Je pose ça là, en passant.
Ah, au fait :
Un «manifeste» expliquant les motivations de l’attaque a été publié vendredi matin sur un compte Twitter portant le même nom et la même image profil que la page Facebook ayant diffusé l’attaque en direct. Intitulé « le Grand remplacement», ce document de 73 pages déclare que le tireur voulait s’en prendre à des musulmans. Le titre semble être une référence à une thèse de l’écrivain français Renaud Camus sur la disparition des «peuples européens», «remplacés» selon lui par des populations non-européennes immigrées, qui connaît une popularité grandissante dans les milieux d’extrême droite.
http://lavdn.lavoixdunord.fr/552318/article/2019-03-15/le-tireur-identifie-comme-un-terroriste-extremiste-de-droite
Il y a quelques années encore, le survivalisme prêtait surtout à rire et ne semblait être qu’un symptôme de plus d’une Amérique malade. Aujourd’hui le mouvement a fait des petits. Il a essaimé un peu partout en Europe et semble avoir largement redoré son blason. Ses adeptes sont présentés ici et là comme des éco-citoyens plus branchés permaculture et appel de la forêt qu’armes lourdes et drapeau confédéré. Pourtant, l’histoire sent méchamment le soufre et certains continuent d’en écrire les pages.
[...]
À côté de néo-ruraux « bien sous tous rapports », on trouve aussi de grands noms du conspirationnisme de droite, comme celui d’Alain Soral. La figure de proue d’Égalité et Réconciliation surfe sur toutes les vagues pouvant lui offrir un peu d’Audimat. Et le survivalisme fait visiblement partie de son fonds de commerce. À travers le site Prenons le maquis, une plate-forme éditée par la SARL Culture Pour Tous dont il détient 80 % des parts, Soral propose notamment des séjours en pleine nature pour patriotes chevronnés.
De l'apocalypse zombis au "Grand Remplacement" (TM), il y a un pas (de l'oie) que certains franchissement allégrement.
Cartographie de l’extrême droite française : version janvier 2019
Lien vers l'article : http://lahorde.samizdat.net/2019/01/17/cartographie-de-lextreme-droite-francaise-version-janvier-2019/
via Riff
S’inquiéter de la présence de l’extrême droite dans le mouvement des gilets jaunes entraîne inévitablement un certain nombre de critiques : ce serait une façon de dénigrer un mouvement populaire, voire le reflet d’un mépris de classe qui voudrait que les gilets jaunes soient forcément des racistes prêts à suivre le premier facho venu. Il est donc nécessaire de rappeler que nous, antifascistes anticapitalistes, sommes capables de faire la part des choses, et de proposer, comme n’importe qui, des analyses de ce mouvement sous un angle particulier, celui de la lutte contre l’extrême droite, sans qu’elles soient simplistes, réductrices ou moralisatrices.
Si nous pensons qu’il est plus que nécessaire de rappeler le rôle nuisible de l’extrême droite dans un mouvement de ce type, c’est parce que justement nous pensons que tout n’est pas joué. Pour construire quelque chose au-delà de la colère, les gilets jaunes vont devoir se rassembler autour d’un certain nombre de valeurs : et c’est là que non seulement nous ne croyons plus au mariage de la carpe et du lapin, mais que la question de la pénétration des idées d’extrême droite est cruciale. Car il est malheureusement à craindre qu’une colère légitime qui ne s’affirmerait pas dans la défense d’une société égalitaire et ouverte, débouche finalement sur un durcissement du régime et de ses institutions, avec en prime un détournement du ressentiment populaire en direction des populations les plus fragiles, migrant.es en tête.
