C'est une blague, c'est ça ?
via http://liens.howtommy.net/?2CNdRw
EDIT : attention au contexte ! Un rappel salutaire de Vader : http://liens.vader.fr/?6KL1Ww
Du coup, cette histoire fait bien évidemment le buzz sur Twitter : #womenaretoohardtoanimate
Eh, Rémi Gaillard, on préférait quand tu faisais Mario Kart dans la rue...
Copé et ses copains agités de la théorie du genre peuvent se rassurer : il n'y a jamais eu autant de livres pour enfants véhiculant des clichés et des stéréotypes. Et le pire, c'est que ça se vend bien. Vous comprenez ce que ça veut dire : le public est demandeur...
On a récemment offert à mon fils (2ans 1/2) un album illustré où il est question d'un gentil lutin qui vient raconter des histoires la nuit aux oreilles des 'tits n'enfants. Le lundi, ce sont des histoires vertes avec des dragons et qui sentent la menthe (c'est un livre à sentir aussi) etc. Je ne sais plus quel jour, ce sont des histoires roses avec des princesses, et là, est-il écrit, c'est plutôt pour les filles (faudrait que je recopie la phrase exacte). J'ai aussitôt crié au cliché sexiste... dans l'indifférence générale, tout au plus ai-je eu droit à quelques remarques du genre "il est comme un tel" (ce qui signifie, dans le contexte famillial, il a des opinions "spéciales"...)
Avoir un tel retard, une telle somme de préjugés, et même pas être foutu d'en prendre conscience, c'est déjà beau, mais accuser les critiques de n'avoir rien compris, alors que c'est on ne peut plus cliché, on touche au sublime.
via http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?XSxksA
via Timo http://lehollandaisvolant.net/?mode=links&id=20140221194905 : "Les suggestions de Gogleu sont le reflet de la société. Triste reflet."
Ah, ah, les cons ! Ils dénoncent aujourd'hui ce qu'ils promouvaient hier. Mais comment les gens font-ils pour continuer à voter pour des guignols pareils ?
via https://twitter.com/pdwn/status/433743131373105152?refsrc=email
Théorie du genre, hein ? J'ai pas tout lu, mais je crois que j'ai compris l'idée essentielle : "The news van kit struck her as really quite different. She does not have children, so the change in LEGOs represented by the Friends line was startling: “In 1981,” explains Giordano, “LEGOs were ‘Universal Building Sets’ and that’s exactly what they were…for boys and girls. Toys are supposed to foster creativity. But nowadays, it seems that a lot more toys already have messages built into them before a child even opens the pink or blue package. In 1981, LEGOs were simple and gender-neutral, and the creativity of the child produced the message. In 2014, it’s the reverse: the toy delivers a message to the child, and this message is weirdly about gender.”"
Comment la retranscription d'une œuvre d'art dénonçant le sexisme a été vue comme une provocation raciste. Intéressant phénomène.
Pour la première et sans doute la dernière fois, je recopie ici un article entier, parce qu'on ne peut pas en couper un morceau sans risquer de perdre une information.
