Je suis en train d'écouter un podcast Silence on joue de... février 2015 :O
Les deux principaux jeux à l'ordre du jour de cette émission étaient Grim fandango et Life is strange.
Pour le premier, j'ai été rassuré de constater que je ne suis pas le seul à trouver les énigmes de ce jeu tordues.
Pour le second, j'ai vraiment envie d'y rejouer maintenant. Après un détour, depuis juin, par XCOM2, Divinity : Original sin, Prison architect, Endless Legend, et Civilization, Civilization, Civilization et Civilization (je précise : le 5), ça y est, j'ai envie de me replonger dans ce magnifique jeu.
Dans le podcast, tu entends d'abord la musique, qui fait remonter des souvenirs et tu te dis, ah oui, c'est vrai que c'est chouette.
Puis tu te rappelles le jeu en lui-même, ce rythme lent, ce gameplay autour du pouvoir de remonter le temps, cette justesse dans la narration.
Erwan Carrio et ses potes (pas très féminine au passage, l'équipe) l'ont évoqué, et c'est vrai que c'est bien vu :
"Au bout de 25 ans, on peut apprécier pleinement la capacité de cet emballage à se dégrader..."
Bref, c'est gratuit.
...et tout cela est une stratégie mûrement réfléchie pour fermer "Canal historique" et ne garder que le bouquet cinéma / sport satellite.
On parie ?
Poursuivie pour complicité de torture en Libye, la société française file un coup de main à l’agence en charge du fichier TES. Sans être directement chargée de ce dossier, elle sera amenée à aider à son pilotage.
Grandiose.
Ceci dit, ces documents demeurent publics. Et communicables. Rue89 a donc demandé à l’ANTS de nous les transmettre ; son directeur disait ce 8 novembre étudier notre requête. Tout en précisant que certains éléments demeurent couverts par le secret industriel.
Contactez la CADA.
« Les électeurs blancs sans diplôme universitaire avaient plus tendance à soutenir Trump que les électeurs blancs diplômés. »
mais :
« Clinton a largement perdu dans les endroits où Obama était le plus fort chez les électeurs blancs. Ce n’est pas une simple question de racisme. »
La plus haute juridiction civile a tranché. Mercredi 8 novembre, la Cour de cassation a condamné l’Etat pour plusieurs cas de contrôle au faciès, estimant qu’il lui revenait de « démontrer l’absence de discrimination » quand une personne contrôlée dispose d’« éléments » qui peuvent laisser présumer l’existence d’un tel comportement.
Le Conseil d’État rappelle la portée du principe de laïcité. Celui-ci crée des obligations pour les personnes publiques, en leur imposant notamment :
- d’assurer la liberté de conscience et de garantir le libre exercice des cultes ;
- de veiller à la neutralité des agents publics et des services publics à l’égard des cultes, en particulier en n’en reconnaissant, ni en n’en subventionnant aucun.
Le Conseil d’État juge que l’article 28 de la loi de 1905, qui met en œuvre le principe de neutralité, interdit l’installation, par des personnes publiques, de signes ou emblèmes qui manifestent la reconnaissance d’un culte ou marquent une préférence religieuse.
En raison de la pluralité de significations des crèches de Noël, qui présentent un caractère religieux mais sont aussi des éléments des décorations profanes installées pour les fêtes de fin d’année, le Conseil d’État juge que leur installation temporaire à l’initiative d’une personne publique, dans un emplacement public, est légale si elle présente un caractère culturel, artistique ou festif, mais non si elle exprime la reconnaissance d’un culte ou une préférence religieuse.
Pour déterminer si l’installation d’une crèche de Noël présente un caractère culturel, artistique ou festif, ou si elle exprime au contraire la reconnaissance d’un culte ou une préférence religieuse, le Conseil d’État juge qu’il convient de tenir compte du contexte dans lequel a lieu l’installation, des conditions particulières de cette installation, de l’existence ou de l’absence d’usages locaux et du lieu de cette installation.
Compte tenu de l’importance du lieu de l’installation, le Conseil d’État précise qu’il y a lieu de distinguer les bâtiments des autres emplacements publics :
- dans les bâtiments publics, sièges d’une collectivité publique ou d’un service public, une crèche de Noël ne peut pas être installée, sauf si des circonstances particulières montrent que cette installation présente un caractère culturel, artistique ou festif ;
- dans les autres emplacements publics, compte tenu du caractère festif des installations liées aux fêtes de fin d’année, l’installation d’une crèche de Noël est légale, sauf si elle constitue un acte de prosélytisme ou de revendication d’une opinion religieuse.
Oui, il faut tout lire, parce que la fachosphère va se saisir de l'arrêt pour lui faire dire exactement le contraire de ce qu'il dit vraiment.
L’hypothèse d’une manipulation est assez aisée à démonter… Car les photos ont été prises le même jour, au même endroit. A Alep.
[...]
Contacté par Désintox, l’auteur des clichés de l’AFP mis en cause confirme qu’il ne s’agit pas d’une mise en scène. Extraite de l’immeuble effondré par un «casque blanc», la fillette est tout simplement passée de bras en bras. Une méthode très commune lors des opérations de secours à Alep, explique le photographe, surtout lorsqu’il s’agit d’enfants.
