Pour illustrer ce que je disais tout à l'heure :
Maxime vient de perdre sa main. Sa main droite. Pour toujours. Il rejoint bien plus gravement encore, l’enfer que j’ai vécu durant 9 mois. Le 15 août 2017, à Bure, l’explosion d’une grenade GLI-F4 tirée par les gendarmes mobiles creusait mon pied gauche sur un diamètre de 13cm et jusqu’à 3cm de profondeur arrachant peau, veines, nerfs, muscles et pulvérisant les os. C’était pendant une manifestation contre le projet Cigéo d’enfouissement de déchets radioactifs à 500m de profondeur. Il y a eu 30 blessés dont 4 graves.
Contrairement à ce que leur nom indique, les grenades GLI-F4 contiennent de la TNT et explosent ! Leurs déflagrations font 1m de diamètre et peuvent tuer si elles touchent une partie vitale. Les appellations de « lacrymogènes » ou d’« assourdissantes » que la préfecture et les ministres leur donnent dans les médias servent à masquer la vérité à leur sujet : CE SONT DES ARMES DE GUERRE !
L’État utilise des armes de guerre pour terrasser le peuple. Dans le cas présent, les conséquences sont bien pires qu’un tir à balle réelle.
Déjà, à l’époque, j’avais alerté sur les dangers des grenades explosives en organisant une manifestation pour exiger leur interdiction mais les grandes chaînes ont cantonné l’information à la région Lorraine. La majorité des français ignore encore la vérité sur ce sujet. Il est tombé près de 4000 grenades explosives sur la ZAD depuis le début de son invasion par les gendarmes mobiles. Provoquant des centaines et des centaines de blessés notamment à cause des éclats de métal qu’elles projettent. Où est la violence ?
Nous réaffirmons donc que les forces de l’ordre utilisent leurs armements de façon potentiellement létale, et dans certaines situations, a visée offensive plus que défensive avec :
- des tirs tendus de flash-balls ou de grenades au niveau du tronc, de la tête ou des organes génitaux externes,
- des grenades de désencerclement lancées par-dessus des haies sans visibilité ou bien directement au milieu de la foule. Certaines de ces grenades sont ainsi tombées dans les capuches ou les sacs à dos des personnes présentes et la sauvegarde de ces personnes ne tient qu’à la présence d’esprit et au courage des témoins qui ont pu les ôter immédiatement.
En plus, les farces de l'ordre arrivent à se faire mal tout seuls avec leurs bouzins. Cela rend d'autant plus légitime de s'interroger, non ?
Nous tenons à rappeler que lors de la première semaine d’intervention des forces de gendarmerie sur la zad, deux gendarmes avaient été grièvement blessés, au point d’être admis dans un service de réanimation, après s’être fait exploser une de leur propre grenade dans les mains. Également en 2012, lors de l’opération César, l’unique blessé grave côté des forces de l’ordre a été causé par une erreur de manipulation d’une grenade par un gendarme mobile, qui explosée sur son pied.
Appel à propos de la diffusion de l’image non floutée de la victime
« Nous avons besoin de vous tou.te.s : une photo non floutée circule de la victime de ce matin, qui a dû se faire amputer de la main. Pouvez-vous copier-coller ce message partout où vous la verrez : »merci de ne pas propager une photo non floutée sans l’accord de la victime.« On passe sur l’aspect illégal de cette pratique issue du besoin sensationnaliste, on comprend que certain.e.s pensent aider en faisant ça, mais tant qu’on dépassera le consentement d’un.e humain.e, particulièrement d’une victime, nous n’avancerons pas dans cette société... Au dernières nouvelles le copain va... comme c’est possible après une amputation, et il est »gardé" par la police : en plus d’années de galères médicales, c’est un long chemin de croix judiciaire qui l’attend, comme toutes les victimes de la police. On rappelle qu’il a été plaqué au sol AVANT que la grenade n’explose (donc AVANT qu’il puisse la relancer, ce qui explique les plaies sur son torse) (et avant de râler, demande toi quel réflexe tu aurais si une grenade tombait à tes pieds à proximité de copaines) /.../ Merci à tou.te.s...
J'ai vu cette image sur Mastodon. C'est pas joli joli. J'avoue un peu piteusement que je ne me suis pas interrogé sur la pertinence de la diffusion sans le consentement de l'intéressé ; il est vrai que le débat est ouvert : respect de la personne concernée ou impératif d'informer sur les dégâts réels causés par ce type de grenade ?
