Pour celles et ceux à qui la "théorie du djendeur" (LOL) ne fait pas peur, voici deux chouettes petits livres avec lesquels ils pourront pervertir leurs enfants et troller la manip pour tous : "On n'est pas des poupées" et "On n'est pas des super-héros".
J'y ai découvert des choses REN-VER-SAN-TES du style que les filles pourraient jouer au foot, les garçons à la poupée, et même qu'ils auraient le droit de pleurer, et pas qu'en cachette. Tsss, où va t-on j'vous l'demande mâme Christine.
Vous pensiez vraiment que les contes étaient de petites histoires anodines ?
Bien au contraire, je l'affirme haut et fort : c'est le meilleur moyen de traumatiser vos enfants. Attention à ce que vous leur lisez, et à l'âge auquel vous leur lisez.
Au-delà de la question des versions édulcorées (il est d'ailleurs infiniment regrettable que la version présentée dans cet article comme la version de référence que "tout le monde connait" soit presque systématiquement l'adaptation mièvre et châtrée par Disney), il faut toujours garder à l'esprit que les contes ont tous, je dis bien tous, une dimension psychologique (voire psychanalytique) qui parle à l'inconscient de l'enfant (et de l'adulte).
Sans qu'il soit besoin de beaucoup creuser ou de s'abimer les neurones à lire les œuvres de Bruno Bettelheim (qui n'a pas fait que déblatérer des conneries hyper-culpabilisante pour les mères à propos de l'autisme, il est aussi connu pour son approche psychanalytique des contes de fées : https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychanalyse_des_contes_de_f%C3%A9es), il suffit de regarder un peu de quoi il retourne :
Ce n'est pas des conneries ce que je dis sur Le petit chaperon rouge, et c'est là où la notion de versions antérieures prend toute son importance. Il existe un ouvrage de Paul Delarue recensant les versions orales primitives des contes mis par écrit notamment par Perrault et les Grimm (https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Conte_populaire_fran%C3%A7ais_%28livre%29 et http://www.ethno-info.com/index.php?id=248 j’apprends au passage que le livre n'est plus disponible, c'est pourtant THE ouvrage de référence). On y découvre notamment que les versions traditionnelles du PCR parlent de cannibalisme (http://expositions.bnf.fr/contes/gros/chaperon/nivers.htm), tout symbolique dans la mesure où la petite fille mange les restes de sa grand-mère puis échappe ensuite au loup. Voir une analyse ici : http://expositions.bnf.fr/contes/gros/chaperon/indverd.htm "Le monstre dans l'affaire ce serait plutôt la petite fille ; le loup, lui, ne fait que son métier de loup quant à la grand-mère, elle serait la principale victime de l'aventure." Le portail de la BNF sur les contes : http://expositions.bnf.fr/contes/
Résumons nous : la petite fille tue plus ou moins symboliquement son ascendance après avoir "vu le loup". Faut-il vraiment que je fasse un dessin ?
Ah, ah, tellement vrai ^^
via http://shaarli.warriordudimanche.net/?DP7_lQ
"Va-t-on criminaliser les mots «cons» des ados ? Va-t-on arrêter ceux qui se déguisent en Ben Laden pour faire peur à Halloween ? Oublierait-on que le passage de l’adolescence se manifeste par ce genre de provoc ?"
via Seb
"Faites de l’Internet un sujet de conversation (et non un motif de conflit)."
via Seb
Monsieur Bronco ? Vous avez un message.
Monsieur loquens, je vous mets en attente, M. Bronco vient de partir faire un tour de traineau avec ses rennes, il ne devrait pas tarder. ^^
Je ne vais pas répondre point par point, parce que comme je l'ai déjà dit (ou alors je l'ai pensé très fort), chacun se débrouille comme il peut avec ses enfants. Je n'envie pas la dame de l'article et ses grandes théories. Mes principes à moi c'est le respect des autres et pas mettre les doigts dans son nez, pour les détails on affinera au fur et à mesure.
