Le président délégué du Medef s’alarme déjà d’un « changement d’attitude brutal » des salariés
"Merde, les gueux se révoltent"
Plusieurs déjeuners se sont ainsi tenus dans le Salon Paulin : la table y est plus grande. Le service à la française, où chacun pioche dans les plats, a été remplacé par le service à l’assiette, plus hygiénique.
AH LA LA, LES PÔVRES GENS.
Le mot était faible. À l’évidence, « connards », ça n’était pas suffisant — pour tout dire, on le pressentait. Il faut bien l’avouer, le vocabulaire nous met au défi. C’est qu’il y a trop de choses à saisir pour un seul mot.
On lit de plus en plus : « criminel »
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« Je ne comprends pas : pourquoi n’ont-ils pas encore déclenché le plan pandémie ? On perd un temps précieux ». Ce sont les propos du directeur du SGDN (Secrétariat général de la défense nationale) qui sortent maintenant — on apprend surtout qu’ils ont été tenus le 29 janvier.
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Les Champs-Élysées ? mais bien sûr Gaspard, tu sais qu’on s’y est beaucoup assemblé ces derniers temps. Alors pourquoi pas : le personnel soignant, après s’être relevé de son épuisement, descendra, une nouvelle fois, dans la rue. Il y sera rejoint par les caissières, les livreurs, les manutentionnaires, les routiers, les éboueurs, les sacrifiés de la production, par tous ceux dont les gouvernants n’ont pas compté la santé, et finalement la vie. Tous y recevront l’hommage de la population. Et peut-être celle-ci les rejoindra-t-elle pour un cortège sans précédent — La Résiliation En Marche. Le préfet Lallement fera bien de ne pas envoyer ses brutes. Ce qui se passera alors ? Sacré mystère. De la politique en tout cas, à coup sûr.
Que pense-t-il du discours très martial de l'exécutif depuis deux semaines ? "J’ai personnellement toujours eu beaucoup de mal avec les rhétoriques du rassemblement : la qualité de la démocratie consiste à civiliser les divisions, à les faire rentrer dans un cadre acceptable qui sert une aventure commune. Le rassemblement, dans l’Histoire, on en a eu des preuves particulièrement sinistres. Je voudrais qu’on en sorte plus civilisés, pas nécessairement tous d’accord ou rassemblés."
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Les Français ne sont pas un troupeau de moutons ou une garderie d’enfants. Ils n’ont pas nécessairement besoin d’être d’abord protégés ou rassurés, ils ont besoin d’une autorité politique qui leur disent la vérité, et qui les traite comme des citoyens adultes.
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Ce genre de choses est acceptable en période de pandémie, mais pour en sortir ça suppose une conscience civique et une force morale chez les dirigeants, dont je ne les crois pas nécessairement capables.
François Sureau, déjà multi-évoqué dans ce Shaarli.
Autrement dit, le décret pris par le gouvernement décide des magasins qui peuvent rester ouverts et de ceux qui doivent fermer. Dès lors, la police n'a pas son mot à dire sur ce que vous y achetez.
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Les autorités, elles, reconnaissent parfois des maladresses, mais appellent à tenir compte du contexte. "Une personne qui passe dix fois acheter un article, même de première nécessité, ça fait beaucoup", explique-t-on du côté de la police.
Alors déjà, "maladresses", au vu des infos que l'on a vu passer ces derniers jours, c'est une litote, pour ne pas dire autre chose. Ensuite, ces gens ont-ils pensé que tout le monde n'a pas les moyens (financiers et logistiques) de stocker des "produits de première nécessité" pour 15, voire seulement 8 jours ?
Il y a eu du retard sur les mesures de confinent. Maintenir le 1er tour des élections municipales était criminel. Les stocks de LBD et de grenades sont pleins, ceux de masques, de tests, et de tenues de protection sont vides.
Vu sur Mastodon :
Des employé·e·s de Google font un site et dénoncent ce que Google fait :
- harcèlement & LGBTphobie
- aide patrouilles frontière & chasse aux migrant·e·s w/ data
- aide Industrie combustibles fossiles w/ machine learning
- business armement & des assassinats
Oui, la démarche scientifique c'est long et rarement spectaculaire. Oui, l'éthique peut sembler accessoire en temps de crise. Mais c'est la seule voie qui marche et qui nous garantie contre notre pire ennemi : nous même.
Ah ah ! J'adore ces albums de Mario Ramos. A lire, relire et faire lire.
Mouah ah ah ah.
N'oubliez pas la date ;)
J’ai l’impression que ma journée consiste à manger et puis attendre que ce soit acceptable de remanger.
"Vis ma vie d'oisif"
C'est dingue. Vide, mais démentiel.
