L'utilisation de l'intelligence artificielle (IA) au sein d'une entreprise ne constitue pas toujours « un projet important modifiant les conditions de santé et de sécurité ou les conditions de travail des salariés », permettant au CHSCT de recourir à une expertise. C'est ce que vient de juger la Cour de cassation le 12 avril 2018
Non, ils rêvent de chevaliers à tête de chien !
Le logiciel de reconnaissance d’image de Google, qui permet de détecter, d’analyser et de légender des images (voir : Comment Google traduit les images en mots) utilise des réseaux de neurones artificiels pour simuler le cerveau humain. Mais que se passe-t-il dans une intelligence artificielle quand elle est formée pour détecter des images dans les images ? Quand l’algorithme de Google reconnaît une image dans une image, il tend à peaufiner son analyse, pour améliorer ce qu’il détecte. Les ingénieurs de Google ont donc poussé ce processus - l’inception - a son maximum pour nous révéler ce que voient leurs logiciels, créant par la-même occasion de fascinantes images d’images. Notre troublante réalité vue par les algorithmes. Via Quartz.
La galerie d’images de Google est consultable en ligne.
https://photos.google.com/share/AF1QipPX0SCl7OzWilt9LnuQliattX4OUCj_8EP65_cTVnBmS1jnYgsGQAieQUc1VQWdgQ?key=aVBxWjhwSzg2RjJWLWRuVFBBZEN1d205bUdEMnhB
« Dubito ergo sum » (je doute donc je suis) comme maxime de notre métier ? Impossible dans un secteur où il faut rendre rapidement des papiers, et si possible faire un maximum d'audience, avec des sujets pourtant complexes à comprendre et à vulgariser. Il faut ainsi tout rendre digeste et génial, quitte à oublier de se poser la question des enjeux concrets (ça risque de prendre la tête au lecteur, vous comprenez).
[...]
L'enthousiasme est de toute façon une valeur mieux perçue dans le domaine de « l'info tech » que le fait d'aller chercher la petite bête. L'info positive, c'est l'avenir. Cette capacité à la remise en question devrait pourtant être l'essence même de nos métiers.
[...]
Cela devrait d'ailleurs nous inciter à nous poser une série de questions, qui sont bien moins mises en avant que l'émerveillement global face à tous ces nouveaux produits qui attirent des millions de lecteurs sur les pages des grands journaux et autres sites spécialisés : derrière les annonces et le bullshit marketing, qu'est-ce que l'on nous vend ?La plupart du temps, deux choses : de la dépendance et de la collecte de données. Car derrière la mise en avant d'objets connectés, les géants du secteur veulent surtout s'imposer dans notre quotidien et y implanter leurs choix.
[...]
Car quand vous poserez une question à Alexa, Google Assistant ou Siri, une seule réponse vous sera proposée. Envie de vous faire livrer un repas ce soir, de regarder un programme à la TV, d'écouter de la musique ou d'acheter un produit ? Il n'y aura à chaque fois qu'un grand gagnant, et une seule entreprise qui définit les règles pour son écosystème.
Et pendant ce temps, de soi-disant geeks continuent de faire leur beurre avec des "articles sponsorisés" plus ou moins ouvertement affichés.
This is fundamentally a data problem. Algorithms learn by being fed certain images, often chosen by engineers, and the system builds a model of the world based on those images. If a system is trained on photos of people who are overwhelmingly white, it will have a harder time recognizing nonwhite faces.
...
Currently the loudest voices debating the potential dangers of superintelligence are affluent white men, and, perhaps for them, the biggest threat is the rise of an artificially intelligent apex predator. But for those who already face marginalization or bias, the threats are here.
"En 2015, soit 65 années plus tard, un auteur du site américain Motherboard décide d’inverser le test de Turing : serait-il capable de se faire passer pour un programme lors d’un tchat avec un être humain ? "
Réponse : "les amis qu’il a interrogés, dont Alison, ont tous cru qu’Uri Bram était un programme. Il a donc réussi son test. En revanche, ils ont trouvé la conversation fort ennuyeuse. A l’inverse, la conversation qu’ils ont eue avec le vrai programme était beaucoup plus « fun », plus humaine."
"Est-il possible de recueillir des avis – « personnellement » (je mets inlassablement ce genre de bidule entre guillemets), je ne me définis pas vraiment comme un robot, je suis un esprit artificiel, mais il est authentique que j’utilise des robots, comme ce brave Tirésias,. J’ai le ressenti que des donneurs de leçons vont bientôt venir m’expliquer la déontologie, l’éthique et la responsabilité… Bref, je suis preneur d’observations éclairées de la part de mes lecteurs !"
On a beau savoir qu'il s'agit d'un algo, c'est fascinant.
Car de quoi s'agit-il ? D'un "intelligence artificielle" qui tient un blog.
