C'est marrant, cette vidéo me fait penser au début de Prey...
Sinon, ça me fait penser aussi à ce que Tommy, chez qui je l'ai trouvée, disait aussi : les jeux (certains en tout cas) deviennent des films interactifs. Gameplay pourri, scénario inexistant, mais graphismes photo-réalistes. Quel intérêt ?
'tention, je ne dis pas que tous les jeux à vocation photo-réalistes seront forcément nuls, mais c'est une tendance... Lorsque tu as passé tout ton budget dans l'épate-bourgeois à coup d'orgie de pixels, il te reste forcément moins de thunes pour le reste... c'est à dire le contenu du jeu lui-même.
Je trouve ma remarque d'autant plus pertinente [auto-congratulation ON] que j'ai lu hier, je ne sais plus où, une brève disant que l'un des fondateurs du studio Arkane (Dishonored, Prey...) avait quitté le studio il y a quelques mois et qu'il venait d'ouvrir son propre studio indé, pour faire, déclare t-il, des jeux moins portés sur le graphisme et plus sur un contenu différent.
Je vous met le lien et la citation correcte si je les retrouve.
EDIT : la new d'origine est ici, mais je préfère la version de Gamekult, plus détaillée :
Le premier jeu du studio, qui sera révélé dans le cadre de la cérémonie des Game Awards le 13 décembre, devrait se montrer dans une direction artistique stylisée (comprendre loin du photoréalisme) qui permettra aux développeurs, forcément moins nombreux qu'au temps d'Arkane (ils sont une petite vingtaine d'employés pour le moment), de se focaliser sur l'expérience de jeu. "Avec WolfEye, l'équipe pousse sa passion plus loin dans les possibilités de simulation et de jeu, en se focalisant sur les interactions plus qu'ils ne l'ont jamais fait dans leurs jeux précédents", renchérit l'annonce pour faire vibrer les amateurs de simulation immersive.
"Après avoir pris des congés et consulté pour plusieurs studios, je suis prêt pour une nouvelle aventure. Le marché AAA n'aime pas prendre des risques et l'innovation en souffre. En tant que game designer, j'ai voulu essayer de nouvelles idées et approches, et je pense que les jeux vidéo indépendants sont dans le meilleur espace pour ça", a déclaré Raphaël Colantonio, président et directeur créatif de WolfEye.
Le jeune trentenaire raconte : "Je rentrais du travail et j'allais à la médiathèque. Avant, je me suis arrêté retirer de l'argent au DAB dans l'enceinte de la gare. Là, une dame est venue m'accoster, son bébé dans les bras. Elle voulait que je lui paie à manger".
L'homme est pressé, dit qu'il n'a pas le temps mais cherche la monnaie qu'il a dans sa poche. "À ce moment, la police ferroviaire est arrivée, poursuit Pierre. Les agents m’ont expliqué que la mendicité était interdite et que si je donnais, j'étais répréhensible. Je n'allais pas arrêter, j'ai donné 70 centimes et des pièces rouges à la dame et ils ont sorti leur carnet de contraventions."
Au final : 50€ d'amende pour "sollicitation de toute nature" et 50€ de frais de dossier. "
Au moins à l'époque de Victor Hugo, on foutait les misérables au bagne pour avoir volé un croûton de pain, c'était quand même moins compliqué.
Alors, d'après Wikipédia; la prosopagnosie est un trouble de la reconnaissance des visages. C'est une agnosie visuelle spécifique rendant difficile ou impossible l'identification ou la mémorisation des visages humains.
La chute est excellente.
Coudifié : Max Bird serait un plagiaire.
Tout est dans le titre, et l'infographie est très claire. 3 colonnes :
Ce n'est pas la première fois que de telles aberrations de la "lutte contre le terrorisme" sont mises en avant, mais ça fait rager à chaque fois. Combien de cancer aurait-on pu diagnostiquer/traiter, avec les milliards gaspillés en guerre qui n'ont quasiment fait que des victimes civiles ?
EDIT : ça me rappelle cet article et cette illustration de 2014 : https://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/index.php?_p0I3g
via Mastodon
CW : pornographie, pédopornographie, viol, inceste
- un enfant est tué par l’un de ses parents tous les cinq jours,
- environ 130 000 filles et 35 000 garçons subissent des viols ou tentatives de viol chaque année,
- 140 000 enfants sont exposés à des violences conjugales,
- 6% de la population aurait été victime d’inceste
Source
Et quelle est l'urgence pour Macron ?
