J'adore les trouvailles du marketing d'Apple. On ne dit "chargeur", on dit "station de charge" (à 150 boules la station de charge, t'avais intérêt a trouver un nouveau mot !) ; on ne dit pas "paiement sans contact", mais "nouvelle expérience de paiement". Ah les cons.
Et sinon : "Ce n’est même pas une exagération car sous couvert, comme d’habitude, de préserver notre santé, Apple souhaite en réalité piller nos données médicales. « Apple Watch doit donner la possibilité aux gens de se motiver, de les rendre plus actifs, qu'ils s'entraînent régulièrement ou occasionnellement, ou tout simplement qu'ils marchent », assure Tim Cook. C’est donc pour notre propre bien-être qu’un capteur cardiaque est intégré à l’objet. C’est pour notre bien que le système d’exploitation iOS 8 contient l’application Health, qui nous incite à partager nos données de santé afin que notre téléphone nous alerte lorsque nous avons des comportements à risque. C’est pour notre bien, enfin, qu’Apple envisage de partager ces données avec des mutuelles. Mais bien sûr... "
Tiens, ça me rappelle une conversation que nous avons eu avec Tommy il y a quelques temps, à propos des bracelets connectés... Non, je ne trolle pas !
Je crois que Seb a tout dit, je ne vais pas répéter.
Heureusement que l'on peut encore compter sur la justice pour contrer certaines dérives. Pour combien de temps encore ?
Décision intelligente. Espérons qu'elle fasse jurisprudence en faveur des lanceurs d'alerte.
Petit rappel salutaire : il n'y a pas que PRISM et la NSA, il y a aussi la police française et ses innombrables fichiers pas à jour ! Vous n'auriez pas le téléphone de M. "le changement c'est maintenant" par hasard ? Il a oublié des trucs dans sa liste de promesses qu'il ne tiendra pas...
Béni soit Shaarli qui a une meilleure mémoire que moi : c'est une affaire que je suis depuis le début, et dont je peux retrouver l'origine en tapant le mot clé idoine ! http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?searchtags=stic
Paris, le 28 juin 2013. L'honorable jury de la fournée 2013 des Big Brother Awards s'est fait un plaisir de décerner hier ses prix aux meilleurs des pires: Le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, la Direction centrale de la police aux frontières, Jean-François Cordet, ex-directeur général de l’OFPRA, l'urbaniste Paul Landauer, le GIE cartes bancaires, la députée européenne Marielle Gallo, une brochette de patrons-flics (Conforama, Ikea, Castorama, Elior), et enfin Philippe Vannier, patron du groupe Bull et de sa filiale Amesys spécialisée dans les armes de surveillance massive.
Le prix Voltaire, décerné à ceux qui s’illustrent en matière de résistance à la montée en puissance de cette société de surveillance, est remis cette année à Isabelle de Léon, conseillère au Pôle Emploi, ainsi qu'à ses collègues anonymes qui refusent de collaborer au contrôle social des chômeurs.
Les lauréats des Prix Orwell 2013
Orwell Localités:
Le Conseil général de Seine-Saint-Denis pour le recueil décomplexé de données personnelles des « usagers » qui se présentent au service social.
Orwell Exécuteurs des basses oeuvres:
Deux candidats ex aequo. La Direction centrale de la police aux frontières pour l’expulsion des jeunes étrangers sur la base de tests osseux humiliants, discriminatoires et invalidés par le corps médical ; et Jean-François Cordet, ex-directeur général de l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) ppour avoir donné l'ordre de refuser les demandes d’asile des réfugiés ayant effacé leurs empreintes digitales.
Mention spéciale Bentham:
Paul Landauer, artisan zélé de l’urbanisme et de l’architecture sécuritaires.
Orwell Novlang:
Le service « Orange Préférences » pour avoir voulu mettre en place des outils de DPI (Deep Packet Inspection) de surveillance des activités internet privées de ses abonnés, sous couvert de leur proposer de meilleures publicités ou services.
Orwell Entreprise:
Le GIE Cartes bancaires, pour avoir sciemment laissé un système non sécurisé NFC sur nos cartes bancaires.
Mention spéciale “Flicage des Salariés”:
Conforama, Ikea, Castorama et Elior pour le flicage, plus ou moins inventif, de leurs salariés.
Orwell Etat & Elus:
Marielle Gallo, députée UE, pour son acharnement à faire passer les entreprises avant nos données personnelles.
Voltaire:
Isabelle de Léon, conseillère à Pôle Emploi, pour avoir refusé les nouvelles modalités de Pôle Emploi comme le contrôle des papiers, la tenue d'EID (Entretien Individuel Diagnostic) et le fichage des données qui en résulte.
Orwell Ensemble de son oeuvre:
Philippe Vannier, PDG de Bull, et son associé Stéphane Saliès, pour disséminer des technologies de surveillance de masse dans des pays qui peuvent ainsi réprimer leurs populations.
Prism Spécial du Jury:
A la dernière minute, le dossier PRISM, très discuté, a été disqualifié pour dopage.
Vous trouverez sur cette page http://bigbrotherawards.eu.org/Big-Brother-Awards-2013
le récapitulatif des prix Orwell et Voltaire 2013
Le jury, cette année, était composé de :
Une vidéo de cette fort émouvante cérémonie : https://www.dailymotion.com/playlist/x2pupl_bigbrotherawardsfr_la-ceremonie-des-big-brother-awards-france-2013/1#video=x11cl46
Les données nominatives sur nos enfants doivent rester dans les écoles
Le système STIC, le plus gros des fichiers policiers, fiche la moitié de la population française, sans cadre légal. Le policier Philippe Pichon a été mis à la porte pour l'avoir dénoncé. Jeudi, la justice examine son recours.