"nous en prenons note sur nos serveurs" WTF. Le "marque-page" ne peut-il pas être local ?
"nous pouvons tirer des enseignements sur la manière dont les livres sont lus, de façon totalement anonyme, agrégée et statistiquement très précise" Je suis sans doute très naïf mais, à quoi ça sert ? A retirer de la vente les livres que les gens ne terminent pas ?
"De même, si l’éditeur remarque que tel ou tel chapitre d’un livre est systématiquement plus lu, il pourra en proposer des tronçons – des versions plus courtes, avec juste certains chapitres par exemple." Aaaaaaaagh. Allez vous faire voir.
J'aime bien la conclusion de l'article, sur le fait que la lecture relève de l'activité privée, et que le simple fait que quelqu'un ou quelque chose lise par-dessus notre épaule, même de manière "pas trop intrusive", c'est pas possible.
J'aime bien aussi la façon dont ce sujet rebondi de façon complètement foutraque à propos des couvertures ont l'état révélerait aussi bien qu'un DRM l'usage fait du livre http://rue89.nouvelobs.com/2015/02/12/meme-chez-aurait-pu-constater-livre-na-jamais-ete-ouvert-257646 Je suis d'accord avec le commentateur qui fait remarquer que l'on peut aussi prendre soin de ses livres... (je suis peut-être névrosé, mais je ne supporte pas les livres aux couvertures cassées...)
"Donc à base de 6 types d'intrigues, on réussirait à faire une variété telle que la littérature disponible aujourd'hui ? La différence reviendrait donc dans l'articulation, la qualité de l'écriture et la perception du lecteur ?" Hop, mon point de vue. (parce qu'hier soir j'ai posté ce lien sans commentaires)
Un jour, j'ai vu une émission (genre "C'est pas sorcier"), qui expliquait que la plupart des sauces, émulsions, crèmes... pouvaient être réduites à quelques équations, toujours les mêmes. Parce que ce sont toujours les mêmes ingrédients de base : gras, sel, sucre, eau, et que l'on peut les organiser sous forme de formules.
Cependant, en utilisant les même ingrédients et en appliquant la même formule, on obtiendra pas la même chose, selon si c'est mézigue ou un chef étoilé qui fait ladite sauce...
Je pense que ce que cette étude suggère, c'est qu'il en va de même pour la littérature : on peut résumer les intrigues en 6 archétypes principaux, on peut les organiser sous forme de formules quasi-mathématiques, mais le résultat sera différent selon si c'est Marc Lévy ou Victor Hugo qui tient la cuiller... Parce qu'il reste toujours un ingrédient impossible à quantifier : le style. Une histoire de Guillaume Musso peut être construite sur la même intrigue de base qu'une d'Italo Calvino (c'est une pure hypothèse, hein) mais le "goût" sera complétement différent. Alors oui, la différence tient la qualité de l'écriture (beaucoup) et à la perception du lecteur (un peu).
"Dans La Naissance d’une nation, les Noirs, joués par des hommes blancs maquillés, sont dépeints comme "illettrés, corrompus et rustres", souligne le New York Post, qui n'hésite pas à parler de "film le plus raciste de l’histoire". Ils sont aussi présentés comme "hypersexualisés" et dangereux pour les femmes blanches. Dans une séquence, un ancien esclave poursuit son ancienne propriétaire qui a refusé sa demande en mariage. Elle préfère se jeter d’une falaise plutôt que de se laisser attraper."
C'est ce genre de chose qu'il faut avoir à l'esprit lorsqu'on lit "J'irai cracher sur vos tombes", de Boris Vian (Vernon Sullivan). Je ne vais pas faire un résumé du livre ici (lisez-le !!!), mais les thèmes du racisme, de l'attrait/répulsion pour la sexualité des noirs fantasmée, du lynchage... sont au cœur de l’œuvre. Et là où Vian est très fort, c'est qu'on ne comprend tout qu'à la toute fin du livre.
Le concept est intéressant, mais Holmes avec un petit-fils... WTF ? C'est contraire au canon holmesien :)
Précision pour ceusses qui n'ont pas lu les aventures de Sherlock Holmes : Holmes est tellement misogyne -et probablement homosexuel, mais c'est une extrapolation- que l'idée qu'il puisse avoir des enfants (et donc des petits-enfants) est impensable.
