La British Library vient de publier sur son site une carte interactive mondiale des archives en voie de disparition.
Lien direct vers la carte : http://eap.bl.uk/database/map.a4d
Ce qui me dégoûte, au-delà de la désinformation (après tout, qui n'a jamais colporté une information fausse en toute bonne foi ? ), c'est l'état d'esprit que ce cela révèle chez nos concitoyens : au lieu d'être content que quelqu'un ait des "avantages", on est jaloux ; au lieu de manifester pour avoir les mêmes (ce qui serait légitime), on gueule pour qu'il lui soit supprimé... On est loin, très loin de la solidarité prônée par Kévin Mérigot (http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?dcVaPQ <- à lire !)
De ce point de vue, l’État, le capitalisme sauvage, je ne sais pas trop qui d'ailleurs, la finance ? ce monde de merde en général... a déjà gagné. Diviser pour régner, ça vous dit quelque chose ? Eh ben voilà, on est en plein dedans. Je n'arrive pas à partager l'enthousiasme de Kevin. Je sais que c'est mort, je le vois, je l'entends, partout. Bien sûr, il y aura toujours des militants, des engagés, des justes... mais ils sont noyés dans la masse et leur voix et couverte par celle de la meute qui aboie avec ses chefs. :(
Cela me ramène à une réflexion que je me faisais il y a quelques jours, toujours dans le sens de "ils ont gagné, la solidarité est morte" : on ne manifeste plus pour le bien commun, mais uniquement pour ses intérêts sectoriels (je ne parle pas ici des agents de la SNCF ; je suis d'accord avec les shaarlistes disant qu'ils manifestent parce que eux, ils le peuvent...).
Bah, ça ne m'étonne même pas (ce qui est drôle, c'est ce que ça laisse à penser que ce ne sont pas les mêmes américains qui voient les films au cinéma avant de les voir à la télévision XD
Par-contre, un fait que tu ignorais peut-être et qui va te choquer tout autant : TF1 exerce la même censure en France, sur les séries américaines. Les traductions, je l'ai lu pour House, sont parfois... orientées. Faudrait que je retrouve ma source.
EDIT : je ne retrouve pas ma source d'origine, mais en partant de ça https://fr.wikipedia.org/wiki/Dr_House#Censure j'ai trouvé ceci : http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Metropole_Lilloise/actualite/Secteur_Metropole_Lilloise/2008/08/28/article_sophie-desir-une-traductrice-au-chevet-d.shtml
"Les impasses linguistiques ont, cependant, bien souvent une origine extérieure. Quand la loi Évin s'insinue, par exemple, entre les lignes : « En consultation, House prescrit à un patient cancéreux deux cigarettes par jour. Chez TF1, c'est le scandale. Pas question de laisser ça. Finalement, dans la version française, House prescrit deux bols de riz. J'ai dû changer tout le dialogue qui s'ensuit. J'étais furieuse. » Les noms de marque, les références culturelles passent aussi sec à la moulinette du service marketing. La ménagère de moins de 50 ans doit tout comprendre, répète TF1."
Ah merde, "le service semble revenir graduellement à la normale". Dommage.
C'est vrai que ça me pique les yeux assez régulièrement ;)
J'avais loupé ça, je coudifie pour l'intérêt politico-sociologique de la chose : liste des liste (euh...) aux élections européennes de 2014 dans la circonscription Centre-Limousin-Auvergne.
"cet idiot" ? Peut-être pas tant que ça : il prépare son avenir... :(
Ha ha, pas mal du tout : les codes retour http avec des chiens ^^
le 206 est horrible mais il m'a fait rire.
via http://sebsauvage.net/links/?E2RJ5Q
Je déclare ce jour jour de la création du point Vader : "Chacun d'entre nous a la responsabilité de ce qu'il partage." +1
Et désolé, je suis trop pessimiste pour valider ton point spiderman dans le cas des Shaarli. C'est valable pour Seb Sauvage à la rigueur, mais pour la plupart des autres, non. Et encore... 50 000 personnes (désolé si je me goure dans les chiffres hein) qui changent d'avis grâce à Seb c'est 1/ surestimer son pouvoir de persuasion (ou alors il a tout le temps des annonces du genre "your eloquence is increased to 150") 2/une goutte d'eau dans l'océan... Même si je reste d'accord avec toi sur notre responsabilité individuelle, ne serait-ce que pour éviter l'effet boule de neige : si tout le monde partage une connerie... ça ne la rend pas vraie, ça la rend juste plus visible.
