Ils avancent deux arguments principaux, l'un religieux, l'autre sécuritaire. «Pas d'homme dans les toilettes des filles», martèlent-ils sur les réseaux sociaux ou dans les rassemblements.
De toute façon, tout ce qu'il est possible de faire en matière de réaction, ils le feront, n'est ce pas ?
Une réflexion intéressante -comme toujours- de Xavier de La Poret au sujet du mème Tiny Trump :
Mais voilà, une fois qu’on a bien rigolé, se pose une question : quelle est l’efficacité politique de cette mise en scène du ridicule du puissant ? Je repense à ce que disait Michel Foucault dans son cours du 8 janvier 1975 [PDF] au Collège de France : « Le détenteur de la majestas, de ce plus de pouvoir par rapport à tout pouvoir quel qu’il soit, est en même temps, dans sa personne, dans son personnage, dans sa réalité physique, dans son costume, dans son geste, dans son corps, dans sa sexualité, dans sa manière d’être, un personnage infâme, grotesque, ridicule […] Le grotesque, c'est l'un des procédés essentiels à la souveraineté arbitraire. »
Si l’on en croit Foucault, le pouvoir supérieur est celui qui impose son grotesque. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, grotesque et ridicule n’affaiblissent pas, ils renforcent. Ainsi, je me demande parfois si des campagnes comme celles-ci, loin d’affaiblir Trump, ne participent pas à le renforcer, car ce qu’on dit ainsi de lui en creux, c’est qu’il réussit à nous imposer ce ridicule (et que, dans un contexte démocratique, il le fait avec le soutien de ceux qui l’ont préféré au sérieux des adversaires). Et on se souvient de cette autre phrase de Hugo dans "Napoléon le Petit" : “Peu lui importe d’être méprisé, il se contente de la figure du respect.”
Bien trouvé. Vraiment bien trouvé. L'intelligence collective du web fait des merveilles parfois.
TIL : Trump est taré. Ah non, merde, ça on le savait déjà.
TIL : le site officiel national @sweden, est tenu chaque semaine par un citoyen suédois différent.
EDIT : explications de l'intéressé : c'est parce qu'il a vu un reportage sur Fox News.
Le monde glisse vers le chaos dans un grand éclat de rire. J'ai l'impression d'être un personnage d'une pièce de Ionesco.
EDIT 2 : à propos de @sweden (via Red beard)
Le compte a été ouvert en décembre 2011, par l’Institut suédois, une organisation qui dépend du ministère des affaires étrangères, et dont la mission est de promouvoir le pays à l’étranger. Chaque semaine, un citoyen en devient le curateur. « On s’est dit qu’en laissant les gens s’exprimer, avec leurs origines, leurs expériences et leurs perspectives, nous donnerions une image bien plus réelle de la diversité en Suède », explique Emma Randecker, responsable du projet. N’importe qui peut nommer un curateur. Un comité passe ensuite les candidats au crible. Pendant une semaine, ils sont libres, « à condition de ne pas enfreindre la loi, faire de la publicité, ou divulguer des informations qui pourraient mettre en danger la sécurité d’autrui », précise la responsable.
Depuis la création du compte, les curateurs ont posté 165 000 tweets. Un seul a été retiré : un dessin du très controversé Lars Vilks, représentant le prophète Mahomet avec un corps de chien. « Il avait été posté par un curateur à titre informatif, pour illustrer le propos, mais la photo du curateur qui a pris le relais a commencé à circuler sur Twitter », raconte Emma Randecker.
La responsable du projet tient néanmoins à rappeler l’indépendance d’@sweden : « Il s’agit de montrer par les actes que la Suède défend la transparence et la liberté d’expression, même si ce n’est pas toujours agréable. » Par exemple, quand une curatrice présente, en janvier 2016, ses excuses à Israël au nom de la Suède, qui a reconnu l’État de Palestine deux ans plus tôt. Le ministère suédois des affaires étrangères a vu rouge. L’Institut suédois a maintenu le tweet et refusé de censurer.
http://www.lemonde.fr/m-moyen-format/article/2017/02/21/sweden-le-compte-twitter-de-la-suede-tenu-par-les-citoyens_5083249_4497271.html
Paranoïa, complotisme, rumeur de guerre, de chantage... Chouette époque. Si un seul de ces points s’avérait vrai, ce serait déjà grave, mais s'ils le sont tous...
