A lire, en entier.
Pénurie cachée, consignes sanitaires fantaisistes, propositions d’importations négligées, stocks toujours insuffisants, entreprises privilégiées : basée sur de nombreux témoignages et documents confidentiels, une enquête de Mediapart révèle la gestion chaotique au sommet de l’État, entre janvier et aujourd’hui, sur la question cruciale des masques. Et les mensonges qui l’ont accompagnée. Les soignants, eux, sont contaminés par centaines.
Plusieurs déjeuners se sont ainsi tenus dans le Salon Paulin : la table y est plus grande. Le service à la française, où chacun pioche dans les plats, a été remplacé par le service à l’assiette, plus hygiénique.
AH LA LA, LES PÔVRES GENS.
Le mot était faible. À l’évidence, « connards », ça n’était pas suffisant — pour tout dire, on le pressentait. Il faut bien l’avouer, le vocabulaire nous met au défi. C’est qu’il y a trop de choses à saisir pour un seul mot.
On lit de plus en plus : « criminel »
[...]
« Je ne comprends pas : pourquoi n’ont-ils pas encore déclenché le plan pandémie ? On perd un temps précieux ». Ce sont les propos du directeur du SGDN (Secrétariat général de la défense nationale) qui sortent maintenant — on apprend surtout qu’ils ont été tenus le 29 janvier.
[...]
Les Champs-Élysées ? mais bien sûr Gaspard, tu sais qu’on s’y est beaucoup assemblé ces derniers temps. Alors pourquoi pas : le personnel soignant, après s’être relevé de son épuisement, descendra, une nouvelle fois, dans la rue. Il y sera rejoint par les caissières, les livreurs, les manutentionnaires, les routiers, les éboueurs, les sacrifiés de la production, par tous ceux dont les gouvernants n’ont pas compté la santé, et finalement la vie. Tous y recevront l’hommage de la population. Et peut-être celle-ci les rejoindra-t-elle pour un cortège sans précédent — La Résiliation En Marche. Le préfet Lallement fera bien de ne pas envoyer ses brutes. Ce qui se passera alors ? Sacré mystère. De la politique en tout cas, à coup sûr.
Il y a eu du retard sur les mesures de confinent. Maintenir le 1er tour des élections municipales était criminel. Les stocks de LBD et de grenades sont pleins, ceux de masques, de tests, et de tenues de protection sont vides.
Toutes les erreurs du discours de Manu.
D'autres mesures plus radicales figureraient également parmi les "options" à l'étude, comme l'annonce de l'état d'urgence, voire l'engagement de l'article 16 de la Constitution, qui prévoit l'attribution, en cas de force majeure, de "pouvoirs exceptionnels" au chef de l’État, après qu'il ait consulté le Premier ministre, les présidents des deux assemblées et le Conseil constitutionnel.
Ah oui. Quand même.
Et après il se fait couronner empereur ?
Waow. C'est chouette.
A ce propos, je me débarrasse de ça : je suis passé par Grenoble la semaine dernière et, sur le contournement de la ville, il y avait cette fresque que j'ai toujours aimé sur Chirac "le bruit et l'odeur" ; elle a été remplacé récemment par une caricature de Macron et une caricature de Marine Le Pen (et si on regarde bien, on se rend compte que c'est Macron avec une perruque blonde).
Texte : "Travail, famine, pâtes, riz".
Si quelqu'un a une photo...
(oui, je n'ai toujours pas de smartphone, et on peut pas trop descendre de voiture sur un périph pour prendre des murs tagués en photo !)
EDIT : c'est quand même chouette le web : http://www.divergence-images.com/eric-franceschi/reportages/macron-le-pen-FRA0942/macron-le-pen-ref-FRA0942001.html
Une BD que j'ai bien envie de lire...
« Si il n’y avait pas le label "tout est vrai", on n’y croirait pas ! »
Macron qui reprends les notions maurrassienne de "pays légal" et "pays réel"...
