"Il est un autre problème qui vient s’ajouter à celui de la surveillance de masse des boîtes noires, c’est celui de l’efficacité des mesures. Communiquer sur Internet de façon sécurisée est finalement facile. Rapide tour d’horizon :
Pour échanger des messages instantanées : XMPP avec OTR.
Pour naviguer sur le Web : TorBrowser en HTTPS.
Pour envoyer des e-mails : GPG / Enigmail ou ProtonMail.
Pour passer inaperçu : VPN (en cherchant « VPN gratuit » dans Google, je viens d’obtenir « Environ 1 230 000 résultats »).
Donc toute personne voulant se cacher sur Internet peut le faire facilement. Tous les logiciels listés ci-dessus sont gratuits. Un VPN correct payant peut se trouver à 5 euros par mois environ."
Très bon Vidberg. Et la suite n'est pas mal non plus.
J'ai été un peu étonné que François Hollande annonce qu'il allait saisir le Conseil Constit. Non pas que je trouve cela fondamentalement étonnant : cela fait partie de ses prérogatives.
C'est sur le fond que cela m'étonne. De deux choses l'une :
A mon humble avis, le Conseil choisira une voie du juste milieu, du moins en apparence, pour sauver la face : émettre quelques réserves d'interprétation, peut-être censurer une disposition symbolique, et pour le reste ça passera tout debout. Et l'on retombera dans mon hypothèse 2 : les "services" nous surveillent déjà, ou sont en capacité de le faire, ou prévoient de le faire à courte échéance. Si la loi passe, ce sera plus simple pour les gouvernements successifs ; si elle ne passe pas en l'état... eh ben ça ne changera strictement rien.
Pessimiste ? Non, réaliste.
Et sérieusement désabusé.
via http://links.nekoblog.org/?YbGZQw
"Ce que les services de renseignement convoitent particulièrement, et qu’ils appellent métadonnées, sont donc bien des informations de contenu au sens réseau du terme.
Quelques exemples:
Champs From, To et Subject pour un mail
Entêtes HTTP qui donnent, entre autres, le nom d’hôte du site visité, l’URL, le navigateur, etc…
Les identifiants d’accès (nom d’utilisateurs et mot de passe) à, par exemple, une boîte GMail ou un compte Twitter"
Voir aussi https://twitter.com/laurentchemla/status/590065799810916352
1/ Nous pourrons veiller, comme nous le faisons déjà pour toute demande émanant des autorités, au respect strict du champ d'action défini en amont par la CNCTR : "Les opérateurs auront la possibilité, ainsi que le précise le renvoi à l’article L.861-3 du code de la sécurité intérieure, de s'assurer par eux-mêmes que les données de contenu seront exclues de la mise en œuvre de ces traitements". Voir l'amendement.
2/ Il ne s'agit pas d'un système d'écoute global mais bien de mesures spécifiques et ponctuelles, dont la mise en oeuvre est limitée à un périmètre technique bien défini. Ces dispositifs, classés "Secret défense", ne pourront être mis en oeuvre que dans le strict cadre de la lutte anti-terroriste.
3/ Gandi pourra s'assurer que les données de contenu sont exclues de la mise en oeuvre des traitements automatisés. Toute demande d'identification ou de transmission de données qui découlerait de la mise en place d'un dispositif de surveillance, pour identifier un client ou se voir transmettre un contenu hébergé par Gandi, serait soumise au régime de droit commun d'ores et déjà applicable.
4/ La procédure d'urgence n'est plus applicable, ce qui garantit la consultation de la CNCTR avant toute mise en oeuvre de ces dispositifs/mesures de surveillance.
via http://shaarli.cafai.fr/?vRyJqA
>> Après les rodomontades, Gandi baisse sa culotte devant le gouvernement. Dommage.
Loi sur le renseignement : le best-of des conneries.
via http://shaarli.cafai.fr/?q60mrA
"Et en attendant, souvenez-vous que lorsque vous utilisez Internet, que ce soit pour le boulot, le perso ou le porno, il y a Bernard Cazeneuve au-dessus de votre épaule en train de vous observer."
Oh c'est beau ça. La loi n'était même pas adopté qu'on pratiquait déjà au grand jour les pratiques illégales qu'elle est doit justement légaliser, et contre de dangereux terroristes venus défendre la liberté. Grandiose.
EDIT : http://rue89.nouvelobs.com/2015/04/16/devant-lassemblee-valises-espionnes-assez-preuves-258704
"Et en effet, cette histoire reflète parfaitement l’impasse dans laquelle cette logique de surveillance automatisée, invisible et massive, et aujourd’hui portée en France dans le projet de loi sur le renseignement, nous place. A savoir dans une incertitude complète. Sans qu’il soit possible de savoir si notre inquiétude vis-à-vis du respect de nos libertés relève de la vigilance légitime ou de la paranoïa excessive.
C’est le panoptique en acte : nous voilà prisonnier de cette fameuse cellule, en sachant que l’on peut être observé mais sans savoir si on l’est vraiment. Sauf, et on y revient, si un lanceur d’alerte se décide à nous révéler que nous sommes effectivement scrutés. Et comment."
Je récapitule : TOUT le monde était contre ? Bon ben on a bien fait de l'adopter alors.
« 1 — Le PM peut surveiller qui il veut comme i1 veut sans passer par un juge.
2 — La CNCTR est chargée de vérifier s'il n'abuse pas de ce pouvait.
3 — La CNCTR peut être saisie par une victime de la surveillance ou s'intéresser d'elle-même à un dossier.
MAIS
3a — Une victime de surveillance ne sait pas qu'elle est surveillée.
3b — 1e PM peut classer la surveillance secret-défense.
4 — Quand bien même 1a CNCTR parvient a faire son job, elle n'a qu'un pouvoir de recommandation après du PM.
5 — Si le PM s'en fout, elle ne peut alors plus que s'adresser au Conseil d’État.
6 — C'est déjà pas mal ! »
Voilà, ça c'est fait.
Il faudra que quelqu'un fasse une meta-liste de :
J'avais commencé à lire cet article mais je m'étais arrêté avant la fin. Hop, imprimé.