Ouais, j'suis dég.
Lien direct : http://www.lefigaro.fr/culture/2019/02/20/03004-20190220ARTFIG00258-accuse-de-plagiat-gad-elmaleh-envoie-ses-avocats-a-l-assaut-de-copycomic.php?utm_medium=Social
Et le fait que ça vienne après cette histoire : http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/sketch-sur-les-asiatiques-gad-elmaleh-s-explique-et-presente-ses-excuses_2f5377c2-47a3-11e8-9455-ca5abf1dba7b/ me le fait définitivement rejeter.
Ce petit outil est fascinant :
On peut afficher jusqu'à trois requêtes en même temps sur la carte, en piochant dans celles qui sont proposées ou en écrivant soi-même les siennes (en reprenant la syntaxe particulière)
via https://twitter.com/JulesGrandin/status/1090537402370797568
Il paraît que qualifier de racistes les propos de Finkielkraut (qui déplore la prolifération dangereuse des arabes) est affaire d’opinion. Il paraît qu’identifier les discours suprémacistes est affaire de sensibilité. Il paraît que ce n’est pas le travail des journalistes.
Le cas Finkielkraut mis à part, je trouve que cela illustre bien les limites de l'exercice de fact-checking des journalistes : on n'est pas loin du moment où Libé écrira "désolé, je ne suis pas neutre, je ne peux donc pas répondre à votre question".
S’agissant du E171, et ç’est tout l’intérêt de cette histoire, le très bon score de Bruno Le Maire à l’épreuve de rétropédalage, est le signe d’un réel changement dans l’appréhension de ce type de problème. Car notre Ministre s’est dans un premier temps assis sur la loi sur l’alimentation votée en novembre dernier qui prévoit bien la suppression du E171. Et pour se justifier, il a repris ses classiques : les scientifiques n’ayant rien prouvé formellement, il est urgent d’attendre qu’ils achèvent leurs travaux et même, tiens, pourquoi pas ? On va commander une étude à un autre organisme. Bien sûr, les ONG se sont mobilisées aux côtés des parlementaires et il n’a pas fallu plus de 48 heures à Bruno Le Maire pour revoir sa copie et signer l’arrêté d’interdiction.
Mais la véritable nouveauté me semble-t-il est ailleurs et elle a pour nom Carambar, Malabar, Haribo, Carrefour, Super U, Leclerc, Picard, William Saurin qui tous, ont précédé cette décision en enlevant depuis plusieurs mois le E171 de leurs produits et de leurs linéaires parce que le patron, c’est plus le Ministre, mais le consommateur !
Et du côté des médicaments ? Toujours rien ?
Quand le ministre de l'intérieur justifie les violences policières à la télévision. A des enfants.
Dans l’émission AuTableau sur C8, le ministre de l’intérieur explique aux enfants les endroits du corps où les forces de l’ordre peuvent tirer avec un LBD40 « On a une dizaine de tirs ou par accident il y a eu des tirs sur le visage »
Il ajoute qu’« une commission d’enquête qui aurait des ambitions politiques et penserait qu’elle pourrait jouer de ses fonctions de contrôle du gouvernement pour faire tomber un président de la République, commettrait une faute constitutionnelle » (voir la vidéo, images d'Adrien Develay).
Les mots sont forts. L’attaque peut surprendre. Celui qui est aussi secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement sait très bien que le Parlement n’a pas le pouvoir de destituer le chef de l’Etat ainsi. Selon l’article 68 de la Constitution, « le Président de la République ne peut être destitué qu'en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat ». « La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour » précise le texte. C’est le seul cas de destitution.
Au risque de donner un sentiment de fébrilité, les déclarations de Christophe Castaner arrivent après celles de Benjamin Griveaux et de la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, au sujet de la commission, et surtout l’appel d’Emmanuel Macron à Gérard Larcher pour se plaindre de la tonalité des travaux de la commission (voir notre article).
Repeat after me Christophe :
CONS-TI-TU-TION
SE-PA-RA-TION-DES-POU-VOIRS
Je me note ça là :
Rappel:
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22 février 2019 : nous devrions commémorer aujourd'hui le 77ème anniversaire de la mort de Stefan Zweig et de son épouse, suicidés pour échapper à un monde qu'ils pensaient perdu face au fascisme.
"Je vais continuer à parler dans cette émission. Vous ne me ferez pas taire." Le coup de colère, en direct, de la journaliste israélienne Oshrat Kotler a suscité une vive controverse, samedi 16 février, rapporte Haaretz. Elle a ainsi affirmé sur la chaîne HaHadashot 13 que le contrôle israélien de la Cisjordanie transformait les soldats en "animaux".
Oh, il faut absolument demander l'avis de Finkie sur ce sujet.
Ou pas.
L’entente de voix est une expérience bien plus commune qu’il n’y paraît au premier abord. La différence se place donc, encore une fois, sur la fréquence et l’intensité. La différence entre vous et moi, c’est que s’il vous arrive d’avoir des hallucinations à l’occasion (fièvre, fatigue, consommation de substances), les miennes sont quotidiennes et rentrent dans le cadre d’un fonctionnement bien précis.
