Une question, et pas des moindres : Madame de Merteuil est-elle féministe ? A priori non, car elle se contrefiche des autres femmes, elle ne pense qu’à elle-même. Mais par ses manigances, elle se révolte contre la place qui lui est assignée en tant que femme.
Sérieux, je kiffe la Merteuil.
Lisez Les liaisons, ça se lit vachement bien.
Chez Nabokov, Lolita est une enfant victime d'un prédateur sexuel. Ce roman n'est en aucun cas une apologie de la pédocriminalité. Par quels mécanismes son personnage est-il devenu une icône érotique? Un brillant documentaire d'Arte examine les mécanismes d'un immense malentendu.
[...]
C'est terrible, d'être arrivé à un tel contresens. Lolita est une condamnation de la pédophilie, un réquisitoire sans aucune ambiguïté. Je pense qu'il faut relire ce livre éternellement, il est indépassable. Aucun auteur n'a réussi à nous plonger dans la noirceur de l'âme d'un personnage pédophile, comme l'a fait Nabokov. Moi, je me suis sentie prise en compte grâce à ce livre.
Waow.
La liste des œuvres chroniquées par Jean-Philippe Depotte sur sa chaîne. C'est malin, j'ai envie de toutes les écouter / les (re)lire !
EDIT : encore un peu de Depotte pour la route ? Une interview ici, où il appert que les livres qu'il a aimé sont ceux qui l'ont inspirés et qu'il chronique, et lycée de Versailles.
J'ai lu Kafka sur le rivage en... 2014 ! Déjà.
Je n'avais visiblement pas tout compris à l'histoire à l'époque ; a posteriori, cette vidéo de Jean-Philippe Depotte me permet de comprendre au moins pourquoi je n'avais pas compris.
J'ai dû lire La vie mode d'emploi il y a... OMG... plus de vingt ans ? C'est pas vrai ? :/
Bref, va falloir que je le relise ; pourquoi dans un ordre différent, comme le suggère Jean-Philippe Depotte ?
Imagine dans quarante ans quand on va découvrir une malle pleine d'inédits de Guillaume Musso. Le choc.
J'ai ri.
Il était l’auteur des Tuniques bleues, de Pierre Tombal, des Femmes en blanc ou encore de Cédric. Le scénariste belge de bande dessinée Raoul Cauvin est mort jeudi 19 août, trois mois après avoir révélé être atteint d’un cancer incurable, a annoncé Dupuis, sa maison d’édition.
Oh.
Autant je trouve le sujet passionnant, autant y'a rien à faire, Céline me débecte toujours autant, c'est viscéral.
Proust ne veut pas être intimiste, l’homme d’un seul livre qui publie ses souvenirs et après cela, c’est fini. Il veut être l’égal de Balzac, de Stendhal, de Dostoïevski, des plus grands ! Les "soixante-quinze feuillets" sont devenus un brouillon, parce qu’il les a abandonnés, mais quand il les écrit, Proust croit que ça va être son livre. C’est cela que je trouve très extraordinaire. Moi, j’aurais été très content d’avoir écrit ça, mais pas lui, parce qu’il y a cette formule "Je sens un allons plus loin" qui va toujours le guider, dans l’approfondissement du texte, de la vie, de la pensée et de la poésie. Proust était porteur d’une œuvre qui le dépassait et qu’à force de travail, il rejoindrait cette image idéale.
1h d'entretien avec Kim Stanley Robinson :)
Cool, cool, cool, cool :)
via Riff
Je n’ai pas noté de grosse erreur de narration comme dans La horde du contrevent (le coup des personnages qui ne sont pas dans le même lieu lors de l’assassinat, mais qui savent, à cause de la narration tournante, ce qui s’est passé alors qu’ils n’y étaient pas et n’ont pas été mis au courant)
Mince, cela doit faire trop longtemps que j'ai lu ce roman, je ne vois pas du tout à quoi tu fais allusion. Je me rappelle de trucs qui m'ont un peu gênés en terme de cohérence (le corroyeur par exemple), mais pas d'un assassinat et de personnes présentes / pas présentes.
Molière est bien l'auteur de ses pièces. Les spécialistes de la littérature le savaient, les spécialistes des statistiques le prouvent.
Votre méthode est-elle une façon de concilier sciences humaines et formelles dans ce type de débat ?
F. C. : L’imperméabilité qui perdure parfois entre ces deux mondes se brise lentement, mais elle est parfois dommageable. D’un côté, les chercheurs en littérature ont souvent maintenu que Molière était bien l’auteur de ses œuvres, mais ils ne pouvaient pas répondre aux arguments statistiques qu’on leur opposait. De l'autre, des statisticiens, peut-être moins au fait de la manière d’appréhender ce type de littérature, n’avaient pas forcément les outils pour remettre leurs calculs en question.Nous avons eu la chance d’arriver dans ce débat sans a priori : à l’origine, nous cherchions juste un exemple amusant pour intéresser nos étudiants à la linguistique computationnelle. En essayant de comprendre avec eux ce que les statistiques pouvaient apporter à ce problème, et en nous plongeant dans la littérature de l’époque et sa critique, nous avons compris qu’il fallait probablement reprendre les études précédentes. Nous nous inscrivons pour notre part dans le champ des humanités numériques, entremêlant les apports des sciences humaines et formelles. Une nouvelle génération de chercheurs travaille à l’interface de ces deux mondes, et commence à obtenir des résultats très enthousiasmants
J'ai rencontré Bernard Noël en vrai : il avait été invité dans mon lycée.
Étions-nous jeunes et cons ? C'est probable.
Ce qu'il écrivait était-il réellement abscons ? C'est très possible.
Nous avons en tout cas collectivement vécu cette matinée comme une purge interminable. Et je n'ai jamais tenté de lire un de ces livres tellement ça m'avait vacciné... Les prescripteurs institutionnels devraient sans doute y réfléchir à deux fois avant d'inviter des auteurs, l'effet négatif peut s'avérer redoutable.
Et pour cause : au croisement de Courrier international et de la New York Review of Books, Books traitait de l’actualité du monde, à travers les livres et les parutions. De quoi ramener l’activité de notre planète à des ouvrages, à même de l’éclairer.
Une chronique intéressante sur une nouvelle... visionnaire, un auteur italien injustement oublié et les affres de la traduction.