La remise en cause est d’autant plus difficile que chaque bédéiste commence par recopier ses prédécesseurs avant de développer son propre style et que les écoles d’Art n’apprennent pas à dessiner un visage. En l’absence de personnages féminins charismatiques dotés de nez réalistes, la situation ne peut pas évoluer, note justement Elizabeth Holleville (Immonde!, prévu en janvier chez Glénat): "On ingurgite tellement de codes graphiques sans même y réfléchir qu’on ne se rend pas toujours compte de comment on dessine."
En BD, les femmes n'ont pas de nez. Merde, je ne m'en étais jamais rendu compte.
On est tous victimes de ses stéréotypes. Tous.
« Raghnarok », « La Page blanche », « Chicou-Chicou » : ça n'est pas la première fois que vos héros sont des héroïnes…
La remarque elle-même est presque choquante, en fait. Ça montre qu'il y a un souci. On ne demande pas à un auteur s'il choisit intentionnellement des personnages masculins. Dans « Bolchoi Arena », j'ai voulu créer un monde progressiste où ce genre de discriminations n'existeraient plus. Je n'ai pas voulu casser des clichés, mais montrer un monde où ils n'existent pas.
Boulet <3
Je vais allez emprunter les 2 albums de Bolchoi Arena à la bibliothèque, ça a l'air bien.
Il était l’auteur des Tuniques bleues, de Pierre Tombal, des Femmes en blanc ou encore de Cédric. Le scénariste belge de bande dessinée Raoul Cauvin est mort jeudi 19 août, trois mois après avoir révélé être atteint d’un cancer incurable, a annoncé Dupuis, sa maison d’édition.
Oh.
Nous célébrons cette année le bicentenaire de la naissance de Charles Baudelaire : Yslaire, l'auteur de la série culte Sambre, replonge dans la matière sulfureuse des Fleurs du mal, avec le regard de sa principale muse, Jeanne Duval, qui en est la narratrice. "Vénus noire" aimée et maudite par le poète, elle lui inspira La Chevelure, Sed non satiata et même La Charogne.
Attention, BD NSFW !
Le grand retour de "Et quand je ne joue pas...", un an après son arrêt \o/
Puisque je parlais de Mortelle Adèle tout à l'heure :
Mortelle Adèle est une petite fille rousse en uniforme, toujours accompagnée de Magnus, son ami imaginaire, un fantôme. Elle passe ses journées à faire des bêtises, des expériences, à faire tourner en bourrique ses parents et sa grand-mère. Mais derrière cette apparence de diablesse se cache en réalité une petite fille touchante, pleine de spontanéité et d'authenticité. Elle a ainsi fondé dans son école le Club des bizarres, pour lutter contre les pestes de la cour de récréation, celles qui se moquent des élèves qui ne sont pas dans la norme.
Antoine Dole a créé ce personnage quand il était au collège et qu'il subissait les moqueries de ses camarades. Mortelle Adèle fut alors pour lui une manière de se construire et de faire face à sa timidité. Pas étonnant, donc, que cette jeune héroïne prône dans ses gags le droit à la différence pour montrer aux enfants qui suivent ses aventures l’importance de s’affirmer et de s’aimer tel que l’on est.
C'est un personnage que j'ai créé quand j'avais 14 ans, je la dessinais dans mes cahiers, c'était une période compliquée pour moi, j'étais victime de violences scolaires. J'avais beaucoup de mal à comprendre ce que je vivais à ce moment-là et comment reprendre le pouvoir sur cette situation que je subissais. Et c'est comme ça que j'ai créé un alter-ego qui était tout mon opposé : je suis un garçon, c'était une fille, je suis timide, elle osait tout dire. (...) Quelque part, elle m'a aidé à me construire, à répondre aux autres, à comprendre que j'avais aussi cette force en moi. (Antoine Dole)
Boulet lance un thread sur les passage de BD qui vous ont le plus fait flipper. C'est rigolo, plein de souvenirs là dedans.
Qu'est devenu Long John Silver après la fin de l'île au trésor ? Ou : la preuve en images que les mythes ne meurent jamais.
Je n'ai pas été très gentil sur Mastodon hier, et il est vrai que Uderzo a été l'un des grands de la BD franco-belge. Mais je persiste à penser qu'il n'a pas su décrocher assez tôt, et surtout, n'a pas voulu "libérer" sa création assez tôt. En fait, je crois que j'aime trop Astérix pour accepter de le voir mis dans le formol comme l'a été Tintin.
via Marc
C'est l'histoire d'un mec, qu'il a même pas peur du coronavirus ! Nosferatu le vampire, 2 BD qui valent le cou.
Épisode 10 (il l'a fait !) : les aventures d'Okko le rōnin.
J'ai ri.
(Pour rappel : cette série est un peu -souvent- NSFW)
Une BD que j'ai bien envie de lire...
« Si il n’y avait pas le label "tout est vrai", on n’y croirait pas ! »
Je crois que c'est, avec Tintin au Tibet, l'un de mes Tintin préféré, pour ne pas dire l'un des seuls que je supporte. J'ai toujours une boule dans la gorge quand je lis la fin à mon fils, avec le sacrifice du traitre malgré lui, le suspense sur le fait de savoir s'ils sont morts ou pas... Bref, ce serait chouette en Lego, je confirme :)
Que penser d’une industrie culturelle qui faisait état en 2018, selon l’institut GFK, d’un chiffre d’affaires annuel estimé autour de 500 millions d’euros, reposant essentiellement sur l’exploitation commerciale de nos créations, qui laisse sciemment plus du tiers de ses autrices et auteurs professionnels survivre en dessous du seuil de pauvreté ?