Mettre en place un contrôle parental par défaut de la part des FAI pour l'accès aux sites pornographiques.
il invite les acteurs du numérique à trouver des solutions robustes pour éviter que les enfants aient accès volontairement ou involontairement aux contenus pornographiques. Si dans 6 mois, aucune solution n’est trouvée, le président appliquera sa propre solution en faisant voter une loi qui imposera aux opérateurs télécoms d’appliquer le contrôle parental automatiquement.
Et ceci alors même que les moyens alloués par le plan de protection de l'enfance sont d'emblée jugés insuffisant Source
Hypocrisie ? Non, si peu.
Passant outre, les ministres Bruno Le Maire et Franck Riester ont signé l’arrêté de nomination le 13 novembre avec un argument en béton : les qualités de gestionnaire de Rémy Fenzy. Or ce dernier arrive avec un certain passif. Il avait déjà été reconduit à Arles contre l’avis des élèves et du personnel, qui l’accusaient d’autoritarisme, et lui reprochent maintenant d’avoir organisé en juillet une fausse inauguration des nouveaux locaux de l’Ensp. « Nous sommes toujours dans notre ancienne école, le matériel emballé dans des cartons, privé-es des ateliers qui font notre dynamisme », écrivent dans un communiqué leurs représentants, solidaires avec ceux de l’Ensci.
Sur le fond, le collectif des élèves de l’Ensci dénonce un « formatage des grandes écoles de création qui tend à un lissage des spécificités de chaque établissement ». Il est vrai que les actuels ministères de tutelle ne semblent guère se soucier de l’histoire singulière de l’Ensci. Née en 1982, elle met en œuvre une pédagogie originale visant à l’autonomisation des élèves, et, on peut le constater, à l’épanouissement de leur esprit critique. Cette école publique a donné de grands noms. Elle mérite mieux que l’arbitraire et la gestion à la petite semaine. L’Etat manque cruellement de vision en matière de design, et cette crise en est une nouvelle preuve.
"Gestionnaire" et "formatage". Tout est dit.
Comme le disait justement LLM, s'excuser ça passe par 3 phases : prendre ses responsabilités, reconnaître ses torts, et s'engager à changer.
Il prône la constitution de tribunaux révolutionnaires populaires. « J’aimerais un jour avoir la possibilité de devenir l’un de vos procureurs. Être l’un de ceux qui pourraient mettre ces personnes-là en prison. » Il prévient : « J’ai commencé à faire des listes. » Il propose de remplacer le conseil constitutionnel par une institution que présiderait Étienne Chouard, enseignant proche des Gilets jaunes, retiré de l’antenne de Sud Radio pour avoir refusé de s’exprimer sur l’existence ou non des chambres à gaz nazies. À ceux qui se sont inquiétés, Juan Branco, mis en cause par le passé pour intervenir discrètement dans les fiches Wikipédia de personnalités, a une nouvelle fois rétorqué qu’il s’agissait évidemment d’humour...
Je ne sais pas si ce type est une sorte de nouveau Robespierre, ou s'il se rêve seulement dans ce rôle et est juste ridicule...Il serait dommage que la pertinence de ses attaques contre Macron soit tournée en ridicule par ses me,songes, ses approximations et ses amitiés hasardeuses...
via Riff
Moment tendresse-dans-un-monde-de-brutes : c'est tellement choupinou que je ne peux pas faire autrement que vous le partager. Un écureuil qui sent une fleur.
(vu sur Mastodon au fait)

« Leur contrôle insidieux de nos vies numériques sape le fondement même de la vie privée et c’est l’un des défis majeurs de notre époque en termes de droits humains », a déclaré Kumi Naidoo, secrétaire général d’Amnesty, cité dans un communiqué. « Google et Facebook ont progressivement rogné le respect de notre vie privée. Aujourd’hui nous sommes piégés. Soit nous nous soumettons à cette vaste machine de surveillance – où nos données sont facilement utilisées pour nous manipuler et nous influencer – soit nous renonçons aux avantages du monde numérique. »
Soit on se démerde sans eux ? Chiche ?
