Il y a bien des torts à reprocher à Macron, mais est-ce une raison pour faire étalage de l'homophobie la plus crasse ? (réponse : non).
Si vous avez du temps à perdre, la prose de notre philosophe à deux balles nationales est lisible ici : https://michelonfray.com/interventions-hebdomadaires/lettre-a-manu-sur-le-doigte-et-son-fondement
"Ce qui fait que je me suis battu pour être élu face à Marine Le Pen et que je suis là aujourd'hui, c'est parce que j'aime chaque enfant de la République, quelles que soient ses bêtises", a réagi Emmanuel Macron
Je vais tenter de synthétiser la pensée (complexe, je le rappelle) de notre glorieux leader : t'as le droit de poser à côté de lui pantalon baissé en lui faisant un doigt d'honneur, si et seulement si tu lui dis "Monsieur le président" et pas "Manu".
Et si tu l'appelles "votre majesté", ça peut carrément dégénérer ?
EDIT : Je pose ça là. Voilààà.
https://twitter.com/TraduisonsLes/status/1046510065451184128
"Il y a des tas de métiers, il faut y aller ! Hôtels, cafés, restaurants, je traverse la rue et je vous en trouve."
Juste pour ne pas oublier.
D’abord, qui est responsable de ce site ? C’est Alexandre Benalla, d’après nos confrères de Quotidien, qui s’appuient sur des déclarations durant sa garde à vue (« J'ai sous ma responsabilité la mise en place d'une boutique en ligne et le projet d'une boutique physique qui a pour objet la vente de produits dérivés »).
Il est fort ce type, il sait vraiment tout faire.
A présent je suis sans emploi ; et croyez-moi, être chômeur, ce n’est pas « chômer ». Nul besoin d’un retour aux travaux forcés pour les pauvres, ou de les envoyer casser des cailloux dans une association.
M’ennuyer, oh non Monsieur je n’ai fort heureusement pas le temps de m’ennuyer ; mes journées sont relativement les mêmes : je cours d’une administration a l’autre afin de faire valoir mes droits. Pensez-vous sérieusement que nous « inactifs » nous nous ennuyions ? Nous courons les administrations afin d’essayer d’avoir la place à l’emploi proposé celui où nous sommes parfois vingt à postuler, et vingt autres postuleront après, nous mettant en concurrence les uns contre les autres pour engraisser des patrons afin qu’ils gagnent du « pognon » !
Pour le cas où vous ne l'auriez pas lu...
Juste une petite liste parce que ça commence à me titiller un peu, les bondieuseries de Manu :
C'est marrant, on n'entend plus tellement les défenseurs acharnés de la laïcité sur ce coup, eux qui sont pourtant si sensibles habituellement.
"Il y a des bretons partout" a-t-il fait observer, non sans humour, au pape. Et de conclure, sur le même ton, en affirmant que "les Bretons, c'est la mafia française".
Révolte sanglante en Bretagne dans 5...4... 3... 2...
Le passage de l'impôt sur la fortune (ISF) à l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) fait ressentir une perte d'au moins 50% en moyenne sur l'ensemble des associations ou fondations collectrices de cette générosité publique. Cela fait en gros entre 130 et 150 millions d'euros en moins
Un, deux :
"Merci Macron, merci Macron
Quel plaisir d'être dirigé par vous
On est heureux comme des fous
Merci Macron, merci Macron
Ce que vous faites ici bas
Un jour Dieu vous le rendra "
Et là, tu te rends compte que quand t'as une idée, internet l'a déjà eue avant toi :
"Merci Macron en chanson", ça existe déjà.
J'suis mort :'-D
J'vous avais même mis un beau lien, mais je me suis rendu compte qu'il y avait des logos Civitas partout sur le site, et j'ai vomi sur mon clavier. Ceci dit, il y a plein de versions sur YouTube. Sûr.
Dans les premières pages du manuel de décence commune de première année, on apprend, ou l’on devrait apprendre, que lorsque l’on veut incarner la rigueur gestionnaire, la guerre aux "pognons de dingue", on ne peut pas justifier une piscine aux frais de l’Etat. Les arguments de ceux qui expliquent qu’elle ne coûtera que 34 000 euros, qu’il n’y a pas de piscine a Brégançon, ne convaincront personne.
Les internautes ont alors commencé à plaquer des citations de Macron sur des images d’OSS 117 et la blague s’est rapidement imposée comme une évidence, déferlant sur les murs Facebook. Sur Twitter, @mathieumatiu n’en revient pas : «Ça marche avec n’importe quelle phrase que Manu a jamais prononcée. Chaque. Phrase. Est une. Putain. De. Réplique. De. OSS117. On a élu le premier mème vivant.»
Continuons cette matinée dans la joie avec Manu.






