Au Kirghizstan, rares sont les personnes à part quelques proches qui savent où nous sommes. La photo nous met en danger.
On s’est renseigné sur nos droits. On n’a pas le droit de prendre les gens en photo comme ça, sans autorisation.
On vit tranquillement, sans histoires. Pourquoi nous tourmenter ainsi ?
Nadine, il y a une place qui vient de se lbérer dans l'organigramme du FN. Ca t'intéresse ?
Face à la constitution de bases de données de plus en plus massives et au développement d’outils d’analyse de plus en plus sophistiqués, il est urgent, lance-t-elle, que les codeurs s’interrogent sur leur responsabilité sociale : «En tant qu’ingénieurs, développeurs, administrateurs système, nous avons l’obligation éthique de réfléchir aux conséquences des systèmes que nous construisons.»
Dans noptre grande série "si vous n'avez rien à cacher, vous n'aurez rien contre", la résidence universitaire de Rennes vous présente le lit connecté qui détecte combien vous êtes dedans. Classe, non ?
via Mastodon
EDIT : rétropédalage de compét' au CROUS de Rennes : https://www.nextinpact.com/news/105122-big-brother-dans-lits-connectes-detudiants-la-reponse-concepteur-retrait-crous.htm
« Client : — Si je vous demande de me pister et de me dire où je suis, vous pourriez ? Teemo : — Oui, donnez-nous votre IDFA [identification publicitaire des iPhone]. »
Le client cherche dans son iPhone cette suite de numéro mystérieuse. Une fois trouvée, les ingénieurs l’entrent dans leur base comme s’il s’agissait d’une plaque minéralogique. Quelques secondes plus tard, sur une carte de Paris, ils retracent les derniers déplacements du client : « Vous êtes allé au restaurant hier soir ? ».
Mieux encore : sans l’IDFA, et seulement avec l’adresse et le lieu de travail d’une personne, retrouver n’importe quel Français prendrait 5 secondes à une équipe de 20 personnes, selon les informations que notre source nous a communiquées. Le Président de la République est encore plus simple à trouver, nous explique-t-on, car « il est fan de l’Équipe et est toujours suivi par une dizaine d’autres smartphones ».
via Seb
J'en parlais il y a quelques jours :
Paris, le 7 juin 2017 - Des groupes industriels de presse ou détenant des titres de presse ont annoncé le lancement d'un nouveau projet conjoint baptisé « Alliance Gravity »1. Deux jours après, Le Monde et Le Figaro annoncent leur propre alliance, nommée « Skyline ». Sous couvert de lutter contre Google dans le partage des revenus publicitaires liés à la presse, ils comptent créer des plateformes communes pour centraliser les données personnelles de leurs lecteurs, afin de mutualiser l'achat d'espaces publicitaires. Cette annonce fait suite à des tribunes communes contre le règlement européen ePrivacy en cours de négociation (protection des communications en ligne), au lobbying pour instaurer un droit voisin pour les éditeurs de presse dans la directive européenne de réforme du droit d'auteur, et plus généralement à des années d'action pour aller toujours plus loin dans l'exploitation des données à des fins publicitaires, et l'extension du droit d'auteur.
Ces futures plateformes concentrent tous les échecs d'une industrie de la presse française incapable de respecter ses lecteurs. Au-delà, ces annonces montrent une industrie qui refuse de saisir l'occasion de la récente refonte de la législation européenne de protection des données pour créer, sur la base de celle-ci, des modèles de financement innovants, respectueux des lecteurs et des journalistes, en sortant du couple néfaste « exploitation des données / publicité ».
Pour mémoire :
A creuser pour savoir qui ne plus lire (en tout cas à qui ne plus donner du fric) à l'avenir.
Je viens de tomber là dessus sur Mastodon :
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Bref, installez Privacy Badger, mais viendez sur Mastodon, c'est bon.
Techniquement, même sans aborder le problème de l'homophobie, Hanouna devrait risquer 2 ans de prison.
La loi est claire:
« C’est pourquoi les articles 226-1 et 226-2-1 du Code pénal punissent de deux ans d’emprisonnement et de 60.000 euros d’amende le fait, au moyen d’un procédé quelconque, volontairement de porter atteinte à l’intimité de la vie privé d’autrui: 1° en captant, enregistrant ou transmettant sans le consentement de leur auteur, des paroles (présentant un caractère sexuel) prononcées à titre privé ou confidentiel (…).»Il peut pleurer qu'il n'est pas homophobe, la question n'est même pas là. Il a violé l'intimité de personnes.
