Ah, Juppé. Le droit-dans-ses-bottisme fait homme.
« Les Français n’en ont rien à foutre de savoir ce que je ressens au fond de moi. Ce qui les intéresse, c’est la politique que je vais mener. »
J'ai entendu cette phrase, en direct. Autant je déteste ses idées (Juppé, c'est l'alliance du bourgeois réac le plus oppressif et du libéralisme économique le plus débridé), autant je suis d'accord avec ça. On s'en tape du ressenti des puissants. Ce qui m'a fait pouffer par-contre, c'est qu'à la phrase suivante (c'est bizarre que Schneidermann ne l'ait pas relevé, tiens) il ait poursuivi en disant (citation de mémoire) "Je ne vais pas aller dire partout "J'ai changé"", ce qui est une attaque même pas déguisée contre Sarkozy.
Petite note au passage : Juppé qui dit "rien à foutre" dans le poste. Çà m'a presque choqué. Il sa lâche avec l'âge ? Ou est-ce une subtilité de communicant savamment maîtrisée ?
Beaucoup s’indignent aussi de l’inculture technologique de ces enfants. « Comment ça ? Ils ne savent pas ce qu’est un modem ? » En vérité ce dont il faudrait s’indigner, c’est de notre absence collective d’intérêt pour la transmission de cette culture. Ces enfants ne savent pas ce qu’est un modem parce que personne ne leur a expliqué. Pourquoi, eu égard à la place grandissante des technologies informatiques dans nos vies, ne prend-on pas la peine de raconter cette histoire ? Telle devrait être la question.
Il fallait au moins un géant tel que Google pour parvenir à ce résultat : parvenir à supprimer tous les inconvénients de la réalité virtuelle. \o/
Je retire donc ce que je disais (http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?SVXIEg) : la réalité virtuelle a de l'avenir.
Un jour par an.
Je crois que tu pêches par excès d'optimisme, ou alors c'est moi qui suis irréductiblement pessimiste. Quoi qu'il en soit, nos points de vue divergent :)
Dans le cas présent, si l'algorithme désigne Johnny Halliday en passage dans l'aéroport comme étant un extrèmiste musulman fiché, ce que va faire l'algorithme, ce n'est pas monter sur ses petites papattes et aller arrêter Johnny en pointant un Colt sur son visage. L'algorithme va simplement prévenir les vigiles, qui eux, appuyeront sur le bouton "non, c'est un faux positif", et éventuellement remonteront les dysfonctionnements.
Ton exemple est d'emblée biaisé : si c'est un dénommé Mohamed Fahta qui est signalé comme extrémiste fiché, lesdits vigiles ne se poseront même pas la question. Et lui casseront probablement la gueule au passage, persuadés en outre de faire du bon travail.
mais ça montre que l'affirmation comme quoi tout contrôle est impossible est fausse
Encore une fois, j'aimerais partager ton optimisme. La CNIL, pour ne parler que d'elle, est devenue une coquille vide. Pour le reste, regarde autour de toi : la loi de programmation militaire, la loi renseignement, l'état d'urgence... pour ne parler que de la France (mais les autres gouvernements ne sont pas en reste) l’État fait toujours en sorte que l'accès au juge soit le plus limité possible : soit qu'il n'ait pas été prévu, voire carrément supprimé, soit qu'il soit rendu tellement difficile de fait (délais intenables, coûts exorbitants, conditions cumulatives draconiennes ou passage préalable par une commission administrative qui "fait le tri"...) que c'est comme s'il n'existait pas.
Si on propose d'imposer un algorithme open-source, dont les biais peuvent alors être rendu publique lorsque découvert et ensuite corrigés, et conçus tel que les données sont non utilisable pour une surveillance globale (par exemple, les données sont envoyées chez un autre organe dont le travail est de protéger la vie privée, et l'obtention de ces données à des fins de renseignement ne peut être faite qu'après une demande justifiée), alors, l'argument "pour renforcer la sécurité" ne permet pas de refuser cette proposition.
C'est gentil tout plein. Je ne me moque pas de toi, je me rends compte qu'à l'écrit ma phrase pourrait être mal interprétée. C'est gentil donc, mais, pardon, un peu naïf. C'est une solution de geek idéaliste. Là encore, regarde autour de toi, regarde ce qu'il vient de se passer. Un indice : Snowden. As-tu l'impression que les gens (je parle de l'immense majorité des citoyens, pas de quelques militants technophiles) aient changé quelque chose à leurs pratiques internet, à leur vie de tous les jours pour faire court, eu égard aux révélations de Snowden ?