Nan, mais c'est tellement plus simple d'imaginer une manipulation.
En croyant les victimes, en ne mettant pas leur parole systématiquement en doute (parce que, je vous le rappelle, dans 98% des cas elles ne mentent pas, ces victimes) on permettrait aussi mécaniquement une diminution des fausses accusations.
Actuellement, pour obtenir d’un médecin qu’il fasse une déclaration ITT (Incapacité Totale de Travail) c’est la croix et la bannière. C’est à la victime de faire la démarche de consulter un médecin. Les expertises psychologiques ont souvent lieu durant la procédure judiciaire, soit looooongtemps après les faits.
Et si on généralisait les examens médicaux et psychologiques immédiatement après le dépôt de plainte, ne serait-ce que pour s’assurer que la victime a besoin d’un soutien particulier, au lieu de demander aux déclarantes (*) si elles étaient en jupe ou si elles avaient bu, par exemple ? Ma propre expérience remonte un peu, mais personne ne m’a jamais envoyé à l’hôpital, l’expertise psychologique a eu lieu un an après le dépôt de plainte, et une fois sortie du commissariat personne ne s’est soucié de savoir comment j’allais rentrer chez moi ou si j’étais suivie par un professionnel de santé suite au traumatisme que je venais de décrire.
Du coup, à lire :
"Dans le New York Times, l'éditorialiste et économiste Paul Krugman :
« Nous ne savons toujours pas qui va l'emporter, mais il semble alors que j'écris ces lignes – et c'est incroyable, et c'est horrible – qu'il s'agisse de Donald Trump. Ce que nous savons c'est que les gens comme moi, et probablement de nombreux lecteurs du New York Times, n'ont pas sincèrement compris le pays dans lequel ils vivent.
Nous pensions que nos concitoyens ne voteraient pas, à la fin des fins, pour un candidat manifestement si peu qualifié pour ce poste, au caractère si peu fiable, si effrayant, si absurde.
Nous pensions que cette nation, même si elle est loin d'avoir transcendé les préjugés raciaux et la misogynie, était devenue largement plus ouverte et tolérante. Nous pensions que la grande majorité des Américains attachait de la valeur aux normes démocratiques et à la loi. Il s'avère que nous avions tort. Il s'est avéré qu'énormément de gens – des Blancs, qui vivent principalement dans des zones rurales – ne partagent pas notre idée de ce qu'est l'Amérique. Pour eux, elle est le sang et le sol, le paternalisme traditionnel et la hierarchie des races. Et il y a beaucoup d'autres gens qui ne partagent peut-être pas ces valeurs antidémocratiques, mais qui ont quand même souhaité voter pour le candidat républicain.
Je ne sais pas comment nous allons faire maintenant. Les États-Unis sont-ils un État failli, une société faillie? Cela semble bien possible. » (traduction: Mediapart)"
Pourquoi avons-nous choisi de mettre « les femmes » entre guillemets ? Parce que ce thème générique n’englobe finalement que les femmes blanches employées à temps plein. Les femmes en mi-temps/ temps-partiels imposés ne sont pas prises en compte, la différence de salaire concernant les femmes racisées non plus.
Bien vu.
"Si, à la cantine, il y a jambon-frites et que le petit ne mange pas de jambon, il prendra une double ration de frites".
Tellement con.
EDIT : j'y pense (bon, d'accord, grâce à Guillaume Meurice) : les végétariens aussi auront-ils double ration de frites ? Faudrait voir à être équitable !
=> https://twitter.com/Charlineaparis/status/795974732743065600
=> https://twitter.com/Charlineaparis/status/795905260736958465
L'analyse de Maître Eolas, basée sur l'article 222-14-3 du Code Pénal (violences psychologiques)
Il se passe donc ceci, dans l’access prime time de C8. Un homme, un vrai, a choisi comme souffre-douleur, dans une relation intensément perverse, un homme désigné comme homosexuel, et dans cette tragédie minutieusement montée, l’homosexuel est sans cesse renvoyé à sa faiblesse, son caractère vélléitaire, ses larmes et finalement ses mesquineries, et sa lâcheté, puisqu’il reste. Si on ne comprends pas, on en insiste. Dans la caméra cachée, avant la fausse bagarre, le faux agent de Tom Cruise demande à Delormeau s’il est en couple avec Hanouna. Le téléspectateur est invité à comprendre que c’est bien d’un inverti que l’on va se moquer. Alors mon chéri? Il m’aime! Chaque séquence de la dégradation de Delormeau, est finalement sexuée. «Pleureuse», pour celui qui réclame du travail. Dans le slip, les pâtes. Des larmes, pour la caméra cachée. Porte tes couilles!
Des brutes ou des fascistes ont toujours trouvé intéressant d'humilier les homosexuels. Ces brutes ou ces fascistes ne savent pas qu’elles sont des brutes ou des fascistes. Elles vont juste, spontanément, vers le pédé, puisqu’on peut y aller. Parfois, c’est la fille, le bon élève, le juif, le petit, le rouquin? Mais le pédé, voyez-vous, c’est open bar.
