Il devient de plus en plus difficile d’affirmer, comme s’obstine à le faire le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, que les enfants ne se contaminent pas à l’école. Le taux d’incidence, soit le nombre de contaminations détectées pour 100 000 habitants est en pleine flambée chez les plus jeunes. Parmi les 0-19 ans, il atteignait, selon les dernières données disponibles, 281 en moyenne en France, soit une multiplication par presque quatre depuis le 1er janvier. Cette progression a eu lieu sur tout le territoire, mais est particulièrement accentuée en Ile-de-France.
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La situation des enfants semble particulièrement inquiétante. Pas tant pour les formes graves de Covid-19 - on compte très peu d’enfants en réanimation — que pour certaines formes du Covid que nombre d’entre eux risquent de développer : selon une étude britannique, entre 13 et 15 % des enfants développent des formes longues de la maladie. Quant à leurs parents, cela accroit leur risque d’être contaminés gravement. De fait, les 30-59 ans, qui ont l’âge d’être parents, constituent une part croissante du nombre de patients en réanimation en Ile-de-France : ils y sont aujourd’hui près de 500 à être en soins intensifs, soit deux fois plus que lors du dernier pic de novembre.
Dans une double étude publiée début mars 2021 et dédiée aux biais de genre dans l’estimation de la douleur éprouvée par autrui, un groupe international de recherche en psychologie en arrive à la conclusion que « les stéréotypes de genre liés à la douleur (…) prédisent les biais d’estimation de la douleur ». Une conclusion qui se trouve être particulièrement défavorable aux femmes dans les traitements qui leur sont proposés et la prise au sérieux de leur souffrance physique.
Une chronique intéressante sur une nouvelle... visionnaire, un auteur italien injustement oublié et les affres de la traduction.
Le 1er avril 1957, le journal télévisé de la BBC «Panorama» diffuse un reportage de trois minutes sur la récolte des spaghettis dans le canton du Tessin, au sud de la Suisse. La vidéo, tournée à Morcote, sur les rives du lac de Lugano, montre une famille suisse récoltant dans leurs paniers des spaghettis qui poussent sur les arbres.
La voix du journaliste Richard Dimbleby, connu pour ses reportages de guerre et ses sujets sur la famille royale, explique que la récolte est un grand succès, en raison d’un hiver exceptionnellement doux et de la «quasi disparition du charançon des spaghettis».
xD
Enfin ! Merci Dada ! Je retrouve ENFIN un fonctionnement normal des RSS dans Firefox. Quel connerie d'en avoir viré le support, vraiment.
C'est exactement ça. L'auteur a su mettre le doigt sur ce qui finit par me lasser dans les AC, aussi beaux et rigolo à jouer fussent-ils.
Quelle déception, dès lors, que ces aventures. Le problème ne vient pourtant pas d’Eivor. Dans sa version féminine, la guerrière norvégienne est tout ce qu’on attend d’une héroïne moderne : une force à toute épreuve, évidemment, mais aussi un goût prononcé pour la poésie et un caractère subtil. Jamais traitée comme un objet (une gageure dans un jeu vidéo), on prend plaisir à suivre son ascension entre des personnages certes inégaux, mais qui tentent de proposer un peu mieux que la collection de clichés que peut réserver le médium.
Non, le cœur du souci tient en quelques mots : 13 ans après le premier titre, la série des Assassin’s Creed se vide peu à peu de tout ce qui faisait son intérêt. La prouesse technique et les chatoiements des décors masquent mal des boucles de gameplay insipides, dont la répétition donne presque la nausée : grimper au sommet d’une tour, trouver un point bleu ou jaune indiquant une activité, résoudre une énigme rapide (parfois) ou combattre une armada de soldats ennemis (souvent).
