L'Obs tisse un article élogieux sur le juge à la Cour Suprême récemment nommé par Trump. Un conservateur, certes avec des opinions conservatrices (non, pas réactionnaires, ouh le vilain mot) mais propre sur lui et "d'une politesse indéfectible".
Neil Gorsuch présente enfin l'atout de ne jamais avoir proféré de déclaration fracassante susceptible d'entraver sa confirmation, en particulier sur l'avortement.
Mais qu'est ce qu'on a fait (au bon dieu) pour mériter une presse pareille ?
Moi, j'ai trouvé ça : Neil Gorsuch, Trump's pick for the Supreme Court, was founder of "Fascism Forever Club" at his prep school
Alors, toujours pas de déclaration fracassante à faire monsieur le juge ?
« Make Donald Drumpf Again »
via le billet précédemment cité de Calimaq :
C’est une révélation que fit le comédien John Oliver en mars de l’année dernière lors de son émission Last Week Tonight. Comme tous les américains, Trump descend en effet d’une famille d’immigrés européens qui portaient à l’origine le nom de « Drumpf ». Or ce nom a une connotation assez ridicule en anglais et ses ancêtres choisirent à un moment donné de le transformer en « Trump », patronyme qui sonne mieux aux oreilles des américains.
Dans son show, John Oliver rappelle la manière dont Donald Trump a construit son empire sur sa marque, c’est-à-dire sur du vent, en réussissant à la faire gonfler et gonfler encore, tandis que ses affaires se cassaient la figure les unes après les autres. Et à la fin de la vidéo, il lance ce mot d’ordre aux américains : « Make Donald Drumpf Again ». Déchirez ce voile d’illusions pour regarder en face la supercherie que constitue le personnage et échapper à la magie noire de son nom ! Il annonce aussi avoir lui-même déposé une marque sur « Donald Drumpf » et s’en être servi pour ouvrir un site internet (http://www.donaldjdrumpf.com/) où l’on peut télécharger une extension pour navigateur qui remplace automatiquement tous les « Trump » en « Drumpf » !
Extension pour Chrome seulement. C'est dommage, je l'aurais bien installée.
EDIT : si, elle existe, il y a même plusieurs versions \o/
Les banquiers se plongèrent dans les méandres de l’empire Trump et ils se rendirent compte que tous ses immeubles et possessions avaient plus de valeur s’ils portaient son nom que sans. Du fait de la notoriété du personnage, la marque « Trump » possédait beaucoup de valeur et cela arriva à les convaincre de ne pas achever Trump financièrement en liquidant ses affaires, par peur de trop y perdre. Au lieu de cela, les banques le renflouèrent au contraire et elles lui allouèrent même plus de 450 000 dollars par mois pour qu’il devienne un représentant de ses propres produits. Donald Trump se présentait donc comme un candidat « anti-système », mais il est en réalité une créature des banques et un pur produit des dérives du système financier qui préfère valoriser des actifs immatériels comme les marques ou les brevets à la place de « l’économie réelle ».
Donald Trump a édicté des décrets impulsifs, qui n'ont pas été évalués par des juristes, des experts gouvernementaux ni des responsables politiques, et n'ont fait l'objet d'aucune réflexion stratégique sérieuse.
C'est faux. La secrétaire d'Etat -par intérim- à la justice Sally Yates vient d'ailleurs d'être limogée pour avoir émis un avis non-conforme concernant le décret sur l'interdiction d'entrée sur le territoire américain pour les ressortissants de 7 pays musulmans.
Dire que Donald Trump va être destitué parce qu'on en a très envie est aussi absurde qu'il l'a été de dire qu'il ne sera jamais élu parce qu'on refuse d'y croire : ça s'appelle de la pensée magique.
Et affirmer que tout va bien parce que "l'écheveau de mesures de contrôles politiques et juridiques mis en place pour défendre la constitution et empêcher l'avènement d'un régime tyrannique aux Etats-Unis tient bon" et que "Les appels à sa destitution se multiplient", c'est tout aussi pitoyable.
