Quand les minorités dans un premier temps, puis les opposants par la suite, ne se sentent plus en sécurité dans leur pays, où n'importe quel abruti peut faire n'importe quelle connerie lui passant par la tête, ça sent la guerre civile.
Selon le droit canonique n’importe quel baptisé, membre du clergé ou simple laïc, peut être désigné. Du moment qu’il est de sexe masculin. J’ai donc, moi, qui suis baptisé, même incroyant, une plus grande possibilité théorique d’être élu pape que n’importe quelle grenouille de bénitier ou mère supérieure prestigieuse.
[...]
On s’habitue mais, à bien y réfléchir, que dirait-on d’une association, d’une entreprise, d’un parti politique qui stipulerait dans ses statuts que tous les postes d’encadrement sont réservés aux hommes, que tous les sièges du conseil d’administration ou du bureau politique sont interdits aux femmes ? Que dirait-on d’une structure d’encadrement qui interdirait à ses membres de se marier ou même d’avoir des relations sexuelles ?
[...]
Les principales religions sont formatées par la domination masculine. Il existe bien quelques pasteures protestantes, quelques rabbines. Ça va de l’enfer islamiste en Afghanistan, où les femmes sont chosifiées et martyrisées, au simple et classique conservatisme catholique.
Ça me fait penser à ce vieux dessin de Charlie, où on voit un curé, un rabbin et un imam, assis dans un canapé avec les pieds posés sur le dos d'une femme à quatre pattes, jouant le rôle de la table basse...
EDIT : retrouvé
https://sammyfisherjr.net/galerie/photos/Religions/religions-patriarcat.jpg
La Meute raconte comment l’ancien ministre de Lionel Jospin a verrouillé de l’intérieur le mouvement qu’il a fondé. Le grand public a pu, au fil des années et de certains événements qui ont marqué la vie interne du mouvement insoumis, être informé des accès de violence de Jean-Luc Mélenchon, de son goût pour les purges, de son peu de goût à l’inverse pour la démocratie interne et les débats collectifs sur la stratégie à suivre. Mais le livre de nos confrères démontre, en s’appuyant sur d’innombrables exemples et témoignages de proches, anciens ou actuels, de militants, anciens ou actuels, qu’il ne s’agit pas de faits isolés qui peuvent s’expliquer par la violence du combat politique ou par les rivalités qui sévissent dans tous les partis. Non, il s’agit bien d’un mode de fonctionnement assumé, où celui qui émet un désaccord avec le chef est du jour au lendemain blacklisté, sorti des boucles de discussion, privé d’une investiture, écarté d’une fonction dans l’appareil. Ainsi va la vie à LFI, organisation tout entière dédiée au culte du patron, où aucune tête ne doit dépasser, aucun désaccord n’est toléré.
Depuis le temps qu'on vous dit que c'est Mélenchon le problème...
De chouettes photos dans lesquelles le photographe a su saisir tantôt l'instant, tantôt la coïncidence, bref, le petit détail qui fait mouche.
Encore une couche de Sureau, qui s'essaie au polar avec ce nouveau livre. Mais le polar à l'ancienne, façon "Holmes, Lupin, Poirot, Maigret".
Un article fleuve sur François Sureau, homme à multiples facettes. Pour ne pas dire contradictions.
Juriste (avocat, conseiller d’État), écrivain (désormais membre de la Gagadémie), de droite mais venant en aide aux réfugiés, proche de Macron mais un de ses plus virulents critiques, notamment sur sa dérive autoritaire et liberticide. Il s'habille comme un vieux et fume la pipe ? Normal il a 66 ans direz-vous. Que nenni, il était déjà comme ça à 30 ans.
Bref, un bonhomme drôlement intéressant.
Bien envie de lire ses livres et, qualité que j'affectionne beaucoup chez les écrivains, il donne aussi envie de lire les livres des autres :
Objet surréaliste, S’en aller n’a rien de l’exercice littéraire consistant à ordonner le chaos de ses fragments personnels. «Je ne souffre pas de ne pas trouver d’unité à ma vie. J’ai très tôt laissé l’idée d’en trouver une», y confesse-t-il dès le premier chapitre. Le livre est une digression érudite en compagnie de ceux qui, écrivains ou personnages fictifs, ont été animés, comme lui, par le désir ardent de prendre le large : Hugo donc, Vladimir Nabokov, Patrick Leigh Fermor, cet écrivain voyageur et membre des services secrets britanniques, improbable croisement d’Indiana Jones et de James Bond, ou encore Arsène Lupin.
Et Kafka a demandé à Max Brod de détruire après sa mort la troisième partie restante.
Évidemment, on sait que Max Brod n’a non seulement pas respecté la demande testamentaire de Kafka, mais qu’il a trié, édité, mis en volume et diffusé ces textes.