Dans un long message publié sur son compte Instagram, le chanteur a encore une fois prouvé tout son engagement en révélant des informations compromettantes sur Donald Trump qu'il aurait acquises lors de discussions avec des amis travaillant à Washington (US).
«1. Le dossier russe sur Trump est réel. 100% réel. Le gouvernement russe le fait chanter, non seulement pour s'être fait uriner dessus par des prostituées russes, mais également pour des choses beaucoup plus graves.
- L'administration Trump est de connivence avec le gouvernement russe et l'a été depuis le premier jour.»
Déchaîné et plutôt sûr de ses sources, Moby ne s'arrête pas là:
«3. L'administration Trump a besoin d'une guerre, très probablement avec l'Iran. Pour le moment, ils envoient des navires au large du pays dans l'espoir que l'un d'eux soit attaqué, ce qui donnera un prétexte aux États-Unis pour une invasion.»
«4. Il y'a des complots au sein de la droite politique pour destituer Trump. Il est un frein à leur levée de fonds et à leur notoriété. Les frères Gop et Koch [deux familles très impliquées dans la vie politique américaine] et d'autres groupes de droite ont bien l'intention de se débarrasser de lui. Les agences de renseignement américaines et du monde entier sont horrifiées par l'incompétence de l'administration Trump et travaillent à obtenir des informations qui mèneront à des licenciements, et finalement, à l'impeachment [procédure de destitution].»
Et en guise de conclusion:
«J'écris ces choses pour que quand / si ces choses se produisent, il y ait à l'avance des archives publiques. Ce sont vraiment des temps horribles et déconcertants, car nous avons un président incompétent et essentiellement contrôlé par une puissance étrangère.»
Bonne initiative.
Nous avons tous en mémoire cette image aux tons vifs et contrastés, rouge, bleu et jaune, créée par le street-artist Shepard Fairey en 2008 estampillée « HOPE », à l’occasion de la campagne présidentielle de Barack Obama. Un peu plus de huit ans après ce coup de maître qui avait permis à l’artiste de rue de voir sa notoriété exploser, Shepard Fairey (aka Obey) revient dans l’arène politique, mais cette fois pour critiquer et non soutenir un homme d’état. Sa nouvelle campagne, « We The People », vise en effet le discours clivant du nouveau président, Donald Trump, qui doit être investi en ce vendredi 20 janvier.
Non seulement Trump savait pour Flynn (d'autant plus si celui-ci agissait sur ordre), mais d'après le New-Yorks Times, son équipe de campagne a eu des "contacts répétés" avec les services russes.
La troisième guerre mondiale est en marche. Ravi de vous avoir connus.
Si vous trouvez le feuilleton Fillon intéressant, essayez donc cette série américaine : scandale à la Maison-Blanche. C'est passionnant aussi.
Lire aussi : http://www.liberation.fr/planete/2017/02/14/equipe-trump-apres-la-demission-de-michael-flynn-a-qui-le-tour_1548423
EDIT : Michael Moore enfonce le clou : Flynn n'était qu'un fusible, il a agi sur ordre de Trump
Let's be VERY clear: Flynn DID NOT make that Russian call on his own. He was INSTRUCTED to do so.He was TOLD to reassure them. Arrest Trump.
Dans les tweets suivant, il lui demande carrément de démissionner d'ici le lendemain matin !
The Library of Congress quickly pulled the poster offline after realizing the Trump quote used "to" instead of "too."
C'est vrai qu'une fois que tu l'as vu, tu ne vois plus que ça.
Good job, Mr President.
Headshot.
On est bien d'accord : les politiques mentent. Tous.
Mais j'ai l'impression que la communication par le mensonge est exacerbée dans l'univers Trump, en mode "plus c'est gros plus ça passe".