Je vais laisser Kevin Mérigot répondre en détail (à chacun son job hein ^^) mais je me demande dans quelle mesure ton exaspération (tout à fait légitime) n'est pas justement le but recherché : on fait en sorte que le service fonctionne mal >> on tape sur les cheminots >> le service fonctionne encore plus mal >> on tape sur les cheminots >> ça ne marche toujours pas mieux >> on tape sur les cheminots >> ça va de mal en pis >> etc. Et à la fin on dit "vous voyez bien que le service public c'est une vraie gabegie ! Allez hop, on privatise tout ça, ça va sûrement allez beaucoup mieux ensuite". Ou pas.
EDIT : bonne réponse d'ecyseo : http://bookmarks.ecyseo.net/?nUAdww
Si, si, sous Windows 95 ça marchait vraiment comme ça ! C'était puissant quand même ^^
via http://lehollandaisvolant.net/?id=20140618211917
Un autre poème de Hugo que j'aime bien, et qui fait un bon pendant au précédent je trouve. Et j'emmerde les niaiseux de Twitter.
La nuit était fort noire et la forêt très-sombre.
Hermann à mes côtés me paraissait une ombre.
Nos chevaux galopaient. A la garde de Dieu!
Les nuages du ciel ressemblaient à des marbres.
Les étoiles volaient dans les branches des arbres
Comme un essaim d'oiseaux de feu.
Je suis plein de regrets. Brisé par la souffrance,
L'esprit profond d'Hermann est vide d'espérance.
Je suis plein de regrets. O mes amours, dormez!
Or, tout en traversant ces solitudes vertes,
Hermann me dit : «Je songe aux tombes entr'ouvertes;»
Et je lui dis : «Je pense aux tombeaux refermés.»
Lui regarde en avant : je regarde en arrière,
Nos chevaux galopaient à travers la clairière;
Le vent nous apportait de lointains angelus; dit :
«Je songe à ceux que l'existence afflige,
A ceux qui sont, à ceux qui vivent. -- Moi, lui dis-je,
Je pense à ceux qui ne sont plus!»
Les fontaines chantaient. Que disaient les fontaines?
Les chênes murmuraient. Que murmuraient les chênes?
Les buissons chuchotaient comme d'anciens amis.
Hermann me dit : «Jamais les vivants ne sommeillent.
En ce moment, des yeux pleurent, d'autres yeux veillent.»
Et je lui dis : «Hélas! d'autres sont endormis!»
Hermann reprit alors : «Le malheur, c'est la vie.
Les morts ne souffrent plus. Ils sont heureux! j'envie
Leur fosse où l'herbe pousse, où s'effeuillent les bois.
Car la nuit les caresse avec ses douces flammes;
Car le ciel rayonnant calme toutes les âmes
Dans tous les tombeaux à la fois!»
Et je lui dis : «Tais-toi! respect au noir mystère!
Les morts gisent couchés sous nos pieds dans la terre.
Les morts, ce sont les coeurs qui t'aimaient autrefois
C'est ton ange expiré! c'est ton père et ta mère!
Ne les attristons point par l'ironie amère.
Comme à travers un rêve ils entendent nos voix.»
Merci de m'avoir fait découvrir ce beau poème que je ne connaissais pas. Et comme la culture, c'est comme toutes les bonnes choses, je partage :
L'étang mystérieux, suaire aux blanches moires,
Frisonne; au fond du bois la clairière apparaît ;
Les arbres sont profonds et les branches sont noires ;
Avez-vous vu Vénus à travers la forêt ?
Avez-vous vu Vénus au sommet des collines ?
Vous qui passez dans l'ombre, êtes-vous des amants ?
