Je me renote le lien ici : https://reflexiums.blogspot.com/2012/08/les-symptomes-dun-etat-fasciste.html
En dehors de ces accusations ridicules d'«Islamo-gauchisme» à l’université, force est de constater qu'historiquement la mise en place de régimes dictatoriaux a toujours débuté par la répression des étudiants et professeurs d'enseignement supérieur sous accusation de troubles à l'ordre public ou de fomenter des "attaques contre l'état".
On est très exactement dans ce genre d'accusation de la part du gouvernement. Un des signes supplémentaires, n'est-ce pas ? On coche le point 11 dans cette page
Alors c'est... inquiétant, parce que j'ai lu ceci ce matin :
L’extrême-droite n’a pas la science comme valeur. Bien au contraire. Par conséquent, leur montrer qu’ils ont scientifiquement tort n’a aucun impact sur eux.
Sinon, plus personne ne serait d’extrême-droite puisque toutes leurs thèses ont été invalidées par les sciences sociales.
C’est d’ailleurs pour ça qu’ils sont aussi virulents envers les universitaires.
Source : Il ne faut jamais débattre avec l'extrême-droite
Le rapprochement des ces deux paragraphes, tiré pour l'un d'un texte sur les caractéristiques d'un état fasciste, pour l'autre d'un texte sur le comportement de l'extrême-droite (et pourquoi il ne faut pas débattre avec ces gens là) est inquiétant, je ne trouve pas d'autres mots.
Au cœur de la tourmente pour avoir demandé une enquête sur « l’islamo-gauchisme » à l’université, la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, souhaite « qu’on relève le débat ».
Je prends 8 jours de vacances, et ça y est, c'est le bordel ?
Non. C'est juste le glissement vers l'extrême-droite qui s'accélère.
An Alabama man allegedly parked a pickup truck packed with 11 homemade bombs, an assault rifle and a handgun two blocks from the US Capitol building on Wednesday for hours before authorities ever noticed, according to federal prosecutors.
Je crois qu'on peut raisonnablement dire qu'on a échappé au pire.
Albin Wagener
@albinwagener
En réponse à
@gunthert
Encore une fois, je suis convaincu que s'il ne s'agissait pas d'hommes blancs, on en parlerait autrement.
La montée du terrorisme d'extrême-droite, adossée au mythe collapsologique, aux violences féminicides et au racisme. Mais bon, c'est ailleurs hein, pas en France.
La dérive vers l'extrême-droite de Franck Lepage.
C'est consternant.
Cette pandémie aura au moins eu cet effet bénéfique d'avoir fait tomber pas mal de masques.
Encore une démonstration qui illustre assez opportunément, aujourd’hui, que la lutte contre les « séparatismes » devrait s’écrire au singulier, tant elle ne concerne visiblement pas tout le monde… D’ailleurs, la presse, à l’international, et jusqu’à l’Onu, ne s’y sont pas trompés… je dis ça, je dis tout des guerres qui viennent, de tous contre tous, dont le macronisme est le creuset évident… On voit bien en effet qui sont bien davantage leurs ennemis que ces gens là, dont on ne cesse pourtant de souligner par les faits et les actes la grande dangerosité, et la particulière toxicité pour notre société.
A lire. Glaçant.
Plusieurs des tueurs ayant commis des massacres de masse ces dernières années se revendiquent explicitement du Moyen Âge. Les journaux en ont beaucoup parlé dans le monde anglosaxon, et les médiévistes anglosaxons commencent à se saisir du phénomène (voir les articles indiqués à la fin de celui-ci). C’est beaucoup moins vrai en France. Il y a pourtant quelque chose qui se joue dans cette utilisation-là du Moyen Âge, quelque chose qui demande à être compris, pour pouvoir, peut-être, être conjuré. Comment comprendre que la période médiévale fascine autant certains tueurs contemporains ?
L’enseigne de sport Decathlon a retiré ses publicités de la chaîne de télévision CNews, objet de critiques pour ses débats clivants et les interventions d’Éric Zemmour, ce qui entraînait samedi 21 novembre de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et des prises de position politiques.
Selon la branche française de Sleeping Giants, collectif citoyen né aux États-Unis qui lutte contre le financement du discours de haine, Decathlon avait décidé jeudi de retirer ses publicités parce que “l’orientation délétère de CNews ne peut plus être ignorée”.