Jamais une constitution n'a empêché quiconque d'user d'un pouvoir autoritaire, ni de faire un coup d’État, juste parce que c'est interdit. Vous voulez en exemple ? La très démocratique Constitution de la République de Weimar, instituée à la chute de l'Empire à la fin de la première guerre mondiale n'a officiellement été abrogée... qu'en 1945. Je vous laisse méditer ce point.
via Bronco
Entendu un journaliste sur France info (la chaîne télé) : "les accords multilatéraux, les discussions à plusieurs, c'est trop compliqué pour lui".
Trump limite la possibilité d'accéder légalement à l’avortement aux USA.
Cet article explique que cette "politique de Mexico", régulièrement réactivée par les gouvernements conservateurs et annulée par les progressistes, consiste à refuser de verser des financements publics aux associations "en faveur de l'avortement", ce qui est vague.
C'est un signal fort envoyé à son électorat conservateur. Mais cette photo, qui a beaucoup tournée sur Twitter, est un symbole à elle seule : on y voit 7 hommes en train de décider ce que les femmes peuvent faire ou ne pas faire de leur corps.
Imaginez la situation inverse :

via https://twitter.com/noussommes52/status/824164811424616448
Cette impression tenace de vivre désormais dans un reportage du Groland...
Ça, c'est plus intéressant que les supputations débiles sur le QI cumulé : le cabinet Trump sera le plus riche de l'Histoire américaine, avec une fortune cumulée de 4,5 mds de $, Donald Trump non inclus.
Qu'on soit bien d'accord : je ne peux pas pifer Trump.
Mais là, je scrolle un peu ce qu'il se dit sur Twitter à propos de la cérémonie d'investiture en cours (spoiler : rien d'intéressant), et c'est tout de même d'une affligeante mauvaise foi :
"Si on a un directeur de l'Agence américaine de protection de l'environnement qui ne fait qu'exprimer des inquiétudes quand il y a un nombre record de tremblements de terre dans sa région, si c'est la même chose quand vous serez bel et bien directeur de l'EPA, je ne vous accorde certainement pas mon vote".
Pruitt, 48 ans, est un républicain qui a passé l'essentiel de son temps comme ministre de la Justice de l'Oklahoma à se battre contre l'agence à la tête de laquelle il est maintenant nommé
Ah ah, vivement l'erreur de sexto qu'on rigole.
La chanteuse Rebecca Ferguson a accepté de chanter à l'investiture du président Donald Trump à la condition de pouvoir interpréter la chanson "Strange Fruit". Cet hymne contre le lynchage des noirs, interprété par Billie Holiday, a fait date dans l'histoire de la ségrégation.
L’histoire édifiante de cette jeune singapourienne ne doit pas nous distraire de la vraie nouvelle : Trump a externalisé la préparation de plusieurs supports de campagne à des tacherons numériques recrutés via des plateformes de « Digital labor », et cela de façon récurrente. L’arme secrète de la victoire de ce candidat raciste, misogyne et connu pour mal payer ses salariés s’avère être l’exploitation de travailleuses mineures asiatiques. Surprenant, non ?
1/ Marine Le Pen se félicite de son élection
2/ Robert Ménard l'invite à Béziers
Question : faut-il vraiment s'inquiéter de l'élection de Donald Trump ?
Vous avez 2 heures. Plan en trois parties de rigueur.
Un ouvrage où, d'après les éléments rapportés par la presse, elle commente notamment les menaces dont elle a fait l'objet durant la campagne de la part du président élu et de ses militants.
Les partisans du président Donald Trump (putain, je n'arrive toujours pas à m'y faire) harcèlent une journaliste qui a eu le mauvais goût de relever les conneries de leur champion. Et floodent de commentaires négatif son livre sur Amazon.
TIL : c'est Jeff Bezos qui possède le Washington post.
Une semaine que Trump est élu, et :
«Ce gars est un maniaque complet. Sa haine viscérale contre les musulmans va nous faciliter la tâche, car on va pouvoir recruter par milliers», affirme Abou Omar Korasani, un des principaux chefs de l'EI en Afghanistan.