France is now mandating masks for all citizens in certain public areas during the coronavirus pandemic. But that doesn't change the country's controversial ban on Islamic face coverings.
The French government confirmed that its years-long ban on wearing burqas and niqabs in public will remain in place, even as face masks become mandatory on Monday. While French citizens nationwide will be covering their faces, women who do so with Islamic garb are still subject to punishment.
"Can the Islamophobia be any more transparent?" Human Rights Watch executive director Kenneth Roth said on Twitter. "The French government mandates masks but still bans the burqua."
En France, tu peux cacher ton visage pour te protéger d'une épidémie, mais si tu le fais parce que tu es musulmane, tu risques une amende.
Il serait tout aussi faux d’affirmer que nous avons redécouvert le tragique, la mort, la finitude, etc. La tendance depuis plus d’un demi-siècle maintenant, bien décrite par Philippe Ariès, aura été de dissimuler la mort, autant que possible ; eh bien, jamais la mort n’aura été aussi discrète qu’en ces dernières semaines. Les gens meurent seuls dans leurs chambres d’hôpital ou d’EHPAD, on les enterre aussitôt (ou on les incinère ? l’incinération est davantage dans l’esprit du temps), sans convier personne, en secret. Morts sans qu’on en ait le moindre témoignage, les victimes se résument à une unité dans la statistique des morts quotidiennes, et l’angoisse qui se répand dans la population à mesure que le total augmente a quelque chose d’étrangement abstrait.
Un autre chiffre aura pris beaucoup d’importance en ces semaines, celui de l’âge des malades. Jusqu’à quand convient-il de les réanimer et de les soigner ? 70, 75, 80 ans ? Cela dépend, apparemment, de la région du monde où l’on vit ; mais jamais en tout cas on n’avait exprimé avec une aussi tranquille impudeur le fait que la vie de tous n’a pas la même valeur ; qu’à partir d’un certain âge (70, 75, 80 ans ?), c’est un peu comme si l’on était déjà mort.
Toutes ces tendances, je l’ai dit, existaient déjà avant le coronavirus ; elles n’ont fait que se manifester avec une évidence nouvelle. Nous ne nous réveillerons pas, après le confinement, dans un nouveau monde ; ce sera le même, en un peu pire.
"Beaucoup de pédiatres le disent, il y a plus de risques à rester chez soi que d'aller à l'école"
Il a osé.
A sa décharge, il n'est pas tout seul, et la machine à bullshit tourne à plein régime : la porte-parole du gouvernement affirme à tort que l'OMS a recommandé de tester seulement en avril...
Partout les graphiques en attestent : la montée en puissance des tests n’existe pas.
Ils ont démarré en février pour les premières régions touchées, puis ils ont augmenté jusqu’au 23 avril. Ensuite, leur nombre stagne. Depuis le 20 avril, il diminue même chaque semaine soit le contraire des propos répétés du Premier ministre, Édouard Philippe, et du ministre de la santé, Olivier Véran.
Aujourd’hui, selon notre décompte, la France n’a en fait jamais dépassé les 150 000 tests par semaine. C’est dire si la marche pour atteindre les 700 000 est haute !
L’actrice Jeanne Balibar d’abord, à l’origine de la tribune du Monde signée par quelque sept cents personnalités publiques. Dans Les Inrocks, elle lance un cri d’alarme :
Il y a une urgence. Il y a tous les jours des gens qui vont basculer au RSA. Il y a des compagnies qui sont déjà en train de crever. Il y a de l’argent qui est là, déjà débloqué dans les régions, mais qui administrativement ne peut pas être versé parce qu’on ne remplit pas la règle du “service fait” – évidemment puisque les compagnies n’ont pas pu faire ce pour quoi elles étaient programmées. On est en pleine destruction, déjà, en ce moment – c’est pour ça que je refuse les invitations à m’épancher sur le “monde d’après”. Là on n’est pas après, on est pendant.
Un cri d’alarme qui est, n’ayons pas peur des mots, aussi un coup de gueule adressé aux pouvoirs publics français, dans l’espoir d’être entendue : "Il y a sept milliards qui ont été débloqués pour Air France. Très bien, mais combien pour nous ? En Allemagne, Merkel a débloqué 50 milliards. En France, les besoins n’ont pas été chiffrés. Alors on ne sait pas ce que l’Etat peut se permettre, mais de toute façon la notion de ce que l’Etat peut se permettre a complètement changé entre le 15 et le 17 mars. C’est une idée de l’humanité et de la France qui est en jeu : est-ce qu’on pense qu’on s’occupe de tous les êtres humains qui sont dans le territoire dont on a la responsabilité politique, ou pas ? Est-ce qu’on pense qu’on s’occupe de garder un secteur d’activité qui représente 5 % du PIB, ou pas ? Est-ce qu’on veut garder une puissance de création poétique, ou pas ? Ou est-ce que par incurie, on envoie des millions de gens à l’aide alimentaire, à côté de quelques propositions Netflix ou des jeux vidéo fournis par des gens qui ne payent pas leurs impôts en France ?"
