De fait, Sapkowski avait à l'époque cédé les droits de son oeuvre à CD Projekt au lieu de négocier un pourcentage sur les ventes des jeux, dont il n'avait pas imaginé le succès une seule seconde. "J'ai été assez stupide pour leur vendre les droits. Ils m'ont proposé un pourcentage sur leurs profits. J'ai dit non, il n'y aura jamais de profits, donnez-moi tout l'argent maintenant. J'ai été suffisamment stupide pour tout leur confier parce que je n'ai pas cru en leur succès. Mais qui aurait pu deviner ? Pas moi", avait amèrement regretté Sapkowski dans un entretien avec Eurogamer datant du printemps 2017.
TIL : 14 millions d'euros, c'est 6% des profits engrangés par CD Projekt Red. Waouh.
Je viens de découvrir ce site grâce à Riff. C'est hallucinant, il y a des informations sur toutes les citations et allusions du Disque monde... et des autres livres de Pratchett. Une vraie mine d'or.
The Pratchett Quote File or PQF is a collection of one-liners, catchphrases, general quotes, pieces of dialogue, and running gags, all culled from Terry Pratchett's novels and other writings (including his Usenet articles).
The PQF was started years ago by Leo Breebaart on the Usenet newsgroup alt.fan.pratchett, and is now being maintained by Kimberley Verburg <pqf@lspace.org>. New quote submissions are always welcome.
Vous vous souvenez de la campagne de financement participatif pour les œuvres complètes de Lovecraft dont j'avais parlé en début d'année ? Je pense qu'avec un projet financé à 3978% et 397 883 € récoltés, on peut raisonnablement parler de succès.
Si vous n'avez pas participé à la campagne Ulule et que vous êtes malgré tout intéressés par l'acquisition de ces ouvrages, l'éditeur les propose à la vente sur son suite pour la modique somme de 120 €.
Un très court album bien plus profond qu'il n'y paraît sur le commerce de la peur. A mettre entre toutes les mains, dès que possible.
Un beau texte sur "l'industrie du livre" en général et la lecture en particulier.
Alors voilà. Lisez. Ce dont vous avez envie. Ce qui vous tombe sous la main. Ce qui tombe à côté. Le bouquin à propos duquel vous avez découpé un article dans Femme actuelle, Elle, Telerama ou le 1. Celui dont on vous a parlé ici, et dans d’autres médias auxquels vous faites confiance, y compris le journal du coin.
Ou écoutez votre meilleur pote. Ou votre prof de français d’il y a quelques années, non celui-là je ne l’ai toujours pas lu, faudrait, faudrait, faudrait. Celui qui sort bientôt au ciné. Celui dont vous avez noté la référence en faisant trois fautes au nom de l’auteur, dont vous avez attrapé un mot du titre, ou pas d’ailleurs, celui dont vous savez que la couverture est bleue. Faites confiance à votre libraire, c’est un prestidigitateur.
Et pour avoir un avis sur un bouquin, il n’y a qu’un seul moyen : lisez-le.
Mais lisez, bordel.
Je me recopie ça là tellement c'est beau.
À l'ombre du vieux mur il est une cité vaillante et populeuse et qui m'est étrangère. Souvent j'y songe et je voudrais savoir quels sont les dieux en ces lieux que l'ont fête, si leurs vieillards sont sages dans leur cuirasse blanche, comment sont leurs savants, leurs fous et leurs poètes, et qui sont leurs guerrières et qui leurs agorètes...
Mais je n'y puis aller qu'en pensée, sous le vieux mur, dans la cité des myrmidons.
--Inconnu, vers -50
Traduit du latin par Alien Spoon
Un peu de retard pour cet article écrit en avril...
TIL : Maupassant était bisexuel.
via ce podcast : https://www.franceculture.fr/emissions/la-compagnie-des-auteurs/guy-de-maupassant-34-contes-et-nouvelles
Ben zut, je ne savais que Guillame Meurice ne faisait pas que raconter des conneries : il en écrit aussi.
Hop, un bon conseil de lecture de Riff !
Hop, quelques grammes de culture dans ce monde de brutes.
Le titre de l'article est incorrect, la question posée était "Quel livre vous a fait aimer la SF ?"
Top 3 : les cycles Dune-Fondation-Hyperion.
Déjà lu un sur les 3, il me reste du pain sur la planche ^^
via Riff, sans doute.
On les compte presque sur les doigts d'une main. Un peu plus d'une dizaine, voilà le nombre de femmes publiées dans la Pléiade depuis la naissance de la collection en 1931, sous l'impulsion de Jacques Schiffrin. En décembre 2017, Télérama publiait sur son compte Twitter une infographie donnant à voir un déséquilibre flagrant entre hommes et femmes.

