C'est assez génial ça, ça me donne envie de relire les grands classiques du roman policier !
Bon, encore un qu'il faut que je lise quoi.
via Riff
Dans Les livres de Jakób, la romancière polonaise Olga Tokarczuk s’intéresse aux frankistes, une secte d’hérétiques juifs qui accumulaient les conversions — d’abord à l’islam, puis au christianisme — et les péchés. À travers une pratique assidue des « Actes contraires » (pratiquer l’inceste, la sodomie et la polygamie, manger du porc ou du pain non casher), ils espéraient précipiter la chute de l’humanité et appeler ou confirmer de cette façon la venue du Messie. Du bonbon romanesque.
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Imposteur de génie, comédien, mégalomane et faux Messie, faiseur de prodiges dépravé ? Tout cela. La réalité semble ici dépasser la fiction. Et tout cela nous est raconté tantôt par une vieille femme qui flotte entre la vie et la mort et par de multiples narrateurs : fidèles frankistes de la première heure, aristocrates européens séduits ou ecclésiastiques polonais.
Un roman qui rend de manière particulièrement vivante toute la complexité et la diversité de l’Europe centrale au milieu du XVIIIe siècle, traversée par la philosophie des Lumières. Et une plongée dans la diversité des langues et des cultures — vision d’une Pologne aux origines multiculturelles qui n’a pas plu, semble-t-il, à une frange de la droite politique en Pologne.
Je sais que j'aime bien faire des rapprochements intempestifs, mais ça me fait penser au Manuscrit trouvé à Saragosse, où on retrouve cette notion de narrateurs multiples et réalisme/fantastique, mais poussée à l'extrême. C'est un véritable livre culte pour moi, si vous avez l'occasion de le lire, n'hésitez pas. (du coup, j'espère que celui d'Olga Tokarczuk sera au moins aussi bon).
EDIT : j'ajoute que j'aime bien Le Devoir (journal québecois) et ses pages littéraires. D'abord parce que j'aime bien les journaux (belges, suisses, québecois) étrangers rédigés en français d'une manière générale, ça permet d'avoir un point de vue extérieur sans pour autant devoir faire l'effort de lire en anglais (EDIT dans l'EDIT : et accessoirement, me rendre compte du nombre d'anglicisme que je lis et utilises sans même m'en rendre compte) ; ensuite parce qu'il a une vraie section "Lire", hiérarchisée au même niveau que "Politique" ou "Sport", et ça c'est cool.
Hop, encore des trucs à lire.
Faut que je regarde à la bib s'ils n'ont pas des livres de Mona Chollet.
Parlons franchement, au vu de la situation, la grande majorité des mouvements sociaux et écologistes échouent lamentablement, depuis des décennies, ne serait-ce qu'à freiner la catastrophe sociale et écologique en cours (de la sixième extinction de masse aux inégalités économiques phénoménales et croissantes qui caractérisent notre temps).
La plupart de ces mouvements se targuent de respecter scrupuleusement les principes de la non-violence, qu’ils considèrent comme la seule méthode de lutte acceptable. Et pourtant, ainsi que Peter Gelderloos l’expose brillamment dans ce livre, cette adhésion dogmatique au concept de la non-violence est injustifiée et injustifiable. En outre, il s’agit d’une des principales raisons pour lesquelles ils sont inefficaces.
En démystifiant les figures historiques inexorablement citées par la majorité de ceux qui défendent la non-violence comme un absolu — Gandhi, Martin Luther King, Nelson Mandela —, en exposant les réalités complexes derrière leurs accomplissements (souvent réduites à des simplismes mensongers), et en exposant les nombreux problèmes d’éthique qui découlent de l’absolutisation de la non-violence, Gelderloos nous offre ici un ouvrage essentiel qui devrait nous aider à sortir de l’impasse manifeste dans laquelle s’enlisent les mouvements militants.
Loin de faire l'apologie d'une violence irraisonnée, ce livre déboulonne l’argumentaire fallacieux de ceux qui affirment que la non-violence est la seule méthode acceptable de lutte face à la violence du capitalisme et de l’État.
Livre cité par Franck Lepage dans le shaare précédent.
J'adore les listes de livres. Même si ça peut être un peu décourageant.
Sur ces 22, je n'en ai lu qu'un seul...
Comme toutes les listes de livres, celle-ci a forcément éveillé mon intérêt. Quelques livres lus, un paquet de livres à lire, pas mal d'inconnus.
J'espère vivre très vieux...
Je note au passage qu'il est assez incongru, pour ne pas dire complétement faux, d'écrire que Le Maître et Marguerite n'a pas été censuré...
via Riff
Entendu dans Silence on joue => envie de le lire.
Je viens de tomber là dessus.
Un livre à lire.
Hop, encore une liste. J'en ai quand même lu un bon paquet dans celle-ci.
Chloë est une femme, transgenre. Elle a passé 16 ans dans une prison pour hommes. Ariana a passé plusieurs mois chez les hommes et elle a menacé de mettre fin à ses jours pour en sortir. Incarcérées selon leur état civil et victimes d'un flou juridique, les femmes transgenres purgent en réalité bien plus qu'une peine en détention.
Egalement lu dans l'article précédent (Gogol en ses démons) :
Après avoir vu la série, et afin de me défaire de son univers glauque un peu trop enveloppant, j’ai regardé quelque chose qui n’avait rien à voir : Marianne Faithfull, fleur d’âme que Sandrine Bonnaire a consacré à l’icône du Swinging London des années 60. Un documentaire bien fait où la chanteuse est confrontée à ses archives débordantes de liberté, de provocations, de drogues, de scandales, de déchéance et de renaissance quasi miraculeuse. A un moment, après sa séparation avec Mick Jagger, elle évoque ses grands moments de solitude et d’abandon de soi au cours desquels elle a eu la révélation du Naked Lunch (Le Festin nu), grand livre de William Burroughs qui a tant compté pour tant. Sauf qu’elle l’a pris au pied de la lettre…
Elle s’est ainsi retrouvée SDF pendant deux ans assise ou allongée par terre, dans les rues ou les squats de Londres, à enchainer les shoots d’héroïne. Anorexique et défoncée, elle avait fait de ce livre son projet de vie. Un jour, après s’en être sortie, elle rencontra l’écrivain à qui elle devait ce voyage qui s’annonçait sans retour. Ils se lièrent d’amitié. Lorsqu’elle lui raconta l’origine, la forme et le moyen par lesquels elle se voua à son autodestruction, elle osa lui demander : « Mais pourquoi as-tu écrit ce livre ? ». Et Burroughs de l’engueuler : « Mais enfin, je ne l’ai pas écrit pour toi ! Et de toute façon, c’est de la fiction, rien d’autre !… »
Je viens de tomber là dessus ; pas tout frais (2015) mais sans doute encore d'actualité. A lire quand j'aurai le temps.
Découverte du jour via (°m : Charles Stross
A lire :
L'intégrale (peut-être...) des oeuvres de Philip K. Dick dans l'ordre chronologique.