Allez... avouez que ça vous rend un peu nostalgiques =)
(Source : https://www.reddit.com/r/pcmasterrace/comments/ans8ue/the_good_ol_days/)
Les militant·e·s -majoritairement noir·e·s- de Ferguson ayant impulsé le mouvement BlackLivesMatter sont la cible d'assassinat politiques ciblés depuis 2014. Dans l'indifférence, voire le mensonge, de la police -blanche- et des médias. Cela ne fait que quelques jours que, devant l'accumulation de morts violentes, Associated Press a été quasiment contrainte de reconnaître que oui, il y a vraisemblablement des suprémacistes blancs qui travaillent à éliminer les leaders noir·e·s.
Ça fait peur. Très peur.
Accusant, entre autres, "les autochtones" d’avoir "gardé leurs gènes de sauvages", elle critiquait "une population dégénérée encore imprégnée des coutumes ancestrales, des traditions barbares qui sont leurs souches."
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Brigitte Bardot, 84 ans, a été condamnée à cinq reprises pour incitation à la haine raciale.
La mission antiterroriste militaire Sentinelle sera mobilisée de manière "renforcée" samedi dans le cadre des manifestations des "gilets jaunes" afin de protéger des bâtiments officiels et autres "points fixes", a annoncé le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.
Je cite Riff :
La généralisation de la présence militaire dans l'espace civil au nom de "l'antiterrorisme", c'était déjà bien craignos, là, on passe à la mobiliser dans le contexte de manifestations civiles, c'est (encore) un cran de plus qui saute...
Croit-elle que cacher un film va changer quoi que ce soit à la prise de conscience en cours ? La violence policière s'exerçait encore il y a peu seulement dans l'enfermement des quartiers relégués, mis au ban, et sur les racisés ; maintenant qu'elle s'exerce sans distinction (disons-le : de manière aveugle), il va être difficile de faire marche arrière.
via Riff
Au lieu de la division binaire, les sondages suggèrent plutôt que les « europhobes » et les « europhiles » convaincus ne sont que les minorités extrêmes d’une opinion qui oscille entre au moins trois attitudes : ceux qui pensent que l’Union a plus d’avantages que d’inconvénients, ceux qui pensent le contraire (chaque groupe est au-dessous de 40%) et ceux qui jugent qu’il y a autant d’avantages que d’inconvénients. À l’arrivée, l’opinion positive et l’opinion négative globales sont à égalité, mais la volonté de sortie est très minoritaire. Telle est la réalité : elle n’est pas et elle ne sera pas univoque, en tout cas pour longtemps.
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Alors que la nation était promise à la disparition progressive, il y a quelques décennies à peine, nous assistons aujourd’hui à l’émergence d’un monde que le politologue Bertrand Badie désigne justement comme « néo-national ». En soi, cela pourrait n’avoir rien d’inquiétant : tout esprit national n’implique pas sa perversion chauvine. Mais, précisément, l’air du temps est aussi à la dominante d’un véritable « néo-nationalisme », et pas seulement en Europe. Tout discours « national » s’enchâsse aujourd’hui dans cette dynamique, au risque d’être dévoré par elle. Lordon déteste le « mondialisme abstrait » ; mais jusqu’où peut conduire le « nationalisme concret » que l’on opposerait à lui ?
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Lordon a l’habitude de dire que la sortie de l’Union est d’autant plus nécessaire que c’est l’Europe communautaire qui a imposé le cours néolibéral de nos sociétés. Il sous-entend que cette sortie permettra de contester cette imposition. Je ne pense pas comme lui, et d’abord pour une raison historique : c’est parce que le mouvement ouvrier et les forces les plus démocratiques ont été nationalement battus, y compris en France, que la vague libérale a déferlé sur notre continent, et pas l’inverse. L’offensive néoconservatrice avait de solides bases nationales, qu’aucune configuration nationale des classes, aucune tradition démocratique, aucun dispositif local des gauches politiques n’a été en mesure de contrecarrer. Penser qu’il suffit de sortir du cadre de l’Union pour relancer la grande contestation sociale et dégager la nation du cadre ultralibéral est une illusion. D’une certaine manière, ce que propose Lordon relève d’un « nationalisme abstrait ».