[...]
En effet, il est fort probable que vous associez entente de voix et schizophrénie. Or, la schizophrénie c’est 1% de la population, donc même en prenant la fourchette basse de 3% de la population concernés par l’entente de voix, il n’y a pas de corrélation. Alors n’y a-t-il point un soucis dans ces chiffres ?
Nope. Il y a un soucis dans l’image qu’on a de la schizophrénie et de l’entente de voix. L’entente de voix ne concerne pas exclusivement les schizophrènes, elle ne concerne même pas exclusivement les neuroatypiques, elle concerne tout le monde. L’entente de voix n’est même pas nécessairement associée à la maladie mentale.
[...]
les médicaments ont accentué l’apathie et mon incapacité à penser, et donc à mobiliser des défenses face aux attaques constantes que je subissais. Un peu comme se retrouver nu au milieu d’un champ de bataille : tu vas pas loin. J’ai essayé maladroitement à l’époque de dire que les médicaments me rendaient encore plus malade, car c’était ce que les voix disaient, mais aucun médecin / psy ne m’a écouté. Au contraire, c’était la preuve qu’il fallait augmenter les dosages et continuer.
[...]
Il y a aussi, à l’inverse, les gens face à qui les voix vont se mettre à hurler. “Fuis.” “Va-t-en”. J’appelle ça mes “alarmes”. C’est rare. Mais c’est flippant. D’autant qu’elles ne se trompent pas… elles vont voir cette personne, et elles vont me bombarder de message de fuite. Une fois comme ça, j’étais tombé sur une ancienne amie à lecler, avec son nouveau copain. Les voix se sont mises à crier qu’il y avait danger, qu’il fallait partir. Pourtant, l’homme avait l’air bien sous tout rapport. J’ai appris quelques jours après qu’il lui tapait dessus…
C'est fascinant : pour cette personne, c'est comme si son subconscient lui parlait. Au sens propre du terme.
Cela doit être absolument horrible. A lire, pour mieux comprendre, et partant, pour trouver la voie vers le respect : "la vie est tellement plus riche que ce que les clichés racontent, c’est fascinant !"
From https://chaos.social/@SammyFisherJr/101630343936994828
Je continue le nettoyage de mon compte Twitter (Cf. https://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/index.php?APwsQQ) ; je viens de décocher tout un tas d'options intrusives dans les options. Et est arrivé ce moment, où je me suis rendu compte que depuis toutes ces années, Twitter pensait que j'étais une femme, à cause de ce que je postais. Presque fier du coup, c'est con.
Transcription de l'image avant disparition de Mastodon :
Il s'agit d'une copie d'écran des paramètres de mon compte Twitter qui, dans la rubrique genre indique "femme", avec ce texte explicatif en-dessous :
Si vous n'avez pas indiqué votre sexe, il s'agit de celui qui est le plus fortement associé à votre compte, sur la base de votre profil et de votre activité. Ces informations ne sont pas visibles publiquement.
=> répartition genrée et donc sexiste par un algo.
N.B. : depuis, j'ai supprimé mon compte Twitter (fin 2023 ou début 2024, je ne sais plus)
Je découvre seulement aujourd'hui que Framasoft a mis en place son clone du défunt Storify (édité).
C'est ici : https://framastory.org/
EDIT : Storify, pas Spotify !!! Merci Liandri xD
Twitter, toujours :
LaRem souhaite faire disparaître les directeurs d'école, pour regrouper les écoles élémentaires sous l'égide... du collège. On touche le fond.
Pendant qu’on agite les drapeaux et les “parents 1-2” pour amuser la galerie (et les médias), Blanquer & Co fait passer une mesure menaçant l’existence des directeurs d’école. Nouveau recul du service public en vue ! Stop!
https://www.humanite.fr/education-la-loi-blanquer-menace-lexistence-des-directeurs-decole-668136Et, cette loi permet aussi le financement des maternelles privées et on crée des supers écoles internationales pour les enfants de riches. Mais oui, continuons de ne parler que des drapeaux et des formulaires administratifs. C’est tout ce qui est parfait pour faire diversion.
Mécépatou !
L'article 1 de la loi Blanquer est passé. Ce n'est pas le seul article problématique de cette loi, loin de là ; mais c'est officiel, les enseignants pourront être poursuivis s'ils critiquent l'institution. C'est absolument gravissime, antidémocratique et antirépublicain.
via https://twitter.com/laurencedecock1/status/1098156074086084609
Je disais quoi tout à l'heure ? De moins en moins de libertés ? Alors oui, les fonctionnaires sont tenus à un devoir de réserve, mais là ça va trop loin.