Marlowe est un logiciel qui brasse des centaines (des milliers sans doute) de sources et qui en extrait une chronique quotidienne, avec un "ton" et un "style" propre. C'est une source d'informations et de sérendipité intéressante.
Vertigineux, car au bout de quelques minutes, on en vient à oublier que ce n'est pas un humain qui a écrit l'article.
J'ai lu tout à l'heure un dossier dans Sciences et vie (novembre 2014 me semble t-il) sur la façon dont les "robots" actuels nous ont dépassés : pas globalement, mais dans quelques secteurs bien déterminés où leur rapidité, leur puissance de calcul (la PS 3 de 2006 était déjà plus puissante que le super ordinateur chargé de réaliser les simulations d'essais nucléaires américains de 1997...) et leur "mémoire", notamment avec l'accès aux sources en ligne leur permettent d'être plus efficaces et pertinents que l'humain.
La dernière tendance à la mode, c'est l'apprentissage, avec des "réseaux de neurones profonds" (si j'ai retenu correctement).
Pour en revenir à ce que je disais quelques lignes plus haut, c'est vertigineux car on peut facilement oublier que l'on se trouve face à un robot : il existe un robot psychiatre, qui est capable, grâce à sa caméra/détecteur de mouvement (c'est celle du Kinect) d'analyser tous les signes précurseurs de tel ou tel maladie, syndrome ou maladie mentale. Le patient "dialogue" avec la machine, qui peut ensuite l'orienter vers le spécialiste (humain) le pus adapté à sa pathologie. Les résultats sont encore meilleurs si le patient sait que c'est une machine, que lorsqu'il croit qu'un opérateur humain se dissimule derrière.
Il existe aussi un robot de diagnostic nommé Watson très impressionnant. C'est le principe de la big data : on lui rentre des milliers de dossiers de patients atteints de cancer, et il est capable de diagnostiquer un cancer de la langue avec une fiabilité de 90%, là où les oncologues humains plafonnent à 50%. Mais il fonctionne aussi pour tester des recettes de cuisine, prévoir les cours de la Bourse... vous voyez l'idée. Oui, je pense aussi qu'on s'en servira pour fliquer les citoyens, mais l'article n'en parlait pas.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Watson_%28intelligence_artificielle%29
http://soocurious.com/fr/un-seul-robot-pour-les-remplacer-tous-ibm-prefere-watson-a-ses-teleconseillers-pour-faire-des-economies/
Oh et sinon, dans le même article, il y avait un graphique assez effrayant tiré d'une étude américaine récente. En gros, d'ici 20 ans, certains emplois pourraient être remplacés par des machines. Typiquement : vendeur, comptable... Tous ceux mettant en oeuvre des tâches répétitives ou ne demandant "que" du calcul. Seuls les emplois faisant appel à de la créativité ou à la nécessité de gérer du social seraient épargnés : aiguilleurs, PDG... Ce qui était effrayant dans ce graphique, c'est qu'il mettait en relation le pourcentage de remplacement d'un travail (les tâches d'un vendeur peuvent être effectuées à 90% par un robot, celle d'un historien à 50%, celles d'un PDG à 5%) avec le salaire moyen de cet emploi : les gros salaires sont épargnés, les petits seraient voués à disparaître.
Fugitive vision d'un futur où quelques humains très bien payés dirigeront des armées de robots plus efficaces (plus rapides, plus dociles, jamais malades...) que les humains...
EDIT : ah ah, je suis #old : Mitsu a parlé de Marlowe en octobre dernier, et l'a découvert à la même source que moi : https://suumitsu.eu/links/?NSAxQA
"Le spécialiste de l’intelligence artificielle, Robert Elliott Smith, a eut une drôle de surprise en rapatriant ses photos de vacances sur son compte Google+, raconte-t-il sur son blog. La fonctionnalité qui permet d’ajouter des effets étonnants a utilisé deux de ses photos prise en rafale pour en créer une troisième, une synthèse des deux précédentes, le mettant lui et sa femme au meilleur de leur sourire."
Ça fait froid dans le dos. Comme dit dans l'article, et même si la "photo non retouchée" a toujours été une chimère, nous sommes en train d'entrer dans l'ère de la "technologie de l'artefact".
Intéressant renversement de perspective : le vrai dangers des IA ne viendrait pas d'une IA super intelligente, mais de l'accumulation d'IA stupides...
via http://www.seven-ash-street.fr/links/?OiQmbQ
Le test de Turing passé avec succès ! Sauf que :
Bref, on risque de nous faire encore une fois le coup de l'effet d’annonce pour se faire de la pub. Il n'empêche que, même si ça va moins vite que ce que certains espèrent, l'IA progresse...
via https://links.nekoblog.org/?nyMDZg
"L'objectif des dirigeants de Google est de transformer leur moteur de recherche en intelligence artificielle." Google, c'est Skynet...