Ubisoft tente tant bien que mal de maquiller cette pauvreté mécanique en nous bombardant de micro-tâches à accomplir pour débloquer ici des éléments cosmétiques (des tatouages, une décoration pour son village), là des nouvelles armes et armures. On peut pêcher, on peut chasser, on peut lever des malédictions, on peut trouver des trésors, on peut combattre des bandits ou fouiller des ruines romaines, mais au bout de quelques dizaines d’heures, la réalité est devant nous : on s’ennuie beaucoup. Chaque nouvelle région dévoile des dizaines et des dizaines d’activités, parfois amusantes, la plupart du temps totalement creuses. Et la narration, qui semble ouvrir les uns après les autres des chapitres structurellement identiques, renforce encore cette impression.
Difficile quand on est joueur de déterminer ce qui fait que le cœur n’y est plus. L’infiltration, desservie par des contrôles indigents ? La disparition de la thématique des assassins, qui n’est guère plus qu’un mot dans le titre ? La facilité de l’escalade et des phases de parkour, qui ne demandent plus une seconde de réflexion ? Ou ces combats patauds, qu’Ubisoft parsème de finishers enrichis en hémoglobine qui deviennent aussi répétitifs et indigestes que le reste ?
Il est très facile d’engloutir des heures dans AC : Valhalla, mais on en sort avec un goût amer à la bouche. Car si l’on y est encore, ce n’est pas parce que le jeu nous tient en haleine, mais tout simplement parce que ses boucles de gameplay sont conçues pour nous arracher continuellement l’envie de faire une dernière quête, de pousser juste un tout petit plus loin. En somme, faute de pouvoir nous captiver, Valhalla a choisi de nous piéger.
Nous célébrons cette année le bicentenaire de la naissance de Charles Baudelaire : Yslaire, l'auteur de la série culte Sambre, replonge dans la matière sulfureuse des Fleurs du mal, avec le regard de sa principale muse, Jeanne Duval, qui en est la narratrice. "Vénus noire" aimée et maudite par le poète, elle lui inspira La Chevelure, Sed non satiata et même La Charogne.
Attention, BD NSFW !
Un excellent article de Martin Winckler sur un sujet qui me tient à cœur.
Aujourd'hui je vais juste parler de terminologie. Des mots qu'on emploie et de ceux qu'on pourrait choisir (il me semble) employer à leur place.
Et donc le mot d'aujourd'hui est "euthanasie".
Étymologiquement, ça vient du grec et ça signifie "bonne (eu) mort (thanatos)"
Quand on le dit, ça sonne furieusement à mes oreilles comme "état nazi" et je ne suis pas sûr d'être le seul à entendre ça, de manière plus ou moins subliminale. Entendu comme ça, ça fait peur. Et il y a de quoi.
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Le mot "euthanasie", avec sa polysémie, noie le poisson. Qui n'avait rien demandé. Il masque totalement que dans le débat actuel, la question est avant tout celle de la liberté de mourir quand et comment on le décide et le choisit.
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Il s'agit d'une procédure médicale : la personne qui veut mourir ne veut pas se pendre, se noyer, se défenestrer, se tirer des chevrotines dans la bouche ou avaler de la mort aux rats.
Elle désire mourir sans souffrance et sans faire souffrir son entourage, grâce à des méthodes contrôlées et dont les effets sont connus. La pharmacopée n'en manque pas.
Le rôle médical est là, et seulement là : lui procurer (et, éventuellement, administrer si la personne ne peut ou ne veut le faire elle-même) les médicaments qui lui permettent de mettre fin à sa vie 1° sans souffrir et 2° au moment qu'elle aura choisi.
(Oui, oui, j'en entends dire "Mais un médecin c'est pas fait pour tuer"... Et encore une fois ces personnes-là ne voient pas l'essentiel, à savoir qu'il s'agit d'une décision prise par la personne soignée, et non par les médecins. Et qu'elles ont toute latitude pour se démettre, comme pour n'importe quel soin.
On ne demandera pas aux professionnelles opposées à l'aide médicale à mourir de la pratiquer, tout comme on ne force pas des personnes opposées à l'IVG de les pratiquer. Elles le feraient mal.
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Tout ça est simple, il me semble. A dire, à définir, à comprendre et à réglementer. Et à celles et ceux qui commencent à émettre des objections, je répondrai simplement : Suisse, Luxembourg, Belgique, Pays-Bas, Canada, Colombie, Oregon... Ces états ont légiféré/réglementé. Pour certains, depuis trente ans. Et leur société ne s'est pas engouffrée dans le chaos. Alors, encore une fois, qu'on arrête d'emmerder le monde avec des objections qui ne tiennent pas debout.
