Encore une démonstration qui illustre assez opportunément, aujourd’hui, que la lutte contre les « séparatismes » devrait s’écrire au singulier, tant elle ne concerne visiblement pas tout le monde… D’ailleurs, la presse, à l’international, et jusqu’à l’Onu, ne s’y sont pas trompés… je dis ça, je dis tout des guerres qui viennent, de tous contre tous, dont le macronisme est le creuset évident… On voit bien en effet qui sont bien davantage leurs ennemis que ces gens là, dont on ne cesse pourtant de souligner par les faits et les actes la grande dangerosité, et la particulière toxicité pour notre société.
A lire. Glaçant.
Hu, hu,hu, Cri du lapin #6 :
Un juge fédéral de New York a tranché en faveur d'Activision et a donné tort à AM General LLC, fabriquant des Humvee, les énormes jeeps blindées de l'armée américaine. L'éditeur de Call of Duty pourra continuer à utiliser le véhicule dans son jeu, car « la volonté artistique de réalisme justifie la présence de matériel réel utilisé par les armées modernes » et c'est toujours touchant de prêter des objectifs artistiques à un Call of Duty.
Quand la rédaction de Canard PC nous raconte ses peurs d'enfants devant les JV :
Froussard dès mon plus jeune âge, j'ai évité toute mon enfance les jeux vidéo qui pouvaient susciter la peur. De toute façon, je n'avais d'yeux que pour les jeux de stratégie. Avec un copain, on n'était pas encore arrivés au collège qu'on avait déjà saigné Age of Empires, Warcraft 2 et le premier Alerte Rouge. Un jour béni, je trouve dans les bacs d'un soldeur la boîte de Command and Conquer : Alerte Rouge 2, dont j'ignorais jusqu'à l'existence. Le soir même, sur le vieux PC familial, j'installe le jeu en compagnie de mon pote, encore plus fébrile que moi. Tout se passe à merveille jusqu'à ce que l'installeur, qui imite le ton sérieux des logiciels militaires, se mette à nous réclamer la clé CD pendant qu'une voix bourrue beugle « Code d'encryption requis, vous avez 30 secondes pour le donner ! » La clé CD ? Où est la clé CD bordel ? Dans la panique, mon pote fait tomber la boîte par terre et perd de précieuses secondes à la ramasser. Je parcours fiévreusement le manuel et finit par trouver, au dos, une très longue suite de chiffres et de lettres. Je hurle les premiers caractères à mon comparse, qui les note n'importe comment en se gourant de touche. Il est au bord des larmes. Ça paraît idiot, mais sur le moment on est à peu près sûrs que le jeu va s'autodétruire si on dépasse les trente secondes. Dans l'affolement, on explose bien sûr la limite et… rien ne se passe. N'empêche qu'on se souvient encore maintenant du jeu qui a failli nous provoquer une crise cardiaque à 10 ans.
PTDR.
Voilà: on sous-entend qu'il a été condamné uniquement pour avoir révélé l'existence d'une console un peu en avance histoire que tout le monde vienne effectuer un clic indigné sur leur lien... Mais en fait:
- il a pénétré par effraction sur un réseau qui ne lui appartenait pas
- il a divulgué des infos confidentielles sur un produit, c'est pas un lanceur d'alerte, hein...
- il se branle sur des photos de gamins à poil.
Donc, finalement, trois ans, c'est pas tellement, au bout du compte...
Entretemps, les confrères fact-checkeurs de plusieurs grands médias ( voir ici "Le Parisien") ont raconté l'épisode, et publié le témoignage de la photographe de l'AFP. Normal. L'histoire pourrait s'arrêter là. Mais elle ne s'arrête pas là. La photo de ce policier en feu était trop bienvenue, pour tous ceux qui souhaitent rééquilibrer les récits des violences en manifestation, en montrant que des policiers y sont aussi blessés, et parfois en nombre important. Ne nous cassez pas notre image ! somment lesdits comptes de syndicats policiers, quelques ténors de la fachosphère, bientôt rejoints, ô surprise, par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.
"fake news officielles"
C'était dans le Cri du lapin #2, mais c'est tellement beau que je ne peux que le partager :
Le nouveau service d'abonnement HP Instant Ink, proposé par Hewlett-Packard, désactive les cartouches actuellement installées dans l’imprimante en cas de résiliation, même si elles sont encore pleines. Ce système détrône ainsi le fax (qui nous obligeait à payer l'encre utilisée pour imprimer les spams) de son titre d'invention la plus con de tous les temps.
Dans notre grande série "tout est possible" : une interview de Marc Lévy sur Canard PC.