via Riff
Il y aurait, dès l'origine, deux "catégories" de gilets jaunes :
D’une part, on entend des gilets jaunes qui réclament plus de justice sociale, qui dénoncent l’exploitation, la misère, qui parlent de bien commun, de défense des services publics, d’environnement même, et qui le revendiquent pour toutes et tous, quelque soit leur origine. Ce sont pour l’essentiel des travailleurs pauvres, de petits employés, des ouvriers. Ces gilets jaunes sont souvent rejoints par des syndicalistes, des militant.es de la gauche anticapitaliste ; la brochure de Syllepses a publié leurs nombreux appels et textes de revendication. Ce sont celles et ceux qui, à Paris, se sont retrouvé.es nassé.es à Saint-Lazare hier…
Mais, d’autre part, il y a les gilets jaunes qui, avant toute chose, se plaignent de la « pression fiscale » exercée sur les artisans, les petits commerçants, les petits patrons, qui revendiquent de pouvoir “jouir du fruit de leur travail » en toute liberté, qui réclament la mise en place de référendums d’initiative citoyenne, tout en revendiquant leur « apolitisme »… Ce sont ces gilets jaunes qui dominent sur les réseaux sociaux, qui sont invités à la télé. Ce sont les gilets jaunes qui se sont, en masse, rassemblés à Opéra, pour écouter une allocution de leurs représentants, Priscilla Ludosky, qui est à l’origine de la première pétition contre la hausse du prix des carburants, et Maxime Nicolle, alias Fly Rider, un youtubeur populaire qui ne répugne pas au complotisme.
... qui se retrouvent dans la même détestation du pouvoir en place et sont soumis à la même répression policière.
L'extrême-droite tente d'être présdente mais est plutôt balkanisée en tant que mouvement :
Pour reprendre une analyse développée dans un texte publié sur Lundi matin (https://lundi.am/Maidan-1667) il y a quelques jours, et qui faisait le parallèle entre la situation actuelle en France et les rassemblements de Maïdan en Ukraine en 2014, nous sommes conscients que « la présence de l’extrême droite [dans la rue] ne signifie pas son hégémonie. » Autrement dit, pour que les choses soient tout à fait clair, nous ne pensons pas, et n’avons jamais pensé, que l’extrême droite était à la manœuvre dans ce mouvement, que les gilets jaunes étaient manipulés par des formations nationalistes. Mais ce n’est pas non plus par hasard si des groupes et des personnalités d’extrême droite s’y sont dès le départ associés, contrairement, par exemple, au mouvement contre la loi Travail en 2016-2017.
... mais elle serait surtout présente "dans les têtes" :
Malgré tout, les idées qui traversent ce mouvement n’invitent pas à beaucoup d’optimisme sur ce qui pourrait en sortir. L’extrême droite, elle aussi, sent bien que le mouvement des gilets jaunes, de par ses origines et sa nature, lui offre de nombreuses opportunités. Et c’est bien le problème…
[...]
C’est donc sans surprise qu’on voit ressurgir des personnalités comme Étienne Chouard, qui refuse de reconnaitre le danger que représente l’extrême droite parce que cela rentre en contradiction avec son projet de démocratie intégrale. De même, présenter le référendum d’initiative citoyenne (RIC) comme la solution miracle à tous les problèmes est en soi un problème.
[...]
Si les valeurs portées par le mouvement des gilets jaunes étaient clairement l’égalité et la solidarité, le rejet des migrants ne pourrait plus fonctionner. Or, cette semaine, la cyber-mobilisation d’une grande partie des gilets jaunes sur les réseaux sociaux autour « du pacte de Marrakech » a mis en lumière une vision complotiste de ce pacte « secret » et une perception de la présence des migrants comme un coût pour la société, un impôt supplémentaire.
Le documentaire L’Homme qui jouait avec le feu de Henrik Georgsson s’ouvre sur une interview de Stieg Larsson, remontant à 2004. Le Suédois a alors 50 ans, porte ses éternelles lunettes rondes, un blazer gris et une mine soucieuse. L’homme n’est pas encore l’écrivain aux 90 millions de polars écoulés dans le monde. Il ne le sera d’ailleurs jamais. Stieg Larsson est mort quelques semaines après cet entretien, le 9 novembre 2004, d’une crise cardiaque et avant même que le premier tome de Millénium ne soit publié. Assis dans un fauteuil orange dans son bureau en sous-pente du magazine antiraciste Expo, créé en 1995 à Stockholm, il évoque la démocratie « toujours menacée » car, dit-il, « elle n’est pas un don divin tombé du ciel », mais quelque chose « pour laquelle chaque génération doit se battre ».
