En parcourant le lien fourni par Kevin, j'ai lu que l'on pouvait mourir de boire trop d'eau. http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?r9nOXQ
Cela m'a intrigué (mais pas étonné outre mesure, vu que cette affirmation arrive à un point de l'argumentaire où il est expliqué que tout est question de dosage), alors j'ai un peu cherché.
Cela s'appelle l'hyponatrémie, et se traduit, en gros, par une baisse trop importante du taux de sel dans l'organisme conduisant, je cite Wikipédia, à une "une hyperhydratation intracellulaire par effet osmotique (l'eau libre passe du secteur extracellulaire au secteur intracellulaire afin d'égaliser les pressions osmotiques de part et d'autre de la membrane cellulaire)".
Cette baisse de sodium entraine une déshydratation extracellulaire : https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9shydratation_extracellulaire Oui, oui, si vous buvez trop, vos cellules seront déshydratées car n'ayant plus un taux de sel suffisant pour retenir l'eau... Mortelle ironie.
Couramment, on parle d'intoxication par l'eau : https://fr.wikipedia.org/wiki/Intoxication_par_l%27eau Celle-ci peut survenir plus facilement qu'on ne le croit, suite à une gastroentérite ou après une sudation intense, liée ou non à la pratique d'un sport d'endurance.
Il ne faut pas confondre l'intoxication à l'eau et la déshydratation https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9shydratation#M.C3.A9decine même si l'hyponatrémie et l'hypernatrémie en sont des formes spécifiques, à côté de la déshydratation globale.
Le mot du jour : "antonomase" : c'est quand "une marque a tellement de succès que le public appelle avec ce nom n'importe quel produit" identique.
Concept bien sympa sinon.
Bon, l'autre jour dans le train, j'ai quand même vu un type qui avait collé des stickers Van's (oui, oui, les godasses) sur son PC :/
via http://shaarli.cafai.fr/?wa7vuA
Ah ces nazis. On a beau les taquiner parfois, ils ont quand même bien fait avancer la science.
TIL : les constructeurs rajoutent du bruit sur les voitures trop silencieuses !
Je viens de lire ça :
"L'ancêtre des «missiles de croisière modernes» sema la destruction jusqu'à ce que, assez rapidement, les Anglais trouvent une parade grâce à leurs radars, leur DCA, et surtout à l'abnégation totale de leurs pilotes qui prenaient des risques fous pour abattre de près les bombes volantes avant même qu'elles atteignent la banlieue londonienne. Certains allaient même jusqu'à voler en patrouille avec ces bombes, glisser une aile de leur Spitfire sous un des ailerons du V1, puis, d'une pichenette, déstabiliser les gyroscopes de l'engin de mort qui allait alors s'écraser au sol dans la verte campagne anglaise.
C'est alors que les nazis lancèrent leurs V2, à une cadence infernale pouvant atteindre le chiffre de trente par jour, ce qui démontrait qu'ils avaient réussi à mettre en place une énorme capacité industrielle et opérationnelle malgré les bombardements alliés. Il est vrai, en utilisant massivement la main-d’œuvre des déportés des camps de concentration (Dora entre autres), dont beaucoup moururent d'épuisement quand ils n'étaient pas exécutés pour sabotage.
Contre les V2, premiers missiles balistiques de l'histoire humaine, les Anglais ne purent rien, sauf bombarder leurs bases de lancement dont certaines étaient soigneusement cachées dans les montagnes allemandes du Harz, depuis les bombardements alliés sur Peenemünde en 1943. La mort venait du ciel, sans bruit préalable, indétectable par les radars: il n'y avait aucune parade."