16 : Hergé (les pièges seraient "sulfureux", "érotisme", et "de Gaulle" (des mots que j'aurais préféré ne jamais voir dans la même phrase ^^)
xD
Ah ! Je voulais le shaarlier, merci Riff de l'avoir fait ! C'est dans les pages en accès libre de Canard PC que j'ai trouvé le lien à l'origine, mais OSEF.
Juste pour vous signaler un truc : ne vous abîmez pas les yeux à lire à l'écran ; si vous avez une liseuse, faites un copié-collé sous Libre Office, et exportez au format epub. Depuis la 6.1, LibreOffice fait ça nativement.
Depuis le 17 mars, Jamy fait une petite (1 min) vidéo chaque jour, façon "C'est pas sorcier". Thèmes abordés : le crossbooking, l'eau, la météo, le PQ, les trous dans le fromage, le bâillement...
C'est rigolo ça.
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Mes réponses :
Pleins d'autres pour lesquelles "je l'ai sur le bout de la langue" !
Je suis très mal à l'aise vis à vis de ces petites listes de lecture, suggestions d'activités, avec les enfants, sans les enfants, dans la maison, à la cuisine, au jardin, les films à voir avant de mour... avant la fin du confinement, etc.
On a vraiment l'impression que les plumitifs besogneux -bourrés de bonnes intentions n'en doutons pas- qui rédigent ces jolis articles pleins de culture et de bonnes intentions, desquels la littérature dégouline comme la confiture des tartines que Mme Slimani donne à ses enfants dans son palais de contes de fées, s'imaginent que les gens, les gens qui lisent leurs articles, ben ils n'ont rien à foutre en fait.
Comprenez-moi bien : une des meilleures loi qu'un gouvernement ait pu prendre ces 40 dernières années, juste après l'abolition de la peine de mort, c'est celle sur le prix unique du livre. La plus belle invention de l'humanité juste après l'écriture, c'est la liseuse (avec un petit coucou à Gutenberg, il n'a pas démérité le pauvre). La littérature, la lecture, les livres en général, sont pour moi, comme pour d'autres personnes, un produit de première nécessité, à l'instar de la bouffe et des médicaments. Mais une bonne partie des gens en confinement travaillent. Et les autres, ben ils n'ont pas forcément le temps de lire non plus. Et je ne parle pas des enfants. Et si vous cumulez télétravail, entretien minimal du logement, enfants présents H24... je ne suis pas certain que cela laisse beaucoup de temps pour lire les "pavés".
Après, parce que j'aime bien et les livres, et les pavés, et les listes, je suggérerais bien d'y rajouter les items suivants :
Les incapables séculaires et les menteurs de profession, les méprisants encravatés et les goguenards médiatisés, les architectes des misères sociales et planétaires, les défenseurs des inégalités et des injustices, les petits courtisans serviles de la finance, fabulistes et moralisateurs, les penseurs de printemps et les arracheurs de mains, les avides de pouvoir et les protecteurs de carrières, tous psychologiquement infectés par le virus de la domination de classe, confinés dans leur milieu, dans leurs familles idéologiques, dans leurs cloaques décisionnels, dans leur discours et leurs conflits d’intérêt, obsédés par leurs convictions et leurs contrats, malades de jalousie, d’envies, de stratégies et de projets, accrochés au radeau de leur mission, bégayant des françaises-français à longueur d’antenne mais barbotant innocemment dans la crasse ignorance de la réalité de ces françaises-français, petits provocateurs et curés de bas-étage, emmerdeurs publics et pourfendeurs de libertés, profiteurs d’indemnités et calculateurs de bénéfices, planqueurs de pognon et donneurs de leçon, minuscules penseurs au verbe lourd d’insignifiance, tous maintenant, vont et viennent sur le pont de leur Titanic, affolés comme des mouches dans un nuage d’insecticide, criant leur bonne foi, jurant devant le peuple qu’ils ont embarqué par abnégation pour lui, tous maintenant, ne s’étant préparés au pire, cherchent à qui mieux mieux la chaloupe ou la bouée de sauvetage, hurlent SOS et promesses pour amadouer encore, faire croire à l’histoire, chercher l’ultime soutien, mais de chaloupe point et de bouée encore moins.
[...]
C’est un spectacle revigorant que les peuples devraient applaudir chaque jour jusqu’à disparition complète du décor.
Je ne partage malheureusement pas cet optimisme, mais belle plume.
Pas de confinement pour nos droits.
Trois constats alarmants :
1/ le “Business As Usual” est omniprésent alors qu'il est inacceptable dans un contexte de crise sanitaire,
2/ de nombreux employeurs n'assument pas leurs responsabilités en matière de santé et de sécurité,
3/ le gouvernement veut décider seul, par ordonnances, de restrictions des droits des salarié·es (congés, RTT, temps de travail…) et des modifications non justifiées au Code du Travail et à des droits fondamentaux.Mais, sans la possibilité d’alerter, sans droit de refus et d'alternative, il est parfois compliqué de faire face aux pressions économiques et politiques.
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