Les militant·e·s -majoritairement noir·e·s- de Ferguson ayant impulsé le mouvement BlackLivesMatter sont la cible d'assassinat politiques ciblés depuis 2014. Dans l'indifférence, voire le mensonge, de la police -blanche- et des médias. Cela ne fait que quelques jours que, devant l'accumulation de morts violentes, Associated Press a été quasiment contrainte de reconnaître que oui, il y a vraisemblablement des suprémacistes blancs qui travaillent à éliminer les leaders noir·e·s.
Ça fait peur. Très peur.
"L’application de la peine capitale dans notre pays est, à tous égards, un échec. Ce système est source de discrimination pour les prévenus souffrant de troubles mentaux, les personnes de couleur et ceux qui ne peuvent se payer un avocat coûteux. La peine de mort n’améliore pas la sûreté de la population et n’a rien de dissuasif. C’est gaspiller des milliards de dollars d’impôts.”
La Californie a exécuté 13 personnes depuis 1976, mais aucune depuis 2006, rappelle le quotidien de la côte Ouest, en raison notamment de plusieurs plaintes portant sur la méthode d’injection létale. Mais redoutant que ces procédures judiciaires aboutissent durant son mandat, le gouverneur démocrate a préféré prendre les devants.
Un de plus ! Cool !
Un programme secret et illégal de l’agence du renseignement américaine, la NSA, qui collectait de gigantesques quantités de données sur les appels téléphoniques et les SMS envoyés sur le territoire américain, a été discrètement stoppé, selon la presse.
[...]
L’existence de ce programme secret était l’une des premières révélations majeures permises par les documents d’Edward Snowden, le lanceur d’alerte qui a rendu publics de très nombreux outils de surveillance du Web de la NSA.
Finalement, ce n'était pas si "vital" que ça pour la "sécurité nationale", quoi qu'Obama ait bien voulu nous faire croire...
Une carte animée de l'accroissement de la population des États-Unis entre 1790 et 2010.
"La séparation des races n'est pas une maladie des gens de couleur, mais une maladie de Blancs et je n'ai pas l'intention de rester silencieux."
La presse ne fait pas écho de ce discours et il sombre presque dans l'oubli. Pourtant, il fallait du courage à Einstein pour dire que pour les américains, "l'égalité et la dignité humaine se limitent principalement aux Blancs. Et même parmi les Blancs, il y a des distinctions... En tant que juif, j'en suis bien conscient. Pourtant ces préjugés sont insignifiants comparés à l'attitude des "Blancs" envers ceux qui ont la peau plus sombre. Plus je me sens Américain et plus cette situation me fait souffrir. Je ne peux échapper à ce sentiment de complicité qu'en le dénonçant."
via le podcast "A dérouler", qui transforme des threads Twitter en podcast. Bon, du coup, je ne l'ai écouté mais lu. Esprit de contraction, sans doute.
En lisant le reportage que consacre le New York Times aux événements de Tijuana, on comprend que c'est la deuxième fois seulement qu'est utilisé à la frontière ce moyen de maintien de l'ordre, devenu tristement banal en France, mais loin de l'être Amérique du Nord. La dernière fois c'était en novembre quand des milliers de personnes fuyant le Guatemala et le Honduras, avaient, déjà, tenté d'entrer aux Etats-Unis pour y déposer leur demande d'asile. Et déjà cela avait créé un tollé.
Cette fois, les gardes-frontière expliquent qu'ils ont du faire usage des "gaz chimiques non-létaux" car les migrants leur lançaient des pierres, et avançaient vers les barbelés avec des enfants en bas âge, qu'ils ont voulu "protéger". Mais la pratique en elle-même continue de questionner les médias américains qui, comme CNN en novembre, citent des médecins pour lister les effets, loin d'être négligeables et passagers, que les gaz lacrymogènes ont sur le corps humain... en partie celui des enfants qui hier encore ont été visés.
[...]
Quant à l'industrie américaine du gaz lacrymogène, elle se porte à merveille, nous apprend l'hebdo The Week. Il consacre une enquête à cette arme chimique, née en France pendant la première guerre mondiale, et adaptée ensuite pour un usage civil en temps de paix. "Il est ridicule de dire que c'est une arme non-létale", insiste dans The Week l'auteure d'un livre sur le sujet : selon elle, "des morts, il y en a, à court ou plus long terme, c'est juste que les gouvernements ne cherchent pas à le savoir".
via Riff ? Je ne sais plus, trop d'onglets ouverts pas lus...
Champion du monde de logique.
Vu à l'instant sur (°m
Selon les témoignages de certains employés sur Twitter, ceux-ci auraient eu trente minutes pour quitter leurs bureaux après la nouvelle.
Et sans indemnités. Pour quoi faire ?
Prendre acte de la bonne fortune économique de Trump (même si l'héritage Obama y est pour beaucoup), du soutien dont il bénéficie parmi ses électeurs, est-ce concéder à Trump ? Est-ce soutenir Trump ? Est-ce oublier une seule seconde le danger que sa brutalité et son égoïsme représentent potentiellement pour la paix mondiale, et sa nocivité avérée pour l'équilibre écologique de planète ? Non. C'est simplement dire ce qui est. C'est simplement dire que le réel est complexe, désespérément complexe.
Plusieurs centaines d'entre eux affirment avoir subi des actes de maltraitance, entre 1930 et 1970, dans cette institution tenue par des religieuses.