Georges Perec, en parlant de ses parents qu’il n’a pas connus, dit « leur mort fut l’affirmation de ma vie ». C’est un peu la même chose avec Kafka : c’est d’une certaine façon au moment de sa mort que son œuvre naît et que naît le Kafka que nous connaissons. Son entourage se sent alors autorisé à aller piocher dans son monde — pour mettre en valeur et pour diffuser. Le patronyme Kafka peut alors s’installer dans la littérature européenne, puis mondiale.
C’est pour cela que je disais qu’il fallait certes commémorer en 2024 le centenaire d’une mort de Kafka, mais qu’il fallait surtout célébrer le centenaire du début de l’aventure éditoriale de Kafka — notamment avec le centenaire de la publication du Procès.
Grâce à cette trahison testamentaire et à cette aventure éditoriale entreprise par Max Brod, les textes de Kafka circulent, traversent les frontières — l’océan même, et arrivent jusque dans les mains des premiers traducteurs dont je parle dans le livre. Ce fut donc l’affirmation de la vie de Kafka.
Un article très long mais passionnant sur Kafka et ses traducteurs.
et, quand je dis que nous sommes nombreux à être les descendants de Gatsby, il conviendrait en réalité peut-être de préciser de quelle page ou même de quelle phrase, en particulier, nous sommes issus.
De Tom et Daisy, couple riche et brutal, F. Scott Fitzgerald écrit : «C’étaient des gens négligents […], ils détruisaient les choses et les êtres, puis ils se repliaient à l’abri de leur fortune, ou de leur infinie négligence, ou de ce qui les unissait, quoi que ce fût, et laissaient à d’autres le soin de nettoyer les dégâts qu’ils avaient causés.» Cette phrase (1) a eu pour moi le même effet qu’une lentille de contact posée pour la première fois sur un œil myope. J’ai vu. J’ai vu le monde par cette phrase, et après elle, il n’a plus été le même pour moi. Je le voyais désormais tel qu’il était ; et cette révélation-là, hélas, rien ne l’a jamais démentie.
Et voilà, encore un livre (un classique) qu'il faut que je lise : Gatsby le magnifique.
C'estpasflippantdutoutsupermerci.
Je suis content de l'avoir découvert tout seul, avant que Libé n'en parle :)
Lien vers leur site : https://legrandcontinent.eu/fr/ (je vous conseille cet article par exemple : https://sammyfisherjr.net/Shaarli/?tuhyrQ)
Je me tâte de m'abonner dans l'avenir, c'est plutôt cher.
Un texte assorti de strictes conditions. Les députés avaient approuvé en avril en commission l’article clé de la proposition de loi, qui définit une série de critères stricts ouvrant le droit pour les malades de recourir à «l’aide à mourir». Ces cinq critères cumulatifs sont : être âgé d’au moins 18 ans ; français ou résidant en France ; atteint d’une «affection grave et incurable, quelle qu’en soit la cause, qui engage le pronostic vital, en phase avancée ou terminale» ; cette dernière provoquant une «souffrance physique ou psychologique» réfractaire aux traitements ou insupportable ; être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée.
C'est bien, mais il y a encore trop de choses qui ne vont pas :
Je trouve son point de vue intéressant. Plutôt que de rabâcher que l'homme est un animal commue les autres, ce chercheur explique qu'il faut au contraire tenir compte de sa place particulière qui, sans lui donner une quelconque supériorité ni des droits supérieurs sur les autres espèces, lui confère une écrasante responsabilité.
Il explique par ailleurs qu'il faut arrêter d'opposer les générations mais apprendre à voir la continuité, la transmission.
La «génération maintenant» est moins un groupe de personnes précis qu’une idée selon laquelle il y aurait un âge de la vie au cours duquel les gens ont en charge le présent : après une enfance passée sans pouvoir ni influence, vous entrez dans la fleur de l’âge avant de décliner.
C’est dans cet acmé que les gens se disent : «Nous sommes le présent, nous prenons les décisions, dirigeons les institutions, élaborons des plans, construisons les bâtiments pour créer un monde nouveau qui, nous l’espérons, durera pour toujours». Évidemment, ça n’est pas le cas puisque la génération suivante fait la même chose !
[...]
Si vous fabriquez une corde avec des brins d’herbe des prés, chaque brin n’excédera jamais une certaine longueur. Mais en les reliant par friction et par chevauchement, vous pouvez continuer à tresser indéfiniment la corde.
Dans cette conception, l’existence de chaque individu est reconnue, mais cela fait primer l’idée de collaboration intergénérationnelle en vue de créer quelque chose, d’alimenter un processus qui s’entretient.
Cela fait aussi relativiser l’idée d’être né ou de mourir à une date précise : nous naissons chaque jour, au sens où nous participons collectivement d’une naissance continue, et les anniversaires ne sont qu’un moment arbitraire dans un flux plus vaste.
