C'est assez génial ça, ça me donne envie de relire les grands classiques du roman policier !
Je suis épaté une fois encore par le web : un type a fait ce site, qui recense les apparitions des meubles Ikea dans les films et les séries.
Raté. Au bout de quelques minutes, les commentaires ignobles et illégaux ont largement dépassé notre capacité à les modérer. Deux journalistes, ce n’est plus suffisant pour un tel exercice, sans doute que dix ou vingt non plus d’ailleurs. Que l’exercice n’est tout simplement plus possible en 2019. Une retransmission, d’accord, mais sans commentaire. Tant pis pour la libre parole.
Nous ne parlons pas des commentaires bêtement stupides ou hors-sujets, ni même des commentaires anti-Macron. Vous avez le droit de critiquer le chef de l’Etat sur nos pages Facebook. Vous ne vous en privez pas. A dire vrai, nous nous réjouissons que vous puissiez le faire. C’est le signe d’une démocratie forte que de critiquer ses élus.
Non, nous parlons d’appels au meurtre explicites, de commentaires ouvertement antisémites et racistes, des "Heil Hitler", des "sale juif " ou "sales juifs", qu’ils s’adressent à Emmanuel Macron ou aux représentants de la communauté juive.
Moins de 5 minutes plus tard, il revient. Ils ne prendront pas ma plainte. Aucune injure, aucune menace, pas de diffamation ni de calomnie. Rien que le Code pénal suisse ne permet de poursuivre.
Et tant pis pour l’acharnement. Et tant pis pour les angoisses. Et tant pis pour les autres, les employées, les enfants, qui subiront ça.
L’ubiquité du cyber-harcèlement n’est pas encore comprise par nos autorités. Combien de Ligues du Lol faudra-t-il pour que cette omniprésence de la violence psychologique s’ancre dans les consciences? Combien de temps encore pour que le harcèlement s’inscrive dans le Code pénal comme un comportement qui n’est pas accepté par la société ?
La mécanique du cyber-harcèlement décortiquée, quasiment minute par minute par quelqu'un dont c'est pour ainsi dire le métier : Jean Ceppi, étudiant en humanités numériques, qui s'intéresse aux "questions des dynamiques de groupe sur les réseaux sociaux". Le pauvre, il a été servi. J'espère qu'il n'a été dégouté ni du numérique, ni de l'humanité.
Au passage, l'origine de toute cette histoire m"intrigue : sexiste Les trois frères ? Je ne m'en souviens pas assez pour avoir une opinion, mais cela ne me choque pas outre mesure : il n'y a rien d'étonnant à ce que des gags qui paraissaient drôles et "normaux" il y a 23 ans [oh la vache, merci Google pour le coup de vieux] soient datés voire carrément choquant et même sexistes aujourd'hui. Plutôt que de pourrir la vie d'un type qui a eu le tort de se poser la question, ce serait intéressant de remettre en cause vos certitudes... et pourquoi pas de poser la question aux intéressés, qui ont sans doute eux aussi évolués en presque 30 ans.
Sur France Info, l’académicien estime que l’un de ses agresseurs les plus vindicatifs n’était pas « un petit Blanc ». L’écrivain a déclaré : « Le plus virulent, celui qui m’a dit "Rentre à Tel-Aviv", a dit aussi "La France est à nous" et ce n’était pas un petit Blanc. Cela ne fait pas partie de l’antisémitisme français, d’où qu’il vienne. »
[...]
« Alors on va dire "il ne faut surtout pas que le Rassemblement national participe" au rassemblement de mardi mais c’est un problème parce que tous les partis républicains devraient être invités. C’est un parti républicain », a détaillé l’auteur de L’Identité malheureuse.
Voilà, voilà...
"Une anecdote : dans les années 2000, un studio européen me montre son jeu de stratégie temps réel 3D à quelques semaines de sa sortie. La caméra libre permettait de bouger n'importe où sur la carte, avec la souris et les touches ZQSD. Par contre, pour zoomer, il fallait utiliser les touches Page Up et Page Down. Ça n'était pas pratique, d'autant que l'intégralité des STR du marché permettaient de le faire avec la molette de la souris. Quand je m'enquiers de cette bizarrerie auprès du lead designer, il marque une pause. Il prend la souris dans sa main, passe le doigt sur la molette et me dit « euh... oui c'est vrai, ça serait une bonne idée de pouvoir zoomer avec la molette, je n'y avais pas pensé... ». Ce bonhomme avait bossé deux ans sur un STR sans jamais prendre la peine d'essayer ce qui existait déjà sur le marché. Et ça n'est pas un cas isolé. "
Ah oui. Quand même.
Les mécanismes de l'effet de meute :
De plus, sur internet, le harceleur n’est pas le témoin visuel des réactions de souffrance de sa victime. Cette absence de signaux visuels est un véritable facteur facilitant la violence et sa chronicisation. On se souvient ainsi que dans les travaux de recherche de Stanley Milgram, de l’Université de Yale, lorsqu’un individu devait administrer un choc électrique à une "victime", il administrait des chocs d’autant plus puissants qu’on l’empêchait de voir les réactions de sa victime ou qu’on atténuait l’intensité de ses cris. C’est ce qui se passe sur internet, où la souffrance des victimes est muette. Dans de très nombreux cas, cette distance peut d’ailleurs contribuer à ce que le harceleur ne se représente absolument pas l’impact de ce qu’il commet.
