Un film à voir, conseillé par un collègue.
Articles dans la même veine :
http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Quand-Retour-vers-le-futur-2-imaginait-Donald-Trump-au-pouvoir
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Subjectif, forcément.
Mardi confession : je n'ai pas encore vu Toy Story ! :O
Le génie de George Lucas donc n’a pas consisté à faire sortir Star Wars tout armé de son esprit, mais à sublimer ces différents emprunts et références pour les fondre en un tout qui dépasse de très loin la somme de ses parties. Et c’est au contraire exactement ce que Besson n’a pas réussi à faire avec son Valérian, qui s’effondre littéralement sous le poids de ses inspirations.
Il faut d’ailleurs noter que ce phénomène de « panne créative » n’affecte pas uniquement Luc Besson, mais concerne aujourd’hui beaucoup plus largement l’industrie du cinéma. Les blockbusters, notamment dans le domaine de la science-fiction, semblent avoir de plus en plus de mal à se dégager des productions antérieures pour proposer quelque chose nouveau aux spectateurs. C’est la conclusion à laquelle arrive Kirby Fergusson dans le dernier volet de sa série Everything Is A Remix, consacré à l’épisode VII de Star Wars (Le Réveil de la Force). Par peur de prendre trop de risques et de décevoir les fans de la saga, Disney a fait de ce film une sorte de remix de l’épisode IV de 1976 (Un nouvel espoir), aussi bien dans sa structure générale que dans certaines de ses scènes, reproduites presque à l’identique.
[...]
J’ai très souvent défendu sur ce blog le Remix, le Mashup et les autres formes d’usages transformatifs, qui sont essentielles à mes yeux pour la dynamique même de la création. La légitimité de ces pratiques nécessite selon moi une réforme en profondeur des règles du droit d’auteur, pour faire cesser la prohibition qui pèse actuellement sur elles. Mais il importe également de rester vigilants, car les industries culturelles ont bien compris que le Remix, à mesure où il sort de sa niche pour devenir plus populaire, pouvait aussi constituer un filon juteux. En un sens, cet « hommage » rendu par les industries culturelles pourrait constituer une bonne nouvelle, dans la mesure où les pratiques transformatives s’en trouveraient reconnues. Mais une boursouflure à 200 millions d’euros comme Valérian montre surtout à quel point cette logique industrielle peut dévitaliser le Remix et lui enlever son potentiel créatif.
Encore un article sur le problème du consentement au cinéma.
Alors que Chloé rend visite à Louis dans son cabinet, ce dernier commence à la toucher. L'héroïne refuse de se laisser faire. Elle proteste, mais le jumeau continue sans se soucier de son malaise, et la force physiquement. Il lui met alors violemment la main dans la jupe, ignorant encore et toujours les protestations de la jeune femme qui ne parvient pas à se débattre. Mais peu à peu, Chloé se laisse faire et commence à prendre plaisir aux attouchements de Louis.
Cette scène est un exemple typique de la culture du viol au cinéma. En filmant cette scène de la sorte, François Ozon sous-entend que le consentement n'est pas forcément nécessaire au bon déroulement d'un rapport sexuel. Et sous couvert d'une trame narrative qui illustre l'agressivité du personnage de Louis, la scène suggère que Chloé a en fait été excitée par cette violence.
Pfff... Y'a encore du boulot hein. Bien content que cette merde n'ait pas eu la palme d'or.
Outre l’abjecte et folklorique caractérisation de ses convives sans-gêne - des brutes sales, bêtes et méchantes, mais aussi des voleurs, menteurs, misogynes et arriérés se nourrissant de taupes et de hérissons -, dévouée à consolider un à un les pires stéréotypes racistes, le film ne se prive pas de prêter corps, avec force déprédations et autres cochons en vadrouille dans la cuisine, aux idées fixes de l’extrême droite sur une infiltration barbare et parasite de nos villes et demeures. On y reconnaît sans mal la patte du réalisateur, qui pointait déjà dans son précédent film les travers (hier le racisme, aujourd’hui la veulerie et la cupidité) de ses personnages comme seuls gènes communs à des communautés réconciliables uniquement par le bas. Alors que le film se rêve «LA comédie des vacances de Pâques», aux spectateurs tentés par l’expérience de la banalité haineuse 2017 de peser quelle vision du cinéma, du rire et du monde ils feraient ainsi prospérer.
