Allez, encore une liste de livres à lire !
via Liandri
Voyage sur mars en 2120 ou villes du futur envahies par la jungle... Plongez dans ce cycle de fictions contemporaines où la science-fiction servirait à "visionner le présent".
Un bon article sur Ursula Le Guin, et qui s'élargit sur les questions du féminisme, du genre... :
On peut se demander si c’est une si bonne nouvelle que des thèmes aussi cruciaux que la division genrée de la société, la domination masculine, ou bien l’écologie soient pris en charge massivement par des cultures de genres.
Je pense, pour l'écologie, aux fictions apocalyptiques, ou à la science-fiction dystopique pour le féminisme. Je me demande si ce n’est pas une façon de les remiser dans des cases bien identifiées, qui permettent pendant ce temps à la marche globale de la société de continuer de faire son petit bonhomme de chemin sans remise en question.
Parce que cantonner ces fictions, y compris dans leurs charges potentielles de lanceurs d’alertes, aux littératures de genre qui, qu’on le veuille ou non, sont encore moins valorisées que la littérature dite générale, c’est une façon de repousser à la marge les grandes questions sociétales qu’elles portent. Alors oui, on peut avoir l’impression que la science-fiction ne s'est jamais aussi bien portée, mais je ne suis pas si sûre que ça soit une si bonne nouvelle, tout compte fait.
Au-delà de ces réflexions militantes, lisez Ursula Le Guin : juste parce que c'est vachement bien.
Je suis entré dans son œuvre par le cycle de Terremer, et je suis en train de lire le cycle de l'Ekumen, et c'est 'achement bien.
Je rejoins totalement l'article que je viens de lire sur la question de la dimension ethnologique de ses œuvres : j'ai été fasciné par la main gauche de la nuit et, si elle remet en cause au passage la division genrée des tâches sur notre monde / notre société, c'est un effet de bord positif, pas forcément un objectif lors de la rédaction. Par-ailleurs, dans d'autres romans du cycle de l'Ekumen, cet aspect "ethnologique" se traduit par de petites touches discrètes,par exemple la façon de dire oui en levant les épaules plutôt qu'en hochant la tête ; par-ailleurs elle met en scène des peuples majoritairement "non blancs" à tel point qu'un blanc aux cheveux blond apparait comme une curiosité exotique... Mais ce n'est pas forcément mis en avant, on le découvre généralement seulement à la réaction des différents protagonistes découvrant un être venu d'une autre planète.
Un autre point pour finir, qui rejoint un peu la conclusion de l'article : Ursula K. Le Guin est inclassable. Ce n'est pas que de la SF, ou que de la fantasy, et déjà que ce type de classement me barbe à la base (car revenant à désigner des littératures "légitimes", et d'autres, "de genre" qui le seraient moins), il est encore moins pertinent pour elle. C'est à peu près aussi absurde que de dire que La possibilité d'une île, de Houellebecq, est de la science-fiction parce qu'une partie du roman se passe dans un futur lointain et parle de clonage. Chez UKLG, dans certains romans, on est globalement dans ce qu'il convient d'appeler de la SF, mais les 9/10ème du roman mettent en scène un univers de type "héroïc fantasy"... (je pense notamment au Monde de Rocannon). Dans La cité des illusions, on pourrait très bien lire un roman de type "post-apo" (La route ?), et le fait que la Terre (la Ligue ? l'univers ? on ne sait pas) soit sous l'emprise d'une race extra-terrestre n'a que peu d'importance, ils n'interviennent qu'à la fin. Etc. Au final, ce qui compte, c'est d'avoir une bonne histoire. (Et le cycle de l'Ekumen, c'est une bonne histoire car chacun des livres du cycle est une fenêtre ouverte sur un monde et une époque aléatoire d'un récit fragmentaire se déroulant sur des dizaines de milliers d'années... L'imagination bouche les trous.