D’ailleurs, si en 2004 la démocratie existe en Europe, « on ne sait pas ce qu’il en sera dans vingt ans », constate Stieg Larsson
Mince, rétrospectivement, je regrette d'autant plus qu'il soit mort.
via Riff
Bref, Marsault qu'il l'assume ou pas est banalement d'extrême-droite. Et de manière très banale dans ce pays, il a énormément de soutiens, beaucoup de succès et peu d'ennuis.
L'homme qui passe sa vie à fantasmer le tabassage de ses ennemiEs féministEs et antiracisTes pleure sur l'horrible blessure infligée par la fermeture de sa page Facebook mais a déjà plus de 60 000 fans sur sa page de secours.
L'homme qui se croit très courageux lance sa meute sur une militante, puis vient dire qu'il n'est pas responsable si la meute mord un peu trop fort.Si vraiment le règne du politiquement correct fantasmé par Marsault existait, celui-ci aurait de gros ennuis avec la justice pour cette campagne de haine ciblée lancée de sa page, qui constitue évidemment une infraction pénale. Malheureusement, aujourd'hui la haine sexiste, lorsqu'elle est portée par des racistes d'extrême-droite est tolérée et même applaudie. Malheureusement, Marsault est également soutenu par les éternels défenseurs de la liberté d'expression, comme si la violence raciste , sexiste, antisémite, homophobe , dessinée, écrite, fantasmée , ressassée était un vague inconvénient que les victimes devraient supporter pour garantir la liberté des bourreaux.
via Riff
OSS 117 fonde une école.
Et c'est pas joli-joli (et ça vote, milite et pense FN et apparentés)
Pouah.
Tu as trop mangé ? Tu es balloné, lourd, et tu aimerais te débarrasser de ce poids que tu as sur l'estomac ?
Rivarol (TM) a la solution. Rivarol (TM), c'est la garantie sur facture d'une gerbe franche et immédiate, qui vous soulagera immédiatement.
[pas de lien vers cette merde, déso pas déso]
Rivarol (TM) ? Parce que je le vaux... mi !
J'ai lu cet article avec d'autant plus d'intérêt que je ne connaissais pas Médine, qui a désormais une dette énorme envers MLP pour ta la publicité gratuite qu'elle lui a faite.
Je vais -encore-me répéter, mais cette histoire sans intérêt et cette polémique sans sujet me font vraiment flipper :
78% des gendarmes votent extrême-droite et "droite dure" et 81% des flics.
J'ai une collègue dont le mari est flic. J'aime autant vous dire que les conversations avec elle sont souvent... instructives :/
Sinon, cet article ne fait que confirmer, chiffres à l'appui ce que l'on sait depuis un moment, et confirmer une tendance de fond qui me fait de plus en plus flipper : ce pays est en train de très mal virer. Le gouvernement que l'Italie n'a pas réussi à constituer se partageait entre les populistes et les néo-facistes ; la Hongrie est dirigée par l'extrême-droite, la Pologne vaut à peine mieux, l'Autriche je ne sais plus trop mais ils nous ont aussi donné l'habitude de mettre des fachos aux manettes ; le jour où l'on aura officiellement un gouvernement à tendance dictatoriale / extrême-droite (j'ai bien dit officiellement...) au pouvoir, je rirai jaune de voir tous les étonnés de la vingt-cinquième heure, toutes celles et ceux qui n'ont pas voulu écouter, voir, ce qu'on leur crie depuis des lustres.
Je suis fatigué. Je suis certain que le pire est pour demain, et je ne me sens aucun courage pour l'affronter.