Je ne pense pas que ce soit l'avis le plus violent que l'on puisse rendre sur cette merde annoncée, mais ça donne le ton.
/Musique terrifiante/
Le Tumblr de l'invasion des femmes sans tête !!!
Bon, en fait, c'est dramatique : les affiches où les femmes sont représentées de dos, pour ne pas dire de fesses, sont innombrables. Et sur la plupart, elles sont carrément décapitées, histoire que l'on comprenne bien quelles sont les parties intéressantes de leur corps.
Dans la catégorie "ils ont osé" :
Cette année, le Festival de Cannes a choisi une photo de l'actrice Claudia Cardinale prise en 1959 à Rome pour illustrer l'affiche de la 70e édition. Mais visiblement, Claudia Cardinale n'était pas assez belle : certains relèvent en effet que la photo d'origine a été sensiblement retouchée et que l'actrice a été nettement amincie (cliquez sur le tweet pour voir l'avant/après en gif). On se demande bien en quoi c'était nécessaire.
Ne serait-ce pas une autre façon de dire qu'il y a majoritairement des hommes-blancs-jeunes-beaux à Hollywood ?
Trente-sept journées qu’un certain Neil Fennell a décidé de monter, non pas dans l’ordre chronologique, comme dans le film, mais en simultané.
Les journées sont-elles vraiment diffusées dans l'ordre chronologique dans le film ? Rien ne permet de trancher définitivement ce point. Globalement, il y a une progression chronologique, mais j'ai eu l'impression qu'il y avait, au milieu de la chronologie, des regroupements thématiques (le SDF, les tentatives de drague de sa collègue, les différents suicides...) et des running gag (le "copain d'avant" lourdingue, la flaque d'eau...)
via Marc
Ce handicap méconnu : être un beau mec.
Ryan Gosling, mais aussi d’autres stars masculines, se retrouvent soumis à une sexualisation que les femmes connaissent depuis toujours.
Du coup, c'est "rigolo" :
Christian Clavier, toujours à la pointe de la lutte.
Ouch. Ça va être grandiose je sens.
Avec le gaulliste-pas-raciste à l'affiche en prime.
Ah tiens, il faut que je vous dise. Nous avons regardé Qu'est ce qu'on a fait au bon dieu pendant les vacances de fin d’année. Merci les DVD de la bibliothèque.
Il fallait que je me fasse ma propre opinion sur ce film.
Eh ben c'est pas drôle.
Je me rappelle que ce film avait été évoqué sur les Shaarlis lors de sa sortie. Je félicite Kevin (et peut-être aussi Alda, je n'ai pas fait d'archéologie dans mon Shaarli pour retrouver cette discussion) pour leur clairvoyance à l'époque. En-effet, j'espérais, naïf que j'étais alors, que ce film serait drôle, qu'il utiliserait les clichés racistes pour mieux les dénoncer et pour faire rire en faisant réfléchir. Avec le recul, je me trouve bien con.
Ce film est un chapelet de clichés. Racistes. Du début à la fin. Ce qu'il a de bien du coup, c'est que rien n'est oublié, il pourra servir de programme de propagande quand la droite sera au pouvoir.
Pensiez-vous que le film, après une première demi-heure d'avalanche de clichés, met en scène une sorte d'illumination du personnage principal (Clavier en vieux beauf réac de droite "gaulliste", pas du tout un rôle de composition pour le coup) ? Pas du tout. Au lieu de ça, on a cette scène qui m'a scié, où les 3 gendres (pour rappel : le musulman, le chinois, le juif) expliquent au beau-père pas raciste mais "gaulliste" que c'est pas si grave tout ça, parce que "on est tous un peu racistes". C'est grandiose, on dirait du Ploum dans ses grandes heures.
On est tous un peu racistes. Tout est dit. Le racisme, c'est pas grave, parce que :
1/ c'est juste des clichés qu'on a, mais si tout le monde fait un effort, ça passe
2/ on est tous un peu racistes, regardez : les arabes se moquent des juifs, les juifs des chinois, les chinois des auvergnats... C'est comme ça, on y peu rien ma pauv' dame.