Puis, au beau milieu de ce tollé, l’administration a publié samedi soir une note présidentielle réorganisant le Conseil national de sécurité et conférant à Steve Bannon, stratège en chef de Trump, plus de pouvoir que le directeur des renseignements nationaux et le président du Comité des chefs d’états-majors. Cette décision montre que la figure centrale de l’équipe de la Maison-Blanche, et l’un des hommes les plus puissants d’Amérique, est désormais Steve Bannon. Et on reconnaît clairement sa patte dans les décrets présidentiels anti-immigration et anti-réfugiés de Trump.
Inquiétant, surtout si on met ceci en regard.
EDIT : voir aussi https://m.slate.fr/story/136193/donald-trump-daech
Un troisième décret, signé ce week-end, risque d’empêcher encore plus Trump de comprendre ces réalités. Par ce décret, Trump a réorganisé le Conseil de Sécurité nationale de manière à ce que le directeur du renseignement national et le président du comité des chefs d’état-major interarmées ne soient plus membres permanents du Principals Committee (groupement des chefs de cabinets qui débattent des questions urgentes de politique étrangère) tout en donnant ce droit à Steve Bannon, son très controversé chef de la stratégie politique.
En matière de sécurité nationale, le président peut et doit confronter ses propres intérêts et positions politiques aux conseils de ses chefs de cabinets, ainsi qu’aux avis des responsables de l’armée et des agences de renseignement. Il est là pour ça. Mais l’intérêt premier du Conseil doit toujours être la sécurité des États-Unis. C’est dans son nom: Conseil de Sécurité nationale. Permettre au chef de la stratégie politique du président de siéger à ce Conseil (et l’élever par conséquent au même niveau que le Secrétaire d’État et le ministre de la Défense) ne peut qu’y faire entrer un biais que ces réunions sont précisément censées éviter. Et compte tenu de l’idéologie du «stratège» en question, Steve Bannon, ce biais risque d’être fort dommageable aux États-Unis.
via Riff
EDIT : Je viens de tomber là dessus.

Je ne sais pas ce que ça vaut sur un strict plan juridique (la hiérarchie des normes dans un Etat fédéral... ben j'y connais rien) mais ça fait plaisir à lire.
Sinon, Francetvinfo, on ne dit pas "un plaidoyer contre", on dit un réquisitoire.
Encore une fois, merci de vous inquiéter pour nous, mais n’utilisez pas la France comme une caution pour être un trou du cul. Vous êtes celui qui favorise la peur en déformant la vérité.
Ça ne sert à rien mais c'est tellement joliment dit.
Ainsi, il est en mesure de savoir avec une très grande précision les endroits depuis lesquels Donald Trump envoyait ses messages. On peut facilement imaginer tous les secrets qu’un président américain doit garder pendant l’exercice de ses fonctions. Le fait de connaître sa position à n’importe quel moment représente une sérieuse faille de sécurité dans la protection des informations confidentielles.
Le problème avec Donald Trump, c'est qu'il est fou.
L'avantage avec Donald Trump, c'est qu'il est fou.
via Liandri
Deux Irakiens habitant à Bowling Green ont bien été inculpés en 2011 pour avoir essayé d’envoyer de l’argent et des armes à Al-Qaïda, et pour avoir utilisé des bombes artisanales contre des soldats américains lorsqu’ils étaient en Irak. Les deux purgent actuellement de longues peines de prison. Après cette affaire, Barack Obama avait ordonné un renforcement des contrôles des antécédents pour les réfugiés irakiens, mais il n’a jamais suspendu le programme d’accueil, a souligné le Washington Post.
Ce que je trouve terrifiant, c'est que sa fausse info a été largement reprise, en tout cas sur Twitter. On est en plein dans la méthode russe d'intox : dites des tas de conneries, occupez l'espace médiatique. Pendant que les opposants et la presse sont occupés à faire des fact checking, vous avez les mains libres.
C'est terrifiant.
EDIT : du coup j'ai mis "terrifiant" deux fois. C'est dire.
Pourquoi j'aime le web, raison n°54854896 : le Trump Executive Order Generator.
(lien vers l'article en anglais que je n'ai pas lu : https://boingboing.net/2017/02/02/trump-executive-order-generato.html)