Nous célébrons cette année le bicentenaire de la naissance de Charles Baudelaire : Yslaire, l'auteur de la série culte Sambre, replonge dans la matière sulfureuse des Fleurs du mal, avec le regard de sa principale muse, Jeanne Duval, qui en est la narratrice. "Vénus noire" aimée et maudite par le poète, elle lui inspira La Chevelure, Sed non satiata et même La Charogne.
Attention, BD NSFW !
Bah oui, c'était pas un bisounours le Charlie ^^
Ce que ne dit pas l'article, c'est que si Baudelaire n'a pas tari -du moins publiquement et dans ses œuvres- d'éloges sur Hugo, on ne peut pas en dire autant d'Hugo à l'égard de Baudelaire : le vieux, à qui le p'tit jeune avait envoyé tout tremblant un exemplaire des Fleurs du mal, s'était fendu d'une réponse disant ceci (je cite de mémoire) : "Vous apportez monsieur, un souffle nouveau". Ben avec ça mon pote...
Est-ce Baudelaire qui joue les fantômes au second plan de cette photo ? Sans doute. Ou pas. Nous ne serons jamais complètement sûrs, à moins de tomber sur le journal intime du photographe, qui se plaindrait de ce que Charlie est venu faire du photo-bombing pendant une séance de pose...
Quoi qu'il en soit, c'est du même ordre que la soi-disant photo de Rimbaud au milieu du groupe de brigands : c'est d'autant plus touchant que l'on veut absolument que ce soit lui.
TIL l'expression idiote "faire bouger les lignes" vient d'un poème de Baudelaire, originellement écorché par Mitterrand, mais nombreux seront ses imitateurs. Pauvre vieux Charles.
Quand Marcel Proust écrit à son éditeur ses réflexions sur Baudelaire...