Mais c'est en anglais !!! :(
Bon, je vais voir si je peux faire un effort quand même.
Lien direct : https://lareviewofbooks.org/article/the-secret-history-of-dune/
J'ai enfin lu le tome 1 de Dune cette année ; c'est bien, mais le côté mystico-religieux-hallucinogène m'a un peu laissé froid. Par-contre, le retour de la vengeance de Paul Atréides, le domptage des vers, le KO de l'empereur, tout ça m'a bien plu ^^
Un autre petit "défaut" (je vais me faire lyncher) : l'auteur nous jette dans le grand bain sans explications, sans exposition des problématiques, ni des us et coutumes, ce qui donne lieu à de belles perplexités en cours de lecture. Il est questions de "faufreluches" à un moment donné, et la proximité avec le mot "fanfreluches" m'a laissé un doute sur une éventuelle faute de frappe... Dans le même genre d'idée, il a fallu que j'aille lire la fiche Wikipédia pour comprendre le feed-back, le Jihad butlérien, la guerre de jadis contre les machines... Et ne me dites pas que cela fait l'objet d'autres livres : au moment de la sortie de Dune, ils n'étaient pas encore écrits ! Il y a donc des aspects de son monde que l'auteur avait dans un premier temps délibérément passé sous silence.
Zut, je n'en ai lu aucun ! :O
via Liandri
Waouh. J'adore ce genre de trucs.
Permet de voir ce que j'ai déjà lu/vu, et du même coup, les œuvres dans la même veine que je pourrais attaquer ensuite.
Lien direct vers l'image : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/e/e6/Organigramme_simplifi%C3%A9_des_th%C3%A8mes_de_la_Science-fiction.pdf
J'adore les listes de livres. Même si ça peut être un peu décourageant.
Sur ces 22, je n'en ai lu qu'un seul...
via Seb
Diantre, il y en a tellemment que je n'ai pas vu.
Le titre de l'article est incorrect, la question posée était "Quel livre vous a fait aimer la SF ?"
Top 3 : les cycles Dune-Fondation-Hyperion.
Déjà lu un sur les 3, il me reste du pain sur la planche ^^
via Riff, sans doute.
Tiens, Riff connait sûrement.
En tout cas je vais le lire !
Hop, encore une liste. J'en ai quand même lu un bon paquet dans celle-ci.
Un site sur Douglas Adams.
Ordre de lecture des différents cycles de Dune. Mais j'ai aussi lu par ailleurs qu'il fallait de toute façon se limiter aux 6 premiers, de Franck, et oublier ceux écrits par Brian...
Conseillé par Seb (http://sebsauvage.net/links/?GezyIA)
Il s'agit d'une fondation fictive qui isole des phénomènes paranormaux très dangereux (et potentiellement cataclysmiques) pour protéger l'humanité.
Chaque phénomène est décrit de manière scientifique, et inclue les procédures de confinement associées.
Le ton froid et scientifique a quelque chose de glaçant, surtout quand on s'aperçoit au fil des lectures que la fondation SCP utilise des humains (souvent des prisonniers) pour des expériences. L'horreur des phénomènes est peu à peu égalée par l'inhumanité de la fondation SCP.
J'ai lu une nuovelle hier, c'est pas mal. Il y a quelques maladresse dans l'écriture, le ton fait parfois un peu rédaction de 3ème, mais les idées sont là, et j'ai eu quelques frissons. En fait, c'est de la lecture qui demande -et encourage- la participation active du lecteur pour accroître son effet (ici horrifique).
Je ne connais absolument pas, mas je fais confiance à Riff, complété par Zouzou pour l'ordre de lecture :
1/Le monde de Rocannon
2/ Planète d'exil
3/ La cité des illusions
4/ La main gauche de la nuit
5/ Les dépossédés (graaaaaaarg il est génial !)