Suite du shaare précédent (le lien figure d'ailleurs dans la tweet story du CNES), qui montre la longue gestation scientifique, économique et politique du projet Ariane avec, comme d'habitude pour tout ce qui est européen, la volonté française, l'argent allemand et la traitrise anglaise (je simplifie par goût de la formule lapidaire, mais c'est assez proche de la vérité ; les anglais ont bel et bien tout fait pour saborder le projet à ses débuts). Ah, et il faut parler de la gué-guerre franco-française (néanmoins tragique) entre les partisans des modèles ayant précédés Ariane, remarquables de constance dans l'échec, et les partisans de ce qui deviendra Ariane. Il y a eu des moments d'une extrême violence, ce que j'ignorais. (voir l'avant-dernier paragraphe de cette page : http://nospremieresannees.fr/lanceurs/laj-Ariane/laj4-morin/page-04.html#lechant4-1)
Le reste explique les douloureuses étapes à base de bout de ficelle, concertation et budget réduit qui conduira au résultat actuel. C'est là que l'on voit les divergences d'approche entre l'Europe et les USA : aux USA, c'est "on va mettre le paquet pour que ça marche" ; en Europe c'est "montrez-nous que ça marche, après on mettra le paquet"
Et aussi TIL "Arthur C. Clarke, physicien anglais mondialement connu comme auteur prolifique de romans de science-fiction (dont La Sentinelle qui inspira 2001 : l'odyssée de l'espace) et découvreur incontesté des propriétés singulières de l'orbite géostationnaire. En 1945, à 28 ans, il publie les caractéristiques de ce qui va devenir dans le monde scientifique, l'orbite de Clarke. Il établit par le calcul qu'un satellite tournant autour de la Terre, plein est, dans le plan de l'équateur, à 36 000 kilomètres du sol, à une vitesse de 2,65 km/s, reste stationnaire par rapport au point géographique qu'il survole."
J'adore ces "histoires de science", avec des rebondissements, du suspens et de l'émotion... Bref, des vrais morceaux d'humain dedans. Merci Neko de nous l'avoir retranscrit.
La version sur Twitter : https://twitter.com/CNES/timelines/544635049069772800
Je recopie ici Neko :
« Ça vous dirait, une petite tweetstory ?
Allez. On va dire que oui.
Ce soir, nous sommes il y a 35 ans. Oui, 35 ans exactement, le 15 décembre 1979. À Kourou, la première fusée Ariane doit décoller. C’est déjà la fin d’une longue histoire, cette fusée Ariane. Il y a eu avant elle la française Diamant, l’anglaise Black Arrow. Il y a eu les fusées Europa, qui n’ont jamais tout à fait fonctionné. Il y a eu des déménagements, des changements de continent au gré des tumultes de l’histoire. Il y a eu des routes, des ponts, des bâtiments construits, des milliers d’hommes et femmes mobilisés.Une maquette puis une répétition générale ont permis de s’exercer. Mais maintenant, il faut la lancer, Ariane.
À l’église Sainte-Catherine, à Kourou, les cierges se multiplient soudainement. Ce jour-là, la météo est moyenne. C’est la petite saison des pluies en Guyane. Il faut retarder un peu le lancement. Les satellites météo ne sont pas d’une grande aide. Mais la femme du météorologiste guette les nuages à quelques km. Ariane attend sur une aire de lancement débarrassée de toute présence humaine. Plus de 100 ingénieurs sont cachés dans un bunker, à moins de 200 mètres du pas de tir. Retenez-le, ce bunker. Seuls restent les oiseaux, qui tentent vainement de se poser sur les bras glacés qui alimentent la fusée.
Un couloir maritime a été dégagé, sous la trajectoire prévue, pour éviter tout incident. Deux navires américains, maquillés en russes, ont été fermement invités à quitter la zone. Le compte à rebours se déroule sans problème. Plus qu’une heure. Plus que dix minutes. Plus qu’une. Trois, deux, un, feu, les moteurs d’Ariane crachent leurs flammes. Ariane doit décoller quatre secondes après. Elle ne décollera pas. On le saura un peu plus tard, deux capteurs ont trompé l’ordinateur qui a coupé automatiquement les moteurs. Commence alors une course contre la montre. Dans dix jours, les réservoirs d’Ariane, rongés par le carburant, seront inutilisables. Ah, aussi, les ingénieurs dans le bunker sont à quelques mètres d’une bombe géante. Bunker hermétiquement clos, évidemment. De rares équipes pourront sortir, quelques minutes, récupérer des vivres. Car il faudra plus de 20 heures pour vidanger les réservoirs. Les ingénieurs peuvent alors sortir… pour entamer un phénoménal travail de remise en état. À deux par poste, ils se relaient jour et nuit. Il n’y a de toute façon qu’une douzaine de lits sur place. Il faut dormir deux heures quand c’est possible. Des renforts sont envoyés de métropole. Sur la route de Roissy, un bus vide suit le bus plein, pour ne pas perdre de temps en cas de panne. Car il faut inspecter la fusée et le pas de tir, réparer ce qui doit l’être. Et donner un petit coup de peinture. Il faut qu’Ariane soit belle sur la photo.