Précision dans la précision : il n'est pas misogyne dans le sens "détester les femmes", il est même capable d'admiration à leur endroit, mais Watson rapporte dans une des nouvelles mettant en scène Holmes qu'une femme dans sa vie mettrait en péril ses formidables capacités, ou quelque chose comme ça.
Par contre, vivre avec un homme, pas du tout ^^
EDIT : http://people.premiere.fr/News-People/Robert-Downey-Jr-Sherlock-Holmes-etait-gay-2169161 Robert Downey Jr pense comme moi. ^^
"selon l’acteur, la fiancée du Docteur Watson, interprété par Jude Law, serait une couverture pour cacher la relation qu’il existe entre les deux personnages masculins. Et il a même présenté une scène où Holmes se bat, et a demandé au public du show de décider si oui ou non, Sherlock était un "homosexuel viril" !"
"Selon un insider d’Hollywood qui a parlé au Telegraph, [les producteurs] seraient même très mal à l’aise : "Robert ne s’arrête plus de parler de cette histoire comme de 'la plus célèbre histoire d’amitié homosexuelle de l’histoire' et rend les agents du studio très nerveux"." car "les producteurs du film ont axé tout le marketing du long-métrage sur l’idée de film d’action." >> l'action, c'est un truc de mec viril hétéro, d'après Hollywood. CQDF.
Sans préjuger du caractère éventuellement islamophobe de son roman, le télescopage des deux événements va faire beaucoup de tort à Houellebecq.
J. K. Rowling a vraiment pensé à tout :)
(sauf aux arguments de Boulet : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?p0ObvA)
EDIT : et même aux LGBT https://twitter.com/SilverBD/status/545132284341678081/photo/1 (mais bon, on savait déjà que Dumbledore était gay)
Voilà. Et pour bien montrer que Michel Houellebecq est un sale nazi islamophobe avec une tronche en forme d'aveu, on exhume une photo de la promo du film Near Death experience :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Houellebecq#Acteur
https://in.news.yahoo.com/photos/michel-houellebecq-poses-during-photo-call-movie-near-photo-112545957.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Near_Death_Experience_%28film%29
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=228624.html
Pour l'Obs, littérature brésilienne = filles en bikini.
Excuse invoquée : « Comme il n'est pas facile de représenter 48 auteurs d'un coup, l'idée était de montrer le drapeau brésilien (sans les filles), mais le recadrage de l'image n'a pas fonctionné. C'est réparé depuis ce matin ».
Et faux cul avec ça.
Tolkien <3
via https://links.nekoblog.org/?UordJw
Ça me fait que j'ai enregistré, il y a 2-3 jours, sur France 5, une émission de La Grande Librairie consacrée à Tolkien. Il faudra que je la regarde... (pour ceux que ça intéresse, on doit pouvoir facilement la retrouver en replay ou via Captvty)
Trouvé grâce à l'article du shaare précédent : un site consacré à la littérature jeunesse.
Ayant fait une partie de mes études dans le domaine, je me souviens d'une libraire spécialisée "jeunesse" qui lors de sa présentation avait poussé un coup de gueule (c'était il y a presque 15 ans...) sur cette propension des éditeurs à ne proposer à lire aux gamins que des choses tristes, démoralisantes, voire culpabilisantes, du style "Avoir 15 ans sous l'occupation" ou "J'ai 13 ans, je me prostitue et je me drogue mais la vie est belle" (je déforme à peine les titres...)
via https://links.nekoblog.org/?h0sZdg
Modiano... faudrait quand même que je lise quelque chose de lui un jour.
Texte de son discours : http://www.lemonde.fr/prix-nobel/article/2014/12/07/verbatim-le-discours-de-reception-du-prix-nobel-de-patrick-modiano_4536162_1772031.html
EDIT : suggestions de lecture : http://www.lemonde.fr/livres/article/2014/10/10/s-il-ne-fallait-lire-que-cinq-livres-de-patrick-modiano_4504509_3260.html
La vraie petite maison dans la prairie, d'après le manuscrit non édulcorée de Laura Ingalls (oui, oui, elle a vraiment existé)
Un peu de Hugo ce matin, grâce à Gee qui découvre Les Misérables (y'a pas de mal, je ne l'ai pas lu non plus...)