Si vous tenez vraiment à le savoir, ne perdez pas de temps à chercher la photo, je vais vous affranchir direct : la main est arrachée au sens littéral du terme. On ne voit plus que quelques os qui dépassent. C'est ça, le "maintien de l'ordre", en France.
Pour ma sécurité, je me rapproche des CRS et j'attends.
Ah ben déjà, ça commançait mal. "Je me suis assis sur le barbecue pour me protéger du soleil", voyez l'idée ?
Au moment où les CRS décident d'avancer, je suis immédiatement à leur contact. Je me retiens fermement à un des barreaux carrés de la grille du Jardin des Plantes pour essayer de me protéger – à la suite d'un grave accident, j'ai une cheville fragile, par conséquent un mauvais équilibre et je ne peux pas courir. Je reçois un coup de matraque sur la base du pouce, qui est pris entre le barreau et la matraque. Sous le choc, l'os se brise en miettes. Hébété, et incrédule, je reste sur place. Les policiers me disent de « dégager ». Je leur réponds, joignant de ma main valide le geste à la parole, que « j'habite juste là, je veux seulement rentrer chez moi ». La réponse ne se fait pas attendre. C'est « no limit » dans la cour de récréation. Une bastonnade en règle : deux coups sur le crâne. Un coup sur l'épaule. Un autre sur la cuisse. Je perds l'équilibre, tombe. Un – ou plusieurs –, me saisissent à bras le corps, mon blouson glisse sur moi et m'est arraché. L'un me tire par ma main broyée, je hurle de douleur pendant plusieurs secondes. Alors, j'entends un ordre mécanique : « ouvrez devant », et je suis violemment projeté en avant.
Un jeune ?
Non, un vieux.
Un casseur ?
Non, un artisan
Tu parles, c'est un black bloc qui cherchait à filer en douce
Non, il voulait juste rentrer chez lui
IL NE VOULAIT QUE RENTRER CHEZ LUI BORDEL. Et il fini quasiment invalide (2 mois d'arrêt de travail, et une main inutilisable, pour un artisan c'est quasiment la certitude d'arrêter définitivement de bosser).
T'façon c'est un type qui a la haine des flics
Non, même pas :
Il détachera trois fonctionnaires de police qui, une fois revenus sur terre, m'accompagneront aimablement : d'abord à récupérer mon blouson et ensuite aux urgences de la Salpétrière, deux kilomètres à pied plus loin.
via (°m
J'en parlais ici la semaine dernière : l'histoire du photographe tabassé par les CRS en toute connaissance de cause commence à faire des vagues.
Contactée par franceinfo, la préfecture de police de Paris dit ne "pas avoir eu connaissance" de cet incident. Alexandre Langlois, secrétaire général de la CGT Police, également joint par franceinfo, a été mis au courant par voie de presse mais n'a pas parlé aux policiers accusés. S'il reconnaît que "l'image [du CRS et de Tuff] est choquante, évidemment", il attend de connaître le contexte dans lequel Tuff a été frappé pour se prononcer sur la légitimité ou non des violences. Le syndicaliste rappelle simplement que "frapper la tête n'est pas enseigné en formation" mais il reconnaît qu'"avec les mouvements de foule, le coup qui doit atterrir dans le torse peut être dévié. Je ne peux pas imaginer qu'un CRS ait choisi de frapper volontairement la tête."
Mais. Bien. Sûr.
Je ne connais pas le contexte, je viens juste de tomber là dessus, mais les faits sont éloquents :
Infos sur l'état du photographe de @LaMeutePhoto à l’hôpital :
- 0,5cm d’enfoncement de la boite crânienne.
- Grosse blessure, il aura des agrafes dans le crâne.
- Passage en Scanner + IRM immédiatement.
- Pas d’anti-douleurs tant qu’on ne connait pas l’état de la blessure.
