur le Humble store.
Quand ils se délogguent de l’application à une heure où Uber préférerait qu’ils continuent à travailler, les chauffeurs voient apparaître des messages comme : “Encore une course et vous atteignez 300 dollars !” C’est un système qu’on appelle la “boucle ludique” (qui incite à lancer une partie de plus pour essayer d’aller un peu plus loin que la précédente). Uber remplit donc son interface de petits signes dollars, des schémas, de badges à gagner (un petit Groucho Marx pour les conducteurs les plus rigolos…). C’est, en acte, ce qu’on appelle la gamification. Un phénomène pas nouveau dans les entreprises, mais qu’Uber pousse à l’extrême. Et ça marche. Les conducteurs le disent : ces formes de rétribution qui ne coûtent rien à l’entreprise lui permettent de faire faire aux conducteurs ce qui est bon pour elle, et pas forcément pour eux.
[...]
Et puis, Uber est de moins en moins seul à user des ces méthodes pour contrôler ces travailleurs (son concurrent Lyft fait à peu près la même choses). Et puis le nombre de plateformes qui ont recours à des travailleurs indépendants augmente aussi, sans que les droits de ces travailleurs - et les possibilités qui leurs sont données pour se défendre - ne s’accroissent. Ce qui fait dire une chose terrible au quotidien américain : “On n’est pas loin d’être revenu à l’époque qui précédait le New Deal (...les années 30 donc...) où les entreprises avaient presque tout pouvoir sur les employés, et eux presque aucun moyen pour se défendre.”
Tiens, je voulais vous dire deux mots sur le dernier Deus Ex : Suis. Déçu.
Voilà, ça fait deux mots.
Bon, on va essayer de faire un peu plus que deux mots du coup, même si ce ne sera qu'un ressenti forcément subjectif.
Déjà, il y a un détail qui m'a frappé (aïe) il y a quelques jours : je regardais mes temps de jeu sur mon profil Steam (pitié, dites moi que je ne suis pas le seul névrosé à faire ça), et je me suis rendu compte que j'avais exactement le même temps pour Dishonored et pour Deus Ex Mankind divided, à savoir 26 heures. Sauf qu'en 26 heures, j'avais fini Dishonored et commencé une nouvelle partie, tandis qu'en 26 heures de DEMD, je ne faisais que commencer. (J'ai passé + de 50 heures sur Human Revolution...). Le problème, c'est que je garde de mes 26 heures de Dishonored un souvenir qui n'est pas proportionnel au temps passé ; j'ai l'impression d'avoir vécu beaucoup de choses, pendant ces 26 heures là.
En 26 heures de DEMD, je me suis emmerdé :O
Une (trop) grande partie du jeu tourne autour d'un hub : la ville de Prague, où l'on revient systématiquement quel que soit l'endroit où le jeu nous envoie (là où Human Revolution proposait 3 ou 4 grands découpages dans son scénario) et où on passe son temps à faire les courses pour les uns et les autres. A enchaîner les missions secondaires pendant des dizaines d'heures, on perd quand même vachement le souffle épique. C'est bien simple, ce n'est plus Deus Ex, c'est FedEx... Du coup, j'en suis rendu à accepter les missions à la chaîne pour m'en débarrasser. Des mafieux me demandent d'aller kidnapper un mec, ouais, ouais, j'y vais, pas la peine de m'expliquer pourquoi, je sais que je suis juste là pour ça. Et pour ce qui est de l'intrigue générale, pfff... j'espère encore être un peu surpris, mais pour le moment c'est tellement cousu de fil blanc que c'est à se demander s'ils ne l'ont pas fait exprès.
Les développeurs ont trouvé un super truc pour camoufler leurs temps de chargement apoplectiques : ils te foutent dans un métro. Et c'est comme dans la vraie vie, t'es debout comme un con pendant un temps qui s'étire interminablement, à regarder 3 types qui font comme toi, se demander ce qu'ils sont venus foutre là. Même que quand tu reprendras le métro deux heures plus tard, ben ils seront encore là. Voilà des PNJ bien constants.
Le gameplay est la seule chose qui sauve un peu ce jeu : on est dans un Deus Ex, on peut donc se greffer des lames à la place des bras, des yeux télescopiques à la Tex Avery ou des oreilles qui filtrent Céline Dion, c'est super. Sauf que niveau infiltration c'est pas tout à fait ça. En gros, on a le choix entre passer par la porte OU le conduit d'aération. Le FAMEUX CONDUIT que même Teddy Rinner il passe debout dedans tu vois ?!? Et le truc qui tue : il y a (au moins) 15 ans, dès le premier Splinter Cell, on pouvait porter les cadavres sur son dos, le gros truc de ouf. Histoire de les cacher dans un coin sombre. Ben là Adam "souleveur de frigos" Jensen, il est tout juste capable de les traîner par terre. E pour saisir, ZSQD pour se déplacer, C'EST TROP PRATIQUE, MERCY.
Sinon, il est bien ce jeu, achetez-le les yeux fermés.
Sinon vous verriez les textures dégueulasses, les miroirs qui ne reflètent rien...
...
Bon, je suis un peu dur. Il y a vraiment des moments sympas, le gameplay avec les extensions est vraiment bien, mais PUNAISE, c'est largement en-dessous de Human Revolution. Et les moments où l'on se sent enfin porté par l'intrigue et on fait un truc un peu cool sont trop rares et noyés au milieu du reste, et du coup, on ne se souviens que des passages où l'on s'est fait chier. C'est dommage.
Visiblement victime d’expériences qui lui ont coûté la mémoire, le docteur Morgan Yu se réveille à bord de Talos-1, tombée entre les pattes d’aliens polymorphes plutôt mal intentionnés. Pour éviter que la contamination ne s’étende à la Terre et n’éradique l’humanité, Yu doit détruire la station spatiale, au détriment de sa vie et de celle de ses coéquipiers. C’est un héros, mais aussi une proie : les aliens, redoutables, sont beaucoup trop rapides ou beaucoup trop puissants pour lui. Alors il ruse, les paralyse avec un pistolet à colle, les affaiblit d’une grenade bien placée – ou, idéalement, les contourne.
Laissez-moi deviner : ça ne finit pas bien.