Hum, pas bon tout ça. Mais assez juste au final : tout le monde peut se tromper, faire des erreurs, Denis Robert comme les autres. J'avais vu passer cette histoire de "Golden corbeaux" chez Knah Tsaeb mais comme il y a avait trop à lire je n'avais pas approfondi :S
Je crois que je vais me laisser pousser la barbe ^^
Intéressant article en ce qu'il renverse la perspective habituelle du "gentil" Emmaüs pour en faire un allié objectif de l'ordre et du pouvoir.
Éviter la conflictualité, chercher la paix sociale pour ne pas renverser l’ordre établi dans lequel les pauvres sont condamné-e-s à accepter les miettes concédées par une bourgeoisie en quête de supplément d’âme, c’est sur ce principe même qu’Emmaüs a été créé au début des années 1950 par l’abbé Pierre, qui fut également député du MRP (Mouvement républicain et populaire) en Meurthe-et-Moselle. Les médias ont toujours été discrets sur les réactions hyper réactionnaires du bon curé contre les grandes grèves de cheminots, mineurs et surtout de fonctionnaires dénoncé-e-s par lui comme des nanti-e-s, voire des fainéant-e-s, les opposant aux « vrais et bons pauvres », les sans-logis.
C'est tout à fait semblable à ce qui a déjà été dit sur Mère Teresa ici et ici (oui, c'est un peu deux fois la même chose, et alors ?).
J'ai appris des choses en lisant cet article. Qu'Emmaüs ait besoin des pauvres pour exister, c'est un peu la tarte à la crème de l'humanitaire, et ça ne m'avait pas trop dérangé jusqu'alors. Que cette évidence implique qu'il contribue à maintenir les pauvres "à leur place", c'est beaucoup plus dérangeant. On pourrait croire que c'est une vue de l'esprit, une pure spéculation théorique, mais l'article fournit des liens qui font froid dans le dos : Emmaüs fait appel à la police pour évacuer les "mauvais" pauvres (càd ceux qui ne lui rapportent rien et/ou qui troublent l'ordre public), Emmaüs est un bailleur de fonds pas plus "social" qu'un autre, en fait, il est comme tous les autres. Et comme employeur, il ne vaut pas beaucoup mieux.
Emmaüs n'est donc pas, et n'a jamais été, cette organisation disruptive, se dressant contre l'arbitraire et les puissants pour porter assistance aux pauvres. Cela vient en grande partie de sa conception catholique de la pauvreté, et s'est aggravé avec sa croissance, transformant les chiffonniers en entrepreneurs de l'humanitaire.
Dans le contexte, l'article relate un événement survenu lors d'une manif : les "casseurs" après s'être attaqués à une devanture de concessionnaire automobile, allaient s'en prendre, pour toutes les raisons évoquées plus haut, à la vitrine d'un magasin Emmaüs, quand une scission se fit dans le groupe, une partie de celui-ci empêchant l'autre de procéder, en formant une chaîne humaine pour protéger le magasin Emmaüs.
Cet événement est lui-même analysé dans cet autre article, qui justifie cette obstruction, non par miséricorde (LOL) envers Emmaüs, mais plutôt d'un point de vue stratégique, Emmaüs n'étant pas "une institution suffisamment identifiable pour un ciblage minimalement consensuel" ce qui veut dire que, les gens aimant bien Emmaüs, ils s'offusqueraient de voir sa boutique saccagée par des "méchants casseurs qui ne respectent rien". Au lieu de ça, épargner Emmaüs permet de "fissurer d’autant plus le rejet de la violence de riposte en rendant intelligible la casse de banques".
Articles qui donnent à réfléchir hein ?
via des shaarlistes qui ont relayés le premier article et via Yvain qui a relayé le second.
Arf, c'est pour Kevin ça ^^
via Liandri
Brrr. Espérons que ce ne sera jamais mis en prod.
Le téléphone sera cette chose qui rentre en compétition avec la réalité, et gagne. C’est une sorte de drogue. Un peu comme les écrans de télévision, mais disponibles tout le temps et plus puissants.
Le problème, c’est que ça nous change à l’intérieur, on devient de moins en moins patient avec la réalité, surtout quand c’est ennuyeux ou inconfortable. Et parce que la réalité ne correspond pas toujours à nos désirs, on en revient à nos écrans, c’est un cercle vicieux.
Ce qui est mauvais, c’est que nos écrans, en nous « remplissant », tout en nous donnant faussement l’impression de choisir, menacent notre liberté fondamentale de vivre notre vie comme on l’entend, de dépenser notre temps comme on le veut. Et remplacent les choix que l’on aurait fait par les choix que ces entreprises veulent que l’on fasse.
Du coup, je trouve cette image carrément flippante : http://api.rue89.nouvelobs.com/sites/news/files/styles/mobile2-tablette-asset-center/public/assets/image/2016/06/zuck-virtual-reality_0.jpg
En lisant l'article, je découvre que le gars était à l'origine de l'appli Apture ; c'était sympa ce truc, j'aimais bien.