ET CA MARCHE DANS LES DEUX SENS ! C'est juste énorme :


Et on peut aussi faire un vrai mash-up :

Comme lu dans le fil Twitter, "Macron ou OSS 117 ?" ça ferait un super quizz pour le Sel ou pouvre du Burger quiz :'-D
Et pour finir, une suggestion intéressante du jeune @leoslsa :
Je pense sincérement qu'on peut aussi prendre n'importe quelle phrase de @gerardcollomb et la coller sur une photo de Leodagan de Carmélide

Bon alors déjà c'est M. Le Président.
Extension qui change toute référence à "Manu", "Manu" ou bien simplement "Manu" en "Manu".
Je suis la joie incarnée et des larmes d'un bonheur hilare inondent mes joues.
Et pis ça devrait faire plaisir à Lapin Masqué aussi ^^
Bon, honnêtement, le bouzin aurait bien besoin de quelques améliorations (ça ne change pas partout, et des formules usuelles telles que "le Président" ne peuvent pas être changées), mais juste le fait de pouvoir lire CA, ça va me faire ma journée :

Ca a du coûter un pognon de dingue.
B'jour m'ssieurs dames, z'auriez une bassine siouplait ?
C'est pour vomir.
Toucher 550€ de RSA/mois ne permet pas de sortir de la pauvreté s’il n’y a pas d’accompagnement efficace vers le travail. Un vrai travail, un vrai salaire: voilà le projet du gouvernement ! « L’émancipation des travailleurs sera l’oeuvre des travailleurs eux-mêmes » (K.Marx)
Et en plus elle persiste : https://twitter.com/MarleneSchiappa/status/1007156640070684672
Haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye révèle la philosophie du projet de loi qui verra le jour en 2019. Il s’agira d’un véritable big-bang qui mettra en cause le vieux système français par répartition, au profit d’un système par points et même par capitalisation pour les plus riches.
La casse continue.
On lit partout que Gérard Collomb est un ministre indispensable à Emmanuel Macron, qu’il est même « un bras droit intouchable ». Ça doit être vrai. De ces énoncés qui semblent faire autorité, on peut alors tirer quelques conclusions simples et logiques. Ce que fait Collomb, non seulement Macron l’autorise, mais il l’endosse. Il l’encourage même. La loi « Asile et immigration », encouragée. La répression des aides aux migrants, encouragée. Les évacuations brutales des universités, encouragées. L’extension sans limite des prérogatives policières contre les manifestants politiques, encouragée. L’entrave générale et systématique à toute forme d’information qui ne soit pas d’accord tacite ou d’humide complaisance, encouragée. L’évocation d’une possible suspension du droit de manifester, encouragée.
[...]
Ce que la rationalité interne y perd, c’est la clarté externe qui le gagne : confirmation de ce que les pratiques policières-judiciaires expérimentées aux marges ont toujours vocation à l’extension indéfinie. Des catégories sociales jadis protégées (ou se croyant telles) sont en train de découvrir ce que peut un gouvernement « d’arc », et qui était jusqu’ici réservé aux invisibles des banlieues. Mais un autre gain en clarté, considérable, a été accompli à Notre Dame des Landes, où il était fatal que l’usage d’armes de guerre finirait par produire des blessures de guerre : une main arrachée. Pour avoir défendu le droit d’expérimenter autre chose. Le gain en clarté, c’est que, par le choix des armes qu’on lui applique, et les dommages qu’on accepte sans ciller de lui infliger, la population qui renâcle est maintenant informée du rapport en lequel la tient l’Etat : celui d’un ennemi de l’Etat.
[..]