En conclusion : avec l’affaire de Sivens et le décès de Rémi Fraisse, nous avions déjà vu que finalement, s’il existe des règles théoriques d’usage des armes (il était question alors d’une grenade offensive) pour les forces de l’ordre, ces règles cèdent en pratique lorsque les conditions idoines n’en sont pas réunies : une grenade ne se jette normalement pas en cloche sans un minimum de visibilité, mais, voyez-vous, il y avait un grillage et il faisait nuit donc ce gendarme n’avait pas vraiment le choix et il convient de l’absoudre. Ici, c’est précisément le même raisonnement que fait sien l’« expert » du Ministère de l’intérieur : le pauvre policier a certes usé d’une « certaine force » et a certes fait un usage du bâton télescopique en estoc ce qui ne paraît tout à fait conforme aux règles classiques, mais il avait affaire à quelqu’un qui se débattait ; donc finalement il conviendra, lui aussi, de l’absoudre. Dans le cas de Rémi Fraisse, les juges, au moins, assumaient totalement ce raisonnement ; ici une étape supplémentaire est franchie : ils demandent tout simplement à un membre du Ministère de l’intérieur de leur dire ce qu’un policier est en droit ou non de se permettre en terme de violence lors d’une opération. En d’autres termes, ils ne font rien moins que déléguer, sans plus aucune recherche d’artifice, leur pouvoir d’appréciation à la Police, et il est difficile de ne pas repenser à cette formule de Michel Foucault selon laquelle les juges « servent au fond à la Police de fonctionner ».
via Riff
Selon une note de la police parisienne, les agents ne peuvent s’opposer à l’enregistrement et à la diffusion d’images d’eux lorsqu’ils sont en service, qu’ils soient en uniforme ou en civil. Ils ne peuvent pas « interpeller des journalistes ou des particuliers effectuant des enregistrements dans les lieux publics ou ouverts au public, ni leur retirer leurs appareils ou détruire les prises de vue effectuées ».
Bien sûr. Mais quand on sait que lors de la contestation judiciaire qui peut s'en suivre, la parole du policier pèsera plus lourd que celle du prévenu pour outrage, on fait quoi ? Et si le policier te casse la gueule (aidé de quelques collègues, on n'est jamais trop prudent) avant de détruire ton matériel (et de te signifier ta GAV pour outrage et rébellion parce qu'il s'est cassé un ongle - 8 jours d'ITT), on fait quoi ?
C'est bien beau d'avoir des droits, des garanties, des protections juridiques. Encore faut-il avoir la garantie de pouvoir les mettre en oeuvre face à l'arbitraire étatique le moment venu.
C’est alors qu’une dizaine d’entre eux, s’en est pris à une voiture des forces de l’ordre vide d’occupant « en la renversant et en cassant les vitres à coups de pied pendant cinq minutes ». La compagnie de CRS, soit 80 agents, présente s’est déployée en renfort pour éloigner ces agitateurs. « Mais il n’y a pas eu de charge, aucun contact physique », assure le commandant de compagnie. Au nombre d’une cinquantaine, les gendarmes ont par la suite demandé au président de la fédération de chasse de disperser ses troupes et de mettre fin à la manifestation. Cela s’est fait progressivement jusqu’à 18 h environ. Selon le chef d’escadron, une enquête de gendarmerie est ouverte pour rechercher les auteurs de ces dégradations. Les militaires n’ont procédé à aucune interpellation
Via Twitter via Mastodon :
Graves troubles à l’ordre public. Des gendarmes agressés et insultés, un fourgon renversé. Pas un seul .@FN_officiel ni un seul .@_LesPatriotes ni un seul .@lesRepublicains pour condamner cette violence de RACAILLES! Devinez pourquoi? ( indice: #viandards)
https://twitter.com/Gekko_Hopman/status/962662769932881921
Maintenant imaginez une manifestation contre la loi travail, ou un sit-in pour protester contre la construction d'un barrage ou une action de personnes racisées, ou juste des personnes non-armées-de-fusils-et-qui-votent-pas-FN ? Vous la voyez bien, la réaction des forces de l'ordre ? Vous les avez en tête les morts et les mutilés ?
C'est pas juste hein ?
Ben non, c'est pas juste.
Raphaël Godechot est journaliste indépendant, il collabore à plusieurs rédactions dont StreetPress. Vendredi 17 novembre, alors qu’il se rendait à une soirée, il est témoin d’un contrôle des titres de transport dans le métro parisien. La situation est tendue. Il décide de filmer, ce qui déclenche une réaction violente des agents de la RATP : pour l’empêcher de filmer, ils l’étranglent, le jettent au sol et le frappent. Il a depuis porté plainte et fait constater par un médecin ses blessures. StreetPress publie son témoignage.
