Premier pays à avoir lancé le pistage du virus par smartphone de manière volontaire, Singapour lance un nouveau service liberticide, baptisé SafeEntry.
Les applications pour "tracer" les malades du Coronavirus : un (gros) pied dans la porte des libertés. L'exemple de Singapour. Édifiant (à ceci près que les singapouriens n'ont pas l'air particulièrement indisposés de la chose).
C'est incroyable. Ils n'en loupent pas une.
Tout ça est quand même très irrationnel.
des moyens de désinfection exceptionnels après 2 mois sans humain dans les lieux
- moyens qui ne pourront pas être répétés après chaque journée de classe où, là, des enfants auront vécu pendant des heures
C'est exactement ce que je pense. Et c'est pareil au travail. Que de l'esbrouffe.
"Bon ben là les étudiants ils crèvent la dalle, ils sont enfermés depuis 2 mois dans des chambres de 7 à 9 mètres carrés, ils sortent à peine pour tenter de grapiller un kilo de pâtes à une banque alimentaire, ils n'auront pas de job d'été à cause de la crise, ils se trouvent privés de formes vitales de sociabilités depuis déjà deux mois et peut-être encore pour quelques temps, ils sont flippés d'être privés de certains cours, ils sont ultra flippés de se ramasser à leurs putains de partiels ou d'examens, et là, l'institution dans sa grande bienveillance, son immense lucidité et son empathie constante, l'institution va donc leur proposer de les traiter comme des délinquants de base et faire du respect de leur vie privée le torchecul dont on craignait de manquer aux débuts de la pandémie."
Mon amour des gros mots m'a fait choisir ce passage en particulier, mais lisez tout l'article : il est terrifiant par ce qu'il révèle, de cette politique du "pied dans la porte" (ou de la grenouille dans la casserole, vous savez, au début l'eau est froide et elle bouge pas, puis on augmente un peu la température et elle ne bouge toujours pas... et à la fin elle est cuite). On commence à accepter des pratiques aussi indignes que douteuses soi-disant parce qu'on aurait pas le choix, et on se retrouve 5, 10 ou 15 ans plus tard dans un monde ultra-orwellien (je veux dire : pire que maintenant, si, si, c'est possible, regardez les chinois, ils y arrivent, eux, un exemple pour nous tous) et la grenouille est cuite.
Au passage, j'aime beaucoup beaucoup la partie sur l'efficacité des outils mis en place par les étudiants eux-mêmes (Discord), comparée à la machine à gaz administrative qui... qui fonctionne, juste fonctionne, on va dire ça.
Les super-héros, qui semblent dotés d'une force invincible sont en fait très vulnérables à l'air du temps, et évoluent régulièrement en fonction des attentes du marché, pardon, de la société. Et comme la demande est vaste, l'offre s'adapte. Les super-héros sont trop machos ? On crée Wonder Woman, car il y a suffisamment de lectrices (ou de lecteurs intéressés par un personnage féminin fort) pour que ça se vende. Les noirs revendiquent leurs droits ? Black Panther apparait (il y a aussi le moins connu Power Man, que j'ai découvert dans ce livre). Les super-héros ont ainsi épousé tous les changements de la société étatsunienne au cours du XXe siècle.
Une bonne idée de lecture.
Venant d'achever la lecture du Hobbit hier soir avec mon fils, je trouve ce Gollum très fidèle à la description de Tolkien.
Mouahaha. C'est vrai que c'est très chiant, et j'ai longtemps cru que c'était moi qui était manchot ^^
Mais de l'autre côté des écrans, dans les foyers de citoyens anxieux face à une crise sanitaire et sociale sans précédent, les complaintes et les conseils du tout-Hollywood passent de plus en plus mal.
Intéressant. C'est marrant qu'il ait fallu attendre le coronavirus pour se rendre compte de l'inutilité de toute cette caste de "parasites" (c'est dans l'article).
"C'est exorbitant 95 centimes. Alors évidemment, avant la crise, j'ai été regarder les prix qui étaient pratiqués, c'était 10 fois moins", fustige ce vendredi 1er mai sur franceinfo Lionel Maugain, journaliste à 60 millions de consommateurs et auteur d'une enquête parue jeudi 30 avril dans le magazine sur le prix des masques. Pour lui le prix plafond des masques chirurgicaux est beaucoup trop élevé. L’impossibilité de se déplacer pour faire jouer la concurrence et baisser les prix va engendrer des abus selon le journaliste.
Ah, ce n'était donc pas qu'une impression de mézigue : le masque à 95 cts, c'est du vol.
Les études de Didier Raoult vont se succéder, accumulant des erreurs et des approximations, mais aussi, plus grave, des truquages insensés. Ainsi dans la première étude, sur 42 patients, parmi ceux traités par «le protocole Raoult», l’un décède, trois sont hospitalisés pour aggravation. Et par un tour de passe-passe (qu’en français s’apelorio une fraude), ils sont tous les quatre exclus des résultats alors qu’ils auraient dû être considérés comme des échecs de l’hydroxychloroquine.
A l’hydroxychloroquine, Raoult va rajouter en cours de route un antibiotique, l’azithromycine, et conclura que l’association est plus efficace que l’HCQ seule, alors que la différence, sur six patients seulement, n’est pas significative.
Le critère retenu pour juger du succès de l’essai devait être la recherche du virus par voie nasale vers quatorze jours. Or, l’étude sera arrêtée au sixième jour, et la diminution de la charge virale en intranasal sera considérée comme un signe d’efficacité (sans qu’on sache si cette disparition ne signifie pas simplement la migration du virus au niveau pulmonaire).
Han. Libé tue des chatons !
Le GitHub de la traduction française de RimWorld.
Ponti <3