via Riff
“Je m’y suis intéressé, tout début décembre, quand j’ai vu que circulaient sur les réseaux sociaux des images épouvantables de mutilés. Parce que c’est bien de mutilés que l’on parle : je recense 23 personnes qui ont perdu un œil, cinq qui ont perdu une main. Parce que la police française utilise des armes qui sont catégorisées en armes de guerre par le code de la sécurité intérieure : le Lanceur de balles de défense (LBD), la Grenade lacrymogène instantanée (GLI F4). À ce moment-là, ces images, ces mutilations n’étaient pas répercutées dans les médias de masse. J’ai donc recensé ces blessures parce que j’étais sidéré par la violence policière polymorphe, en effet, mais aussi par la complicité coupable des médias.”
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nous sommes passés à une phase d’industrialisation de la violence. Et je pèse mes mots ! Quand on en est à 500 blessures, plus de 200 personnes frappées à la tête dont 110 par des tirs de LBD, 110 cas complètement interdits parce qu’on ne doit absolument pas viser la tête, 23 personnes qui ont perdu un œil, cinq une main...
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Après, si le journalisme c’est être neutre et accepter le statu quo, on comprend pourquoi il est passé à côté des ‘gilets jaunes’.
L'étude porte principalement sur ces 10 millions de Français en difficulté financière. Et plus d'un tiers d'entre eux disent avoir déjà renoncé à acheter du shampooing, du savon ou sont obligés de limiter leur consommation de papier toilette.
Plus les produits hygiéniques sont chers, moins les plus démunis peuvent se les procurer. Exemple avec la lessive : environ cinq millions de personnes lavent leur linge à la main et dans plus de la moitié des cas, elles sont contraintes d'utiliser du savon, du liquide vaisselle ou du gel douche.
Les femmes et les jeunes enfants sont les populations les plus concernées. Plus d'1,5 million de femmes ne peuvent pas changer suffisamment de protection hygiénique
Il disait quoi déjà Manu ? Ah oui, "les gens chougnent pour 5 €".
Eh oui, il y a des gens qui sont à 5 € près.
Plein de gens.
Beaucoup.
Trop.
Le fait que l'adolescente n'était pas blanche et que son slogan établissait une relation directe entre la gestion de la sexualité et la gestion écologique parle de l'émergence d'un nouveau mouvement transféministe et anticolonial planétaire qui place au centre de la lutte le droit de tout corps (vivant) à jouir de sa condition de vivant. Sauvons le clitoris planétaire. Si le féminisme disait "le personnel est politique", il faudrait maintenant dire que "le corporel (somatique) est planétaire".
En tout cas, cela montre une fois de plus que développement chaotique + déclenchement de la pompe à pognon = mauvais jeu.
Je tiens à dire à tous ceux choqués par des vitrines cassées que ce n’est pas ça la violence, la violence n’est pas matérielle. La violence est vécue par beaucoup de gens chaque jour, je pense notamment à nos SDF qui meurent dans la rue dans l’indifférence médiatique la plus totale, la violence c’est également tous ces gens qui n’arrive plus à se nourrir à la fin du mois, la violence c’est nos vieux qui crèvent de froid car pas les moyens de se chauffer alors qu’ils ont travaillé toute leur vie, la violence c’est encore une fois les plus démunis qui en sont victimes cela tout au long de l’année, la violence a lieu chez chacun d’entre nous, la violence ce n’est pas des vitrines cassées. Je le répète la violence le gouvernement nous la fait subir depuis plus de 40 ans.