Alors non, à la lecture de l'article, il ne s'agit pas d'actes de maltraitance.
Il s'agit de torture.
Ne lisez pas cet article si vous n'avez pas l'estomac bien accroché et/ou si vous êtes un peu déprimé·e aujourd'hui.
via Seb
A la suite de quoi son ministre de la Défense, James Mattis (qui décrit Trump comme un homme dont le niveau de compréhension est « celui d'un écolier de CM2 ou de 6e ») lui aurait expliqué : « Nous faisons cela afin d'éviter la troisième guerre mondiale ».
Encore combien d'années à tenir déjà ?
Dans une tribune anonyme publiée dans le New York Times, un haut responsable gouvernemental américain décrit comment les collaborateurs du président s'escriment à limiter les conséquences potentiellement désastreuses de certaines de ses décisions impétueuses.
via Liandri
Liberté religieuse : afin de protester contre l’érection d’une stèle des 10 commandements devant le capitole de l’Etat de l’Arkansas, des adorateurs de Baphomet (Satan quoi) ont érigés sa statue à côté. En bronze. Avec une tête de bouc.
Précisons que ces satanés satanistes
“encourage benevolence and empathy among all people, reject tyrannical authority [and] advocate practical common sense and justice,”
En plus, comme si cela ne suffisait pas, ils perturbent les manifestations des anti-avortement, et pervertissent les enfants en les éloignants des préceptes de la religion. Oh les affreuses personnes.
Je cite Tommy :
"Mais c’est fin 2016 que les choses ont basculé : des documents relatifs à la prise de décision des jurés ont été retrouvés et ont montré que la peine de mort a principalement été décidée en raison de l’orientation sexuelle du meurtrier et non de ses actes."
Oui, l'homosexualité ne tue pas que dans "ces pays barbares de l'est"...
La honte du jour :
Vendre des fleurs. Mais seulement aux hétéros. La Cour Suprême des Etats-Unis vient de donner raison à une fleuriste qui avait refusé, au nom de sa foi religieuse, de faire une composition florale pour le mariage d’un couple gay.
via Seb
Cepndant, il reste une note positive :
Ce débat autour de grands principes protégés par la Constitution – liberté de croyance, égalité sexuelle et liberté d’expression – est appelé à se poursuivre, car de multiples tribunaux dans tous les Etats-Unis sont saisis de plaintes sur le sujet.
Le particulier qui aura fracturé le véhicule du tiers tombe donc sous le coup de la loi.
[...]
En mars dernier, l’État de Floride a légiféré comme dans le Tennessee pour autoriser les particulier à dégrader une voiture afin de sauver un animal. Cette loi, qui est entrée en application en août 2016, devrait inspirer le législateur français selon l'avocat Eric de Caumont. "Les Américains montrent ici qu'ils sont en avance sur nous, lance-t-il. Ils codifient dans le droit ce qu'un tribunal rendrait comme jugement. Je serais ravi que des députés français proposent un texte qui aille dans ce sens".
En France, si vous brisez la vitre d'une bagnole pour secourir un chien [qui a dit "ou un bébé" ? Le cas s'est hélas déjà produit. Oui, l'enfant est mort. Oups. J'ai gâché votre bel après-midi ensoleillé], vous êtes passible d'une amende. (bon, faut pas pousser mémée dans les orties : le propriétaire de l'animal sera vraisemblablement aussi condamné pour sévices ; je ne sais pas laquelle des deux amendes est la plus lourde et OSEF).
Aux USA, dans deux Etats au moins, le législateur a considéré ce geste comme normal.
Pourquoi ça me fait rire (jaune) ? Parce qu'à ma connaissance, c'est en France, et pas aux Etats-Unis, que le législateur, dans un grand élan d'amour pour les animaux, a voté ce grand moment de LOL comme quoi les animaux sont des êtres "doués de sensibilité". Je dis grand moment de LOL, car je l'avais écrit à l'époque, ces grandes déclarations de principe NE SERVENT A RIEN. Ce qui compte, ce sont les actes, le droit positif.
Et que dit le droit en France ?
Finalement au moment de descendre de la limousine, Barack Obama se retourne vers son conseiller et admet: «Peut-être que tu as raison. […] Mais nous allons bientôt nous rendre compte à quel point nos institutions sont résilientes, que ça soit chez nous ou à travers le monde.» Il rejoint ensuite son avion pour un dernier vol présidentiel.
La scène relatée suggère effectivement que Barack Obama a fait part de ses doutes, après lecture de l’édito du New York Times. Mais si regret il y a, il ne semble pas tant lié au fond de sa politique, qu’à la manière dont elle a été reçue, et au fait qu’il l'a appliquée trop tôt par rapport à l’état de l’opinion.
Et dire que je trouvais le jeu Hatred dérangeant.
Jusqu'où les cons sont-ils prêts à aller pour faire du fric ?
Vu sur Twitter :
Les relations internationales, selon Donald Trump : tu respectes tes engagements (l'Iran) tu es puni. Tu joues la surenchère (Corée du Nord) tu obtiens ce que tu veux.
Venue au lycée sans soutien-gorge, on l'oblige à mettre des... pansements sur ses tétons.
"Arrêtez de sexualiser mon corps", a écrit la jeune femme peu après l'incident (un tweet qui lui a valu d'être bloqué par le compte principal du lycée...)
Voilà, tout est dit.