Épisode 8 : 9 BD pour terminer l'hiver au Québec.
Pendant plus de 40 ans, l’organisme chargé de collecter les cotisations retraite des auteurs ne s’en est pas préoccupé.
YOU HAD ONE JOB !
C'est carrément incroyable. Je ne m'explique comment des gens, dont c'était la raison d'être professionnelle, ne l'ont pas fait pendant 40 ans... Et une fois encore, la raison est liée au manque de moyens de l'organisme (même si ça n'excuse pas tout) :
Ça peut paraitre un peu étonnant en tant que directeur mais c’est la réalité. En fait, au fil des dizaines d’années, les conseils d’administration successifs de l’AGESSA ont demandé instamment à leurs ministères de tutelles de leur donner les moyens de recouvrer cette cotisation, sans réponse.
Parce que l'Etat, précisément, a demandé à une commission de se pencher sur la situation des auteurs. Ce texte existe : c'est le rapport Racine (du nom de Bruno Racine, à qui un état des lieux de la profession a été demandé par le ministère de la Culture), mais il semble avoir été égaré par le ministre Franck Riester.
En attendant qu'il soit dévoilé, redoutant peut être ses conclusions, le patron des éditeurs prévient : pour lui, c'est niet ! Non à un éventuel rééquilibrage du rapport de force. Non aux auteurs qui voudraient vivre de leur travail. Non à une meilleure répartition des droits. Bref, les éditeurs veulent que tout reste comme avant, et on les comprend !
Alors, 2020, année de la bande dessinée, des parrains de prestige et une affiche formidable et peut-être même, un président de la République au Festival d'Angoulême, mais pas le moindre début de mesure concrète pour ceux qui font de la BD. Rien.
[...]
Nous avons hâte de vous voir à Angoulême, Monsieur Riester. Mais si vous avez oublié le rapport, s'il vous plaît, épargnez le budget de l'Etat et restez chez vous.
Et quand je ne joue pas... épisode 4 : une BD frustrante.
Intégrale Achille Talon !
Vu je ne sais plus chez qui.
Le problème, il me semble, c’est que lorsqu’il s’agit de féminiser une franchise, on entre dans une forme de ripolinage féministe. D’où cette expression de "féminisme washing" que je mentionnais au début.
D’abord, comme s’il fallait "rattraper le coup", ce nouveau personnage féminin doit forcément être marqué par la vigueur, le refus des attributs de la séduction, et l’expression d’une indépendance farouche. Féminiser égale créer un super modèle. Et au fond l’héroïsme féminin se calque, peu ou prou, sur l’héroïsme masculin. Même si Adrénaline refuse la guerre, même si le canevas traditionnel d’un Astérix ne permet pas toutes les audaces, Adrénaline reste un Astérix sans moustache.
De plus, il faut attendre les six premières planches pour l’entendre prononcer un mot, et elle reste dans cette aventure, celle qu’on protège et qu’on délivre. Au fond, il n’y a pas vraiment de révolution, car l’affichage de ces nouvelles femmes, ou filles, puissantes ne bouleverse pas les structures narratives.
Comme le remarque le jeune écrivain Paul-Henry Bizon qui s’est penché sur ces questions "de la même façon que les sociétés matriarcales ne sont pas des systèmes patriarcaux gouvernés par des femmes mais des systèmes radicalement différents, les structures narratives d’un nouveau devenir héroïque doivent s’affranchir des modèles classiques".
A voir ce qu'il en est quand je l'aurai lu. Mais je ne suis pas vraiment étonné.
Ce type (Nick Rodwell) est en train de faire sombrer l’œuvre d'Hergé dans l'oubli, en creusant lui-même la fosse dans laquelle elle va être enterrée. En d'autres termes : il tue la poule aux œufs d'or. Je ne rêve que d'une chose : que les gamins de la prochaine génération ne sachent pas qui est Tintin. (mais bon, lui il s'en fout, il sera sûrement mort)
J'ai bien envie de lire cette BD ; à chercher à la bibliothèque...
Une BD sombre et mature, dystopique pour tout dire, qui en fait est une parabole nous obligeant à réfléchir sur notre triste époque ? J'achète !
Commentaire détaillé ici : http://www.dailymars.net/on-a-lu-shangri-la-de-mathieu-bablet/
La future BD préférée de Nicolas Sarkozy.
Des courts strips à l'humour souvent très noir.