Il y a juste la fin de l'article qui me chagrine, où l'auteur cherche plus ou moins des excuses à Hanouna, alors qu'il a parfaitement décrit le mécanisme de domination perverse à l’œuvre juste avant :
Il me vient pas à l’esprit de penser que Cyril Hanouna est un fasciste. Je n’imagine pas qu’il soit homophobe. Je ne veux pas croire qu’il soit des ces lâches qui s’en prennent aux faibles. Je ne supposerais pas qu’il soit un pervers narcissique.
Mais il a peut-être reçu un courrier des avocats de MM. Hanouna et Bolloré, allez savoir...
Afin de poser au mieux des mots sur cette polémique, nous avons contacté plusieurs psychologues et étudiantes en psychologie pour parler entre autres de l’état traumatique.
Scénario d’emprise : asservissement psychique de l’autre dans une intimitéPlus simplement, Hanouna prend l’ascendant sur Delormeau en lui faisant croire que tout est vrai. À partir de ce moment-là, sa réalité lui appartient et tout est possible dans la manipulation.
Pendant ce scénario, Hanouna a même tenté de faire croire à Matthieu qu’il était réellement à l’origine de la prétendue mort de la victime. Cette manipulation mentale, observée fréquemment notamment dans les relations abusives porte un nom : le Gaslighting.Gaslighting : ”forme d’abus mental dans lequel l’information est déformée […], omise sélectivement pour favoriser l’abuseur, ou faussée dans le but de faire douter la victime de sa mémoire, de sa perception et de sa santé mentale” (source)
[...]
Nous avons demandé à @Little_Mathie, étudiante en M2 de psychologie, comment un tel événement traumatique peut se répercuter chez la victime
Le traumatisme psychique ou psychotrauma varie d’une personne à l’autre, au sens où ce qui est traumatique pour une personne ne va pas forcément l’être pour une autre. Les symptômes que l’on retrouve le plus chez les personnes traumatisées dans l’après coup sont : un état de stress important (notamment de l’angoisse, qui peut justifier la prise de médicaments pour être endiguée si celle-ci est trop forte, ce qui peut sembler être le cas pour Matthieu Delormeau), des flash-back, des difficultés à dormir – parfois associées à des cauchemars, de l’irritabilité, de l’hypervigilance (liste non-exhaustive). Si les symptômes persistent après une certaine période, on parle alors d’état de stress post-traumatique. Pour Matthieu Delormeau, sa réaction immédiate à la séquence est normale si celle-ci est vécue comme traumatique, notamment au regard de l’état de stress aigu dans lequel il semblait se trouver dans la nuit suivant l’évènement.
via Kevin
Voilà. C'est fait. Pas une surprise hein. Ce matin à 6h c'était déjà plié.
L'image est parlante : Trump en 2016, Le Pen en 2017 ? Winter is coming
Quelques liens ouverts avant celui de LCI :
Du coop sur XCOM 2 !?!
OMG
via Liandri
En ayant accès à cette méga-base de données, l’appareil sécuritaire (police, gendarmerie, douanes et services de renseignement) disposera d’un outil de domination et de contrôle sans précédent. Nous sommes loin du prétexte de la contrefaçon des pièces d’identité et des passeports, qui justifie la naissance de ce « monstre », car l’objectif affiché : « prévenir les atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation», est tellement général qu’il ouvre la porte à tous les abus. Selon le Code de la sécurité intérieure, en effet, ces « intérêts fondamentaux » vont de la lutte contre « les atteintes à la forme républicaine des institutions » à « la criminalité et la délinquance organisées », en passant par les « violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ».
[...]
Avec vos amis socialistes, vous nous aurez donc tout fait pendant ce quinquennat : après la déchéance de nationalité, l’état d’urgence permanent, la scandaleuse réforme du code de procédure pénale, qui relègue le juge, garant de nos libertés, à un rang de subalterne de la police et du préfet, la répression des militants syndicaux et écologistes, les menaces d’interdiction des manifestations syndicales ; après le bradage des promesses sur la fin des contrôles d’identité abusifs, l’impunité des policiers et des gendarmes dans la mort de Rémi Fraisse ou d’Adama Traoré et d’autres jeunes de quartiers; après la chasse aux Roms, aux sans papiers, la frénésie sécuritaire de votre gouvernement n’a plus de limites .
[...]
nous sommes en train de basculer dans une sociétéde la suspicion généralisée et de la prédiction numérique
[...]
En faisant le choix idéologique de numériser tous les citoyens, vous confirmez l’option délétère de l’état d’exception permanent, qui réduit l’identité sociale et culturelle des personnes à une sorte de « double numérique » figé et désormais assigné à la suspicion bureaucratique.
via Seb
Copies de cet article:
http://web.archive.org/web/20161107122543/https://blogs.mediapart.fr/noel-mamere/blog/071116/lettre-ouverte-aux-ministres-de-la-justice-et-de-linterieur
http://archive.is/xE6BN