Il ne faut donc pas s’étonner du coup que les gens à bout n’aient plus peur, n’aient plus peur de casser pour se faire entendre, n’aient plus peur de se faire attraper, n’aient plus peur de perdre quoi que ce soit car ils m’ont déjà plus rien. Voilà ce qu’est la violence. Maintenant certains me jugeront, certains diront que je suis irresponsable alors soit , je serai irresponsable mais je ne laisserai pas un monde pourri à mes enfants, je ne leur laisserai pas des dettes, je ne leur laisserai pas de la merde et surtout je leur laisserai un avenir, un monde plus juste, je refuse qu’ils vivent ce que nous vivons nous depuis tant d’années.
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Je suis parisienne , j’aime ma ville, voir les Champs dans cet état me bousille, mais c’est le résultat de 4 mois de mépris, 4 mois à prendre les français pour des cons, 4 mois à laisser croire que nous n’existions plus. Ce gâchis est de la faute du gouvernement. Dans mon souvenir Mai 68 ne s’est pas fait avec des fleurs. Et l’histoire se répète.
On note la présence d'une autre nouveauté très pratique pour tous ceux qui ont l'habitude d'ouvrir une quantité d'onglets. En saisissant “%” suivi d'un ou plusieurs mots-clés dans la barre de recherche, il est possible d'effectuer une recherche dans tous les onglets ouverts. Autre possibilité, cliquer dans le menu de débordement d'onglets qui s'affiche sur la droite du signe “+” lorsque de nombreux onglets sont ouverts ouvre directement le champ de recherche dans les onglets.
Bien ça.
Google est-il tout simplement en train de profiter du mouvement initié par Shadow deux ans auparavant, pour se positionner, et faire quelques appels du pied, profitant de sa force de frappe bien plus grande ?
Hum... A votre avis ?
Au lancement, Stadia autorisera une résolution 4K à 60 fps avec HDR et son surround (y compris pour le streaming sur YouTube). À terme, Google vise la 8K et les 120 fps et s’appuie déjà sur « 7 500 nodes » réparties dans le monde entier pour faire tourner son service. Selon les dires de Google, la plateforme est plus puissante que la Xbox One X et la PS4 Pro… réunies. Côté architecture, le géant de Mountain View a évidemment une longueur d’avance.
La grande inconnue, et qui n’est pas des moindres est du côté des jeux disponibles. Nous n’avons pas vu beaucoup de titres et l’écran, même si l’on peut compter parmi les partenaires, sur Ubisoft, id Software, Crystal Dynamics, Q-Games et Tequila Works. Plus de 1 000 développeurs travaillent déjà sur Stadia, d’après Google. Bien sûr, Google a aussi son propre studio pour faire des jeux, dirigé par Jade Raymond. Sa mission sera aussi bien de créer des expériences natives pour Stadia que d’accompagner les studios vers ce nouveau mode de développement et de distribution de leurs titres.
La vache. Il va y avoir des morts au bord de la route.
Et le truc pratique, c'est que pendant qu'on est bloqués dans l'alternative entre débattre de savoir s'ils ont raison ou débattre de savoir s'il est bon de débattre pour savoir s'ils ont raison, un truc dont on ne débat pas, c'est comment les empêcher de nuire.
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Vous popularisez leurs thèmes de prédilection, leur vocabulaire, leurs raisonnements, vous inscrivez leurs positions comme mauvaises, certes, mais comme faisant partie du paysage à prendre en compte. Et ils vous permettent même de dire "Non mais je suis pas comme eux".
Et vous faites tout ça en continuant de vous sentir bien, et de mobiliser des valeurs positives : de tolérance, de démocratie, de liberté de débat (qui conduisent à dire d'un type qui propose de déporter vos compatriotes qu'il n'est pas si extrême que ça, tout en présentant les gens qui s'émeuvent de la popularité gagnée par son idéologie comme étant "les vrais fascistes", puisqu'après tout, eux ne veulent pas débattre, et que vous le savez, le débat c'est l'alpha et l'omega de la démocratie).Vous n'êtes pas les requins, certes. Seulement l'eau nécessaire à ce qu'ils prospèrent. Sans vous, ils étoufferaient.