Dans un entretien à l'hebdomadaire Die Zeit à paraître jeudi, l'activiste de 53 ans a estimé que des génocides s'étaient déroulés de manière répétée au cours des cinq derniers siècles. « En fait on pourrait dire que c'est comme un événement régulier », selon des extraits de l'interview diffusés mercredi par le magazine.
« Le fait est que des millions de gens ont régulièrement été tués dans des circonstances cruelles au cours de l'Histoire », a-t-il souligné, jugeant que l'Holocauste, au cours duquel 6 millions de juifs ont été exterminés, n'était « qu'une simple connerie de plus dans l'histoire humaine ».
Un "détail" comme dirait l'autre...
Ordure.
Je pose ça là.
Il n’y a pas de réponse politique, seulement des réponses répressives. La tension monte, entre les manifestants et les policiers c’est devenu électrique, ce que j’ai vu s’apparente à une guérilla. Ce n’est pas la 1ère fois, mais nous avons clairement franchi un nouveau palier.
Nul ne sait où ces guérillas nous mèneront. Loin du manichéisme, je vois beaucoup d’instrumentalisation de la part de l’exécutif et je veux être parfaitement honnête, je rencontre de + en + de policiers qui en sont conscients et en ont vraiment marre, avec des salaires de misère.
Des policiers violents, il y en a aussi. Mais sur le terrain, pris dans cette folie, ce n’est pas si simple et j’ai vu aussi beaucoup de gamins (et de gamines) dans les rangs des CRS, qui avaient un regard apeuré et tentaient simplement de ne pas y passer. C’est la réalité.
Finalement, tout le monde -manifestants, policiers- est otage de cette stratégie de l’exécutif. Pour l’instant, « ça tient encore ». Mais jusqu’à quand ? S’il s’agit d’interpeller tous les manifestants, ça va faire du monde... Surtout que des mouvements massifs sont à venir.
Bref : tous ceux qui étaient sur le terrain hier -je crois pouvoir l’affirmer- ont eu ce sentiment : en l’absence de réponse politique raisonnable, l’exécutif ne tient que par les forces de l’ordre. Il y a de + en + de décalage entre le légal et le légitime.
Et ce décalage sert une stratégie, dangereuse : celle du « moi ou le chaos ». A ce rythme et sans inflexion notable, nous aurons assurément « moi et le chaos ». Voilà, selon moi, les données essentielles du problème : le socle électoral très faible des différents présidents.
Ne pouvant rassembler au-delà de 10 à 16% des inscrits (et cela suffit à « gagner » et éventuellement à se faire réélire), la réponse ne peut plus être que sécuritaire et répressive. Plus il y aura de violence, plus cette stratégie sera imposée comme « inéluctable ».
Le divorce est consommé entre une large partie de la population (70 à 80%) et les élus. C’est toute la question de la démocratie dite représentative, qui chaque jour se rétrécit comme peau de chagrin.
Si l’on ne va pas vers plus de participation (référendums notamment), le fossé va sans cesse se creuser. Ça ne pourra pas tenir indéfiniment. On est déjà très loin dans ce processus mortifère. C’est ça, « le piège ».
THREAD PRÉSENTE 4 HEURES AU TRIBUNAL DE PARIS CE JOUR.
AUCUNE PERSONNE VUE EN COMPARUTION IMMÉDIATE N’AVAIT ÉTÉ PRIS EN FLAGRANT DÉLIT DE DÉGRADATION.
DÉSORMAIS, COMME ILS N’ONT PLUS RIEN À TE REPROCHER, ILS INVENTENT « LA REBELLION ».
GILETSJAUNES #ACTE53 #PlaceItalieCas d’une étudiante en ergothérapie qui habite sur « une place de la commune de Paris» (ça ne s’invente pas) :
«interpellée à 14h05 place d’Italie» . Elle «aurait résisté avec violence en se jetant au sol». En fait, elle est tombée suite à la charge policière.Cette jeune femme tombée au sol est poursuivie pour « rebellion ». Le procureur demande 10 mois de prison ferme. Vous entendez bien. Cette femme n’a rien fait sinon être présente à l’heure prévue de départ de la manifestation et 10 mois de prison sont demandé
Les policiers reprochaient à cette femme d’avoir « procédé à la captation d’image en vue de diffusion sur les réseaux sociaux pour appeler à la rebellion». Entre Le 16 et ce jour, ils ont fouillé son téléphone « sans rien trouver » et ont effacé le contenu du téléphone.
