Pour ceux qui en doutent encore, les Croates, membres de l’Union européenne depuis 2013, ont déjà la possibilité de proposer des RIC. En 2014, 530.000 citoyens, soit 25 % de la population, avaient soumis un référendum d’initiative citoyenne contre la privatisation des autoroutes de leur pays. Verdict ? « La Cour constitutionnelle croate a confirmé que la question posée par les citoyens n’était pas en conformité avec la Constitution, et qu’il n’y aurait donc pas de référendum. » CQFD.
Le RIC, pour rendre la parole et le pouvoir à ceux d'en bas (voire à ceux qui ne sont rien ?) Bullshit.
Dépôts sauvages d'amiante.
J'adore les listes de livres. Même si ça peut être un peu décourageant.
Sur ces 22, je n'en ai lu qu'un seul...
Si vous n'arrivez pas à lancer Trackmania Nations Forever alors que votre fils de 7 ans vous le réclame, cette procédure trouvée sur le forum Steam du jeu pourra peut-être vous aider :
(en tout cas pour nous ça a marché)
- Edit Nadeo.ini -file (this is the default installation path, your game files might be elsewhere.) : C:\Program Files(x86)\Steam\steamapps\common\TrackMania Nations Forever\Nadeo.ini
- Find a row with "Distro=XXXXX". Delete contents after "Distro=" and change it to "Distro=MILIN". Save and close the file.
- Download the update file (it says "United Forever" but it doesn't matter, it works great with TM Nations too) : http://files2.trackmaniaforever.com/TmUnitedForever_Update_2010-03-15_Setup.exe
- Install the patch and point it to your Trackmania Nations Forever folder, for example : C:\Program Files(x86)\Steam\steamapps\common\TrackMania Nations Forever
- That's it! When the installation is finished, you are ready to play the game. Depending on what the problem was, the game should work well now.
SOMA gratuit sur GOG !
Après Le Hobbit il y a quelques jours, c'est aujourd'hui Lego - LSDA qui est gratuit sur Humble Bundle.
EDIT : je ne me souvenais pas que je l'avais acheté puis en avait demandé le remboursement il y a quelques années ! Bien content de m'être fait rembourser du coup :p
J'ai d'abord pensé que cette enseignante avait enfreint le devoir de réserve -et c'est sûrement ce qui va lui être reproché- mais je vous laisse juger de la virulence du texte :
« Le grand chef blanc, écrivait-elle, a parlé treize minutes pour apaiser le ressentiment de millions d’indiens. Le grand chef blanc, au début de sa palabre, a prévenu que si les millions d’indiens continuaient de lui courir sur le calumet, il allait être intraitable pour rétablir l’ordre. Il en va de l’autorité du grand tipi de l’Élysée. Le grand chef blanc accorde une part de bison fumé supplémentaire pour les fêtes et chaque mois, les vieux indiens recevront une galette de maïs et une bouteille d’eau de feu ». Et plus loin, « Emmanuel Macron pendant treize minutes a montré son vrai visage, mains sur la table, yeux rivés au prompteur avec l’empathie du dompteur pour le lion. Saute dans le cerceau, français en gilet jaune ou pas, et ferme ta gueule.»
Un nouveau site à suivre du coup : https://dijoncter.info/
EDIT : un extrait du commentaire envoyé à l'Huma par Sophie Carrouge, la professeure en question :
audace suprême, j’ai cité ma fonction, enseignante, et le nom de mon lycée. Pour cette raison et d’autres peut-être, me voilà convoquée au rectorat de mon académie par le service des ressources humaines et je suppose que je devrais rendre des comptes à ma hiérarchie sur le « droit de réserve » aussi insaisissable que l’Arlésienne mais que j’ai apparemment bafoué. Et cela, c’est grave, plus grave que les violences policières contre nos élèves, plus qu’une réforme du lycée qui réinvente la lutte des classes, plus qu’un monde qui ressemble à une dystopie de roman d’anticipation des années 50. L’Education nationale a le sens des priorités. S’en prendre à une enseignante qui depuis 30 ans fait son travail et le fait correctement est une urgence beaucoup plus urgente que de proposer une réforme qui corrigerait les inégalités sociales et ne serait pas une machine à broyer les cerveaux et les cœurs.
EDIT du 21/12 : épilogue sans surprise : rappel au devoir de réserve
https://www.francetvinfo.fr/politique/une-professeure-de-dijon-convoquee-par-son-rectorat-apres-avoir-critique-emmanuelmacron_3109737.html
Un homme participant au mouvement des « gilets jaunes », âgé de 61 ans, est mort jeudi 20 décembre au matin près d’Agen (Lot-et-Garonne), renversé par un poids lourd lors d’un rassemblement non loin de l’accès à l’autoroute 62, a appris l’Agence France-Presse auprès de la police et de la préfecture. Il s’agit de la neuvième victime depuis le début du mouvement, à la mi-novembre.