Loin de moi l'idée de juger le fait d'avoir ou pas des enfants, pour certains c'est un choix, pour d'autres c'est involontaire... mais je veux juste rappeler cette phrase que tout le monde connait, mais que tu ne comprends vraiment que lorsque tu deviens parent : "Avant d'avoir des enfants, on a des principes ; après, on a... des enfants !"
Le seul point sur lequel je voudrais réagir, et un peu défendre Bronco, c'est celui-ci : "Oui, bon, il y a aussi Gandhi, Mère Theresa, Mandela, et j'en passe. Autant leur faire profiter des gens réels." Je pense que Bronco sera d'accord avec moi pour dire que nous n'avons pas de problèmes avec ça, mais qu'il y a un moment pour tout. Je me vois mal expliquer à un gamin de 3 ans pourquoi Mère Teresa, pourquoi Angela Davis, pourquoi Nelson Mandela... Tu comprends ce que je veux dire ? Je ne nie pas qu'il ait existé (et existe encore) de grandes femmes et de grands hommes, mais tu ne peux pas parler d'Angela Davis sans parler du racisme et de la violence, tu ne peux pas parler de Mandela sans parler de l'apartheid et de la prison, tu ne peux pas parler de Gandhi sans parler de la colonisation...
Et je trouve que 3 ans, c'est un peu tôt pour ça. C'est pour cela que je suis d'accord avec Bronco quand il parle de la candeur et de l'innocence de l'enfant. Ce qui n'exclut pas qu'il ait son propre univers (Cf. commentaire de Kevin http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?RQ62Bg). Encore une fois, je ne tente pas de justifier le fait de leur faire croire au Père Noël, j'ai moi-même eu assez de scrupules avec ça.
J'admire. Le sujet "père Noël" est le seul sur lequel nous mentons à notre fils. Je regrette presque du coup...
J'ai eu des scrupules au début, mais ce qui a emporté la décision, c'est un peu pour "faire comme tout le monde". Ça peut paraitre léger comme argument, mais l'article ne précise pas les réactions auxquelles petit lutin a du être confronté devant une classe complète à qui il a annoncé que le Père Noël n'existait pas... Le commentaire de Polysane est assez révélateur : comment ne pas faire croire à son gamin à cette foutaise, quand tous les autres autours y croient ? Parfois, l'insertion sociale passe par un petit mensonge...
Mon fils croit au Père-Noël, je n'en suis pas plus fier que ça, et je ne ferai rien pour qu'il y croit pendant trop longtemps. Mais je me dit aussi que le jour où il n'y croira plus marquera le début de la fin, fin de la petite enfance, début des découvertes des choses un peu moins joyeuses sur la vie...
via http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?S86cNw
Un livre qui va plaire aux agités de la théorie du genre (mais si, ceux qui avaient commis ces affichettes : http://www.madmoizelle.com/lmpt-stereotypes-genre-224065)
via http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?KsMVIA
Et pour ceux qui en voudraient encore plus, l'auteur a publié une liste de "livres caca-pipi-prout dans ma bibliothèque" : http://elisegravel.com/fr/content/caca-pipi-prout-dans-ma-biblioth%C3%A8que, à compléter avec : https://www.facebook.com/elisegarnotte/posts/10152526970531421
Ah, toi aussi ? :)
Mais bon, ça fait bizarre quand même hein, l'école c'est un cap...
Le protocole étant aussi simple à comprendre que long à expliquer, je préfère autant recopier l'extrait de l'article :
"Pour cela, ils ont choisi de tester leur honnêteté, après leur avoir lu l'une de ces quatre histoires :
Le Lièvre et la Tortue : une histoire sans rapport avec la vérité ni le mensonge
Pinocchio : l'histoire d'un enfant dont le nez s'allonge quand il ment
Le Garçon qui criait au loup : l'histoire d'un enfant qui ment tout le temps, affirmant avoir vu un loup ; un jour, un loup arrive et plus personne ne le croit ; l'enfant est dévoré
George Washington et le cerisier : l'histoire d'un enfant qui coupe un cerisier à la hache ; lorsque son père lui demande de lui dire la vérité, il avoue et n'est pas puni, mais il sait qu'il doit désormais être honnête.