[...]
Là je réalise : je n’ai plus le portable de Dorian. Un des contrôleurs a dû me le prendre pendant que le colosse m’étranglait. « Vous n’avez plus rien » me dit-il en me regardant droit dans les yeux : « On a tout supprimé. Vous n’avez aucune preuve. »
[...]
La situation stagne, on attend. Les minutes passent. Je me sens impuissant, j’en tremble de colère. Il va se passer quoi maintenant ? Pourquoi nous retiennent-ils encore ? Est-ce que la police va arriver ? Ils discutent entre eux, j’ai l’impression qu’ils ne savent pas quoi faire. Enfin, l’un des agents me dit : « T’es journaliste ? Tu sais quoi, on s’en fout t’es pas connu. Tu ne vas rien pouvoir faire. »
Quand les simples contrôleurs se comportent comme des flics assermentés (càd : se sentent eux aussi au-dessus des lois), c'est que le pire n'est pas loin.
Vous parlez de mouvements « antiracistes » et c’est bien l’enjeu : de plus en plus d’Américains comprennent qu’il ne suffit plus de ne pas être racistes, il faut aussi être antiracistes. Certains donnent du poing dans les manifestations, mais ils sont marginaux. La plupart des militants agissent au sein d’associations pacifistes, pour les droits civiques, les droits de l’homme, la défense des immigrés et des minorités sexuelles ou de genre, ou bien encore contre la brutalité policière. Ce dernier sujet préoccupait particulièrement Black Lives Matter et il faut dire qu’ils ont plus que jamais des raisons de s’inquiéter et de se mobiliser : Trump a invité les policiers à plus de brutalité lors des interpellations et le ministère de la Justice a non seulement mis fin à toutes les procédures mises en place par l’équipe Obama pour surveiller les agissements des commissariats les plus enclins à l’arbitraire racial, mais il vient également de réautoriser l’équipement en armement paramilitaire des forces de l’ordre. Les Américains parlent de « recipe for a disaster » ; les rares garde-fous hérités de la période post-Ferguson ayant été levés, on peut en effet craindre le pire.
Putain. Mais quand est-ce qu'on va expliquer à tous ces jeunes cons (wéééééé, maman, ça y est, je parle comme un vieux !) que L'arme fatale ce n'est qu'un film, et que dans a vraie vie on n'attend pas d'un flic qu'il joue les cow-boys ?
J'espère qu'il va prendre cher (ça risque bien, vu qu'il ne s'est pas contenté de braquer des passants mais qu'il a aussi menacé des collègues...)
Le projet de site d'enfouissement à Bure -fortement conetsté- est en train de prendre une sale tournure. Une très sale tournure.
Il est loin le temps où la stratégie de l’Andra et de la Préfecture se résumait à « ne faisons pas de vagues », pour éviter de trop visibiliser la contestation du projet. Depuis quelques mois la stratégie policière évolue vers un tournant de plus en plus agressif : intimidations et provocations au quotidien, asphyxie directe des manifestations, blessés graves. Bien loin de se cantonner à protéger le laboratoire et les autres infrastructures comme c’était le cas par le passé, les gendarmes ont reçu l’ordre de venir directement au contact des manifestant-e-s en plein milieu des villages, pour apeurer les gens, favoriser la division, blesser, mutiler… Jusqu’où ira-t-elle ?
Un manifestant va probablement être amputé d'un pied, à cause d'une grenade. Vous savez, ces fameuses grenades non-létales, qui se contentent de mutiler. Hospitalisé, il a été harcelé par les flics jusque sur son lit d'hôpital, et trouve encore la force de témoigner de ce qu'il a vu, et c'est une nouvelle illustration de ce que rapporte les participants de toutes les manifestations, encore et encore :
Juste avant que mon pied saute, j’ai vu une grenade exploser à hauteur de tête.
Pour moi la volonté des forces de l’ordre à ce moment là est très clairement de blesser ou tuer, dans le but de terroriser ceux qui se battent et ceux qui ne se battent pas encore.
Acte "politique" ou "poétique", je trouve plutôt que c'est particulièrement con et inefficace. Même s'il fallait dénoncer cette mascarade électorale, je me demande juste si elle a choisi la meilleure manière. La plupart des assesseurs de bureau de vote étant des citoyens ordinaires, ils ne méritent pas qu'on vienne les faire chier de la sorte.