Bon passe encore que Eric Neuhoff n’ait pas apprécié mon papier. Proche de Tillinac, il a en outre été lui aussi la cible du Monde des Livres, quand Eric Chevillard, qui tenait alors le feuilleton, avait éreinté son roman Mufle. On peut être de droite et rancunier. Mais ce n’est pas que le fait que Neuhoff ait détesté ma critique qui me surprend, mais le fait qu’il fasse de son mécontentement un… article ! Un article sur un article !!! Dans un blog, passe encore, mais dans Le Figaro. A ce rythme, on finira par écrire des articles sur des articles sur des articles sur des articles… Tsss. Bon, Neuhoff se permet par ailleurs une petite remarque sur mon faciès, trouvant que, par ce qu’il est « barbu » et « crâne rasé », le « nommé Claro » ressemble à « ces cuisiniers qui pullulent dans le XXème arrondissement ». Là, j’avoue que je ne suis plus du tout. Neuhoff aurait-il eu une expérience désastreuse dans un restau bobo de Gambetta, à la suite de quoi il m’en voudrait de ressembler au chef qui lui a servi un tournedos trop cuit et des morilles pas fraîches ? Ce cuisinier barbu et rasé était-il au moins français de souche ? Mystère. Ce doit être une nouvelle forme de critique capillaro-littéraire dont j’ignore tout. Un poil déplacé, si je puis dire.
La réaction du président américain, comme souvent erratique et imprévisible, menace désormais de cristalliser contre lui une indignation qui dépasse largement le camp de ses opposants politiques. Dès le lendemain des affrontements de Charlottesville, Donald Trump a renvoyé dos à dos les deux camps, condamnant de la manière la plus ferme « cette énorme démonstration de haine, de sectarisme et de violence venant, a-t-il martelé, de diverses parties ».
Devant le malaise et l’indignation provoqués par cette déclaration, le président américain a semblé changer d’attitude. Lundi 14 août, la Maison Blanche rendait publique une déclaration assurant que sa condamnation de la veille incluait « bien sûr, les suprémacistes blancs, le Ku Klux Klan, les néonazis et tous les groupes extrémistes ». Mais le naturel est revenu au galop, mardi.
Comme exaspéré par les multiples commentaires jugeant sa réaction tardive et ambiguë, M. Trump a réitéré son premier jugement. Depuis sa Trump Tower new-yorkaise, il a réaffirmé qu’il y avait eu, à Charlottesville, « des torts des deux côtés », mettant sur le même plan l’extrême droite et une extrême gauche (une « alt left » inventée pour l’occasion) « très très violente ». L’un des responsables du Ku Klux Klan n’a pas tardé à saluer cette condamnation des « terroristes de gauche », tandis que plusieurs responsables des républicains, et jusqu’au chef des marines, dénonçaient ce nouveau revirement.
Il s’agit d’autre chose. Une soumission, selon ce mot utilisé surtout en islamophobie, au vent dominant de ce pays. Une allégeance de fait à l’atmosphère d’extrême droite, qui devient non pas la norme, mais le point de départ des raisonnements et des dialectiques. Les livres de Zemmour, Buisson lui-même, de Villiers, Houellebecq, sont le cadre des banalités qui précèdent l’Emission politique.
:(
Lien vers l'article : http://m.slate.fr/story/137093/marine-le-pen-face-patrick-buisson-cirque
Oh bravo France Télé. Le côté "les fafs parlent aux fafs" c'est très réussi. Vous nous dites si on est de trop, d'accord ? (c'est purement métaphorique car je ne regarde pas la télévision, et surtout pas les émissions politiques).
Trois guignols en pleine escalade de violence: le dérapage filmé et commenté illustre les rapports tendus entre les différentes mouvances de l’extrême droite. Ou quand deux versions de l’intolérance s’annulent pour finir dans le sang.
Tiens, j'avais loupé ça.
Pas grand chose de neuf, mais ça va toujours mieux en le disant, et e n'est jamais du temps perdu de le répéter.
via Kevin
Du coup je pose ça là : https://web.archive.org/web/20120220191025/http://conspishorsdenosvies.wordpress.com/2011/09/11/faux-ami-etienne-chouard-en-tournee/#_ftn1
(site d'origine dans les limbes semble t-il)
Bah, ils avaient déjà tout compris en 68 hein : CRS SS !
via plusieurs shaarlistes
Voir aussi https://twitter.com/abdelmalik57/status/746825061651329024 (via https://links.nekoblog.org/?iqCAOA)
Et tout rapport avec ceci : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?F7pLZA est bien entendu purement fortuit.