"Vous croyez que le monde a été choqué par la démission de Nixon? Attendez que je botte le cul de George Foreman. Je vole comme le papillon, pique comme l'abeille, ses poings ne peuvent pas toucher ce que ses yeux ne voient pas. Là, tu me vois, là tu me vois pas. George croit qu'il peut, mais je sais qu'il ne peut pas. Je me suis déjà battu contre un alligator, j'ai déjà lutté avec une baleine. La semaine dernière, j'ai tué un rocher, blessé une pierre, et envoyé une brique à l'hôpital. Je suis tellement méchant, je rends la médecine malade."
Yeah.
Je... On va dire que la laïcité ne s'applique pas aux chevaux. Hop.
via https://twitter.com/juliensalingue/status/740119478156046336
Dans ce premier épisode, ils se demandent si vous et moi finançons Daech à chaque fois que nous faisons le plein
Ah merde, je m'étais déjà posé la question en plus. A regarder.
À Paris, Lille, Nantes, Lyon, Rennes, Amiens, Toulouse et ailleurs, on ne compte plus les vidéos — amateurs ou semi-professionnelles — qui documentent les violences policières en marge des manifestations contre la loi sur le travail. Mediapart a sélectionné vingt-et-une séquences édifiantes.
via plusieurs shaarlistes
Wooooow. J'adore que l'on me fasse dire ce que je n'ai pas dit.
La présence de ce type de discours « néoconservateur » ou « néoréactionnaire » dans l’espace public n’a rien de nouveau. La figure du polémiste d’extrême droite a des antécédents tristement célèbres en la personne d’un Drumont, d’un Maurras ou d’un Brasillach. A cette différence près que ceux-ci n’étaient pas des intellectuels médiatiques mais des journalistes dans une presse d’opinion où toutes les tendances étaient représentées. L’envahissement par ces « intellectuels » médiatiques d’une presse qui se veut d’information avant tout sature l’espace public de leur discours, donnant l’impression qu’ils sont les seuls survivants d’une espèce en voie de disparition : les intellectuels. Alors même que cette presse sait faire appel aux avis éclairés de chercheurs et d’universitaires sur des questions précises, leurs analyses se trouvent noyées dans le flot du discours omniprésent de quelques individus, toujours les mêmes, des hommes, blancs, qui ont dépassé la cinquantaine, et qui prétendent parler au nom de la collectivité, la « nation », le « peuple », l’« Europe ».
Cette série de photos m'agace beaucoup.
Que nous montre t-on ? Des femmes, jeunes, plutôt jolies, et malheureusement affligées d'un handicap (des amputations) plus magnifié que réellement pris en compte dans son aspect tragique par la photo. Très bien. Vraiment, si cela peut contribuer à l'acceptabilité sociale du handicap, c'est très bien.
Mais hormis quelques cas particuliers, et au risque de me répéter, une prothèse ça n'est pas "cool". Le plus dérangeant réside dans le fait que les photos, et les modèles, soient trop jolies. Pourquoi ne pas prendre une photo d'un vieux obèse diabétique amputé du pied ? Pourquoi pas un enfant IMC en corset dans son fauteuil, avec sa tête bizarre ? Comme si, pour faire accepter le handicap, il fallait le sexualiser. Et tant pis pour tous ceux qui ne sont pas assez beaux pour être sexy.
C'est marrant hein, il y a des préjugés au sujet des personnes porteuses de handicap (les femmes, jeunes, jolies) que l'on accepte plus volontiers que d'autres d'abandonner (tous les autres).
via Marc
Au lendemain du verdict, Buzzfeed publiait une lettre de douze pages, lue lors du procès par la victime, aujourd’hui âgée de 23 ans et restée anonyme. Elle revient sur l’agression subie, la difficulté d’établir l’absence de consentement, les techniques de la défense pour la déstabiliser – on lui a demandé « ce qu’elle portait ce soir-là » – et les présupposés en faveur de son agresseur.
Et une amie a tenté de convaincre le juge qu’il y a une différence entre un « violeur », celui « qui kidnappe une femme et la viole dans un parking », et ce dont on parle ici, « ce ne sont pas des violeurs », ce sont « des garçons et des filles un peu idiots qui ont trop bu, ne savent plus trop ce qu’ils font, ni où ils sont ».
Eh ben, il y a encore du boulot...
EDIT : voir un intéressant complément dans l'article que consacre Rue89 à cette affaire :
Aux Etats-Unis, une étudiante sur cinq a été victime de viol. Et comme le fait remarquer le Guardian, cette même semaine une étude montrait que la moitié des athlètes universitaires sondés (oui la moitié) reconnaissaient avoir forcé une partenaire à une relation sexuelle.
« Le cas de Stanford n’est pas une anomalie : c’est une partie d’une épidémie de viols. »