J'ai bien aimé [ce post de Tommy][1], mettant d'ailleurs certaines de ses préconisations en œuvre, comme lire dans le lit avec ma liseuse, et/ou relire quelque chose de connu.
En l’occurrence, je relis La Recherche du temps perdu, par petits bouts, et sans m'en faire une obligation, ayant commencé fin 2019 (après avoir commencé d'écouter [les cours d'Antoine Compagnon sur Proust en 1913][2]).
L'autre soir, j'ai donc relu ce passage de Combray, qui n'avait pas particulièrement attiré mon attention lors de la première lecture, et qui cette fois-ci m'a poussé à vérifier le lendemain, Phèdre en main, la véracité de mon intuition :
> ma mère me trouva en larmes dans le petit raidillon contigu à Tansonville, en train de dire adieu aux aubépines, entourant de mes bras les branches piquantes, et, **comme une princesse de tragédie à qui pèseraient ces vains ornements, ingrat envers l’importune main qui en formant tous ces nœuds avait pris soin sur mon front d’assembler mes cheveux**
*Du côté de chez Swann, Partie I : Combray*
> **Que ces vains ornements, que ces voiles me pèsent !**
**Quelle importune main, en formant tous ces nœuds,**
**A pris soin sur mon front d'assembler mes cheveux ?**
Tout m'afflige et me nuit, et conspire à me nuire.
*Phèdre, Acte Scène 2*
Je me demande combien d'autres citations de ce type peut-on trouver dans La Recherche ?
[1]:
http://liens.howtommy.net/?5tVH1Q
[2]:
https://sammyfisherjr.net/blog/spip.php?article320