Réponse : non, bien sûr. On continue tout pareil. Et il se trouve un assez grand nombre de gogos pour claironner "je m'en fiche, je n'ai rien à me reprocher". Et c'est là que la boucle est bouclée. Ils s'en fichent, ils n'ont rien à se reprocher, jusqu'au jour où l'on viendra les chercher à 4h du mat' dans leur lit, ou bien à leur descente d'avion. Et tout ça avec des flics même pas méchants, des vigiles hyper-respectueux et des cellules méga-confortables.
Navré d'avoir à écrire cela, mais j'ai peur. Pas de la technologie, mais du pouvoir qui s'en sert. Et tant que le pouvoir n'aura pas changé (ce qui n'arrivera peut-être pas de mon vivant, voire jamais), je continuerai à "pointer du doigt l'algorithme comme l'outil de la société panoptique", parce que c'est exactement ce qu'il est.
«Oui, les médias sont biaisés, mais nous, leurs consommateurs, sommes aussi complices, en ce qu'ils ne fonctionnent plus seulement de la base au sommet en transmettant des informations à des lecteurs ou spectateurs inertes, renchérissait la journaliste Nesrine Malik. Nous déterminons beaucoup plus qu'avant l'agenda médiatique.» «"Pourquoi les médias n'ont pas couvert [insérez ici le nom du pays]?" semble en fait être un raccourci pour "Pourquoi cet article n'a pas été largement partagé dans mon flux Facebook?"», notait cyniquement sa consœur Emma Kelly.
La "loi du mort au kilomètre" n'est pas seule en cause : les attentes des lecteurs-consommateurs sont aussi moins fortes quand l'événement grave (attentat, catastrophe ou autre) n'a pas lieu "chez eux".
Il parait que c'est humain :/
"Je me suis dit : Il faut que je me sauve d'ici, sinon je vais perdre autre chose que l'envie d'aller bosser"
Ne soyez pas trop durs avec les démarcheurs qui vous appellent à 12h45 le samedi, ou à 18h30 les jours de semaine : ils ont un boulot de merde.
Drôle d'histoire. Je n'ai toujours pas compris exactement ce qui était reproché à Florence Hartmann. Et l'aspect très partiel (et sans doute un peu partial) relayé par les médias n'aide pas à sa compréhension. J'en retiens que le rôle du TPI n'est pas très clair : à la fois juge de premier et de dernier recours ? Comme le Conseil d’État en France dans certains cas...
Pour ne pas rendre malade, les casques de réalité virtuelle doivent donc tromper synchroniquement nos trois organes responsables de l’équilibre.
Et là il faut que l'on m'explique comment, à moins d'enfiler une "combinaison de réalité virtuelle" on va pouvoir tromper nos récepteurs de la proprioception. Qui sont, faut-il le rappeler, répartis dans l'ensemble de notre corps (essentiellement dans les muscles).
Bref, la "réalité virtuelle" (du moins en mode casque) risque de sombrer aussi vite qu'elle a provoqué de l'engouement.
Ma première réaction : oh, mais c'est tout petit.
Une seconde de réflexion plus tard : ah, c'est que Manhattan ça doit être vachement grand en vrai ^^
Lien direct : https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=zYUICiKY6qn4.kbds1zbOpog0
Sans être totalement d'accord avec Cyrille Borne, je me... bornerai à indiquer que si un éditeur a fait le choix de rendre son contenu inaccessible, c'est plutôt lui qui se prive d'un lecteur que moi d'un contenu... Le Figaro pratique le floutage de gueule ? Grand bien lui fasse, je le lisais déjà le moins possible avant, je ne vois pas pourquoi je mettrai en place une stratégie de contournement juste pour le principe.
Bien au contraire : c'est en voyant baisser leur nombre de lecteurs qu'ils se poseront peut-être les bonnes questions. (Et encore : se poser les bonnes questions n'implique pas nécessairement d'y apporter les bonnes réponses, regardez ce qu'il s'est passé autour de la crise de la musique sur CD, Hadopi etc.)
Oh :(
L'était pas tout jeune, c'est peut-être pour ça que je l'ai toujours connu...
