"On ne choisit pas de raconter des récits cauchemardesques, c'est une obligation, une contrainte. J'ai toujours écrit ce qui me faisait peur, ce que je crains, ce que j'aime le moins."
40 ans après la première publication du Monde selon Garp, John Irving se révolte de ce que rien n'a changé.
"Je sentais que la révolution sexuelle n'était pas allée assez loin. Ce livre est un récit d'assassinat sexuel : une femme qui est une bonne mère, qui ne veut rien avoir à faire avec les hommes est assassinée par un homme qui hait les femmes. Et son fils qui a tous les défauts des hommes dans sa façon de traiter les femmes sera assassiné par une femme qui hait les hommes."
"Je pensais que ce serait un roman marqué par le temps, qui serait daté. Garp était donc aussi un roman comique, c'est un hommage au mouvement des femmes mais aussi une satire comique des extrémistes opposés au mouvement des femmes. Mais aujourd’hui cela ne me semble pas comique du tout. Je ne pensais pas cela persisterait."
Un tournant s'opère avec Roald Dahl, dans les années 70-80. Jusqu'alors, les adultes, prescripteurs de la littérature jeunesse pour les enfants, et la société toute entière, refusaient la violence, le sexe, les grossièretés dans les textes confiés aux plus jeunes, à protéger avant tout. Roald Dahl, quant à lui, décide de s'adresser directement aux enfants et de se placer à leurs côtés, contre les adultes qu'il présente comme des êtres immoraux et cruels, entretenant des relations malsaines avec les enfants.
Controversé, plusieurs fois censuré, soupçonné de sexisme et de racisme, Roald Dahl est malgré tout devenu un auteur jeunesse de référence, toujours réédité. Pourquoi un tel engouement des enfants ? Ses œuvres sont-elles adaptées au lecteurs les plus jeunes ?
Des jeux classiques (Doom, Theme hospital, Heores of Might & Magic, Warcraft...), à jouer dans votre navigateur.
via Tommy
J'adore cette histoire, borgesienne à souhait : à la fin du XIXème siècle, un érudit chinois "traduit" à sa façon, des livres en langue étrangère qu'il se fait auparavant lire.
Tellement peu branché actu que je n'avais pas entendu que ce pauvre Vincent Lambert avait enfin lâché la rampe.
Une interview de Damasio dans Basta. A lire.
Vous avez cliqué à cause du titre ? C'est choquant hein ? Les heures les plus sombres, tout ça, tout ça.
Sauf que ce n'est pas complétement vrai, les commerçants polonais devraient bien continuer de servir les juifs. Pour l'instant.
En revanche, ils ont le droit de refuser de servir les homosexuels et les minorités de genre.
Au nom de la "liberté de conscience". Tout ça est la conséquence indirecte d'une affaire de 2017 où un imprimeur avait refusé de prendre la commande d'une association LGBT. La politique s'en est emparée, et désormais, au nom de cette "liberté de conscience", les prestataires de services au sens large pourront refuser de servir/vendre à quiconque va à l'encontre de leur liberté de conscience.
Les homosexuels, les LGBT d'une manière générale bien sûr, car ce sont eux qui sont visés au premier chef, mais aussi, pourquoi pas, les femmes enceintes et les personnes en situation de handicap, qui ne pourront plus de plaindre de l’inaccessibilité ou du manque d'aménagements (si, si : si ma conviction religieuse est que c'est dieu qui t'as rendu handicapé, qu'est ce que j'y peux ?). Allons plus loin : les musulmans ne pourront plus réclamer le droit au respect de leur culte et de leurs convictions, à partir du moment où cela choquera un catholique.
Et au final, demain peut-être, les commerçants polonais pourraient bien refuser de servir des juifs.
En toute légalité.
Cette émission m'a vraiment donné envie de jouer à Outer Wilds : un jeu d'exploration/enquête spatiale, où l'on est pris dans une boucle temporelle de 22 minutes.
Je pose ça là, par pur altruisme, parce que je n'ai plus vraiment le temps de jouer :'(
Juste une réflexion qui m'est venue ce matin, au croisement de mes écoutes du podcast "Silence on joue" et de ma lecture du livre "Littérature de la pop culture" :
j'entends de plus en plus que la pression des fans sur les réalisateurs et éditeurs de comics, séries et films (Marvel, Star Wars...) serait de plus en plus important, peut-être trop, favorisé par l'instantanéité et l'effet de masse des rézosocios.
Certes.
Mais la prochaine fois que vous entendrez une remarque de ce type (dont je ne remets pas en cause la pertinence, notez bien), pensez également à ceci : après avoir tué son héros dans "Le dernier problème", en 1893, Conan Doyle a été obligé d'inventer quelques années plus tard une pirouette scénaristique pour ressusciter Sherlock Holmes, sous la pression de sa fan-base...
Très très bon : l'illustration dans les faits d'un axiome lu maintes et maintes fois : "les nouvelles générations ne sauront plus à quelle réalité physique renvoient les icônes de la plupart des applications". Eh bien voilà, on y est.
via https://twitter.com/Ikoula/status/1106539343835996160
via Seb
Pourquoi le Bac 2019 a été un vrai bordel, et comment contester vos notes (attention, le délai de recours est de 2 mois, c'est très rapide)
Le truc de malade :O
Mais en 2005 déjà, le chercheur russe Anatoli Serebrov avait quant à lui supposé que certains neutrons pouvaient passer dans un "monde-miroir" et devenir ainsi des "particules-miroir".
C'est cette théorie que cherchent à vérifier la physicienne Leah Broussard et son équipe. Le monde-miroir en question, s'il existait, à en croire les théories actuelles, aurait a priori ses propres lois physiques, certainement des atomes-miroirs, voire ses propres planètes-miroir.
C'est d'autant plus fascinant que c'est à peu près ce qu'il se passe dans un des romans d'Asimov : Les dieux eux-mêmes. A lire si vous ne l'avez pas encore fait.