Le bilan de 7 ans de macronisme.
Une semaine après avoir dressé une liste de 98 avocats à tuer, le site d'extrême droite Réseau Libre récidive dans un billet publié lundi 8 juillet et désigne cinq nouvelles cibles : quatre personnalités politiques de gauche, Alexis Corbière, Manuel Bompard, Ian Brossat, Rachel Keke, et Yassine Bouzrou, un avocat engagé contre les violences policières.
RSF victime d'une campagne de désinformation (avec faux sites, etc) émanant directement de sbires à la solde Bolloré. Ce type est de plus en plus terrifiant.
via des shaarlistes
Un très bon test de l'excellent jeu Citizen sleeper.
Que ce soit via des images fixes ou des vidéos, les contenus ainsi générés ont tous servi à la promotion d’idées anti-Union européenne et anti-immigration.
Surtout, aucune des images répertoriées par AI Forensics n’était ouvertement signalée comme générée par IA par les partis en question (Le Monde relève de son côté la diffusion d’une vidéo pour laquelle Eric Zemmour précisait « c’est la première vidéo politique française entièrement réalisée avec l’IA »).
De même, contrairement à leurs conditions d’utilisation, aucune des plateformes sur lesquelles ces contenus ont été publiés n’ont su ajouter les étiquetages « généré par IA » théoriquement prévus.
via Seb
La journaliste et essayiste Caroline Fourest, ainsi que le médecin et animateur de télévision Michel Cymes, sont également aussi promus au rang de chevalier, tout comme les résistants Suzette Champavier, Léon Roux et René Brunet.
La gerbe.
Les graphismes de ouf du nouveau Kerbal Space Program :O
En vrai, c'est un peu triste parce que :
Bon, on parlait d'Ariane 6 à la base : ça, c'est chouette quand même.
Bonne nouvelle : je ne suis pas si vieux que ça, j'ignorais qu'il y avait eu plusieurs génériques pour Goldorak. Je ne connaissais que le plus récent, celui de Bernard Minet.
Je n'ai pas cherché ça par hasard, c'est juste parce que je viens de lire une plutôt chouette BD récente, où des auteurs de ma génération (à peu près) ont repris Goldorak pour en faire une histoire qui raconte ce qu'il se passe après que Actarus et Goldorak ont quitté la Terre à la fin de la série. Spoil : c'est pas joyeux ^^
Hey les vieilles et les vieux ?
Vous voulez pleurer toutes les larmes de votre corps ?
Voici un post Reddit, sur le sub consacré à CyberPunk2077, où OP demande si la voiture qui parle que l'on voit dans la vidéo, c'est (je retranscris l'idée) pour faire comme Delamain (Delamain c'est une voiture pilotée par une IA dans le jeu).
C'est Kitt. De K2000 (Nightrider en VO).
Ce. Putain. De. Coup. De. Vieux.
Un lien pour les jeunots : https://www.youtube.com/watch?v=oNyXYPhnUIs
Vous n'allez tout de même pas nous faire croire que vous avez attendu juillet 2024 pour vous rendre compte qu'Alliance, le principal syndicat de la police, était un nid de fachos ?
Sur la place de la République bondée, un nouveau chant démarre : «Hanouna, casse toi !» Toute la place le reprend en chœur. Pourquoi ? Le présentateur de Touche pas à mon poste avait déclaré après la dissolution : «Je quitte la France si le Nouveau front populaire gagne».
Voyons si ce monsieur est un homme de parole.
Il va peut-être aller dans son pays, le Bolloristan ?
(spoiler : bien sûr que non)
Je pose ça là.
Rhâââ. Le joueur du grenier vient de me donner envie de me remettre à Baldur'S Gate 3 après un vrai-faux sevrage (bon, je vais finir Citizen sleeper avant quand même).
Pour résumer sa thèse : BG3 est un "vrai" RPG avec un maître de jeu et, contrairement à une partie de jeu de rôle sur table, le maître de jeu peut t'obliger à respecter les conséquences de tes actes. Tu parles mal à la reine des Githyanki ? T'es mort.
Et la fin, si elle tient compte des choix du joueur, n'est pas "un envol de colombes avec des feux d'artifice", on voit quand même "qu'il reste des boyaux sur les murs" (ce monsieur a le sens de la formule).
Des moddeurs passionnés par Bethesda nourrissent l’ambition d’intégrer les jeux Skyrim, Oblivion et Morrowind dans Starfield.
What. The. Fuck ?
Vous êtes mignons, mais vous ne ferez pas de Starfield un bon jeu en y intégrant vos vieux jeux préférés, c'est pas comme ça que ça marche XD
Ah, me voilà rassuré, il y a des japonais aussi crétins et racistes que le premier facho européen venu, qui sont, eux aussi, dérangés par la présence d'un personnage noir dans un fucking jeu vidéo qui a pour seul point commun avec eux de se dérouler dans un Japon fictionnel.