Là où ça pourrait être marrant, c'est que cette peine pourrait être accompagnée d'une peine complémentaire du genre: «l’interdiction d’exercer l’activité professionnelle ou sociale dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de laquelle l’infraction a été commise.» (article 226-31 du Code pénal).
C'est à dire, enfin ne plus voir ce connard à la télé ! \o/
Je vais encore vous emmerder avec mes pensées pessimistes.
Mais au moins vous pourrez pas dire ne pas avoir été prévenus.
Je vais juste mettre en regard deux extraits d'articles de deux personnes assez différentes : Clochix et Vinvin.
Clochix
Voici quelques années, j’ai été contrôlé par des flics dans le métro. J’allais au taff, étais habillé en informaticien lambda sans aucun symbole gauchiste sur moi. Je me suis probablement fait contrôler comme caution, les flics voulant éviter les accusations de contrôle ciblé des citoyen⋅ne⋅s racisé⋅e⋅s. Tout s’est passé poliment jusqu’à ce que le condé avise le bouquin que j’avais en main. J’ai oublié lequel c’était, mais son titre fleurait bon le gauchisme. Aussitôt, le contrôle a pris une autre tournure, j’ai eu droit à une palpation et ai dû attendre qu’ils vérifient mon matricule à la radio.
Cette histoire date d’avant l’état d’urgence, avant même je crois qu’Alliot-Marie n’invente la notion d’ennemi public numéro un « anarcho-autonome ». Et pourtant, un simple livre avait suffit à me rendre suspect. Je me demande comment se serait passé ce contrôle aujourd’hui, sous l’état d’urgence et alors que les flics n’ignorent plus combien ils sont haïs.
Vinvin (Cyrille de Lasteyrie)
La Loi de Renseignements et le Fichier TES sont passés par là et je sens que ça ne tourne plus rond. Tous les appareils de contrôle, légaux ou non, se multiplient partout sur la planète, je n’aime pas l’idée. Les états ont grignoté l’espace et reprennent la main à pas feutrés. On bannit pour une origine ou pour une opinion, sans subtilité. Dans certains pays, et pas des dictatures, on vous demande d’ouvrir votre Facebook ou même de donner vos mots de passe. J’ai en magasin quelques anecdotes à ce sujet qui font peur. Je n’ai pas envie, jamais, de justifier des opinions et des propos à qui que ce soit, ici ou ailleurs. Alors je le fais une bonne fois pour toutes aujourd’hui et je dis adieu à 31500 tweets.
Les temps ont changé depuis juillet 2007, date à laquelle je me suis lancé sur Twitter. 31500 tweets plus tard, quiconque voudrait me faire dire un truc pourrait le faire sans difficulté. C’est la guerre des mots et des GIFS, la bataille du temps qui ne passe plus. Ce que vous dites un jour est gravé pour toujours, vos propos s’empilent et s’empalent sur le mur de l’actu chaude sans aucune exigence de vérité. Ce qui est dit est dit, cochon qui s’en dédit, peu importe le sens, le contexte, le droit à la connerie, au changement d’opinion ou à cette sublime contradiction qui fait de nous ce que nous sommes. Certes, personne ne me cherche de poux aujourd’hui, mais dans six mois, deux ans ou même dix ? Et vous ?
Ont-ils tort ? Ont-ils raison ? Comment savoir ?
La seule certitude, c'est que nous avons collectivement perdu.
Parce que quand l'on commence à s'auto-censurer, à faire attention à ce qu'on lit, à ce qu'on dit, à qui l'on parle...
Quand on ne sait pas si l'on est surveillé mais que l'on fait comme si.
Quand on ne sait pas si on va avoir des problèmes, mais qu'on les anticipe et essaie de les atténuer.
Alors la dictature n'est pas loin. On y est peut-être déjà, c'est juste que ça n'en porte pas encore le nom.
... et tout ça alors que le FN n'est même pas encore au pouvoir.
C’est dans moins d’une semaine que l’on connaîtra le nom du futur locataire de l’Élysée : Marine Le Pen ou Emmanuel Macron. Les électeurs s’exprimeront démocratiquement dans les urnes dimanche. Une excellente occasion pour revenir sur les pouvoirs de surveillance qui résideront dans ces nouvelles mains.
Petit rappel. De toute façon, ces trop grands pouvoirs atterriront forcément dans de mauvaises mains : de telles mesures n'auraient jamais du être adoptées.
