J'ai pas suivi le discours du PDG, oups lapsus, du PDR, pardon. Mais j'en ai lu les échos dans le canard local, puis sur le web.
TL;DR : il se fout vraiment de notre gueule.
- la hausse du SMIC de 100€ ? [Elle sera supportée par les contribuables, pas par les patrons][1]
> Contacté par franceinfo, l’Élysée a confirmé que ces 100 euros d'augmentation comprenaient les hausses déjà prévues de la prime d'activité (30 euros en avril 2019, 20 euros en octobre 2020 et 20 euros en octobre 2021)
- c'est quoi ce délire sur "l'identité profonde de la France " ? Après l'intermède "attention un terroriste !", le pouvoir exécutif est fier de vous présenter son fameux numéro de diversion, aussi connu sous l’appellation "c'est la faute aux étrangers"
- tirade de la même eau : "malaise face aux changements de notre société, à une laïcité bousculée et devant des modes de vie qui créent des barrières, de la distance".
Sécurité, immigration, laïcité. Le tiercé gagnant est là.
- "Je veux renouer avec une idée juste : que le surcroît de travail accepté constitue un surcroît de revenu ; les heures supplémentaires seront versées sans impôts ni charges dès 2019" => du Sarkozy dans le texte.
- Et cette phrase. C'est LA phrase. Pire qu'un constat d'échec, un aveu de mépris : "Leur détresse ne date pas d'hier mais nous avions fini lâchement par nous y habituer et au fond, tout se passait comme s'ils étaient oubliés, effacés."
- "Mon seul souci c'est vous". C'est marrant, ce double sens...
[1]:
https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/smic-heures-supplementaires-prime-de-fin-d-annee-csg-les-quatre-annonces-d-emmanuel-macron-pour-calmer-la-colere-des-gilets-jaunes_3094237.html

EDIT du 14/12 : magnifique rétropédalage du gouvernement :
https://www.lejdd.fr/Politique/gilets-jaunes-la-partie-immigration-du-futur-debat-national-fait-deja-polemique-3820325#xtor=cs1-4
> Dans la présentation faite mercredi par le gouvernement, l'immigration était le cinquième axe de la future concertation nationale, souhaitée par le gouvernement en réponse au mouvement des Gilets jaunes. Mais jeudi, le Premier ministre Edouard Philippe a fait marche arrière et indiqué que ce sujet serait à l'ordre du jour sans prendre la forme d'un thème distinct.