[...]
de nombreux élus de droite ou d’extrême droite ont en réponse appeler à “boycotter” l’une des marques préférées des Français.
Allez, on recopie leurs noms, ils sont dans l'article de toute façon :
via Seb
Entre le rire et les larmes. Je crois que je vais m'auto-exiler à Kerguelen (vous trouverez *Marcher à Kerguelen" dans toutes vos bonnes bibliothèques illégales) pour échapper à toute cette merde.
Je ne sais plus si je l'ai déjà écrit ou juste pensé très fort : MLP a déjà gagné. Elle peut être élue, ou pas, ce sera encore moins visible qu'un changement sémantique. Ce pays est foutu.
Alors, Bigard a-t-il fait son coming out ? Pas vraiment. S’il partage clairement avec la fine équipe de TV Libertés un sexisme éculé et un certain conformisme réactionnaire, en particulier sur la question de la liberté d’expression, il semble trop préoccupé par sa petite personne pour s’inscrire dans un projet politique. Il savait probablement où il mettait les pieds, mais il y a fort à parier qu’il s’en foute, tout simplement. Pourtant, quand on veut faire de la politique, il faut adopter des idées, et choisir un camp : il est alors affligeant de constater que Bigard semble à l’aise dans celui des Bild et consorts…
Mais l’inverse est-il vrai ? Du côté de Gauthier, on feint de s’extasier devant Bigard, mais sur son site Boulevard Voltaire, on taxe l’humoriste de « crétinerie vulgaire et racoleuse d’un “populisme” de bas étage » (28/05/2020). Et on imagine mal un catho tradi comme Bergeron et ou un royaliste coincé comme Ménard se taper les cuisses en écoutant le “lâcher de salopes” (un des succès de Bigard), mais il ne faut jurer de rien.
Ce que la présence de Bigard sur TV Libertés révèle vraiment, c’est à quel point l’extrême droite désespère d’attirer à elle des personnalités susceptibles de la sortir de son ghetto culturel, et à quel point elle est prête pour cela à bien des renoncements.
Je n'avais plus aucune estime pour Bigard, mais là il gagne des points négatifs. Chapeau l'artiste, et surtout, ferme ta gueule, on en peut plus.
Grâce aux partisans de l’économie de l’offre et aux adorateurs de Milton Friedman, qui ont dicté la politique fiscale américaine depuis quarante ans, nous vivons désormais dans une version high-tech du capitalisme du XIXe siècle… alimentée par un puissant sous-texte de darwinisme social. Dans quelque temps, quand nous serons tous poussière, je ne serais pas surpris que les historiens du futur écrivent : « Lorsqu’une menace virale invisible déferla sur le pays au début de l’année 2020, elle montra avec une clarté impitoyable à quel point le rêve américain autrefois tant vanté était devenu moribond.
En changeant à peine quelques mots, ce texte est tout aussi valable pour la France.
Les médias généralistes ne font que reprendre ce format mis au point par l’extrême droite, avec du contenu mis au point par l’extrême droite. Les médias ne sont en rien les initiateurs du problème : ce sont des suiveurs. Ils reprennent ce qui marche sur le net depuis des années.
Une proposition politique : éviter de partager ces formats. Si l’on veut quand même commenter, le faire sans partager la vidéo en question donc sans donner du fric aux annonceurs. Résister à ce qui vient susciter l’émotion et/ou l’adhésion d’emblée : c’est le propre de ce format.
Les acteurs de propagande l’ont très bien compris : on se comporte face à des déclarations d’extrême droite en vidéo comme face à de la télé-réalité. On commente comme si on avait affaire au clash entre Amélie des Anges et Kevin des Marseillais. Même nature, même réactions.
via Riff
De l'intimidation, puis de la violence, le tout sous le regard indifférent de l'assistance.
[...]
Sur les images diffusées lundi lors de l'émission, on aperçoit deux hommes vêtus de gilets jaunes s'en prendre à l'équipe de l'émission de TMC. L'un tente d'intimider une journaliste pour l'empêcher d'interroger des manifestants, tandis qu'un autre pose sa main sur la caméra d'un reporter pour la secouer et le dissuader de filmer la scène. Le premier saisit ensuite la perche du preneur de son, avant de la briser sous les rires d'une partie de l'assistance. La scène devient ensuite confuse, alors que des insultes homophobes fusent.