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Quand vous dites "Mais les Français ont peur de la présence d'allogènes", vous avez déjà accepté, avant même de prononcer votre phrase, que les racisés en France ne sont pas vraiment Français.
La montée d'une pensée extrême comme le fascisme ne se fait pas en un jour. Elle nécessite un travail de sape constant, minutieux, et insidieux. Elle commence comme ça.
Vous avez du boulot devant vous. Bien plus de boulot que de simplement tendre un micro à un militant fasciste pour le laisser dérouler sa doctrine.
Il est temps d'arrêter d'être feignants, et il est temps d'arrêter de croire que vous vivez en commentateurs abstraits du reste du monde. Ce n'est pas le cas.
Dernière chose : arrêtez de croire que la victoire contre l'extrême-droite est proche, quand tout ce que vous faites indique que vous êtes déjà en train de vous préparer à la défaite face à elle. Parce que c'est ce que nous faisons, et qu'il faut se le dire.
Une mode éditoriale s’installe peu à peu en France : la réédition d’auteurs moins connus pour leurs qualités littéraires que pour leur promotion du nationalisme extrême, de la xénophobie absolue, de l’antisémitisme viscéral. Après l’anthologie de Charles Maurras, parue dans la collection « Bouquins » de Robert Laffont en 2018, voici les Écrits d’exil de son ami Léon Daudet, aux éditions Séguier.
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Ce qui frappe en l’occurrence, en plus de l’abjection qu’on trouve dans le corps du volume (« la littérature ou prose de chez nous », la « Sorbonne germanisante », « la femme ne sait pas polémiquer »), c’est le scandale de ce qui n’y est pas écrit. Nulle part, Sébastien Lapaque – qui n’explique pas non plus la nécessité qu’il y aurait à lire Léon Daudet aujourd’hui – ne qualifie clairement ses idées, ni ne fait référence aux travaux qui ont décrit son itinéraire. Ou à peine : Léon Daudet aurait seulement été « généralement associé » à l’antisémitisme, « surtout angoissé par ce qui se passait outre-Rhin », « germanophobe avant tout ». Voilà qui est très rassurant ! Au lieu de cela, nous est promis « un Léon Daudet que nous ne connaissons pas », un « réactionnaire et avant-gardiste », mettant en Belgique « ses pas dans ceux de Victor Hugo et de Charles Baudelaire ». Rien que ça.
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Quel sens ou quels effets peut avoir une telle réhabilitation dans le contexte du moment ? Alors que la parole raciste a pignon sur rue et que les actes antisémites se multiplient en France, ne pas rappeler l’influence idéologique néfaste d’intellectuels comme Léon Daudet ouvre grand la possibilité de la perpétuer. Le danger ne réside plus seulement dans la publication de leurs idées, empêchée par la loi. Il consiste désormais à dénaturer de manière discrète le discours de ceux qui s’en réclament encore, ou qui le portent inconsciemment : ceux qui continuent d’exclure et d’opposer toutes les minorités du monde et voient dans les juifs, les musulmans, les exilés, les femmes, les homosexuels, les Tsiganes, les déviants et les pauvres d’aujourd’hui « l’ennemi intérieur » d’hier.
via Riff
Je plains sincèrement Samuel Gontier, qui doit être obligé de se farcir toutes les pires émissions de merde pour écrire ses chroniques, et qui arrive malgré tout à leur instiller ce petit quelque chose de jubilatoire qui fait qu'on lit jusqu'au bout.
Malgré tout, le constat est accablant. C'est vraiment la grosse gerbe dans ta télé. Eteins et fait n'importe quoi d'autre, ça vaudra mieux.