En tant que lecteur, disons, boulimique, je trouve cette vidéo extrêmement intéressante, en ce qu'elle m'apprend comment ça se passe dans la tête des autres (les "autres" étant entendu ici par "ceux qui passent plus de temps sur leur téléphone que dans un livre").
Ah bon, vous avez envie de lire, mais vous avez la flemme ? Sérieux, il a fallu que le monsieur me le dise. Alors, pour être tout à fait sincère, il y a des périodes où je lis moins, et d'autres où je lis davantage. Mais les périodes de "moins", ce n'est pas "pas" (!), c'est "moins". Ça peut être parce que je suis tellement fatigué que je n'ai même pas la force de lire avant de dormir (mais je lis quand même le matin, dans la salle du trône, même si ce n'est que quelques pages) ; ou ça peut être parce que certaines activités vidéoludiques un peu trop prenantes (coucou BG3) empiètent un peu trop sur le temps disponible. A l'inverse, ça peut aussi être parce que je lis un truc tellement long, tellement dense, que mon rythme va s'en ressentir et qu'au lieu de lire, disons 3 livres/mois, je vais plutôt faire 1 livre sur 1 mois 1/2. Mais l'idée de base, c'est que je n'arrête jamais.
Alors je ne suis pas complètement né de la dernière pluie non plus, je sais que les réseaux sociaux et tutti quanti sont des gouffres à temps qui empêchent de faire autre chose (il y a quelques années, j'étais tombé sur un article où le type expliquait qu'en arrêtant la télévision, internet, les RS, il arrivait à lire plusieurs centaines de livres par an... j'avais trouvé ça un peu ridicule, c'est pas une compét' non plus mec, faut te calmer), mais apprendre qu'il existe des trucs, voire des outils pour moins centrer sa vie là dessus, ça en dit long sur votre niveau de dépendance.
En revanche, toute la partie "vous devez lire parce que c'est bon pour votre cerveau", je DÉTESTE ça. C'est d'autant plus prégnant dans cette vidéo que les livres ne sont vus QUR dans l'optique "vous allez apprendre quoi aujourd'hui", "mémorisez ce que vous avez appris", etc. Eh oh, si tu vas sur les RS parce que c'est cool, tu peux aussi lire un livre parce que c'est cool. Pour moi, la lecture, c'est ce "vice impuni" dont parlait Larbaud, ça reste avant tout un plaisir et qui a ceci de vachement bien par-rapport aux autres c'est qu'il est extrêmement valorisé socialement. La preuve : même les influenceurs bobo à la cool font des vidéos pour donner des astuces pour expliquer à leur viewers comment arriver à lire...
Waoow. Je découvre Arte Book club et c'est le kiff total.
J'adore la mise en scène, la façon qu'ils ont de parler des livres ; j'espère que toutes leurs vidéos sont comme ça.
Alors, si vous avez 20 minutes devant vous, prenez le temps de savourer cette vidéo sur Orgueil et préjugés, que j'ai un peu trop vite expédié l'autre jour (même si sur le fond, ça confirme ce que je disais : c'est vachement drôle).
Un article sur 3 livres d'Emily St. John Mandel.
Peut-être quelques spoilers, tout dépend de votre niveau de sensibilité à la chose.
Une section consacrée aux jeux vidéo sur le site Actualitté, c'est pas déconnant : comme ils le disent eux-mêmes, "Contrairement à l’idée reçue, les loisirs vidéoludiques n’occasionneraient pas forcément un désintérêt pour la lecture."
Sauf que non, ça va pas : il n'y aucune appréciation de la qualité des jeux et on retrouve ainsi des bouses de Microids (les derniers Astérix & Obélix : Baffez-les tous 2 et Tintin ; Les cigares du pharaon) à côté de bons jeux comme Dune : spice wars ou To Hell with the Ugly (adaptation du roman "Et on tuera tous les affreux" de Boris Vian).
Et tous ces articles ressemblent à des communiqués de presse dépourvus du moindre recul, encensant des qualités bien souvent inexistantes :
Astérix & Obélix : Baffez-les tous ! 2 est un jeu dynamique replongeant les joueurs dans une épopée gauloise inédite, après le premier volume sorti en 2021. Parcourez des sites fascinants, des ruines forestières à la vibrante Lutèce, en traversant un vaste camp romain. Chaque étape dévoile des décors uniques et des rencontres exaltantes.