Cela va peut-être vous surprendre, mais j'ai pour ma part à trouver ceci très révélateur : je n'avais même pas entendu parler des 8 morts précédents... Ah ça, on a entendu parler de la "violence" des GJ. Mais des morts, pas.
Une écrasante majorité d’entre eux expriment une grande hostilité à l’égard du mode de vie de cette famille, installée dans l’Yonne. Tout leur est reproché : le fait qu’ils aient quatre enfants à 26 ans, qu’ils touchent 914 euros d’allocations familiales, que la mère ne travaille pas – même si c’est pour éviter des frais de garde trop élevés –, le montant de leurs forfaits téléphoniques, le fait qu’ils aillent au McDo, qu’ils achètent des vêtements de marque à leurs enfants, et même qu’ils aient un chien.
Plop ! On arrête tout, et on va relire ce très intéressant article sur Une heure de peine, expliquant pourquoi l'argent des pauvres est beaucoup plus polémique que l'argent des riches.
Où l'on découvre que Rémy Buisine, qui s'était fait connaître lors de Nuit debout, travaille désormais chez Brut.
La photographe Romy Alizée a vu son compte Instagram fermé après la publication d'une photo. Elle s'insurge contre la politique de contrôle des plateformes qui vise avant tout le corps des femmes.
Encore une. Alors oui, on ne peut que être d'accord avec son combat, mais ne se trompe t-elle pas de moyens ? Plutôt que de vouloir à tout prix publier tout ce qu'on veut sur Facebook, Instagram et tutti quanti, pourquoi ne pas comprendre une bonne fois pour toute que ces mastodontes ne plieront jamais, ou alors seulement lorsque leur nombre d'abonnés passera en-dessous d'un seuil critique ?
Vous voulez être libres ? Quittez Facebook !
S’inquiéter de la présence de l’extrême droite dans le mouvement des gilets jaunes entraîne inévitablement un certain nombre de critiques : ce serait une façon de dénigrer un mouvement populaire, voire le reflet d’un mépris de classe qui voudrait que les gilets jaunes soient forcément des racistes prêts à suivre le premier facho venu. Il est donc nécessaire de rappeler que nous, antifascistes anticapitalistes, sommes capables de faire la part des choses, et de proposer, comme n’importe qui, des analyses de ce mouvement sous un angle particulier, celui de la lutte contre l’extrême droite, sans qu’elles soient simplistes, réductrices ou moralisatrices.
Si nous pensons qu’il est plus que nécessaire de rappeler le rôle nuisible de l’extrême droite dans un mouvement de ce type, c’est parce que justement nous pensons que tout n’est pas joué. Pour construire quelque chose au-delà de la colère, les gilets jaunes vont devoir se rassembler autour d’un certain nombre de valeurs : et c’est là que non seulement nous ne croyons plus au mariage de la carpe et du lapin, mais que la question de la pénétration des idées d’extrême droite est cruciale. Car il est malheureusement à craindre qu’une colère légitime qui ne s’affirmerait pas dans la défense d’une société égalitaire et ouverte, débouche finalement sur un durcissement du régime et de ses institutions, avec en prime un détournement du ressentiment populaire en direction des populations les plus fragiles, migrant.es en tête.
via Riff
Il y aurait, dès l'origine, deux "catégories" de gilets jaunes :
D’une part, on entend des gilets jaunes qui réclament plus de justice sociale, qui dénoncent l’exploitation, la misère, qui parlent de bien commun, de défense des services publics, d’environnement même, et qui le revendiquent pour toutes et tous, quelque soit leur origine. Ce sont pour l’essentiel des travailleurs pauvres, de petits employés, des ouvriers. Ces gilets jaunes sont souvent rejoints par des syndicalistes, des militant.es de la gauche anticapitaliste ; la brochure de Syllepses a publié leurs nombreux appels et textes de revendication. Ce sont celles et ceux qui, à Paris, se sont retrouvé.es nassé.es à Saint-Lazare hier…
Mais, d’autre part, il y a les gilets jaunes qui, avant toute chose, se plaignent de la « pression fiscale » exercée sur les artisans, les petits commerçants, les petits patrons, qui revendiquent de pouvoir “jouir du fruit de leur travail » en toute liberté, qui réclament la mise en place de référendums d’initiative citoyenne, tout en revendiquant leur « apolitisme »… Ce sont ces gilets jaunes qui dominent sur les réseaux sociaux, qui sont invités à la télé. Ce sont les gilets jaunes qui se sont, en masse, rassemblés à Opéra, pour écouter une allocution de leurs représentants, Priscilla Ludosky, qui est à l’origine de la première pétition contre la hausse du prix des carburants, et Maxime Nicolle, alias Fly Rider, un youtubeur populaire qui ne répugne pas au complotisme.