On peut penser ce qu'on veut de sa vie / son œuvre, mais les premiers livres d'Histoire que j'ai lu; c'est grâce à Alain Decaux.
via https://shaar.libox.fr/?kpZ84w
(Dommage qu'il se soit reconverti dans le mobilier urbain par la suite.
Oui, je sors)
On s’en voudrait alors de dédaigner le travail remarquable des game et des level designers d’Ubisoft : c’est la dure loi de la critique vidéoludique de AAA que de savoir apprécier de manière relativement indépendante les différentes étages du mille-feuille, fût-il enrobé de vomitif.
Le jeu Medal of honor - Pacific assault est gratuit sur Origin pour un temps limité.
Go => https://www.origin.com/fr-fr/store/free-games/on-the-house
Oh ben tiens, on ne peut pas être plus dedans (Cf. http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?DF1mew) : remplacez les passagers inquiets par une "caméra" programmée par le même type de population (blanc, cisgenre, etc.). Vous pensez que ça changera quelque chose ? Non, le type sera appréhendé de la même façon, pour les mêmes raisons : basané + film d'action = suspect.
La technologie avec laquelle ont été fabriquées les pellicules photo et les bobines pour le cinéma ou la télévision a été conçue par des Blancs, pour filmer des peaux blanches. Et c'est pourquoi le résultat laissait franchement à désirer dès que l'on photographiait ou filmait des personnes à la peau noire ou plus foncée. Un comble : la photo couleur incapable de saisir correctement les personnes de couleur... Les fabriquants de films ont amélioré leurs produits dans les années 1990 pour pouvoir mieux rendre toutes les couleurs de peau, mais cela n'a pas été simple. Et même l'arrivée du numérique, plus tard, n'a pas tout résolu...
Je pose ça là...
"One could say, 'Oh, it's a computer,' I'm like, OK ... a computer built by whom? A computer designed by whom? A computer trained by whom?"
Pom pom pom...
via Kevin
Avec la reconnaissance informatique, il faut écrire un programme spécifique, et ce programme peut être contrôlé.
Oh oui, exactement de la même façon que sont contrôlés les agissements des différents services de renseignement, exactement de la même façon qu'est aujourd'hui encadrée la vidéosurveillance : de la pure façade.
Sinon, j'aimerais bien voir où j'ai écris cette phrase mémorable
"les flics sont des méchants"
Entendons-nous bien : les flics ne sont pas "méchants", ils font leur travail. Ils sont un outil au service de l’État (monopole de la violence légale, toussa, toussa). Et en l’occurrence, il n'est pas question de flics ici, il est question d'algo. Et je ne fais pas confiance aux algo. Ne serait-ce que parce qu'ils ne sont pas générés ex-nihilo, qu'il y a des hommes derrière, et que ceux-ci sont susceptible :
J'entends bien l'argument selon lequel un ordinateur n'aura pas de biais racistes ou autres, mais encore faut-il qu'il ait été programmé par des gens n'ayant aucun biais, aucun préjugés... Oh, wait. (Voir aussi http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?k--weA)
Qui parlait de "débrancher son cerveau" ? Abdiquer tout esprit critique devant la sacro-sainte technologie qui va tous nous sauver, moi j'appelle ça débrancher son cerveau.
Dans mon shaare précédent sur ce sujet, je parlais de société panoptique. Je maintiens cette opinion : nous sommes désormais potentiellement surveillés (car si nous le sommes pas, nous sommes susceptibles de l'être, ce qui participe du côté malsain de la chose) tout le temps et partout. Les chiottes ? T'inquiètes pas va, ça viendra. (il y a déjà des bracelets connectés, des pèses-personnes connectés... un WC connectés qui fait des analyses "pour ton bien", je ne trouve pas ça complétement utopique. Hélas.)
Bon, je retourne mourir dans mon trou (oui, j'ai encore la grippe ; c'est à ajouter à la liste des bénéfices d'avoir des enfants : ils ramènent plein de trucs de l'école XD).
Hey, à quand un @sexe ou un Mediapartement d'à côté ? ^^
J'adore la chute :
Ça demande juste de prendre notre courage à deux mains. Peut-être même qu'un seule suffira.
J'avais mis de côté un article sur la violence dans le milieu du porno, mais c'était il y a longtemps (environ 5 ans av. Shaarli, autant dire la préhistoire) ; il faudra que je tente de le retrouver.