J’ai une telle amertume en écrivant ceci, comme un goût d’échec. On a échoué. On a échoué au moment où on a décidé de laisser toutes ces personnes à la rue, dans le froid, la faim et la solitude. J’ai pas la solution immédiate, la réponse pour régler ça en un claquement de doigts. Parce que je crois que le problème réside dans sa complexité et que j’essaie de régler un truc seule, alors que je ne peux pas.
Mais je me rassure avec ces petits rituels.Ils sont une goutte d’eau dans l’océan, en réalité ils ne servent pas à grand chose, ils ne font rien avancer mais je me dis que c’est déjà, une goutte par ci par là. Je repense à cette planche de Penelope Bagieu, quand aider une famille sans domicile fixe en bas de sa rue était devenue une obsession. Ces derniers temps j’ai l’impression de me retrouver dans la même situation. Dans son post, elle écrit une chose tellement vraie :
« Au fond, ça ne sert qu’à soulager moi. »
Et contrairement à ce que le silence des médias pourrait laisser croire, leur situation ne s'améliore pas l'été. La misère n'est pas plus choupinette au soleil, ta gueule Charles.
«La Première famille ne manquera jamais de papier toilette.»
Nous voilà rassurés.
Qu'on soit bien d'accord : je ne peux pas pifer Trump.
Mais là, je scrolle un peu ce qu'il se dit sur Twitter à propos de la cérémonie d'investiture en cours (spoiler : rien d'intéressant), et c'est tout de même d'une affligeante mauvaise foi :
"Mieux vaut les approcher à pied. Mais ce jour-là, les policiers avaient peut-être froid"
Je... Non, rien.
Depuis l'origine (ou peu s'en faut), mon Shaarli est lié à mon compte Twitter : tout ce que je poste ici est automatiquement twitté, via IFTTT.
Je crois que je vais désactiver cette fonction : depuis quelques jours, j'ai reçu plusieurs mentions de gens offusqués ou à tout le moins pas d'accord par des liens ainsi repostés.
Exemple type :
Finkielkraut défend Polanski : à treize ans, "ce n'était pas une enfant" - 9 octobre 2009 - L'Obs Je viens de tomb… http://ift.tt/1r53zXu
Réponse reçue :
Philomenne a retweeté sammyfisherjr
Bien sûr que si, à 13 ans, on est un(e) enfant. Et le fait qu'elle ait posé pour un journal n'était pas un accord tacite pour du sexe.
Alors ça m'embête vraiment de passer pour quelqu'un en accord avec Finkielkraut ou qui soutiendrait Polanski (bref, passer pour un gros con), du coup, je suis obligé d'expliquer que c'est un tweet auto depuis mon Shaarli, etc. => chiant.
Bon, d'un autre côté, les gens qui font de l'indignation en charentaises juste en lisant le titre du lien, pfff... Mais je crois que je vais quand même le désactiver, ça ne m'apporte rien, et sur Twitter, je suis plus récepteur qu'émetteur, ça ne changera donc rien de ce côté là.
Juste une question en passant : existe t-il un moyen de sélectionner via un mot-clé par exemple, les shaares que l'on voudrait envoyer sur un rézo-pas-vraiment-social-mais-on-fait-comme-si ?
Il me semble que Kevin fait un truc de ce genre avec Diaspora ou Facebook (ou je dis portnawak) ?
En clair, si l’éditeur dispose d’une série de droits, dont celui de contrôler la vente de ses logiciels, cette règle s’épuise sur les reventes où le principe de liberté de circulation l’emporte. Et la Cour a considéré que ce mécanisme vaut aussi bien sur les supports tangibles que sur les licences achetées en ligne.
Mais la France a choisi de raisonner autrement, donnant au passage raison à Steam, qui lie UN jeu à UN compte.
Alors là, mais je suis à trouze-mille pour cent d'accord.
Avec ça :
En France, on a un problème d'analphabétisme et d'illettrisme. Un gros, très gros problème. 20% des adolescents de 15 ans sont illettrés à plus ou moins haut niveau (on parle d'un problème de littératie, source OCDE). Moins de 8% de la population maîtrise l'écrit de manière assez importante pour n'avoir aucun problème (la moyenne de l'OCDE est de 12%). Le français est une langue extrêmement dure à maîtriser, elle crée des clivages importants entre les gens, c'est un facteur clivant de la société.