Ce qui n'excuse ni le gros bras qui se prend pour un flic, ni l'énormité de tout ce qui va suivre, et qui vérifie ce qui a été publié par Emma il y a quelques temps : la police n'est pas là pour protéger, elle est là pour faire peur et punir ceux qui "dévient" un peu trop et foutent le bordel là où il ne faut pas. C'est vrai quoi, ça pourrait inciter les autres à se poser des questions et ça, c'est très mauvais...
Au final, c'est presque anecdotique. Ce que je retiendrai de cet article, ce sont ces deux phrases :
Surprise générale lorsque j’arrive : “Qu’est-ce que vous faites là ? Vous êtes blanche !” me disent les mecs qui occupent les deux cages attenantes. Que des noirs et des arabes, à l’exception d’un sdf blanc à la rue depuis 13 ans qui a giflé un pompier qui voulait le déloger de la place de la République où il dormait paisiblement.
et
Un procès aura bien lieu, mais je pourrai attaquer la justice pour détention abusive, privation inique de liberté, et chefs d’accusation infondés !
Car c'est ça, la vérité de cet article : un coup de projecteur d'une citoyenne lambda sur les conditions de détention pires qu'insalubres, l'arbitraire policier, la privation délibérée d'accès à la satisfaction des plus élémentaires besoins (manger, boire, dormir, chier). Et encore : elle est blanche, ça aurait pu être pire.
Ca me rappelle un peu, je ne sais pas si vous vous en souvenez, ça date d'il y a quelques années, de ce rédacteur en chef de Libération interpellé à son domicile par la flicaille et mis en GàV, avec le kit d'accueil habituel (palpation, fouille anale, insalubrité...) ; le petit cercle des intellectuels parisiens s'en était -à juste titre- ému, sans vouloir toutefois retenir qu'il n'avait pas bénéficié d'un traitement spécial, mais du lot commun...
via OpenNews
Les forces de l’ordre décrivent, elles, un tout autre scénario. Pour la police, la victime aurait tenté de les agresser avec sa paire de ciseaux, ce qui justifierait le coup de feu.
"C'était un accident."
Ben les flics, pas racistes hein, ils ont vu un chinois avec des ciseaux, ils ont peur, normal. Un CHINOIS, avec des CISEAUX. Tous les chinois sont des experts en arts martiaux, c'est bien connu. Et comme eux ils n'avaient que des fusils à pompe, ben ils ont joué la prudence. Normal j'vous dit.
Encore un "accident" impliquant des policiers.
Les policiers violeurs et violents ne sont pas des créations ex nihilo. Ils n’existent que parce que le contexte social et politique permet leur existence. Tout un symbole la dernière loi de la mandature socialiste, la dernière loi du quinquennat Hollande autorise désormais les policiers à tirer après deux sommations et prévoit aussi un doublement des peines les « outrage à agent » et l’anonymisation des policiers impliqués dans des affaires de violences policières. Cette nouvelle loi contribue comme toute les autres lois sécuritaires votées par le PS à renforcer l’impunité policière et encourage les comportements racistes et violents d’une police qui vote majoritairement le FN. Là où il faudrait reprendre en main cet appareil policier, les socialistes lui lâche encore un peu plus la bride.
via Riff
Un "accident".
A l’évidence, le but des policiers dans ces quartiers n’est pas de maintenir l’ordre public mais d’imposer un ordre social. Il est de rappeler à chacun sa place, de signifier aux jeunes qu’ils peuvent se faire insulter, et de leur faire comprendre ce qu’il leur en coûterait s’ils répondaient. L’éducation civique qui leur est donnée vise à leur inculquer qu’ils résident dans des territoires de la République où l’état de droit n’existe que de façon très limitée.
via Riff, que je cite :
J'aurais tendance à penser que si les gouvernement "n'ont pas le courage" de "se confronter au problème de la police", c'est qu'au fond, ils sont tout autant qu'elle les garants (et les bénéficiaires) de "l'ordre social" dont parle Fassin plus haut, et que les actions de la police ne sont qu'une version ouvertement violente des politiques mises en oeuvre.
Donc, que les actions de la police mettent en cause les jolis mythologies du "contrat social" et le "pacte républicain", tant que ça ne les éclaboussent pas trop, les gouvernements s'en foutent...