Lu sur Le Cri du lapin #22 :
D'après ce long article du New York Times, la boîte à Zucky aurait, entre autres recherches sur les moyens de limiter la diffusion des fausses nouvelles et des messages haineux, enseigné à un algorithme de machine learning l'art d'identifier les messages « mauvais pour notre monde », ce qui en soi est déjà assez amusant. L'algo fonctionnait plutôt bien mais Facebook a finalement décidé de ne pas l'utiliser pour hiérarchiser la visibilité des posts. Pourquoi ? Tout simplement parce que les utilisateurs chez qui la visibilité des messages « mauvais » avait été diminuée se connectaient beaucoup moins à la plateforme, les contenus toxiques et partisans créant, comme on le sait désormais très bien, davantage d'engagement.
S'il est moins connu du grand public que ses confrères Charlie Chaplin et Buster Keaton, Harold Lloyd n'en a pas moins durablement marqué l'esprit de générations d'artistes. Films de mafia, bandes dessinées super-héroïques ou séries d'animation, on trouve trace de ses péripéties élastiques et de son air lunaire dans nombre d'œuvres pop. Voici dix hommages ou emprunts dont vous n'aviez sans doute pas conscience.
Et pourtant la scène de fin de retour vers le futur ! Une fois qu'on le sait, ça saute aux yeux !
Autre site, avis différent, même si le point noir des bugs demeure :
Cyberpunk 2077 est un vrai bon jeu, qui a réussi à nous transporter dans un univers captivant. Malgré tout, le titre de CD Projekt Red souffle le chaud et le froid en permanence. Oui, le jeu est pétri de qualités, Night City est une destination incroyablement séduisante, qui dégage une ambiance unique (grâce notamment à ses différents quartiers qui possède leur personnalité propre, et ses éclairages au néon du plus bel effet). La campagne principale aussi est l'un des gros points forts du jeu, Keanu Reeves n’y fait pas de la figuration, et les possibilités offertes par le système de dialogues à choix multiples sont réellement intéressantes, tout en apportant une indéniable replay-value au titre.
Le jeu est pété de bug... malgré un patch de 54 Go (pour un jeu de 64Go, c'est... gros)
le jeu a encore besoin de 6 bons mois de développement supplémentaires pour cleaner tous les problèmes auxquels il est confronté
Attention, légers spoilers.
Ceux qui s’attendaient à la liberté d’un GTA futuriste, ou à la flexibilité d’un Deus Ex en monde ouvert, seront surpris. Pendant ces premières heures, Cyberpunk 2077 prend le temps d’installer un univers, une histoire, et plus encore, des personnages. On s’y promène en suivant les ordres ou les pas d’autres habitants de Night City, passager d’une aventure qui n’est pas encore complètement la nôtre.
[...]
Ce n’est qu’après la fusion entre l’esprit de V et celui de Johnny Silverhand, au bout d’une demi-douzaine d’heures, que le jeu démarre vraiment. Qu’il accepte de lâcher la bride, et de nous permettre de nous écarter de l’histoire pour prendre la route librement. C’est alors la claque.
Évacuons tout malentendu : Cyberpunk 2077 n’est pas un très bon jeu de rôle. Les faux choix que proposent ses dialogues ont rarement des conséquences. En mission, la possibilité de privilégier l’approche musclée ou l’infiltration est de toute façon désamorcée par la nullité de l’intelligence artificielle des ennemis. Et les compétences de hacking ne servent, dans les faits, qu’à désactiver à distance quelques caméras de sécurité. Il paraît qu’on peut crafter (« fabriquer ») ses propres équipements : on a terminé le jeu trois fois sans jamais avoir eu la tentation de le faire. Pire : on peut débloquer de nouvelles caractéristiques et compétences au fil de sa progression, mais on peut en réalité traverser l’essentiel de l’aventure sans le faire. Cyberpunk 2077 n’est pas un mauvais jeu vidéo, loin de là, mais ses mécaniques à elles seules n’éblouiront pas grand monde.
[...]
Cyberpunk 2077 est moins un jeu qu’un fabuleux diorama nous donnant à voir des visions du futur en 3D, plus saisissantes que la plupart des films et autres œuvres sur le sujet. Bars, ruelles sombres, cabinets de médecin à moitié clandestins, bâtiments en ruine encore hantés par les fantômes d’une civilisation sur le déclin : tout est vivant, crédible, et donne le même sentiment d’immersion qu’une bonne expérience de réalité virtuelle, le même vertige – mais sans casque sur la tête.
[...]