Ensuite, un chercheur entame un jeu de devinette avec un enfant, placé dos à une table, sur laquelle il a posé un jouet qui émet des sons facilement identifiables. Il lui demande de deviner quel est le jouet. Une fois que l'enfant a deviné, il en met un autre, qu'il prend soin de cacher, avant de laisser l'enfant seul une minute. A son retour, le chercheur lui dit, selon l’histoire qu'il lui a lue :
Le Lièvre et la Tortue : "Je vais te poser une question, et je veux que tu me dises la vérité, d'accord ?"
Pinocchio : "Je vais te poser une question, et je ne veux pas que tu sois comme Pinocchio. Je veux que tu me dises la vérité, d'accord ?"
Le Garçon qui criait au loup : "Je vais te poser une question, et je ne veux pas que tu sois comme le garçon qui criait au loup. Je veux que tu me dises la vérité, d'accord ?"
George Washington et le cerisier : "Je vais te poser une question, et je veux que tu sois comme George Washington dans l'histoire. Je veux que tu me dises la vérité, d'accord ?"
Avant de lui demander : "Est-ce que tu t'es retourné et as jeté un œil au jouet pendant que je suis parti ?"
Surprise : seulement un tiers de ceux qui se sont retournés, et à qui on a lu une histoire dans laquelle les menteurs étaient punis (Pinocchio ou Le Garçon qui criait au loup) – ou l'histoire qui n'a rien à voir avec le mensonge (Le Lièvre et la Tortue) – ont avoué avoir triché. En revanche, la moitié des enfants qui s'étaient retournés et à qui l'on avait lu l'histoire de George Washington, qui n'est donc pas puni, ont avoué avoir menti."
Je me demande dans quelle mesure cela est représentatif, s'il faut vraiment en tirer des conclusions. Même si pour ma part, j'ai tendance à penser que ne pas prendre les enfants pour des abrutis et leur expliquer clairement et simplement (à adapter en fonction de l'âge, bien sûr) les conséquences de leurs actes, c'est quand même plus efficace et aussi plus honnête que de passer par la métaphore du nez de Pinocchio.
Bien vu, ça souligne bien l'ambivalence des parents, qui aimeraient bien que leurs enfants fassent du sport / jouent dehors / lisent des livres, et passent eux-mêmes beaucoup de temps devant le "dinateur"... Et effectivement, ce sont les mêmes qui se pâment d'admiration devant leur progéniture, à coup de tavu comme il est doué, tavu, tavu ?
Des idées sympas.
via http://www.cochisette.com/links/?ZKp3Rw
Hu hu. J'avais déjà lu cet article. J'y repense souvent...
via http://sebsauvage.net/links/?Av5ABA
Effectivement, pas sûr que l'éducation par la peur soit une bonne chose. Il faut prévenir des dangers qui existent, mais ne pas focaliser juste là dessus. (ça me rappelle une vieille campagne de prévention pourrave sur les dangers d'internet, où venaient successivement sonner à la porte des tueurs, des putes et un pervers, en demandant la chambre des enfants... tiens, je vais voir si je la reytrouve, pour le LOL)
via http://sebsauvage.net/links/?vALslQ
EDIT : walaaa, marrez-vous pas trop, c'est fait avec vos impôts cette daube : https://www.youtube.com/watch?v=MkKj7cwUvzQ
Les données nominatives sur nos enfants doivent rester dans les écoles
"les parents viennent régulièrement me voir pour me demander quelle est la première chose qu’ils doivent faire pour assurer la sécurité de leurs enfants. Ils veulent vraiment entendre quelque chose comme “ne pas les laisser sur Facebook” ou “ne pas leur donner un téléphone cellulaire.” Personne n’est préparé à ma réponse: “Ne les laissez pas monter dans une voiture avec vous.” Invariablement, leur visage exprime une grande confusion. Pourtant, statistiquement, les enfants courent plus de risques dans une voiture que dans tout autre contexte."
Portail d'information sur les jeux vidéos, à destination des parents. Plutôt bien fait, ne tombe pas dans le cliché "anti-jeux vidéos", et donne des informations succinctes sur les jeux