Tiens, Riff connait sûrement.
En tout cas je vais le lire !
Hop, encore une liste. J'en ai quand même lu un bon paquet dans celle-ci.
Si je réussi à donner envie de lire ce livre à au moins une personne, je n'aurais pas totalement perdu mon temps :)
Egalement lu dans l'article précédent (Gogol en ses démons) :
Après avoir vu la série, et afin de me défaire de son univers glauque un peu trop enveloppant, j’ai regardé quelque chose qui n’avait rien à voir : Marianne Faithfull, fleur d’âme que Sandrine Bonnaire a consacré à l’icône du Swinging London des années 60. Un documentaire bien fait où la chanteuse est confrontée à ses archives débordantes de liberté, de provocations, de drogues, de scandales, de déchéance et de renaissance quasi miraculeuse. A un moment, après sa séparation avec Mick Jagger, elle évoque ses grands moments de solitude et d’abandon de soi au cours desquels elle a eu la révélation du Naked Lunch (Le Festin nu), grand livre de William Burroughs qui a tant compté pour tant. Sauf qu’elle l’a pris au pied de la lettre…
Elle s’est ainsi retrouvée SDF pendant deux ans assise ou allongée par terre, dans les rues ou les squats de Londres, à enchainer les shoots d’héroïne. Anorexique et défoncée, elle avait fait de ce livre son projet de vie. Un jour, après s’en être sortie, elle rencontra l’écrivain à qui elle devait ce voyage qui s’annonçait sans retour. Ils se lièrent d’amitié. Lorsqu’elle lui raconta l’origine, la forme et le moyen par lesquels elle se voua à son autodestruction, elle osa lui demander : « Mais pourquoi as-tu écrit ce livre ? ». Et Burroughs de l’engueuler : « Mais enfin, je ne l’ai pas écrit pour toi ! Et de toute façon, c’est de la fiction, rien d’autre !… »
C’est peu dire qu’on est entrainé dans l’étrange dès les premières images pleine de brouillard, de fumées et de chevauchées en forêt, de sorcières, d’apparitions, de sorcellerie. Une atmosphère troublante, des situations déconcertantes, des dialogues parfaitement vissés, le tout servi par une prise de vues nerveuse, une nappe nocturne envoûtante d’où émane une lumière bleue qui fait la signature de la série. On n’y retrouve pas seulement le profond mysticisme de l’écrivain ukrainien, son angoisse du Mal et son obsession du Jugement dernier : c’est toute l’ambiance grotesque et fantastique des villages de son enfance hantés par les superstitions et la pensée magique, renfermés sur leurs secrets inavouables et leurs démons, les murs maculés de signes indéchiffrables tracés en lettres de sang, qui resurgit.
Tiens, je ne vous ai jamais conseillé de lire Gogol ? Comme indiqué ci-dessus, cette série semble bien condenser les éléments de son oeuvre ; attention toutefois : on ne trouve pas tout ça en même temps. Certains contes font plus dans le pittoresque, d'autres dans le mystique, etc.
Accessoirement, cette description m'a fait penser au Witcher. C'est normal : c'est le même terreau.
Bon passe encore que Eric Neuhoff n’ait pas apprécié mon papier. Proche de Tillinac, il a en outre été lui aussi la cible du Monde des Livres, quand Eric Chevillard, qui tenait alors le feuilleton, avait éreinté son roman Mufle. On peut être de droite et rancunier. Mais ce n’est pas que le fait que Neuhoff ait détesté ma critique qui me surprend, mais le fait qu’il fasse de son mécontentement un… article ! Un article sur un article !!! Dans un blog, passe encore, mais dans Le Figaro. A ce rythme, on finira par écrire des articles sur des articles sur des articles sur des articles… Tsss. Bon, Neuhoff se permet par ailleurs une petite remarque sur mon faciès, trouvant que, par ce qu’il est « barbu » et « crâne rasé », le « nommé Claro » ressemble à « ces cuisiniers qui pullulent dans le XXème arrondissement ». Là, j’avoue que je ne suis plus du tout. Neuhoff aurait-il eu une expérience désastreuse dans un restau bobo de Gambetta, à la suite de quoi il m’en voudrait de ressembler au chef qui lui a servi un tournedos trop cuit et des morilles pas fraîches ? Ce cuisinier barbu et rasé était-il au moins français de souche ? Mystère. Ce doit être une nouvelle forme de critique capillaro-littéraire dont j’ignore tout. Un poil déplacé, si je puis dire.