Par un paradoxe insuffisamment remarqué, le « barrage à l’extrême-droite » a donc donné naissance à cette forme, en effet nouvelle, d’un arc d’extrême-droite. Le ministre de l’intérieur y prend toute la place qu’il y revendique en actes. Son supérieur hiérarchique en est d’accord, et c’est tout son gouvernement qui s’y trouve installé. Nous savons maintenant à quoi nous en tenir. Nous savons surtout que des gouvernements de cette sorte ne s’arrêtent nulle part. Il ne reste plus, précédents historiques en tête, qu’à penser aux actions que ce savoir légitime en conséquence.
Résumons. La majorité jupiterienne a voté contre :
Hulot démission. Ou tu restes juste pour le fric ?
En partie via https://twitter.com/Aislinn_A_/status/1001045640502226944
Il faut rappeler que les plus pauvres ne payaient pas ou peu de taxe d’habitation : les dégrèvements, exonérations et plafonnements s’élevaient déjà à 5 milliards. Pour eux, donc, rien ne change, ou presque. Surtout, le président a fini par décider récemment de supprimer la taxe d’habitation sur toutes les résidences principales, y compris celles des 20 % des ménages les plus aisés. Concentrer l’impôt sur ces seuls ménages était en effet très contestable juridiquement.
[...]
Après la suppression de l’impôt sur la fortune (3,5 milliards d’euros/an), de la taxe sur les dividendes (1,8 milliard d’euros) et la flat tax sur les revenus du capital (1,3 milliard d’euros), l’élargissement aux ménages les plus aisés de la taxe d’habitation devient donc, et de loin, le plus gros cadeau fiscal aux plus riches du début de quinquennat.
[...]
La taxe d’habitation avait bien des défauts. Mais elle avait le mérite d’exister et de procurer 18 milliards d’euros de recettes publiques, payées plutôt par les plus aisés. Toute la question est de savoir comment sera financée cette baisse d’impôt massive de près de 20 milliards d’euros, qui permettait jusqu’ici d’abonder le budget des communes et intercommunalités.
[...]
Cette politique touchera nécessairement les prestations sociales avec des conséquences immédiates, comme l’ont montré les premières mesures du quinquennat. Les coupes dans les aides au logement (APL), prévues à hauteur de 3 milliards d’euros par an, ont par exemple des répercussions directes sur les allocataires modestes et sur les bailleurs sociaux, appelés à compenser une partie des coupes.
Cette politique d’austérité prend aussi la forme de baisse des emplois aidés, de dotations budgétaires des collectivités au point mort, de restrictions dans le traitement des fonctionnaires, de moyens en berne pour les services publics essentiels comme l’hôpital, l’enseignement supérieur ou la petite enfance. Elle empêche également de mener des politiques à la hauteur des enjeux pour financer la rénovation urbaine, l’éradication des passoires énergétiques dans le logement, la prévention des expulsions locatives ou encore la mise en œuvre d’une vraie politique de résorption du sans-abrisme et des bidonvilles.
Une réussite complète à porter au crédit de Jupiter 1er.
Mais ce choix de sanctionner durement les lycéens – pris au plus haut niveau, semble-t-il – pourrait bien être défavorable à l’exécutif… sur le plan électoral. « Les parents de ces mineurs sont extrêmement choqués », constate Hélène Franco. « Or ces jeunes, issus d’un lycée du centre de Paris, ont sans doute, parmi leurs parents, des électeurs d’Emmanuel Macron », rappelle-t-elle.
Espérons-le. Et espérons que ça fera pencher la balance du bon côté.