Aujourd’hui, en tant qu’historienne et conseillère scientifique pour le musée de la résistance du Mont-Mouchet en Haute-Loire, elle estime que le devoir de mémoire a quelque part failli. Elle explique : “À Oradour-sur-Glane, l’extrême droite a récolté plus de 40% des voix. En tant qu’historienne, j’ai l’impression que nous sommes dans une amnésie collective. Quand vous voulez alerter, vous passez pour un trouble-fête. On met sous le tapis ce qui dérange. Et à force de mettre sous le tapis cela, un beau jour la poussière sort et vous étouffe”.
Elle poursuit : “La France de Pétain, c’était il y a 80 ans. C’est une absence de culture historique dont nous sommes peut-être collectivement responsables. Cette Histoire ne parle plus aux gens. On a beau faire des documentaires pour expliquer que des partis politiques ont emmené des gens dans des camps de concentration, tout cela ne parle plus. L’Histoire devient un grand spectacle. La commémoration du Débarquement est devenue un grand spectacle festif. Les 80 ans de la Libération sont devenus un carnaval déguisé où l’on joue à la guéguerre. Par conséquent, il y a une banalisation de tout cela”.
Je crois que nous n’avons pas le choix. J’ai l’absolue certitude qu’indépendamment de toute forme de circonstance politique, nous allons vers des formes d’effondrements et de drames, climatiques notamment. Mais j’ai une autre absolue certitude : c’est que les circonstances politiques sont d’importance capitale dans la temporalité de ces fracas, car elles et elles seules peuvent les ralentir ou les précipiter ; et que les circonstances politiques sont aussi d’importance capitale dans les réparations de dégâts qui sont irrémédiables, parce qu’elles et elles seules les rendront soit possibles soit impossibles. Le monde que nous avons construit, laissé, bâti, démoli, légué, régulé, dérégulé, est un monde dans lequel il n’est plus que deux scénarios possibles : soit la rivalité des égoïsmes, soit la trivialité des humanismes.
Des pans entiers de la planète suffoquent à plus de 50 degrés, d’autres régions brûlent entièrement à feu continu pendant des semaines et des mois, des pays basculent dans des formes de brutalité et de violence qui seraient inédites si elles ne rappelaient pas des jours sombres. Trump, Bolsonaro, Milei, des députés qui il y a quelques jours en Italie en viennent aux mains, partout des partis d’extrême-droite qui s’installent, des manifestations néo-fascistes en plein Paris, des ratonnades à Lyon, des chasseurs de nazis, descendants de déportés, qui appellent à voter pour un parti créé par des Waffen-SS en le qualifiant de “pro-juif”. Les plus grandes et les plus peuplées des nations, la Chine, l’Inde, la Russie, aux mains de nationalistes fous. La guerre en Europe qui revient, Viktor Orban à la présidence de l’UE, et peut-être dimanche, une extrême-droite au pouvoir, en France. La politique ne peut pas tout, mais elle n’est pas là pour rien.
Au plus profond de ce vote RN qui est désormais un vote d’adhésion au moins autant que de rejet, et qui touche absolument toutes les générations et toutes les catégories socio-professionnelles en l’emportant dans la plupart des cas, il y a ces mots morts.
Les mots morts de la vingtaine de 49.3 qui taisent tout débat ou tout vote ;
les mots morts de politiques publiques que l’on annonce sociales et qui accablent toujours les plus faibles, des retraites à l’assurance chômage ;
les mots morts adressés à une jeunesse qui n’emmerde plus complètement le Rassemblement National parce qu’on ne lui propose que la pantomime du SNU comme engagement, que le déterminisme algorithme de Parcoursup comme horizon, et que la possibilité de faire la queue dans des distributions alimentaires comme projet de vie ;
les mots morts et décomposés de discours politiques qui n’ont de sincère que la fatuité ou l’égo de celles et ceux qui les prononcent ;
les mots morts du refus de nommer les choses pour ce qu’elles sont, des violences policières d’hier au génocide en cours à Gaza aujourd’hui ;
les mots morts des cahiers de doléances d’après le mouvement des Gilets Jaunes ;
les mots morts du néo-management des hôpitaux, des universités, et d’à peu près tout ce que le pays compte de services publics ;
les mots morts d’un cadre législatif plaçant les libertés publiques en soins palliatifs et laissant entrevoir les pires des dérives pour celles et ceux des nouveaux élu.e.s qui voudront y porter l’estocade.
Après les mots morts viennent les mots noirs. Ceux de partis et d’alliances qui, dans les pays où ils sont au pouvoir ou dans lesquels ils le partagent, font systématiquement reculer l’ensemble des droits et des libertés.