Et ils en font des efforts ces gendres exogènes. Le musulman boit du vin, le chinois fait des tartes normandes, le juif est fauché. Ils ont tout pour faire des bons français. C'est juste dommage qu'ils aient ces gueules là. Ben oui quoi, ils sont pas blancs, et ça c'est un vrai problème. Ils resteront toujours le feuj, le rebeu et le noich (j'ai pas compris ça non plus ; c'est pour faire jeune ? On se la joue raciste décomplexé, mais on a encore un problème avec les mots "juif" et "arabe" ? Ou c'est juste pour pas dire "youpin" et "bougnoule" ?) ; mais comme ils ont démontré leur frachouillo-compatibilité, la crise primaire du film est résolue, beau-papa fait un effort (dont l'hypocrisie n'est même pas cachée, on fait exprès un plan supplémentaire pour montrer comment ça le gonfle, le gaulliste, de faire semblant de respecter ces barbares qui jouent aux civilisés) et tout le monde est content. Mais ils resteront tout le temps "le juif", "l'arabe" et "le chinois". Parce que bon. Ils n'avaient qu'à être blancs, zut.
Et c'est là qu'arrive le 4ème gendre. Il a un prénom "bien de chez nous" (Charles). Il est catholique. Il est comédien (oh mais c'est pas grave ma chérie). Et il est noir. Ah. Et le pire, c'est que toute sa famille est noire aussi. Le truc de ouf. Moi qui croyait que "noir" c'était un truc qui te tombait dessus à la naissance, comme "gaucher" ou "blond" mais que tu pouvais quand même avoir une famille normale.
Et du coup, le film repart dans une nouvelle boucle où il appert qu'avoir un gendre noir c'est encore pire que l'avoir arabe, juif ou chinois. (Pas trop compris pourquoi d'ailleurs. C'est moins franchouillo-compatible ? Comme quoi, tout le blabla sur les "racines chrétiennes", la culture et tout ça c'est du pipeau. La seule chose qui dérange vraiment les cons, c'est la couleur de peau).
Et du coup (bis), on se moque allégrement des prétentions anti-colonialistes du beau-papa noir, (lui aussi gaulliste, mais désapprouvant la politique africaine du général. Tout un programme), qui n'est décrit que comme le reflet en noir du personnage joué par Clavier : un gros con raciste. Mais qui fait du racisme anti-blancs. Eh oui, comme tout le monde est un peu raciste, tout ça s'annule joyeusement dans un salmigondi bien commode.
Bien commode parce que le message véhiculé par le film est immonde : le racisme n'est pas ce phénomène structurel, historique dont JE profite, mais juste une mauvaise habitude, un préjugé pas gentil qui s'envole autour d'une bonne table et d'une bonne bouteille. Bien évidemment, le film ne montre pas les effets réels du racisme, dans l'accès à l'emploi, aux études, au logement. (au contraire, il suggère l'inverse : le chinois est banquier, l'arabe avocat et le noir comédien, qui joue un rôle dans une pièce de Feydeau, on nous explique même que c'est "moderne", voyez comme on est tolérants). C'est pas "drôle" ça. Et c'est surtout trop loin des clichés auxquels on est habitués et dont on ne veut surtout pas se départir.
Une autre chose, à laquelle j'ai pensée post-visionnage : ce n'est pas anodin que les Verneuil aient 4 filles et 4 gendres. Ils auraient pu avoir 4 fils et 4 belles-filles "non blanches". Ou 2 fils et 2 filles. Ou 3 et 1. Au lieu de ça, ils ont 4 filles. Quatre filles blanches enlevées à leur famille par des métèques. Ça sent bon le grand remplacement. Mais ce film n'est pas raciste voyons.
Désolé si je suis décousu et imprécis, c'est pas mon taf la déconstruction des oppressions, je fais ce que je peux. Mais des fois c'est tellement gros, que même moi je le vois.
C'est juste con que des millions de personnes ne l'aient pas vu... :/
Carrie Fisher a aussi été "script doctor" :
Script doctoring, or script consulting, is a skill that often goes uncredited and unacknowledged in Hollywood. Writers will get hired to polish up an existing screenplay; just like doctors, they diagnose problems and suggest solutions. In the case of script doctoring, that means anything from adding in a few new jokes, to implementing massive structural changes or reworking entire characters and scenes.
Carrie Fisher’s career as a script doctor became the stuff of legend in the 1990s. Fisher was responsible for fixing up Hook in 1991, Sister Act in 1992, Lethal Weapon 3 in 1992 and The Wedding Singer in 1998.