Tout cela dans une ambiance indescriptible, qui marque les souvenirs à jamais. Le lancement est fixé au 23 décembre. Mais une fuite d’hélium et la pluie obligent, encore une fois, à reporter le lancement. Va pour le 24 Décembre. Ce lancement est la dernière tentative : hommes et matériel sont épuisés, les dernières gouttes de carburant ont été utilisées. Si Ariane ne part pas, ce sera dans plusieurs semaines. Au mieux. Et là, à 14h14, Ariane décolle enfin. Elle déposera quelques minutes après une capsule sur orbite.
Ce sera un beau réveillon. Avec embrassades, bataille de boule de neige, sauts habillés dans la piscine. Un peu de ti-punch aussi. Depuis, 220 fusées Ariane se sont envolées de Kourou. Seules 9 n’ont pas intégralement remplis leur mission. C’est un immense succès. Sans ces hommes, leur dévouement, leur travail acharné, peut-être en aurait-il été autrement. Alors, ce soir, deux images : le lancement, évidemment, mais aussi l’équipe au grand complet, quelques jours avant. (Les photos : https://twitter.com/CNES/status/544557053189324800).
En entamant la bûche, ces hommes et quelques femmes auront probablement une pensée pour ce Noël pas comme les autres. Peut-être que vous aussi ? En attendant, merci à eux. Merci en particulier à Yves Beguin et Michel Mignot pour leurs témoignages.
Pour en savoir plus, vous pouvez lire le récit de Jean-Pierre Morin. C’est passionnant http://nospremieresannees.fr/lanceurs/laj-Ariane/laj4-morin/page-01.html
Aussi, ne manquez pas ces courts témoignages, rassemblés il y a cinq ans http://www.cnes.fr/automne_modules_files/standard/public/p8185_e1dfd528a2caba6d29ff2a4f774e9711livret_30_ans_Ariane.pdf
Bonne soirée :) Promis, nous répondrons à vos questions ! »
Bon. Je m'en fous complétement de cette histoire. Elle prouve juste que ces deux revues font mal leur travail.
Ce qui m'intéresse, c'est ça : "Alex Smolyanitsky a donc fabriqué un texte de toutes pièces, à l'aide du logiciel SCIGen, qui génère du texte de façon aléatoire."
Hop, DuckDuckGo, hop, un lien : http://pdos.csail.mit.edu/scigen/
Hop, présentation sur Wikipédia https://fr.wikipedia.org/wiki/SCIgen Et j’apprends au passage que ces revues sont loin d'être les premières à se faire prendre à ce petit jeu. En plus d'être sensationnaliste, cet article est donc #old. Double fail.
Le Mechanical Turk d'Amazon, qu'est ce que c'est : remplir de micro-tâches moyennant de micro-salaires.
Quand on vous prête un mobile, effacez vos données avant de le rendre. Comment ça c'est évident ? A priori, ce n'est pas le cas pour tout le monde... Les chiffres que J.M. Manach donne dans son texte font frémir sur l'inconscience des utilisateurs, vendeurs, revendeurs... Personne ne veut être espionné par la NSA, mais tout le monde se fout de ses données. Il n'est même pas question ici de trucs techniques imbittable genre métadonnées collectées frauduleusement par une back-door (oui je sais, je dis n'importe quoi ^^). Non, il est juste question de gens qui vendent un smartphone, un disque dur, un PC portable... sans effacer leurs données, voire sans même prendre la peine de se déconnecter de leur compte facebook avant de vendre la machine...
Sinon, cette phrase m'a fait sourire : "Ça fait 24h que je suis sans téléphone. Je ne sais si ça vous est arrivé, mais c'est une expérience troublante. Et si quelque chose de grave ou d'important s'était passé ?" Z'êtes vraiment addicts les gars, faut vous calmer...
Sinon, TIL : "De retour chez moi, je tente la manip' trouvée sur YouTube, et bingo : la souris, connectée au téléphone par le câble à 8.99€, me permet de passer outre le pavé tactile, et de déverouiller le téléphone." Bon à savoir ça, non ?