De fait, chacun de ces logiciels est une arme qui possède une cible. Si l’on en croit l’organisation — il faudra évidemment que chacun des documents soit analysé –, l’arsenal exhaustif de la CIA pourrait attaquer aussi bien une voiture connectée, un serveur Linux, un smartphone iOS, une tablette Android etc. En réalité, en regardant les différents logiciels dévoilés dans Year Zero, presque toutes les manipulations possibles, du phishing au malware, ont été travaillées et essayées par la CIA.
Bien qu'il ait bien baissé (Cf. toute la merde autour d'Hillary Clinton et le soutien de fait à Trump, la propagation de fausses informations comme la fausse vidéo de l'explosion dans une centrale nucléaire française...) il semblerait que Wikileaks fasse encore son boulot.
Et puis ? Ça va changer quoi ?
Les gens vont-ils rendre leur télévision, jeter leur smartphone, acheter une 2CV ? Nan hein.
Déjà que les précautions à prendre suite aux révélations de Snowden étaient beaucoup plus simples, et que j'ai l'impression que RIEN n'a changé, là pour le coup, je n'espère plus rien de ces nouveaux leaks.
C’est un étudiant à l’université de Sarrebruck, nommé Stefan Hessel, qui a soulevé en Allemagne la question de la sécurité d’un tel dispositif, en révélant qu’il n’y avait aucun mot de passe pour protéger la connexion. Un intrus situé à moins de 15 mètres de distance du jouet pourrait entendre les conversations à travers le micro de Cayla, mais aussi parler directement aux enfants.
Au-delà de ces saloperies de jouets connectés, la question doit aussi se poser pour l'ensemble des objets connectés, absolument pas pensés en terme de sécurité, mais juste comme n'importe quel produit de consommation de masse.
Cortana, l’intelligence artificielle développée par Microsoft, avait été mise à jour l’année dernière avec une nouvelle fonctionnalité qui lui permettait de reconnaître nos promesses et nos engagements écrits sur des mails, en nous aidant à gérer les activités de nos calendriers à notre demande. Maintenant, l’IA est capable de faire cela de manière plus indépendante, en sauvegardant automatiquement chaque engagement pris dans son Centre d’Action avec un système de notification plus « intelligent ».
Flippant.
Je viens de faire quelque chose que j'aurais du faire depuis fort longtemps, et que je repoussais d'année en année : supprimer mon compte Facebook.
J'ai des dizaines de liens dans mon Shaarli expliquant pourquoi Facebook çaymal, et j'avais pourtant un compte. Que je n'utilisais plus depuis belle lurette, bien entendu avec un pseudo, et sur lequel je n'avais posté que des liens à peu près du même genre que ceux que je poste ici, mais un compte Facebook quand même.
C'est ce (long) article qui m'a donné l'impulsion qui me manquait.
Pourquoi ai-je aussi longtemps reculé ce qui m'apparait comme étant de plus en plus nécessaire ? Pour des motifs tous plus futiles les uns que les autres :
je suis des personnes / des institutions intéressantes
=> C'est vrai, mais tu ne vas jamais sur Facebook. Aussi intéressant soient-ils, tu les liras ailleurs, ou alors tu continueras à ne pas les lire.
Je m'en servais juste pour débloquer des jeux gratuits.
=> Que dire, que dire... Tu n'as pas le temps de jouer aux jeux que tu achètes, tu crois vraiment que tu vas jouer à ces palanquées de jeux mal torchés que seule leur gratuité rend désirables ? Névrosé va.
Certains trucs ne sont accessibles que sur Facebook
=> TANT PIS POUR EUX, ils se passeront de ma divine présence.
Conclusion : adieu Facebook.
MEURS FACEBOOK.
Genre vous savez plus ou moins que Facebook c’est mal, mais vous n’avez pas trop envie de savoir jusqu’à quel point.
[...]
Aucune de vos données sur Facebook n’est sécurisée ni anonyme, quels que soient vos paramètres de confidentialité. Ces réglages sont juste des diversions. Il y a des violations de confidentialité très sérieuses, comme la vente de listes des produits que vous recommandez à des annonceurs et des politiciens, le pistage de tout ce que vous lisez sur Internet, ou l’utilisation des données de vos amis pour apprendre des informations privées sur vous – aucune de ces pratiques n’a de bouton « off ». Pire encore, Facebook agit ainsi sans vous le dire, et sans vous révéler les dommages que vous subissez, même si vous le demandez.
J'aime beaucoup cette métaphore :
Ne confondez pas vie privée et secret. Je sais ce que vous faites dans la salle de bain, mais vous fermez quand même la porte. C’est parce que vous voulez de l’intimité, pas pour cacher un secret. (Extrait de Je n’ai rien à cacher, pourquoi devrais-je faire attention à ma vie privée en ligne ?)