Premier pays à avoir lancé le pistage du virus par smartphone de manière volontaire, Singapour lance un nouveau service liberticide, baptisé SafeEntry.
Les applications pour "tracer" les malades du Coronavirus : un (gros) pied dans la porte des libertés. L'exemple de Singapour. Édifiant (à ceci près que les singapouriens n'ont pas l'air particulièrement indisposés de la chose).
C'est incroyable. Ils n'en loupent pas une.
Tout ça est quand même très irrationnel.
des moyens de désinfection exceptionnels après 2 mois sans humain dans les lieux
- moyens qui ne pourront pas être répétés après chaque journée de classe où, là, des enfants auront vécu pendant des heures
C'est exactement ce que je pense. Et c'est pareil au travail. Que de l'esbrouffe.
Mais de l'autre côté des écrans, dans les foyers de citoyens anxieux face à une crise sanitaire et sociale sans précédent, les complaintes et les conseils du tout-Hollywood passent de plus en plus mal.
Intéressant. C'est marrant qu'il ait fallu attendre le coronavirus pour se rendre compte de l'inutilité de toute cette caste de "parasites" (c'est dans l'article).
"C'est exorbitant 95 centimes. Alors évidemment, avant la crise, j'ai été regarder les prix qui étaient pratiqués, c'était 10 fois moins", fustige ce vendredi 1er mai sur franceinfo Lionel Maugain, journaliste à 60 millions de consommateurs et auteur d'une enquête parue jeudi 30 avril dans le magazine sur le prix des masques. Pour lui le prix plafond des masques chirurgicaux est beaucoup trop élevé. L’impossibilité de se déplacer pour faire jouer la concurrence et baisser les prix va engendrer des abus selon le journaliste.
Ah, ce n'était donc pas qu'une impression de mézigue : le masque à 95 cts, c'est du vol.
Les études de Didier Raoult vont se succéder, accumulant des erreurs et des approximations, mais aussi, plus grave, des truquages insensés. Ainsi dans la première étude, sur 42 patients, parmi ceux traités par «le protocole Raoult», l’un décède, trois sont hospitalisés pour aggravation. Et par un tour de passe-passe (qu’en français s’apelorio une fraude), ils sont tous les quatre exclus des résultats alors qu’ils auraient dû être considérés comme des échecs de l’hydroxychloroquine.
A l’hydroxychloroquine, Raoult va rajouter en cours de route un antibiotique, l’azithromycine, et conclura que l’association est plus efficace que l’HCQ seule, alors que la différence, sur six patients seulement, n’est pas significative.
Le critère retenu pour juger du succès de l’essai devait être la recherche du virus par voie nasale vers quatorze jours. Or, l’étude sera arrêtée au sixième jour, et la diminution de la charge virale en intranasal sera considérée comme un signe d’efficacité (sans qu’on sache si cette disparition ne signifie pas simplement la migration du virus au niveau pulmonaire).
Han. Libé tue des chatons !
Sans oublier un grand verre d'eau de javel tous les matins, pour être tout bien désinfecté de l'intérieur.
La version optimiste, c'est être fasciné par ce concentré d'incompétence.
La version pessimiste, c'est se dire que, peut-être, on savait depuis le début que ça ne servirait à rien, mais que le seul but de l'opération était de maintenir en activités les "quatre fleurons de l'industrie" française (soyons clairs : ils prétendent ne pas gagner d'argent dans l'opération, mais il est certain qu'au moins ils n'en perdent pas), et en même temps faire un joli coup de comm (mais sans aller jusqu'à anticiper la shitstorm qui viendrait juste après).
Déjà, on va arrêter tout de suite avec les injonctions à mettre de côté nos principes : si votre éthique ne s'applique que quand tout va bien, ce n'est pas de l'éthique, c'est juste un joli costume pour faire chic en soirée.
Si, on ne sait jamais, vous avez l'impression que votre niveau de colère venait à baisser, (re)lisez cette note d'Emma.
C'est très efficace.
La mise en mot de ce que je pressens depuis le premier jour sans parvenir à le formuler. Ma femme me traite de grognon, tant pis, je persiste à ne pas applaudir, et appeler 20 heures "l'heure des cons". (même si j'ai bien conscience de l'effet cathartique, tout ça...)
Un inspecteur du travail s'est préoccupé de la santé du personnel d'une entreprise, sans équipement de protection face au risque Covid-19. Il a donc été mis à pied.