6/ Le nom du monde est forêt
7/ Le Dit d'Aka
J'ai fini de lire La horde du contrevent il y a quelques jours. Je ne sais plus quel shaarliste m'avait donné envie de lire ce livre ; Riff peut-être ? Toujours est-il que c'est vraiment bien.
Si vous ne connaissez pas le pitch, l'histoire de passe dans un monde où le vent souffle tout le temps, très fort, et toujours dans la même direction. Le monde connu et habitable se résume à une bande de terre de quelques centaines de kilomètres de large, bordée au nord et au sud par des terres gelées ; et toujours le vent souffle, toujours d'est en ouest. C'est donc l'histoire d'une horde -un groupe d'hommes et de femmes- qui remonte à contre-vent depuis des années, dans l'espoir d'arriver un jour en extrême-amont à la source du vent. C'est la 34ème horde, et il se dit que celle-ci arrivera au bout.
J'aime vraiment la capacité de Damasio à créer son propre vocabulaire, la façon dont le vent et les termes qui le décrivent font penser tantôt à des termes de marine, tantôt à une forme de spiritualité ; la façon dont (au delà de l'artifice de faire figurer leur symbole au début du paragraphe les concernant) chaque membre de la Horde a sa propre façon de s'exprimer, ses propres sentiments. On est vraiment porté par le récit, qu'on ne lâche pas avant d'en avoir fini.
Ce n'est pas un roman sur le vent, ou alors pas seulement. On s'aperçoit très vite que le vent regroupe, dans cet univers, tout un tas d'autres concepts qui découlent de lui, à commencer par le temps. Petit à petit émergent des concepts qui montrent que nous sommes bien dans un roman de SF (à vrai dire : SF ou fantasy ? Damasio crée un univers et un style qui n'est ni l'un ni l'autre et un peu les deux) : il existe des chrones, voire des autochrones, qui sont des vents particuliers, avec des capacités... étranges. Je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher la surprise à ceux qui ne l'auraient pas encore lu.
J'ai découvert en me baladant sur le web au gré des liens suscités par une recherche sur ce thème, qu'un projet global d'adaptation sous forme de jeux vidéo, film et BD et en préparation : http://www.journaldugamer.com/2015/02/19/windwalkers-video-gameplay/ Je ne vous cacherai pas que je suis dubitatif. Et il semble que le kickstarter ait fait un flop.
A propos de la fin : vous vous attendiez à quoi ? ^^
Je la trouve on ne peut plus logique cette fin ; de plus, elle transforme ce roman en épopée absurde et digne de Camus, d'autant plus intéressante que la Horde a quelque chose de rituel, voire de religieux dans sa sélection et sa formation. On parle d'ailleurs de l'initiation des hordiers, ce n'est pas anodin.
J'ai détesté Golgoth. Putain, quel monstrueux connard. Mais j'ai failli chialer quand il meurt. C'est là que l'on voit que Damasio a été très bon, parce que cette ambivalence est celle que doivent ressentir toutes les personnes qui approchent le Goth.
J'ai une question à l'usage de celles et ceux qui ont déjà lu le roman ; je crois avoir relevé une petite incohérence, mais peut-être est-ce moi qui ai mal compris.
Lors du combat entre Silène et Erg Machaon, il est dit que c'est le corroyeur qui tue Silène ; il est présenté comme un être humain, ou en tout cas comme une entité pensante. 2 chapitres plus loin, lors de la traversée de la flaque, quand la horde toute entière doit affronter le corroyeur, il est dit que c'est un autochrone, une entité sans réelle pensée, cherchant juste à se maintenir "vivante" en changeant l'état de la matière qu'elle rencontre.
Quelques liens que je mets de côté :
Oh, et sinon, il semble que le cafard cosmique ait de gros problème :( http://www.cafardcosmique.com/La-horde-du-contrevent-d-Alain
Bon du coup => livre à lire.
EDIT : Lu ! http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?aRbtjA