J'ai rien à cacher ? Je ne fais rien de mal ? Même pas en rêve :
Si vous admettez avoir commis quelque chose d’illégal dans les messages privés de Facebook, ou si vous avez simplement mentionné un soutien à une action politique, cela pourra être utilisé contre vous à l’avenir, tout particulièrement par un gouvernement étranger. Vous pouvez être arrêté simplement parce que vous étiez au mauvais endroit au mauvais moment, ou être mis à l’écart à l’aéroport un jour, pour risquer de la prison car vous avez révélé que vous avez fait quelque chose d’illégal il y a 5 ans. Un comédien New Yorkais a vu une équipe SWAT (un groupe d’intervention policière américaine musclé) entrer dans son appartement pour une blague sur Facebook.
Bon, c'est encore une variation sur le fameux "profil fantôme" de Facebook, dont l'existence est tout de même avérée depuis plusieurs années.
Mais le pire dans tout ça, c'est que les cons vont trouver ça très bien, cet algo qui retrouve à rebours les personnes que l'on est censé connaitre.
via http://shaarli.mydjey.eu/?AosA3A
Ça veut dire que 7 fois par jour en moyenne, il y a eu une consultation injustifié effectuée au sein de la NSA (quand on sait ce qu’est une consultation justifiée aux yeux de la NSA, on flippe assez de ce nombre considérable de consultations injustifiées selon elle).
[...]
Même en admettant que l’Etat soit infaillible dans ses intentions et le plus précautionneux dans les règles qu’il instaure, ce qui rend dangereux ce type de fichiers, c’est son existence même. A cause d’un paramètre qui s’appelle l’être humain. Et l’être humain avec ses mobiles profonds : l’amour, l’amitié, l’entraide, la reconnaissance…
TIL : loveint
La note de blog évoquée par XDLP : http://blog.iteanu.com/index.php?post/2016/11/13/Le-TES-ou-le-fichiermonstre-aussi
Selon nos informations en effet, une partie des gages accordés jeudi dernier aux Français soucieux à l’idée de voir leurs infos perso atterrir dans un même fichier centralisé, le TES (Titres électroniques sécurisés) s’apprêtent à voler en éclats.
Nos empreintes seront ainsi collectées quoi qu’on en pense : nous ne pourrons refuser que leur ajout à la base de données informatiques. Et le décret qui a tenté de faire passer la pilule en loucedé ne sera pour sa part pas forcément modifié par un nouveau texte.
En ayant accès à cette méga-base de données, l’appareil sécuritaire (police, gendarmerie, douanes et services de renseignement) disposera d’un outil de domination et de contrôle sans précédent. Nous sommes loin du prétexte de la contrefaçon des pièces d’identité et des passeports, qui justifie la naissance de ce « monstre », car l’objectif affiché : « prévenir les atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation», est tellement général qu’il ouvre la porte à tous les abus. Selon le Code de la sécurité intérieure, en effet, ces « intérêts fondamentaux » vont de la lutte contre « les atteintes à la forme républicaine des institutions » à « la criminalité et la délinquance organisées », en passant par les « violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ».
[...]
Avec vos amis socialistes, vous nous aurez donc tout fait pendant ce quinquennat : après la déchéance de nationalité, l’état d’urgence permanent, la scandaleuse réforme du code de procédure pénale, qui relègue le juge, garant de nos libertés, à un rang de subalterne de la police et du préfet, la répression des militants syndicaux et écologistes, les menaces d’interdiction des manifestations syndicales ; après le bradage des promesses sur la fin des contrôles d’identité abusifs, l’impunité des policiers et des gendarmes dans la mort de Rémi Fraisse ou d’Adama Traoré et d’autres jeunes de quartiers; après la chasse aux Roms, aux sans papiers, la frénésie sécuritaire de votre gouvernement n’a plus de limites .
[...]
nous sommes en train de basculer dans une sociétéde la suspicion généralisée et de la prédiction numérique
[...]
En faisant le choix idéologique de numériser tous les citoyens, vous confirmez l’option délétère de l’état d’exception permanent, qui réduit l’identité sociale et culturelle des personnes à une sorte de « double numérique » figé et désormais assigné à la suspicion bureaucratique.
via Seb
Copies de cet article:
http://web.archive.org/web/20161107122543/https://blogs.mediapart.fr/noel-mamere/blog/071116/lettre-ouverte-aux-ministres-de-la-justice-et-de-linterieur
http://archive.is/xE6BN