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Bannissons le mot "euthanasie" du vocabulaire et donc du débat.
Parlons désormais d' "aide/assistance médicale à mourir".
Car cela permettra de mieux voir l'enjeu central :
Dans une société qui se dit démocratique et dont la devise est "Liberté, Egalité, Fraternité", les citoyennes doivent pouvoir décider de mourir librement et selon leurs propres termes, avec l'aide des professionnelles de santé qui sont prêtes à les accompagner.
Je ne sais pas si la société française et ses élues de tous genres sont prêtes à voter une loi qui irait dans ce sens, mais appelons au moins les choses par leur nom.
Le théâtre russe du Bolchoï a présenté mercredi soir le nouveau ballet "Orlando" basé sur le roman éponyme de Virginia Woolf, dont le héros se transforme en femme
Dans un pays qui criminalise l’homosexualité (et qui contrôle en sous-main la Tchétchénie, où les homosexuels sont torturés), c'est assez surprenant.
J'ai beaucoup trop ri par rapport à l'intérêt de la chose xD
Allez hop, encore une idole déboulonnée. C'est une vraie surprise pour moi, je ne suis pas assez le milieu du logiciel libre pour avoir été au courant de la merde qu'il avait dans le cigare, et pourtant ce ne devait pas être un secret, étant donné que ces prises de position sont publiques. Zou, poubelle le RMS.
Je hais les hommes, par Martin Winckler.
Depuis l’affaire Feller, les tournois d’échecs ne sont plus les mêmes. Les organisateurs utilisent des méthodes dignes du contre-espionnage pour lutter contre la fraude. Le moindre engin électronique est proscrit dans la salle de jeu, même éteint. À l’entrée, on passe au détecteur de métaux et il y a des brouilleurs d’ondes dans les bâtiments. Les arbitres mènent des fouilles aléatoires sur les joueurs (tout refus entraîne une exclusion). Les mouvements du public sont observés par des spécialistes. Des statisticiens analysent chaque partie. Des délais de retransmission télévisée de quinze minutes sont imposés pour éviter toute intervention d’un complice situé à l’extérieur. Le plus étonnant, c’est que malgré ces mesures, le climat reste lourd...
Un énième article sur la classification PEGI.
Comment ne pas se faire avoir avec des numéros surtaxés à 0,70 €/min ? Voici la liste des services clients gratuits.
Grinçant. (et magnifique démonstration de robotsanstêtisme de Google au passage, qui a supprimé la vidéo de la chaine d'Aleveque)
via rivers
Que dire afin de vous donner envie ? Que le jeu a un vrai petit moteur physique qui oblige l'architecte viking à placer soigneusement poutres et toiture pour éviter que le cabanon ne s'effondre ou soit ravagé par les éléments. Que les options de construction permettent de faire des maisonnettes splendides, avec des coins pour les toits, des poutres à 45° et 26°, des demi-murs, des croix de soutien. Ah oui, il y a aussi ce détail qui m'a fait chialer comme un gamin rencontrant le père Noël : le jeu gère l'intoxication à la fumée. Si vous voulez un feu de bois dans votre villa (indispensable à l'obtention du bonus de confort maximum), il faut prévoir un conduit de cheminée pour l'évacuation. Avec un petit toit au bout, pour éviter que la pluie ne ruisselle et vienne éteindre le feu. C'est si beau. Si raffiné. Si sophistiqué.
C'est beau on vous dit.
Mis à part les commentaires sexistes de quelques beaufs en train de crever dans leur vomi, la réception du happening est plutôt positif.
C'est à crever de constater que si tu veux qu'on s'intéresse à ce que tu dis, il faut soit faire la grève de la faim, soit se foutre à poil pour choquer le bourgeois.
Merci pour Philippe Etchebest : non, merci, vraiment, c'est pas la peine. On va réouvrir les restau, déconnez pas.