Euh non, mais alors non de chez non.
Un seul des articles que j'ai consulté affiche cette mention qui ne m'a absolument pas surpris :
Un modèle de langage a servi à la rédaction de cet article.
Je me permets d'avoir de très gros, d'énormes doutes, en ce qui concerne les autres, vu l'indigence de leur style.
Alors... honnêtement, j'ai adoré cette série... au lycée.
Aujourd'hui, ça me parait un peu ringard. Et d'une manière générale, j'ai toujours considéré qu'il fallait savoir s'arrêter à temps. Cette série n'a pas su le faire et a de fait perdu son intérêt à mes yeux pour cette raison. Un complot ça va, 2 pourquoi pas, 3 c'est un gimmick. Au-delà, on s'en fout, moi en tout cas.
Si vous n'avez jamais lu XIII et que vous voulez vous faire une idée, lisez les 5 premiers tomes, ils forment une histoire complète.
TL;DR : il y a de fortes suspicions qui inclinent à penser que les organisateurs chinois des derniers Hugo awards (un prestigieux prix couronnant les œuvres de SF), aient censuré préalablement certaines œuvres, les empêchant de concourir, pour ne pas risquer de déplaire au gouvernement chinois.
Un article à la con pour compter combien j'ai lu de livres en 2023, en gros.
Oh la vache, quelle dézingage !
J'adore >:-D
La cause est entendue, Sylvain Tesson est un réac ; mais j'aime bien la position de Nicolas Mathieu (qui est à ma connaissance, plutôt de gauche et anti-Macron) :
De son côté, Nicolas Mathieu a défendu dimanche sur Instagram la diversité des points de vue. "Le monde est assez détestable et le serait d'autant plus qu'on y admettrait pas d'autres horizons que le sien", juge le prix Goncourt 2018, aux idées ancrées à gauche.
"J'ai durant toute ma vie admiré le travail d'auteurs de droite, de réacs, voire même de salauds, et n'ai jamais pensé qu'il fallait aligner ni la littérature ni mes goûts sur mon appétit de progrès", a-t-il poursuivi. "Il faut craindre autant que le mal les moyens que l'on met à favoriser l'avènement du bien."
C'est con, mais j'ai bien envie de lire ces livres, juste parce que je trouve les couvertures belles et qu'elles racontent déjà une histoire.
Petit coup d’œil dans le rétro, et sur quelques (bons) livres lus en 2023.
Mais il est vrai aussi que le couvert du «prestige» permet apparemment beaucoup de choses, et semble favoriser d’étranges ambitions – comme celle, par exemple, de republier, dans une époque rongée par une droitisation générale des esprits, d’infects pamphlets antisémites.
Quelques mots sur les dégueulis de Gallimard.
Oh, il est puant comme ça Sylvain Tesson ? Je confesse mon ignorance.
C'est cool : ça va me permettre de virer des livres de ma liseuse, il y en a (beaucoup) trop :D
Je ne trouve pas ça particulièrement choquant, surtout qu'en l'espèce la forme rejoint le fond. C'est toujours mieux que d'autres qui recopie Wikipédia en espérant que ça se verra pas...
Pour moi, cette liste se divise en 3 catégories :
Rhâââ, mais regardez moi ça comme il est beau (pas loin de 90 balles quand même). Mais il ne remplacera jamais dans mon cœur mon préciiieux (vous l'avez ?) et désormais introuvable exemplaire avec les illustrations d'Alan Lee. 1992 quand même. La vache. Je suis VIEUX.
Han ! Je veux le voir, je veux le voir, je veux le voir !
Je radote, je sais, mais lisez vite les 3 pavés de la trilogie de Liu Cixin avant de tenter de regarder la série, voire de regarder le trailer.
Allez, à-lire-un-jour-avant-de-mourir (parce que avant la retraite, hum, bon).
via Riff
J'avais envie de vous parler de 4 3 2 1, un très grand (et assez gros) livre de Paul Auster lu l'année dernière.