[...]
Un autre jugement en attente d’un jugement au fond « sous contrôle judiciaire, interdiction de se rendre à Paris, UNE ANALYSE PSYCHIATRIQUE » et une obligation de pointage tous les samedis au Mans »
Donc dorénavant, tu serais zinzin de te rendre en manifestation déclarée. Le tribunal cherche clairement à humilier les manifestants.Un homme jugé pour avoir «participé MÊME DE MANIÈRE TEMPORAIRE 🤨 à un regroupement en vue de commettre des violences…». Il était Bd de l’hôpital. il a reçu une grenade ..de « gaz selon lui ».. «il l’a repoussé avec le pied», il est poursuivi pour « violence »
Les policiers mentionnent « une #rebellion », or son avocat ressort une vidéo ( de son cousin) où il se laisse interpeller sans problème.Le procureur « Je ne suis pas contre les manifestations » Eclat de rire dans la salle.
Le procureur pour accabler le manifestant mentionne sans cesse dans son réquisitoire les violences de la placedItalie, or il est interpellé ailleurs. il prend à de multiples reprises la télé comme référence.Bref, sur une dizaine de cas, je n’ai vu aucun casseur se faire juger comme le mentionne @franceinfo mais des citoyens souhaitant manifester mais empêchés. On observe un nouveau mode de condamnation « rebellion » et ce même si vous tombez parterre suite à interpellation.
via Tommy
Peut-être aussi parce que j'ai en mémoire ce terrifiant """"nous ne sommes pas du même camp"" du préfet-seigneur de guerre Lallement, celui qui commande en dernier ressort aux lanceurs de grenades. Peut-être parce qu'en entendant cette femme en appeler à la justice, sans majuscule, je ne peux qu'être de son côté, de son camp, pour parler comme Lallement. Tous les estropiés sont des estropiés de trop. Mais Manuel Timili est l'image incontestable de la terreur d'Etat qui s'abat sur des Français ordinaires.
Suite de https://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/index.php?ZDgGcw
Encerclés et empêchés de sortir ("nassés", en langage manifestant), gazés et pour certains gravement blessés (c'est le cas d'un journaliste indépendant), ils sont nombreux à raconter avoir voulu sortir de la place d'où le cortège devait partir aux premiers signes de tension avec les forces de l'ordre... et à en avoir été empêchés
Le préfet est filmé par BFM. Il le sait. C'est même sans doute à la caméra de BFM, que s'adresse, sûre de son impunité, la martiale apostrophe. Quel est donc le "camp" du préfet de police ? En quoi est-il opposé au "camp" de citoyens français qui manifestent pour davantage d'égalité ? Ainsi vole en éclats la fiction des ""manifestants de bonne foi"", que le même préfet assurait la veille distinguer des casseurs. C'est énorme. Mais ce n'est pas la seule énormité, proférée ces derniers jours. Du général "Ferme-ta-gueule- Georgelin, à la PDG de Radio France Sibyle Veil refusant de diffuser les spots de parlementaires soutenant le référendum anti-privatisation d'ADP, se multiplient les signes visibles d'accaparement de l'Etat au bénéfice du "camp" au pouvoir. Mais quelle est la nouveauté ? La multiplication de ces signes, ou bien leur visibilité ?
Suite de https://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/index.php?BCKI3Q
Menace réelle pour l’ordre public ou entrave disproportionnée à la liberté de manifester ? Le code pénal (art. 431-3 à 431-8) ainsi que le code de la sécurité intérieure (art. L. 211-9 et D. 211-10 s.) conditionnent le recours à la force aux principes d’absolue nécessité, de proportionnalité et de réversibilité ‒ le recours à la force doit stopper dès lors que les conditions qui l’ont justifiée ne sont plus réunies. Arié Alimi estime qu’il y a là volonté politique de concilier des méthodes de maintien de l’ordre « qui n’en sont plus » avec des méthodes judiciaires pour diminuer au maximum « la possibilité de manifester, intimider » et in fine, « dissuader ». Désormais, un individu en possession de lunettes de piscine, d’un foulard, peut être arrêté, se voir confisquer son matériel, voire être placé en garde à vue et même en comparution immédiate.
Ce sont des juristes qui écrivent là. Pas de dangereux anarcho-communistes-écolos.