"Un schéma qu’avait pourtant dénoncé le même groupe politique lorsqu’il était dans l’opposition." Ce pourrait être drôle si ce n'était pas dramatique. :(
Je l'ai souvent pensé, mais ce mode de désignation poserait d'autres problèmes : comment choisira t-on ceux qui seraient tirés au sort ? Si on garde le même système actuel de reproduction d'une "classe politique" parasitaire qui n'a pour seul but que la préservation des ses intérêts personnels, on se contentera de maquiller le problème sans le régler. Je suis pour le tirage au sort, mais pas pour toutes les fonctions. Il faut laisser une responsabilité aux citoyens. Pour moi, le principal problème vient de trois choses :
Entendu tout à l'heure dans la chronique de Brice Couturier sur France Culture : "La démocratie n'est jamais si jolie que quand on se bat pour elle". Il était question d'un article d'une journaliste anglaise, à propos de la révolution ukrainienne, du désir de démocratie chez les peuples vivant dans un régime autoritaire, et de la "fatigue" de ceux jouissant de la démocratie. "La démocratie n'est jamais si jolie que quand on se bat pour elle", une fois qu'on l'a, on n'en prend pas soin, on s'en lasse, on la laisse à une caste politique qui va la détourner à son profit... et on se rend aussi compte qu'elle n'est pas toujours puissante (à l'extérieur) et efficace (à l'intérieur). Amer constat.
EDIT : http://imgur.com/gallery/f9XmvsH
Présentation des conclusions du chercheur Evgeny Morozov : "Pour les gouvernements, le but est d’empêcher l’acte plutôt que de devoir réparer ses conséquences. Au prix de quelques atteintes à la démocratie. Et cette manière de gouverner, par l’anticipation du comportement grâce à la récolte de données, manière qui permet de s’abstraire des jeux compliqués de la politique classique, a un nom : la régulation algorithmique. C’est quand les démocraties, grâce aux informations récoltées, veulent résoudre les problèmes publics sans éprouver le besoin d’expliquer à leurs citoyens comment elles font."
Les solutions ? Il propose trois voies :
1/ politiser la question de la vie privée : moins de vie privée mais avec plus de démocratie (perso, je ne trouve pas ça très clair)
2/ apprendre à saboter le système : faire du boycott informationnel
3/ il faut plus de services numériques provocants, qui pourraient par exemple nous montrer les conséquences de nos actes numériques
"Aujourd’hui, en effet, le vrai enjeu (au delà du Web) n’est plus de savoir si tout le monde aura droit à son quart d’heure de célébrité, mais bien de savoir si nous pourrons encore avoir droit, les uns et les autres, à un simple quart d’heure d’anonymat !"
Et on ne va pas ressortir en plus les démonstrations de Maître Eolas comme quoi le pseudonymat n'est qu'un anonymat relatif, il est tout à fait facile de retrouver qui se cache derrière un pseudo... qui n'autorise donc pas à dire/faire n'importe quoi.
Un peu de dictature ?
Juste un doigt...
Vous ne voulez pas un peu de dictature d'abord ?
et pourtant il n'y a pas de quoi rire.
C'était il y a 20 ans... C'est un article de Courrier International (http://www.courrierinternational.com/article/2013/10/07/octobre-1993-le-traumatisme-de-la-democratie-russe) qui m'a donné envie de me renseigner davantage sur cet épisode contemporain (j'étais gamin à l'époque, j'avais pas tout suivi...). Avec cette rupture fondamentale, on comprend que la démocratie n'est pas prête de s'installer en URS... en Russie, pardon.
+1
Je ne connaissais pas l'AFIS, ni son site, merci pour la découverte.
Lien direct : http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2129
Je n'ai pas trop suivi cette histoire de veilleurs, il m'a semblé comprendre que c'était un autre avatar de la manif pour tous, pantalonnade qui m'agace au plus haut point. Ce billet d'Authueil me le confirme et montre en quoi les participants de ce mouvements refusent de s'inscrire dans le jeu démocratique, ce qui ne plaide pas en leur faveur.
Ce que la polémique du téléchargement à mis en lumière est que les gouvernements étaient prêts à bafouer des libertés et des droits fondamentaux des citoyens uniquement pour préserver certains intérêts privés. La démocratie glisse doucement vers la ploutocratie et les récentes crises bancaires ne sont finalement qu'une autre facette de la même question.
"L’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, le développement écologique durable, le bien-être et le bonheur des personnes doivent être les priorités de chaque société avancée.
Des droits basiques doivent être garantis au sein de ces sociétés : le droit au logement, au travail, à la culture, à la santé, à l’éducation, à la participation, au libre développement personnel et le droit à la consommation des biens nécessaires pour une vie saine et heureuse.
Le fonctionnement actuel de notre système politique et gouvernemental ne répond pas à ces priorités et il devient un obstacle au progrès de l’humanité."
"En ce qui concerne les demandes concrètes… cela viendra plus tard, pour le moment, nous sommes dans un processus de changement. "
"Jusqu'ici la France était rangée parmi les pays "Démocraties à part entière". Mais plus depuis cette année, car dans son Indice 2010 la France a été rétrogradée avec les "Démocraties Imparfaites". "
"La conclusion est sans appel : « De façon générale, le vote électronique ne paraît pas répondre aux espoirs qu’il a nourris » (et c’est le Sénat qui souligne)."
Une nouvelle façon de montrer l'inefficacité et les risque du vote électronique...