Et aussi avec ce que dit Bronco (http://warriordudimanche.net/article445/5880a8817959b)
En français, la langue a été complexifiée à dessein pour la réserver à une élite dont seraient exclus les pauvres et les femmes... C'est effrayant de voir que beaucoup cherchent de fait à maintenir cette oppression par la langue.
Merci à Bronco pour ce lien : http://www.charivarialecole.fr/a125065000/ parce que j'étais passé complétement à côté de cette histoire (mais je vais être complétement dedans dans 2-3 ans, merci l'école). Je me suis particulièrement reconnu dans ce passage : "Et quand on reprochait aux élèves de confondre Natures et Fonctions..." C'est moi ça. Je n'ai jamais particulièrement eu de problèmes en français, mais je me rappelle de sales quart d'heures en CM1/CM2 sur ces notions de nature du verbe blablabla, fonction du groupe nominal blablabla... Je n'y comprenais QUE POUIC et je crois bien que je m'en tamponnais complétement (justement parce que je n'y comprenais rien).
Mais j'avais la chance de ne pas avoir de difficultés particulières ; j'étais un gamin qui lisait beaucoup, et c'est sans doute pour ça que la façon d'écrire correcte me paraissait évidente : j'en étais déjà abreuvé. Mais je me rends compte avec le recul que si j'avais dû maîtriser l'écrit juste en apprenant par cœur des règles que je ne comprenais pas, je me demande comment je m'en serais sorti...
Je trouve que cet article manque de précision. Pourquoi porte t-il plainte contre Sony exactement ? Les Beatles -McCartney inclus- ont vendu le plus légalement du monde (et sans doute pas pour des clopinettes- leurs droits, on ne leur a pas volé. Ou alors il y a quelque chose qui m'échappe.
EDIT : merci Riff http://www.seven-ash-street.fr/links/?b8W1Rw
Attention, images potentiellement choquantes.
Je viens de tomber là dessus via Crêpe Georgette sur Twitter.
Elle dit ne pas savoir quoi en penser, et j'avoue que l'initiative me laisse perplexe. https://twitter.com/valerieCG/status/822081560438603776
Ce site shame les selfies inappropriés pris au mémorial de l'holocauste en les photoshoppant sur des victimes
J'ai l'impression que ce qui a choqué l'auteur de ce site, ce n'est pas une potentielle dérive antisémite, pourtant facilement repérable dans ce lieu symbolique (j'ai déjà cité Soral, il y en a sûrement d'autres), mais la pratique du selfie en tant que tel, dans ce lieu. Ce qui n'est pas sans rappeler l'histoire de cette adolescente américaine harcelée et menacée de mort (oh, quelle surprise) pour avoir pris un selfie souriant à Auschwitz. Il ne lui a même pas été reconnu son intérêt pour le domaine, le travail qu'elle avait pu effectuer, ses entretiens avec d'anciens déportés ; non, le selfie c'est mal PARCE QUE. Histoire suivie peu de temps après par un article sur [de jeunes israëliens faisant exactement la même chose...
Si vous avez un avis... ça m'intéresse :)
> C’est la liberté absolue de l’Académie des César (sic). C’est un très grand réalisateur. C’est quelque chose qui s’est passé il y a 40 ans. On ne peut pas à chaque fois relancer cette affaire parce qu’il y a quand même à un moment donné un problème : à chaque fois qu’on va parler de Roman Polanski, on va parler de cette affaire, on va relancer la polémique. C’est uniquement une cérémonie des César. Il ne faut pas donner plus d’importance que ça en a à une cérémonie télévisée et professionnelle sur le cinéma. Personne n’a oublié, la preuve, simplement à un moment donné il y a aussi un principe qui est celui que cette personne vit en France. C’est un créateur, il va à une cérémonie concernant le métier qu’il exerce, c’est-à-dire celui de réalisateur. Qu’on le laisse présider cette cérémonie.
C'est vrai ça, ce serait dommage d'associer le nom de Polanski au viol. Et le viol, c'est juste une "polémique" hein, pas un crime.
C'est une impression où il raconte franchement n'importe quoi ?
Si vous voulez comparer les lessives...
Question : pourquoi Alter Eco se limite t-il à 4 candidats sur les 6 (ou 7, je ne sais plus) ?!?