Il y a longtemps que je le sais, mais répétons le encore une fois : ce pays est mûr pour une dictature fasciste.
"Vive le IIIe Reich" ; "Heil Hitler hihi". Un jeune policier, choqué de lire ces inscriptions en page d'accueil de l'ordinateur du service ou encore sur la façade de l'iPhone du délégué syndical Unité-SGP-FO (majoritaire, classé à gauche), a rédigé cet été, à la demande de son supérieur, un rapport au commissaire divisionnaire de son district francilien. Quatre mois plus tard, le représentant du personnel pris en flagrant délit d'apologie du nazisme est candidat sur les listes d'Unité aux élections professionnelles du 4 décembre. "La saisine interne ne fonctionne jamais. Au pire, le donneur d'alertes sera sanctionné administrativement. Au mieux, il sera isolé de son service", constate un officier.
Mais puisqu'Eric Zemmour dé-nomme et dé-signe en permanence, puisqu'il en fait profession, il est important de nommer en retour Eric Zemmour pour ce qu'il est. Un vieux con raciste, aigri et réactionnaire. Qui appelle cette fois non plus à demi-mots mais très ouvertement à prendre les armes les uns contre les autres. Verbatim.
"Les jeunes Français vont-ils accepter de vivre en minorité sur la terre de leurs ancêtres ? Si oui ils méritent leur colonisation, sinon ils devront se battre pour leur libération."
On pourrait en sourire ou en vomir. Une fois de plus. Mais Zemmour ne prêche plus seulement dans le désert de la pensée et dans l'immensité de la souffrance sociale. Il est, à force d'exposition médiatique, devenu la légitimité verbale, verbeuse et vertigineusement vermoulue d'une extrême-droite européenne qui prend les armes et recrute dans les milieux policiers et militaires avec une ampleur, une constance et une détermination tout à fait inédite selon un rapport confidentiel d'EuroPol qui a fuité dans plusieurs médias allemands.
[...]
Le media, c'est le message. Il faut que les vieux cons racistes, aigris et réactionnaires puissent s'exprimer. Et à ce titre il faut défendre le premier d'entre eux. Il faut défendre Eric Zemmour et son droit d'être un vieux con raciste, aigri et réactionnaire. Et de ne l'être qu'au milieu des siens, et qu'auprès d'un public qui aura choisi, choisi, de l'entendre, de le voir ou de le lire. Pour le reste, pour tout le reste, il faut urgemment, fermement, définitivement, systématiquement, humainement, consciemment et délibérément cesser de lui offrir une quelconque forme de visibilité et d'audience publique non explicitement consentie.
Sauf à vouloir être le média qui sera ce message :
"Les jeunes Français vont-ils accepter de vivre en minorité sur la terre de leurs ancêtres ? Si oui ils méritent leur colonisation, sinon ils devront se battre pour leur libération."
Qui sera le média qui désormais assumera d'être ce message ?
Les cons ont déjà commencé à attaquer les commentaires.
LCI reconnait que "le format" n'était pas "approprié"
Par contre, sur le fond, aucun problème.
Son de cloche légèrement différent à al société des journalistes de LCI :
Et, là, gros malaise, le discours était incroyablement hardcore
Via Clochix sur Mastodon : La rédactrice en chef d’un site d’extrême droite est régulièrement invitée à la télé sans jamais préciser qu'il s'agit d'un site d'extrême droite.
Je n'avais pas en tête le palmarès de M. Philippe Karsenty lorsque je parlais de lui hier. Sacré champion.
C'est fou cette tendance des fachos à vouloir absolument voir des attentats partout. J'en avais déjà parlé en 2014, lorsqu'un psychotique en crise avait blessé ou tué une douzaine de personnes à Dijon, en les fauchant en voiture. (un shaare parmi d'autres, qui résumait les faits à l'époque : https://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/index.php?S3qepg)
J'adore la façon dont le journaliste américain a remis à sa place Philippe Karsenty, qui affirmait que :
« le politiquement correct va vous dire que c’était un accident », insinuant que cela n’en serait pas un.