... qui se retrouvent dans la même détestation du pouvoir en place et sont soumis à la même répression policière.
L'extrême-droite tente d'être présdente mais est plutôt balkanisée en tant que mouvement :
Pour reprendre une analyse développée dans un texte publié sur Lundi matin (https://lundi.am/Maidan-1667) il y a quelques jours, et qui faisait le parallèle entre la situation actuelle en France et les rassemblements de Maïdan en Ukraine en 2014, nous sommes conscients que « la présence de l’extrême droite [dans la rue] ne signifie pas son hégémonie. » Autrement dit, pour que les choses soient tout à fait clair, nous ne pensons pas, et n’avons jamais pensé, que l’extrême droite était à la manœuvre dans ce mouvement, que les gilets jaunes étaient manipulés par des formations nationalistes. Mais ce n’est pas non plus par hasard si des groupes et des personnalités d’extrême droite s’y sont dès le départ associés, contrairement, par exemple, au mouvement contre la loi Travail en 2016-2017.
... mais elle serait surtout présente "dans les têtes" :
Malgré tout, les idées qui traversent ce mouvement n’invitent pas à beaucoup d’optimisme sur ce qui pourrait en sortir. L’extrême droite, elle aussi, sent bien que le mouvement des gilets jaunes, de par ses origines et sa nature, lui offre de nombreuses opportunités. Et c’est bien le problème…
[...]
C’est donc sans surprise qu’on voit ressurgir des personnalités comme Étienne Chouard, qui refuse de reconnaitre le danger que représente l’extrême droite parce que cela rentre en contradiction avec son projet de démocratie intégrale. De même, présenter le référendum d’initiative citoyenne (RIC) comme la solution miracle à tous les problèmes est en soi un problème.
[...]
Si les valeurs portées par le mouvement des gilets jaunes étaient clairement l’égalité et la solidarité, le rejet des migrants ne pourrait plus fonctionner. Or, cette semaine, la cyber-mobilisation d’une grande partie des gilets jaunes sur les réseaux sociaux autour « du pacte de Marrakech » a mis en lumière une vision complotiste de ce pacte « secret » et une perception de la présence des migrants comme un coût pour la société, un impôt supplémentaire.
Nous l’écrivions il y a quelques jours dans un texte qui a tourné: le RIC est une porte de sortie pour le pouvoir. Aujourd’hui, cette affirmation se vérifie. Les médias nous font bouffer du RIC matin, midi et soir. Pour autant, et en réalité nous le savons tous, rentrer chez nous avec le RIC, c’est retourner au chagrin, sans rien de plus dans le frigo. Mais alors, que faire? Que proposer, vers où aller?
[...]
Le RIC est alors apparu, comme un moyen de s’épargner la révolution, plébiscité par nombres de gilets jaunes. Et sur le papier, on comprend cet enthousiasme. Un moyen de reprendre le contrôle à la base, sans risquer les coups de matraques, la répression. Le problème, c’est que les mêmes conditions qui font que nous n’avons rien obtenu jusqu’à présent conduisent aussi à penser que le RIC ne changerait rien: la classe possédante est prête à tout pour conserver son pouvoir social.
J'ai cité Chouard dans mon discours sur le RIC hier. Parce que, objectivement, quel nom revient sur les ronds-points: le sien. Parce que, avec honnêteté, il faut dire que sur ce Ric, avec foi, il a battu la campagne et les estrades depuis une décennie.
Quand François Ruffin défend les rouges-bruns pour se mettre les (gilets) jaunes dans la poche, ça fait pas un joli mélange de couleurs.
Et le "référendum d'initiative citoyenne", c'est une grosse connerie
Pourtant, comme le rappelle le site 19h17.info, les référendums sont avant tout le terrain de jeu des politiciens, même quand ils sont « d’initiative citoyenne » :
"Qui a les moyens de faire des campagnes électorales ? Qui peut débourser des millions pour tout cela ? A une heure ou l’argent n’a jamais été aussi important dans le processus de réunions des suffrages, ou ce sont des milliardaires qui gagnent les élections, qui peut croire qu’une campagne électorale est le lieu ou les exploités, les galériens vont se faire entendre ?"
Opinion impopulaire : l'extrême-droite, ou bien noyaute les gilets jaunes, ou bien est la formation politique qui en tirera le plus de bénéfices.
Oui c'est triste.
EDIT : sur Ruffin, voir ce shaare de Riff : https://www.seven-ash-street.fr/links/?rl1_GA
TIL : "dogwhistling"