On termine Cyberpunk 2077 assez rapidement : il faudra sans doute compter cinquante heures pour en faire le tour, mais vingt suffisent pour voir le bout de la quête principale. Et on arrive au bout de ces vingt heures avec l’impression d’avoir seulement gratté la surface d’une ville qui nous manque déjà ; et sans le souvenir d’un seul dialogue raté, d’une seule quête en retrait, d’un seul remplissage.
[...]
A se demander s’il n’aurait pas fallu repousser encore une fois la sortie du jeu de quelques mois, autant pour s’épargner cette sortie précipitée que pour la santé de ses développeurs. Les conditions de travail au sein de CD Projekt Red sont régulièrement pointées du doigt, le site Glassdoor (sur lequel les employés des entreprises peuvent témoigner anonymement) proposant une litanie de témoignages faisant état d’un mauvais management, d’un rythme de travail « insensé et inhumain », et de semaines « traumatiques » de soixante à quatre-vingt-cinq heures, renouvelées parfois pendant des années. On peut alors se demander s’il est raisonnable de créer des œuvres aussi pharaoniques, et à quel prix.
[...]
Ce n’est plutôt pas pour vous si…
- vous vous attendiez à GTA 2077 ;
- vous espériez Deus Ex en monde ouvert ;
- vous appeliez de vos vœux un Witcher IV avec des néons.
Plutôt mitigé tout ça :/
Seven: Enhanced Edition est gratuit sur Humnble (le jeu est pour GOG)
Bah, c'est de la têtologie. Le grand Kapital utilise juste quelques ficelles, mais ça marche aussi en dehors de tout système d'exploitation.
La preuve qu'on finit toujours par raconter des conneries : j'étais persuadé de la véracité de cette histoire d'Orson Welles déclenchant un vent de panique en lisant la guerre des mondes...
Les voisins d’un appartement de Bruxelles qui, vendredi 27 novembre, appelaient la police pour se plaindre d’un tapage nocturne, ignoraient qu’ils allaient causer une déflagration au sein du Fidesz, le parti ultraconservateur du premier ministre hongrois, Viktor Orban. Les policiers, arrivés sur place pour constater une infraction aux mesures de confinement en vigueur dans la capitale belge, troublaient alors une partie de débauche sexuelle, avec alcool et stupéfiants à la clé. Parmi la vingtaine de personnes présentes, essentiellement des hommes, deux diplomates ont rapidement invoqué leur immunité.
Un troisième individu, qui avait tenté de s’échapper en dégringolant, à moitié dénudé, le long d’une gouttière, était retrouvé les mains ensanglantées. Démuni de tout papier d’identité, il invoquait, lui aussi, son statut diplomatique et dévoilait qu’il était Jozsef Szajer, eurodéputé et pilier du Fidesz, une formation pour laquelle il a siégé sans discontinuer depuis l’adhésion de son pays à l’Union européenne (UE), en 2004.
Interrogé mercredi 2 décembre par le quotidien Het Laatste Nieuws, le propriétaire de l’appartement et organisateur de la soirée affirmait « ne pas comprendre où est le problème ». « Nous étions tous très prudents, nous avions déjà tous eu le coronavirus », expliquait-il. « Ma salle de séjour s’est soudain remplie d’agents réclamant nos papiers d’identité. Mais comment pouvions-nous les produire? Nous ne portions même pas un slip ».
Toujours cette hypocrisie des conservateurs, ultra ou mous, c'est drôle.
Mais ce qui n'est pas drôle, c'est le bilan de Viktor Orban, dont ce gai luron est un soutien éminent :
=> comme le précise l'article du Monde, l'Union Européenne en est réduite à exiger que la Hongrie respecte l'Etat de droit en contrepartie du bénéfice de fonds européens.
Voilà, voilà.
C'est un peu triste, mais il était tellement abimé que c'en était inéluctable.
Pour l'anecdote, James Bond 007 l'avait détruit une première fois dans GoldenEye (1995 ? naaan !), dans une scène aussi mythique que débile (il met une barre à mine dans un engrenage et 10 minutes plus tard, tout explose. What ?) en faisant tomber les instruments (la partie suspendue par les câbles et qui vient de tomber - 900 tonnes tout de même) sur le méchant.
Un officier de l’aéroport de Croydon à Londres demanda alors à Frederick Stanley Mockford de penser à un mot qui indiquerait une détresse et qui pourrait facilement être compris par les pilotes et le personnel au sol en cas d’urgence. Mockford choisit alors une transcription phonétique de la phrase française « Venez m’aider », d’où le fameux « Mayday ».
J'avais déjà entendu cette explication, mais l'avoir directement de la Grande Muette, ça fait tout de suite plus sérieux.