Allez, encore une louche de Marion Montaigne. Le plus énorme, c'est que tout est vrai : John Trinkaus (sans le h) existe vraiment, et ses improbables travaux ont été couronnés d'un Ig Nobel en 20003 :
http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/05/27/le-chercheur-le-plus-enerve-de-l-histoire_3418194_1650684.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_Ig_Nobel#Prix_d.C3.A9cern.C3.A9s_en_2003
Je viens de découvrir* qu'il n'était pas possible de sectionner une corde (de pendu...) en tirant dessus. Un mythe s'effondre. Désolé Bronco.
*dans l'émission "On n'est pas que des cobayes". C'est presque aussi bien que C'est pas sorcier. Oui, je regarde la télévisions de temps en temps, avec ma femme adorée :)
Shaarliste ça me va aussi. Je viens de vérifier, et j'ai très peu utilisé "shaarlieurs" (11 occurrences dans mon Shaarli, et encore, une bonne partie sont des reprises de Kevin !), et plus souvent "shaarlistes" ; mais je dois bien reconnaître que ce n'était pas pour des raisons de genre... mais parce que la sonorité en -ieur ne me plait pas. Pas de problème pour opter définitivement pour l'un des deux, donc.
Après, pour ta réflexion sur le genre, il y a encore quelques temps je t'aurais dit que tu exagérais, tout ça... Mais, comme disait Nicolas Menteurorzy à une certaine époque : "j'ai changé" :) Et notamment en lisant certaines choses chez toi et surtout chez Kevin (ceci par exemple : http://mypersonnaldata.eu/shaarli/?LGneOA).
Ok, en français le masculin est neutre et l'emporte. Je ne pense pas que l'on puisse changer la langue. Pas à court terme en tout cas. Mais quitte à créer de nouveaux mots, autant éviter de recréer ce genre d'écueil. Après oui, plein de shaarlistes s'en tamponnent complètement. Je peux même te donner des noms... ;) Mais si je peux me permettre un conseil, sans pour autant être un expert en manip... en communication, pardon : tu aurais pu ne pas écrire ton dernier paragraphe, pour plein de raisons :
EDIT : sinon, TIL épicène, "nom non marqué du point de vue du genre grammatical" (https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pic%C3%A8ne)
TIL : les premiers livres "jetables" ont été créés pour maintenir le moral des troupes pendant la seconde guerre mondiale.
Nos sommes coincés sur Terre. Pas vraiment une révélation pour 99,99 % de l'humanité. Là où ça devient plus gênant, c'est que ces débris vont finir par empêcher tout nouvel envoi de satellite ou engin spatiaux.
TIL : Syndrome de Kessler : "Ce n’est qu’en 1978, que Donald J. Kessler, consultant à la Nasa, envisage le scénario qui porte maintenant le nom de “Syndrome de Kessler”. Le principe en est simple : plus il y a de débris en orbite, plus ils vont heurter des objets ou d’autres débris, provoquant une réaction en chaîne qui augmentera le nombre de débris de façon exponentielle. A terme, l’exploration spatiale et le lancement de satellites seraient impossibles."
via https://fralef.me/links/?GJNFTA
Oh ben dis donc, j'avais jamais vu non plus...
Merci ! J'ai failli mettre dans mon shaare que j'avais vu un reportage sur Arte il y a plusieurs années, à propos des néologismes du IIIème Reich, mais comme je ne me souvenais plus précisément de quoi il retournait, je me suis abstenu.
Il s'agit donc de Victor Klemperer, et du livre Lingua Tertii Imperii. https://fr.wikipedia.org/wiki/Victor_Klemperer#Lingua_Tertii_Imperii.2C_la_langue_du_Troisi.C3.A8me_Reich
Ah... parce qu'en fait Android, c'est Google ET Microsoft... CA me plait de moins en moins ce truc :/
via http://sebsauvage.net/links/?EQ-Uqw
TIL le graphite est un meilleur conducteur que le cuivre.
via http://lehollandaisvolant.net/?id=20141005150123
Chaque version de Debian porte le nom d'un personnage de Toy Story. Ce n'est pas la seule chose à retenir de ce graphique, mais c'est quand même sympa :)
via https://stuper.info/shaarli//?8Gvkfw