"Soit dit en passant, c’est une chose assez hideuse que le succès. Sa fausse ressemblance avec le mérite trompe les hommes. Pour la foule, la réussite a presque le même profil que la suprématie. [...] Gagnez à la loterie, vous voilà un habile homme. Qui triomphe est vénéré. Naissez coiffé, tout est là. Ayez de la chance, vous aurez le reste ; soyez heureux, on vous croira grand. En dehors des cinq ou six exceptions immenses qui font l’éclat d’un siècle, l’admiration contemporaine n’est guère que myopie. Dorure est or."
Superbe texte, bel hommage à Alexandre Dumas, qu'il faut donc savoir lire aussi entre les lignes. Attention, il spoile complétement la fin du Vicomte de Bragelonne !
J'en profite pour vous inciter, pour ceux qui ne l'auraient pas fait, à lire Les trois mousquetaires et Le Comte de Monte-Cristo, deux gros livres qui font partie du top 10 de mes livres préférés. Quand vous les commencez, vous n'avez de cesse tant que vous ne les avez pas fini. C'est absolument génial et captivant, et le style, l'époque d'écriture, le genre n'y changent rien, pour peu que vous soyez allergiques aux "vieux livres" : c'est vraiment le récit en lui-même qui vous ligotera au livre.
TIL : les premiers livres "jetables" ont été créés pour maintenir le moral des troupes pendant la seconde guerre mondiale.
Si vous n'êtes pas encore amoureux d'Alexandre Vialatte, voilà le livre qui va sans doute y remédier, bien que j'aurais plutôt tendance à conseiller la lecture de l'intégrale de ses chroniques de La Montagne, dans l'édition que Bouquins fit paraitre voici quelques années. C'est un cadeau un peu cher que l'on se fait à soi-même (mais vous pouvez aussi l'offrir), mais quand on aime, on ne compte pas, n'est ce pas ?
http://www.bouquins.tm.fr/site/chroniques_de_la_montagne_coffret_2_vol_&100&9782221912638.html
Diantre. Que n'ai-je encore lu ce livre ? Lisez-donc le pitch tel qu'il est présenté par l'éditeur :
"Au lendemain des élections municipales organisées dans la capitale sans nom d'un pays sans nom, la stupeur s'empare du gouvernement: 83% des électeurs ont voté blanc.
Incapables de penser qu'il puisse s'agir d'un rejet démocratique et citoyen de leur politique, les dirigeants soupçonnent une conspiration organisée par un petit groupe de subversifs, voire un complot anarchiste international. Craignant que cette "peste blanche" ne contamine l'ensemble du pays, le gou-vernement évacue la capitale. L'état de siège est décrété et un commissaire de police chargé d'éliminer les coupables - ou de les inventer. Aussi, lorsqu'une lettre anonyme suggère un lien entre la vague de votes blancs et la femme qui, quelques années auparavant, a été la seule à ne pas succomber à une épidémie de cécité, le bouc émissaire est tout trouvé. La presse se déchaîne. La machine répressive se met en marche. Et, contre toute attente, éveille la conscience du commissaire."
Si, si, les commissaires ont une conscience.
Il faut d'autant plus que je le lise qu'il est le pendant, si ce n'est la suite de "L'aveuglement", évoqué dans ce résumé, et que j'ai lu il y a quelques années : une épidémie de cécité frappe tout le pays -au sens propre : les uns après les autres, les gens deviennent aveugles. Pour tenter de juguler l'épidémie, les pouvoirs publics placent les "malades" (qui ne sont pas malades, ils sont justes devenus subitement aveugles) en quarantaine dans des camps. Mais comme ceux qui sont chargés de s'occuper d'eux ont peur, puis deviennent aveugles à leur tour, tout sombre assez rapidement dans le chaos, puis dans la sauvagerie la plus primale. Tout le monde est aveugle, tout le monde semble devenu fou, sauf la femme évoquée ci-dessus. Et d'un coup, sans plus de raisons que ça n'en avait de commencer, tout le monde retrouve la vue et reprend sa vie là où il l'avait laissée... Il faudra que je le relise car j'ai l'impression d'avoir un peu laissé de côté la portée symbolique de l’œuvre... même si je pressens qu'il n'y a rien de plus à comprendre que ce que je viens de dire : il ne faut pas grand chose aux hommes, se crussent-ils civilisés, pour sombrer dans la barbarie.