Pour rappel pour ceux qui n'aurait pas suivi, ça vient après son diagnostic d'un "manque du roi" dans la politique française en 2015, après sa défense de l'hommage à Pétain, "grand soldat malgré ses choix funestes" et l'épisode de l'apparition de Maurras dans la liste des commémorations nationales en 2018, après son discours "il faut réparer le lien entre la France et l'église" devant la conférence des évêques, toujours en 2018 ...
Y'a comme une ligne qui se dessine là, non ?
Novateur Macron? Certainement pas! Pour Thomas Porcher et Fréderic Farah, auteurs d’Introduction inquiète à la Macron-économie, il n'est que l'avatar d'une idéologie vieillotte, régressive et binaire.
Quand Macron pose avec un T-shirt dénonçnat les violences policières, c'est de la comm :
Je récuse le terme de violences policières. Je considère que la violence elle est d'abord dans la société. Donc je ne mets pas ces violences sur le même niveau", a poursuivi le président. "Néanmoins, de là où je suis, je dois défendre la créativité, la liberté d'expression, y compris l'insolence, y compris la création d'artistes qui disent des choses pour lesquelles je ne suis pas en accord
Et de lancer : "Mais allez en dictature! Une dictature, c'est un régime ou une personne ou un clan décident des lois. Une dictature, c'est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais. Si la France c'est cela, essayez la dictature et vous verrez! La dictature, elle justifie la haine. La dictature, elle justifie la violence pour en sortir. Mais il y a en démocratie un principe fondamental: le respect de l'autre, l'interdiction de la violence, la haine à combattre".
Il serait intéressant de répondre point par point à cette envolée lyrique.
Dans une période où les USA sont dirigés par Trump, le Brésil par Bolsonaro et le Royaume-Uni par Boris Johnson, on pourrait s’estimer “heureux” d’avoir comme chef d’Etat une personne comme Macron, celui-ci pouvant apparaitre comme moderne et mesuré face aux caricatures précédemment citées .
Mais c’est en cela qu’il est si dangereux. Car oui, depuis deux ans et demi, Macron mène une politique ultra-autoritaire : opposants politiques mutilés, tués ou emprisonnés, journalistes et observateurs des droits de l’Homme agressés et persécutés juridiquement, lycéens humiliés, installation de milices ultra violentes et sans compte à rendre. De semaine en semaine, la France plonge, sans même s’en offusquer, dans un état autoritaire. Plus personne ne s’étonne de voir des centaines de policiers équipés d’armes de guerre dans les rues de nos villes. La norme est désormais placée du côté d’une vie régie par des cadres autoritaires.
[...]
Dans plusieurs décennies, on regardera notre période en se disant qu’en quelques mois, les citoyens français ont vu leur liberté se réduire, avec le silence complice du plus grand nombre des secteurs qui auraient pu s’y opposer (politiques, associatifs, médiatiques…). Une période où il aura été accepté que des personnes soient arrêtées pour simple port d’un gilet jaune. Où des milliers de citoyens se sont vus privés de leur droit de manifester. Ou une personne en fauteuil roulant s’est vue condamnée à de la prison parce que présente en manif avec une arme (son fauteuil). Où deux jeunes allemands ont été emprisonnés pour possession de livres jugés “trop radicaux” (mais pourtant en vente libre).
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Ce fascisme particulier qui nous pend au nez, dont on ne sait pas si on est déjà dedans ou non, c’est aussi celui qui s’organise autour des “innovations” technologiques. Après l’arsenal de lois “renseignement” et antiterroristes de ces dernières années, la France se situe clairement à la pointe des pays dits démocratiques par ses moyens juridiques et policiers de surveillance et de contrôle de sa population civile. Loin de questionner cette singularité et d’en évaluer les risques en termes d’atteintes aux libertés publiques, et sous l’impulsion des acteurs économiques du secteur, ce gouvernement semble lancé, sans aucun débat public sérieux, dans une course aveugle au déploiement de technologies de surveillance de masse.
via Seb
Macron, l'étape d'après : casser l'assurance maladie et l'université.
Après la France d'en bas, après les sans dents, après ceux qui ne sont rien, voilà les gens qui mangent avec les doigts.