Cette troisième vague de licenciements intervient une semaine avant l’annonce des résultats financiers d’Electronic Arts. Lors de son dernier compte rendu, le groupe s’était dit déçu de l’accueil du dernier Fifa (étonnant, il était exactement identique au précédent, sorti un an plus tôt), série annualisée qui a le double mérite d’être à la fois un jeu payant et de générer des revenus très importants en microtransactions, et de son blockbuster Dragon Age : The Veilguard. Electronic Arts disait alors avoir enregistré un maigre 1,8 milliard de dollars de chiffre d’affaires. En chute de 3 % sur un an. Les boules. Le bénéfice, lui, restait en hausse (+ 1 %, à 293 millions).
Ces rats ne méritent que de disparaître. Hélas, ce sont les petits et les indés qui crèvent.
Non content d'être devenus une presque dictature (c'est en cours) d'extrême-droite, les États-Unis veulent que le reste du monde devienne comme eux.
Je me note ça là :
Pour savoir la capacité maximale de RAM supportée par votre PC, une seule ligne de commande suffit. Suivez simplement ces quelques étapes :
Ouvrez l’Invite de commandes. Pour ce faire, cliquez sur le menu Démarrer, puis recherchez « cmd » (sans les guillemets) et sélectionnez Invite de commandes dans les résultats de recherche.
Tapez ou copiez et collez la commande suivante dans l’Invite de commandes et validez avec Entrée :
wmic memphysical get MaxCapacity, MemoryDevices
Vous obtiendrez alors deux informations importantes :
- MaxCapacity : Indique la capacité maximale de RAM (exprimée en kilo-octet) que vous pouvez installer dans votre ordinateur. Pour convertir cette valeur en gigaoctet (Go), vous devez la diviser par 1048576.
>- MemoryDevices : Indique le nombre d’emplacements (ou slots) dédiés à la RAM sur la carte mère de votre ordinateur.
MAIS COMMENT QUE C'EST TROP BIEN FAIT POUR TA GUEULE, APPLE !
A trop pousser le bouchon, il fallait bien qu'il y ait un retour de bâton.
Corentin Benoit-Gonin (Kocobé) vous a fait un résumé à sa façon dans les news de CanardPC, je vous le recopie ici :
« J’aimerais qu’Apple arrête de me prendre pour un jambon. » Voilà en substance ce que la juge a exprimé dans sa décision du 30 avril sur l’éternel affrontement opposant Epic Games à Apple. Le premier reproche au second sa commission (généralement de 30 %) sur les transactions dans les applications de l’App Store. En 2021, un premier jugement ordonne à Apple de ne pas empêcher les développeurs d’indiquer des moyens extérieurs de paiement. Apple s’exécute de la manière la plus insolente possible : en taxant les développeurs à hauteur de 27 % de ces transactions. Ce nouveau jugement siffle sèchement la fin de la récré, interdit toute commission sur les transactions extérieures et interdit toute entrave à leur promotion au sein des apps. Satisfait, Epic annonce le retour de Fortnite sur l’App Store. Quant à la firme à la pomme, elle fait savoir qu’elle compte faire Apple. K.
Après l'annulation du scrutin présidentiel et l'interdiction de se présenter du candidat d'extrême-droite, les roumains semblent avoir reportés tous leurs espoirs (gageons qu'ils seront malheureusement vite déçus) sur un autre candidats d'extrême-droite.
Les arguments des personnes interrogées dans l'article font froid dans le dos (ils parlent essentiellement du candidat interdit) : "il parle bien", "il nous a promis tel et tel truc", "il est comme nous", etc.
Si ça vous rappelle et Trump et le discours du FN, c'est absolument normal. C'est la même mécanique de discours dominant dans les médias + défiance envers la classe politique ("tous des voleurs") et envers l'Europe (qui a pourtant contribué à sortir le pays de la misère), aggravé ici par une nostalgie de l'époque de la dictature de Ceaucescu (en gros "on n'était pas libres mais on avait du travail").
Avant-hier la Hongrie, hier les USA, demain la Roumanie.
Après-demain la France.
La bascule est totale, générale, inarrêtable. Les peuples veulent-ils vraiment le retour de régime autoritaires ? Ou sommes-nous tous manipulés ?
Les travaux de la photographe Benzine Cyprime évoquée par Seb tout à l'heure (https://sebsauvage.net/links/?R_lFlQ) ; j'irais même plus loin que lui : au-delà de mettre en scène des femmes fortes, ce qui dérange les mascus décervelés, c'est de mettre en scène des femmes fortes avec les attributs et les codes de la virilité.
SebSauvage a en parlé l'autre jour (https://sebsauvage.net/links/?fe_oig) : non seulement Duolingo remplace ses traducteurs par de l'IA (qu'est qui pourrait bien foirer ?), mais elle avait déjà commencer à le faire avant de l'annoncer. Le plus dégueulasse, c'est que les traducteurs virés ont parfaitement conscience qu'on leur a demandé "de creuser leur propre tombe" : c'est leur travail qui a servi a alimenter l'IA qui désormais les remplace.
Et maintenant ? Maintenant la boite met la pression sur les employés non traducteurs, sommés d'utiliser l'IA dans leur travail...