Via Camille Polloni sur Twitter (oui, je continue de faire du vide, et ça permet vraiment de se recentrer sur les gens vraiment intéressant) :
Un arrêté paru ce matin au JO élargit considérablement la liste des policiers dont l'anonymat est protégé
Avant : services antiterroristes et de renseignement, BRI, groupes d'intervention. Après : à peu près toute la PJ. Sous peine de 15 000 euros d'amende
Toujours moins de libertés pour les citoyen·nes (restriction du droit de manifester, fichage...) VS toujours plus de pouvoirs et de protection pour la police. Attention, je ne dis pas qu'il ne faut pas protéger les policiers ni leur donner les moyens de travailler. C'est juste le déséquilibre croissant entre les deux plateaux de la balance qui commence à me faire peur, vraiment peur.
Parmi ses 20 recommandations, la plus sensible est l'instauration d'un jour de carence obligatoire pour tous, c'est-à-dire non payé, en cas d'arrêt-maladie. C'est déjà le cas dans la fonction publique. Dans le privé, les salariés ont théoriquement trois jours de carence, mais ceux-ci sont souvent pris en charge par leur employeur dans le cadre d'un accord de branche ou d'entreprise. Par équité avec la fonction publique, les trois experts recommandent d'appliquer la même règle au privé. Le jour de carence sera «d'ordre public», c'est-à-dire que les entreprises auront interdiction de le compenser.
C'est cool, les employés du secteur privé vont enfin avoir les mêmes privilèges que les fonctionnaires.
Encore une histoire de journaliste fichée ? Décidément, illes le font exprès !
Pour Camille Poloni, c'est la suite d'un marathon commencé il y a longtemps... genre vraiment longtemps
En matière de renseignement, le secret défense règne en maître, écrasant le respect du contradictoire. Pendant six ans, je n’ai eu accès à aucun des éléments dont les services de renseignement, la Cnil et les juges administratifs avaient connaissance. Ni moi, ni mes avocats n’avons pu lire le contenu des fichiers de la DRM. Même les décrets qui encadrent ces fichiers de renseignement et en définissent les objectifs sont classifiés. Ni moi, ni mes avocats n’avons pu assister à l’intégralité des audiences devant le Conseil d’État : c’était interdit. La décision du Conseil d’État m’a permis d’apprendre que quelque chose d’illégal avait eu lieu, mais en l’état actuel de la législation – durcie par la loi renseignement de 2015 –, je n’ai pas le droit de savoir de quoi il s’agit. Je ne dispose d’aucun indice sur la teneur des données illégales en question, sur leurs conséquences éventuelles ou sur les responsables de cet état de fait.
C'est cool quand sa propre vie devient un sujet de reportage, non ?
Non.
La « Fiche S » a été mise en scène et instrumentalisée de toutes les manières imaginables ; politiquement, médiatiquement, judiciairement… Interprétée par certains comme la garantie d’une culpabilité pendant qu’elle soulignait une dérive de l’état pour d’autres : on a beaucoup spéculé sur sa forme réelle, son contenu, ses catégories et souvent le nom de ses porteurs.
Des journalistes sont aussi fichés et veulent savoir pourquoi en exerçant leur droit à l’information, comme n’importe quel citoyen en a le droit. Camille Polloni, journaliste pour le magazine Les Jours et fichée par l’armée, se bat depuis six ans pour avoir accès au contenu des données la concernant.
Gaspard Glanz publie SA "Fiche S", les policiers enquêtant sur lui dans une affaire ayant eu l'idée lumineuse de la verser au dossier d'instruction, comme s'il s'agissait d'une preuve de sa dangerosité... Comme il le dit : "Un document jusqu’alors jamais publié et jalousement gardé par le ministère de l’intérieur ? C’est comme un cadeau de Noël !"
La « Fiche S » est une catégorie du « Fichier des Personnes Recherchées (FPR) » ; La lettre S étant l’abréviation de « Sûreté de l’État ». Ces fiches informatiques sont principalement émises par la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI). Elles sont utilisées pour « procéder à la surveillance de ceux sur lequel ne repose aucune incrimination pénale, mais qui peuvent, par leur activité, représenter à un moment ou à un autre un risque de trouble à l’ordre public ou une atteinte à la sûreté de l’État ». Les Fiches S mélangent donc des personnes condamnées, suspectes autant qu’innocentes, et ses niveaux vont de S1 à S16. Le rédacteur de ses lignes était en octobre 2016 classé S03, S04 et S05.
Il a déposé un recours en excès de pouvoir \o/
=> Affaire à suivre.
"Monsieur le postier, pouvez-vous emporter ça au paradis pour l’anniversaire de mon père ? Merci." C'est la phrase que Jase, un Ecossais de 7 ans, a écrite sur une lettre destinée à son défunt père. Mercredi 28 novembre, le petit garçon a eu la surprise de recevoir une réponse d’un postier de la Royal Mail, la poste britannique, chez lui, à Blackburn.
Le postier lui assure que son courrier est arrivé à destination. "Nous avons réussi à livrer votre lettre à votre père, au paradis. Ce fut un défi d’éviter les étoiles et autres objets galactiques sur la route du paradis", écrit-il dans cette lettre que la mère de Jase, Teri Copland, a publiée sur Facebook.
Juste au cas où vous auriez envie de pleurer avant d'aller manger.