Autrement dit, une jeune fille en jupe, dans une cour de récréation, à la cantine ou dans les allées de son école va être entravée dans ses mouvements et surtout, son genre va déterminer la façon dont elle va se comporter dans l'espace et avec ses congénères. Cette façon dont la jupe va modeler le corps des filles et les contraindre à se faire toute petites quand le pantalon, lui, ne va en rien encombrer les hommes fait d'ailleurs écho au manspreading, ou cette faculté que peuvent avoir les hommes à s'assoir les jambes écartées, et à prendre le plus de place possible comme s'ils détenaient entre les jambes, un bien précieux nécessitant aération et décontraction.
Mais ce vêtement imposé peut avoir des effets encore plus pernicieux. En février 2016, l'Australie a lancé une campagne baptisée «Girls Make Uou Move» dont l'objectif est d'encourager les jeunes filles à faire davantage de sport. Et pour cause, le bureau des statistiques australien a constaté que les jeunes femmes faisaient moins d'activités physique que les garçons. La corrélation avec le port de la jupe obligatoire semble évidente quand on apprend que ces dernieres sont physiquement moins actives quand elles portent la jupe de leur uniforme que quand elles portent un short.
Et cela ne réside pas que dans l'aspect peu pratique de la jupe (même si vous devriez essayer de piquer un sprint ou de faire la roue avec une jupe plissée au genou, juste comme ça pour voir). Une seconde étude a en effet constaté que les filles avaient davantage peur d'«être jugée ou ridiculisée» et étaient inquiètes de «paraitre moins féminine» si elles se mettaient à faire du muscle et à suer.
Quelle éducation?Car c'est bien le message qu'adresse la jupe obligatoire aux fillettes et jeunes femmes. D'abord, elle institue de fait une différenciation de genres, ce qui est diablement contradictoire avec la supposée homogénéisation qu'est censé créer l'uniforme. Ensuite, la jupe, quand elles est imposée, renvoie donc celles qui la portent non pas par choix, mais parce que c'est ce qu'on exige d'elles, à se «comporter comme des filles» dans des univers réglé sur le pas de la domination masculine.
"Si on a un directeur de l'Agence américaine de protection de l'environnement qui ne fait qu'exprimer des inquiétudes quand il y a un nombre record de tremblements de terre dans sa région, si c'est la même chose quand vous serez bel et bien directeur de l'EPA, je ne vous accorde certainement pas mon vote".
Pruitt, 48 ans, est un républicain qui a passé l'essentiel de son temps comme ministre de la Justice de l'Oklahoma à se battre contre l'agence à la tête de laquelle il est maintenant nommé
Ça commençait bien :
Je réponds qu’on peut certes concéder qu’il n y a pas harcèlement à proprement parler d’une personne mais que la répétition est ailleurs.
Dans ces témoignages qui s’accumulent. S’il n y a pas harcèlement d’une femme, alors, force est de constater qu’il y a harcèlement de toute une classe.
Cette drague à domicile n’a rien de fortuit, elle est systémique. Ce sont des hommes qui tentent leur chance avec des femmes fragilisées par une situation du quotidien. Ce sont des hommes (installés dans des métiers peuplés d’hommes) qui tentent. Toujours. Car BIZARREMENT il n y a, pour l’instant, pas encore de témoignage d’homme recevant un texto d’une livreuse de pizza.
...mais la chute de l'article me gêne un peu. C'est bien joli de dire "Actuellement, il est socialement convenu, que le rôle d’approche, de séduction, et de blablatage revient aux hommes. Cela cantonne les femmes à un rôle passif." mais il faudrait aller un peu plus loin, et reconnaitre qu'une femme "signifie plus clairement son désir", dans notre société, il faut aussi voir comment elle est traitée.
Bref, et c'est là que ce papier me déçoit, ce n'est pas aux hommes harceleurs de changer, mais aux femmes...
Je préfère de loin cet article qui ne perd pas de vue que le vrai problème se situe dans la violation de l'intimité. Et pas dans le questionnement à la guimauve "oui mais s'ils s'étaient plu ça aurait..." complétement con et déplacé.
Sans doute le livre incite-t-il à une lecture rapide avec son ton badin qui n’appelle pas de critique sérieuse. C’est du second degré et de l’humour, objectera-t-on. Mais ce second degré cache à peine une vision on ne peut plus traditionnelle de la femme. Qui a visiblement échappé à celles qui ont contribué à ce succès de librairie. Et peut-être pas à ceux qui le leur ont offert.
On a trouvé l'homme parfait. Mais c'est saoulant tant de perfection.
Sinon, j'aime bien cette objection au "les voyages dans l'espace, c'est trop cher" :
le prix de la contribution de chaque Européen pour les vols habités par an était l’équivalent du prix d’un ticket de métro.