Ces gens sont terrifiants de mépris.
Sacré travail de recensement. C'est d'utilité publique, mais faut avoir le moral.
via Bronco
http://warriordudimanche.net/article1176/5df5d46fbd371#comments
Il prône la constitution de tribunaux révolutionnaires populaires. « J’aimerais un jour avoir la possibilité de devenir l’un de vos procureurs. Être l’un de ceux qui pourraient mettre ces personnes-là en prison. » Il prévient : « J’ai commencé à faire des listes. » Il propose de remplacer le conseil constitutionnel par une institution que présiderait Étienne Chouard, enseignant proche des Gilets jaunes, retiré de l’antenne de Sud Radio pour avoir refusé de s’exprimer sur l’existence ou non des chambres à gaz nazies. À ceux qui se sont inquiétés, Juan Branco, mis en cause par le passé pour intervenir discrètement dans les fiches Wikipédia de personnalités, a une nouvelle fois rétorqué qu’il s’agissait évidemment d’humour...
Je ne sais pas si ce type est une sorte de nouveau Robespierre, ou s'il se rêve seulement dans ce rôle et est juste ridicule...Il serait dommage que la pertinence de ses attaques contre Macron soit tournée en ridicule par ses me,songes, ses approximations et ses amitiés hasardeuses...
via Riff
Mais pourquoi Emmanuel Macron veut-il vendre les aéroports de Paris ? Pourquoi le gouvernement a-t-il décidé de privatiser une entreprise qui est le numéro 1 mondial du secteur ?
J’en avais assez d’entendre que c’était une question trop compliquée. Que les élus doivent décider pour nous. Alors je suis allé voir tous les camps. Celui des opposants, celui du gouvernement. En fait, le sujet est passionnant.
Il touche aux services publics, au réchauffement climatique. Et à la démocratie : d’ici mars 2020, si 10 % du corps électoral le décide, la privatisation d’Aéroports de Paris (Orly, Roissy Charles-de-Gaulle et une dizaine d’autres aéroports) sera soumise à référendum. Sinon la vente sera lancée.
Encore faudrait-il que les électeurs soient au courant. Ces derniers mois, j’ai croisé des pelletées d’opposants à la privatisation d’ADP qui en avaient à peine entendu parler.
En réalité, même si le critère «âge pivot» ou le critère «annuités» avancent ou retardent l’âge effectif du départ selon les carrières, ce choix ne change rien au point fondamental de la réforme prévue : l’arrivée de la retraite à points. Le dilemme annuités / âge pivot fera des (petits) gagnants, et des (petits) perdants. La retraite à points ne fera que des perdants (aux pertes potentiellement sans limites).
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«Le système des points, ça permet une chose, qu’aucun homme politique n’avoue. Ça permet de baisser chaque année la valeur des points, et donc le niveau des pensions», traduisait François Fillon, lors de la primaire de la droite de 2016, devant un aréopage de patrons
Selon nos informations, entre le Monument aux morts et le forum éco, il y a eu une “séquence caca” ainsi qu’une “séquence Candy Crush“. Si ça se trouve, les deux en même temps.
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En une journée, le nord de l’Île est devenu un merdier anxiogène, où plus personne va bosser, où les rues sont occupées par des hommes en armes. Imaginez deux secondes si pareil blocage avait été dû à des “Gilets jaunes”… Non, là, c’est des bidasses en armures à la nuque raide, donc ça doit aller.
Le Président est encore là pour quelques heures. Qu’il parte vite. Qu’ils partent, aussi, ces camions de militaires. Qu’ils partent, ces soldats qui vous empêchent de circuler – même à pied ! – pour rentrer chez vous. Qu’ils partent, les ministres venus faire les pots de fleurs. Qu’ils s’en aillent tous, vite.
Il y a pire que la pauvreté, le chomâge, le manque de perspective dans lesquels La Réunion se débat : il y a la réponse proposée par le chef de l’État aux Réunionnais. Elle se résume en un mot : mépris.