Dans un autre registre, elle a aussi averti Daisy Ridley contre l'utilisation de son corps et de son image, en référence au (trop) célèbre bikini de "slave Leia" de l'épisode VI :
- Ridley: “No, they always talk about how you’re a sex symbol, and how do I feel about that. [Fisher sighs] I’m not a sex symbol! [laughs]”
- Fisher: “Listen! I am not a sex symbol, so that’s an opinion of someone. I don’t share that.”
- Ridley: “I don’t think that’s the right—”
- Fisher: “Word for it? Well, you should fight for your outfit. Don’t be a slave like I was.”
- Ridley: “All right, I’ll fight.”
- Fisher: “You keep fighting against that slave outfit.”
- Ridley: “I will.”
(Source : http://www.themarysue.com/carrie-fisher-daisy-ridley-advice/)
Tu as bien fait de le sauvegarder, le tweet d'origine a été supprimé !
Sur le fond, le film concède trop au cinéma hollywoodien. Mais il a un énorme avantage : il est très pédago et réussit à figurer l’ampleur du programme de surveillance américain, ce qui n’est pas facile.
Un samedi, cinq élèves de personnalités éclectiques se retrouvent en retenue ensemble : un surdoué, une détraquée, un athlète, une fille à papa et un délinquant. Le professeur qui les surveille, M. Vernon, leur demande à chacun de faire une dissertation de 1 000 mots avec pour sujet :« Qui pensez-vous être ? ». Malgré les différences qui les séparent, les cinq adolescents se rendent compte au fil de cette journée animée qu'ils ont plus en commun qu’ils ne l’auraient pensé au premier abord. En se confiant les uns aux autres, ils comprennent que chacun possède une relation compliquée avec ses parents et qu’ils subissent tous à leur façon une forme de pression sociale très forte. Les autres élèves demandent donc ensuite à Brian, le cerveau de la bande, de rédiger une réponse unique pour l’ensemble du groupe.
Le film se clôt sur la lecture en voix off de la réponse laissée par Brian à Mr. Vernon : « M. Vernon, nous acceptons d'avoir sacrifié tout un samedi en retenue puisque vous pensez que nous avons fait quelque chose de mal. Mais nous trouvons absurde le sujet de dissertation que vous nous avez donné : "Qui pensez-vous être ?". Vous nous voyez comme vous voulez bien nous voir. Nous, nous avons trouvé une définition très simple : chacun de nous est à la fois un surdoué et un athlète et une détraquée et une fille à papa et un délinquant. Ça vous va ?
Signé : Le Breakfast Club. »
Je ne connaissais pas ce film, découvert à l'instant grâce au bandeau illustrant cet article de Merlan Frit !
Nous avons toujours su qu'ils reviendraient. La terre est menacée par une catastrophe d’une ampleur inimaginable. Pour la protéger, toutes les nations ont collaboré autour d’un programme de défense colossal exploitant la technologie extraterrestre récupérée. Mais rien ne peut nous préparer à la force de frappe sans précédent des aliens. Seule l'ingéniosité et le courage de quelques hommes et femmes peuvent sauver l’humanité de l'extinction.
Perso, j'aurais appelé ça XCOM day, mais bon :p
Pinaise, ça a 20 ans Independance day ; oh le coup de vieux...
J’y vais cash. Warcraft: Le Commencement est un ratage royal rejoignant instantanément le cimetière des adaptations vidéoludiques ratées aux côtés de Super Mario Bros. et Double Dragon.
Bon, si vous pensiez sortir ce week-end, il va falloir trouver autre chose ^^
L'équipe du film Aquarius, en montant les marches du Palais des festivals de Cannes, cet après-midi, était décidée à montrer au monde que la destitution de Dilma Rousseff était pour eux un acte politique très grave. Lors de la projection officielle du film, présenté en compétition, (lire notre critique) le réalisateur brésilien Kleber Mendonça Filho et ses acteurs, ont brandi des panneaux pour dénoncer le « coup d'Etat qui a eu lieu au Brésil ». A l'intérieur de la salle, le reste de l'équipe avait aussi déployé une banderole « Stop coup in Brasil » et des petites pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Le Brésil n'est plus une démocratie » ou « On va résister ».