[...]
L’appartenance d’un individu à un groupe le conduit non seulement à en épouser les normes, mais également à jouer un rôle social correspondant aux attentes des autres personnes qui le constituent. Dans le cas de la "Ligue du LOL", chaque membre aura contribué, par son action ou son assentiment muet à certains moments, à renforcer la dynamique malveillante.
On est bien d'accord ? C'est. Pas. Une. Excuse.
“Boxeur gitan” dans la bouche d’un Président de la République comme d’autres sifflent “travail d’Arabe” ou “banquier juif” ?
[...]
s’émouvoir d’un niveau de langage correct chez un gitan révélait une méconnaissance crasse des pratiques langagières de la communauté cible - “Comme les patois régionaux, les “parlers gitans, manouches ou yéniches” sont employés dans l’intimité, en famille. Au-delà du cercle familial, comme le pratiquent les Français d’origine italienne, espagnole, portugaise ou maghrébine, on parle français, tout simplement. Il n’y a donc absolument rien d’étonnant, ni calcul ni manipulation en coulisse au fait que Christophe Dettinger, qui est peut-être tsigane, comme d’autres se reconnaissent auvergnats, provençaux, picards ou lorrains, se soit exprimé en français courant lors de son allocution enregistrée en vidéo et publiée sur sa page Facebook”
Intéresant : le braconnage lexical
Dans l'autre sens, la question se posera davantage. Par exemple quand Nicolas Sarkozy rétorquera “Casse toi pov’con” au Salon de l’agriculture 2008 à un passant qui refuse de lui serrer la main. Ou encore quand Emmanuel Macron sifflait, récemment, que les minima sociaux coûteraient “un pognon de dingue”.
Le Vatican abriterait une des plus grandes communautés homosexuelles au monde selon le journaliste Frédéric Martel qui publie l'ouvrage « Sodoma. Enquête au cœur du Vatican. » aux éditions Robert Laffont.
Depuis quelques jours, je mets en œuvre l'outil présenté par Korben pour nettoyer son compte Twitter :
Voici à peu près mes critères de suppression :
Ceux que j'ai gardé : tout ce qui traite de culture, de littérature, de science, de jeux vidéo ; les féministes, les gauchiasses, quelques médecins-qui-bloguent et tous les gens que j'apprécie d'une manière générale.
Je partais de 2500 comptes suivis environ (c'est bête, j'ai oublié de regarder avant de commencer).
Je suis passé sous les 1500, et je suis loin d'avoir terminé.
EDIT : quand vous lancez l'outil, allez dans les options avancées et cochez la case "Skip confirmation/undo step" : vous gagnerez un temps fou.
Reconnaître ses erreurs, c'est BIEN :
Dans notre article "Clique du LOL : une éthique en toc" nous avons laissés entendre que plusieurs membres de la Ligue du LOL avaient débuté dans le métier de journaliste à OWNI.
Il y a tout de même un énorme point commun entre les membres de la « ligue du LOL », comme un éléphant au milieu de la pièce, qui peut se résumer, du point de vue journalistique, en ces quatre lettres : O. W. N .I.
Ce passage de l'article est une erreur. Seuls deux membres de la ligue du LOL, si l'on retient la liste citée des salariés d'OWNI.
Bon, ça ne rend pas l'article beaucoup moins bancal pour autant, mais ça en enlève la pire partie. C'est déjà ça.
Il fallait au fond que des femmes se mettent à poil même pour montrer à un macho qu’il avait tort. Fin décembre, on avait gueulé contre la pub Aubade, jugée sexiste, et elle avait été retirée de la façade des Galeries Lafayette. Début janvier, on montrait docilement son cul à Yann Moix qui ne nous jugeait pas désirables.
Ouais. Bien vu. Ce qui me conforte dans mon opinion : quand un blaireau dit une connerie, laissez-le dire. Corrigez sur le fond (la discrimination c'est immonde) mais restez factuel ou vous risquez de devenir aussi con que lui.
Je reviendrai sur cette histoire de rester factuel, j'ai un sujet là dessus.
Ce que vous venez de lire, c’est une partie de la trajectoire logique d’une femme qui voulait juste travailler dans un milieu identifié comme masculin, et qui croyait qu’il suffisait de serrer les dents, de ne rien lâcher et de garder les petites humiliations pour elle, et qu’ainsi elle aurait les mêmes chances que n’importe qui d’autre de réussir.
Aujourd’hui, je suis un peu moins bête.
Un témoignage, encore un témoignage, je me sens coupable en tant qu'homme de devoir écrire ça : "encore un" sur une femme harcelée juste pour avoir voulu travailler dans un milieu considéré comme masculin.
Bon, je crois que quand on a vu ça on peut mourir.
Ou changer de pays.
"Et du coup, tu restes débile"
Nan, promis, j'arrête, mais moi (wink, wink) ça me fait rire.
"Je vais lubrifier mes idées pour qu'elles rentrent mieux dans ta tête" ou : l'éducation sexuelle, c'est important.
Pas mal ! Je crois que je vais en regarder quelques autres.
La chronologie du feuilleton Benalla.
Vous savez quoi ? Je crois bien que je m'en fous.
Je suis tombé là dessus ^^'
On garde ? On garde !
(je ne suis pas sûr de toutes les comprendre!)