Encore une bien belle histoire de Boulet (via un shaarliste, désolé, je n'ai pas gardé cet onglet ouvert) ; elle m'a fait penser au jeu What Remains of Edith Finch, que celles et ceux qui ont eu la présence d'esprit de prendre sur l'Epic store lorsqu'il était gratuit vont se dépêcher d'installer après avoir lu ce shaare ^^
Le point commun avec le strip de Boulet : une vieille maison pleine de pièces ; chaque occupant d'une chambre est mort, et le joueur va les incarner tour à tour pour découvrir leur histoire et comment illes sont mort·e·s. Ce n'est ni gore, ni effrayant, juste un peu grinçant parfois.
Le test sur Gamekult : https://www.gamekult.com/jeux/what-remains-of-edith-finch-3050816509/test.html
La page Steam : https://store.steampowered.com/app/501300/What_Remains_of_Edith_Finch/
La page Qwant du jeu : https://www.qwant.com/game/what-remains-of-edith-finch
Mouah ah ah , je pose ça là.
Téléchargez-le vite avant l'attaque de Moulinsart SA
via https://www.19h17.info/2018/12/24/tintin-vive-la-revolution-la-bd-en-pdf/
21/30, mais franchement, il y a des pièges.
Pas mal. Après, ça pose toujours problème malgré tout de transposer Lovecraft en dessins ou en film : une part de ses récits ne faisant que suggérer l'indicible, ils font appel à l'imagination de la personne qui lit. Passer au dessin ou au cinéma, c'est forcément se limiter à l'imagination de quelqu'un d'autre.
via Liandri
Honnêtement, savoir qu'un tel album existe me met mal à l'aise. Vraiment, terriblement. Mais juridiquement, c'est un peu léger comme argument.
L'article 227-23 du code pénal cité dans cet article n'est pas très prolixe sur le sujet qui nous intéresse ici ; j'ai le sentiment qu'il n'a pas été rédigé dans le sens de la mise en scène "artistique" d'éléments pornographiques incluant des mineurs, mais seulement pour ce qui concerne la fixation sur n'importe quel type de support, d'actes de pédopornographie "réels". (purée, rien qu'en écrivant ces lignes, à la pensée que des personnes sont capables de faire des choses pareilles, j'ai des envies de meurtre).
Le fait, en vue de sa diffusion, de fixer, d'enregistrer ou de transmettre l'image ou la représentation d'un mineur lorsque cette image ou cette représentation présente un caractère pornographique est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende. Lorsque l'image ou la représentation concerne un mineur de quinze ans, ces faits sont punis même s'ils n'ont pas été commis en vue de la diffusion de cette image ou représentation.
D'ailleurs la section du Code pénal regroupant ces articles s'intitule "De la mise en péril des mineurs" : on parle donc bien des mineurs en tant que personnes physiques, mises en danger par l'action, ici, de prédateurs sexuels et/ou pédophiles.
J'ai envie de rapprocher cette affaire d'un précédent qui avait fait quelques bruit il y a un certain temps, à savoir la question de l'interdiction ou pas de BD ou manga pornographiques avec des mineurs ; en substance, les partisans de l'interdiction faisait une assimilation entre la "consommation" de ce type de produit, et le passage à l'acte pédophile, quand ses partisans au contraire estimaient au contraire que cela pouvaient servir de "défouloir" aux pédophiles, et empêcher le passage à l'acte... (un exemple de réflexion chez Mitsu).
Un très court album bien plus profond qu'il n'y paraît sur le commerce de la peur. A mettre entre toutes les mains, dès que possible.
Vu sur Mastodon il y a quelques jours :
Le personnage de bande dessinée Obélix devrait son nom à l'obèle (ou à l'obélisque suivant les sources), tout comme son compagnon Astérix doit le sien à l'astérisque. René Goscinny, scénariste et créateur de ces personnages, a nommé ces héros gaulois en puisant dans le vocabulaire de son grand-père imprimeur.
Je viens de lire cette BD, et j'ai plutôt bien aimé, même si les avis exprimés sur Babelio sont plutôt moyens. Alors, ce n'est évidemment pas "pareil" que Hugo Pratt, mais c'est très "Corto" quand même : ironie, détachement, un certain cynisme n'excluant pas une profonde humanité, voyage au bout du monde, trésor qu'on-trouve-ou-pas... Je n'ai pas été dérangé à la lecture, à aucun moment je ne me suis dit "c'est du faux Corto Maltese".
Mais c'est trop con :'-D
Attention, NSFW