Les sentiers bruns sont pleins de blanches mousselines;
L'herbe s'éveille et parle aux sépulcres dormants.
Que dit-il, le brin d'herbe ? et que répond la tombe ?
Aimez, vous qui vivez ! on a froid sous les ifs.
Lèvre, cherche la bouche ! aimez-vous ! la nuit tombe;
Soyez heureux pendant que nous sommes pensifs.
Dieu veut qu'on ait aimé. Vivez ! faites envie,
O couples qui passez sous le vert coudrier.
Tout ce que dans la tombe, en sortant de la vie,
On emporta d'amour, on l'emploie à prier.
Les mortes d'aujourd'hui furent jadis les belles.
Le ver luisant dans l'ombre erre avec son flambeau.
Le vent fait tressaillir, au milieu des javelles,
Le brin d'herbe, et Dieu fait tressaillir le tombeau.
La forme d'un toit noir dessine une chaumière;
On entend dans les prés le pas lourd du faucheur;
L'étoile aux cieux, ainsi qu'une fleur de lumière,
Ouvre et fait rayonner sa splendide fraîcheur.
Aimez-vous ! c'est le mois où les fraises sont mûres.
L'ange du soir rêveur, qui flotte dans les vents,
Mêle, en les emportant sur ses ailes obscures,
Les prières des morts aux baisers des vivants.
Et ne t'inquiète pas trop pour les quelques abrutis qui font des fautes jusque dans les insultes ; ça m'inquiète surtout pour Twitter, qui n'est plus le "MSN pour CSP +" qu'il fut à ses débuts ^^
Petit résumé de l'article :
Le maintien du gel du point d’indice des #fonctionnaires jusqu’en 2017 est certes un « impératif », mais une mesure « insuffisante » au vu des objectifs d’économies planifiés.
[...]
« L’Etat a déjà consenti beaucoup plus d’effort que les autres administrations publiques », admet tout de même Didier Migaud (150.000 postes ont été supprimé entre 2007 et 2012). C’est donc aux effectifs des collectivités locales et des hôpitaux que les magistrats préconisent de s’attaquer le plus fortement.
[...]
La Cour estime qu’une augmentation du temps de travail effectif de 1 % (soit la suppression de 2 jours de congés) générerait une économie de 700 millions.
[...]
Pour la Cour, ces économies sont d’autant plus incontournables qu’il faut retrouver des marges de manœuvre salariales « pour conserver une fonction publique attractive ».
Le titre est rigolo hein : les fonctionnaires seraient donc un problème, puisque la Cour des comptes préconise un "remède"...
Attention aux tentatives d'intox de l'extrême-droite...
Lisez ça :
"Nous sommes situés après l’ultime conflit nucléaire et le héros marche vers l’ouest des Etats-Unis pour retrouver la dernière colonie humaine civilisée. Inutile de vous préciser que les monstres les plus répugnants et les plus hargneux jonchent sa route, sans compter les nuages de radiation et les insectes géants. Les effets audiovisuels sont remarquables : bruits du vent, des monstres qui marchent ou rampent, détonation des tirs ; la nuit tombe, et l’écran va du bleu clair à l’obscurité la plus totale, en passant par un superbe coucher de soleil."
De quel jeu parle t-on ici ? Fallout ? The last of us ? Que nenni. Il est ici question d'un jeu -non identifié d'ailleurs- sorti aux alentours de 1983 sur Atari 800... Comme quoi, la beauté des graphismes et la puissance des machines ne fait pas tout : c'est avant tout le cerveau du joueur qui travaille...
TIL : Lovecraft était un "brillant connard" (expression appliquée à Céline dans l'article), raciste et xénophobe. Oui, oui, il s'agit bien d'un article sur les jeux vidéo. Mais encore une fois, les rédacteurs de Merlanfrit montrent que l'on peut parler de jeux vidéo ET être brillant. Le sujet du jour étant comment sont traités les problématiques de genre (oui, encore) et des minorités sexuelles dans les jeux vidéo.
Quelques trucs (plein de bon sens) à retenir.
via http://sebsauvage.net/links/?2m722g