Il y a une vingtaine d'années, l'écrivaine américaine Carole Diehl était jurée dans un concours de slam poétique. Deux très jeunes Latinos s'étant livrés à une performance assez "désobligeante" [derogatory…] envers les femmes (réduites à leurs organes génitaux, pour tout dire), Carole Diehl et une autre jurée, Denise Duhamel, décidèrent de ne pas voter. Elles estimaient que leur mission consistait à noter la qualité du travail, non son contenu, mais dans le cas présent le contenu leur paraissait inacceptable. La semaine suivante, Carole Diehl lut un poème destiné à renverser légèrement les perspectives. Ce poème s'intitule "Pour les hommes qui n'ont toujours pas compris". En voici la traduction — bonne lecture, les mecs :
"Et si
toutes les femmes étaient plus grandes et plus fortes que toi
et se croyaient plus intelligentes
Et si
c’étaient les femmes qui déclenchaient les guerres
Et si
des tas d’amis à toi avaient été violés par des femmes
et sans vaseline
Et si
le policier de la route
qui t’arrêtait sur l’échangeur du New Jersey
était une femme
et portait une arme
Et si
le fait d’avoir ses règles
était la condition pour décrocher les boulots les mieux payés
Et si
l’attrait que tu exerces sur les femmes dépendait
de la taille de ton pénis
Et si
chaque fois qu’une femme te voyait
elle sifflait et faisait des gestes saccadés avec les mains
Et si
les femmes faisaient toujours des blagues
sur la laideur des pénis
et le gout désagréable du sperme
Et si
tu devais expliquer ce qui cloche dans ta voiture
à de grosses femmes suantes aux mains huileuses
qui fixent ton entrejambe
dans un garage où tu es entouré
par des affiches de types nus en érection
Et si
des revues pour hommes publiaient des photos
de gamins de quatorze ans
avec des chaussettes
fourrées dans leur jean au niveau de l’entrejambe
et des articles du style
« Comment savoir si votre femme est infidèle »
ou
« Ce que votre médecin ne vous dira pas sur votre prostate »
ou
« La vérité sur l’impuissance »
Et si
le médecin qui examinait ta prostate
était une femme
et t’appelait « mon chou »
Et si
tu ne pouvais pas t’enfuir
parce que le dress code la boîte où tu bosses
exige que tu portes des chaussures
conçues pour t’empêcher de courir
Et si
après tout ça
les femmes voulaient encore
t’aimer."
via Seenthis http://seenthis.net/messages/217304
"Ce n'est pas au dominant d'expliquer au dominé comment il doit vivre sa domination"... Juste +1
Bah non, moi je ne suis pas d'accord. On ne peut pas "confondre" cliché et sexisme quand le cliché est sexiste. Comme lu dans les tweets rapportés par Numerama, la bêtise est à double détente :
Ce n'est pas en se réfugiant, l'air faussement outré, dans les plis vertueux du "de t'façon, dans c'te société, on peut plus rien dire #censure" que ça va changer quelque chose au fait que c'est sexiste. Imaginez que je fasse une pub où j'utiliserais comme élément de comparaison, au choix :
"Une masculinisation d’autant plus étrange, alors même que, historiquement, il y a eu des femmes importantes dans l’histoire de l’informatique. Sans remonter jusqu’au 19e siècle et à Ada Lovelace, la fille de Lord Byron, à qui on attribut l’écriture du premier programme pour une machine (la machine du mathématicien Charles Babbage, avec qui elle travaillait), on doit une étape décisive de cette histoire à Grace Hopper qui, au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, s’est dit qu’il serait quand même beaucoup plus pratique de programmer les ordinateurs avec des langages proches du langage naturel, et non plus seulement avec des chiffres. Mais à l’époque, ces questions de langage étaient secondaires, les hommes préférant s’attaquer aux machines, à l’électronique… Depuis, l’histoire de l’informatique s’est masculinisée."
Tiens, c'est bientôt Noël... Faites le test : abordez ce sujet autour de vois, dans les réunions de famille, entre collègues etc. Vous serez (ou pas) surpris des réactions. Beaucoup de gens ne pourront même pas comprendre où est le problème.
Ce que ne dit pas notre bovin préféré, c'est qu'il s'en est pris plein la tronche pour une question de principes (je peux me permettre de dire ça, je n'ai pas participé à la curée). Je comprends parfaitement les positions des seenthisiens, je comprends parfaitement également son attitude (ne pas retirer l'image sinon on s'en sort plus, mais ne pas le refaire) ; au-delà de ça, les uns et les autres peuvent lire ce fil de discussion très intéressant où il est question de sexisme, des rapports hommes-femmes et d'humour dominant. Rien n'est simple, et les choses les plus évidentes peuvent être remises en cause...
http://seenthis.net/messages/187529
Pour prolonger le débat, un billet à lire, qui répond aux principaux "arguments" anti-féministes : http://soupe-a-l-herbe.blogspot.fr/2013/07/troller-les-trolls.html
Complément à ceci : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?tidwAg
Lien direct vers une vidéo donnée par le même article de Madmoizelle, donnant à voir ce que femme doit subir en terme d'invasion de son espace et de harcèlement. Horrible.
"Peu importent les réponses des jeunes femmes : les questions ne sont qu’un prétexte pour retenir son attention. L’homme profite de l’hésitation/de la surprise de la jeune femme sur la dernière question pour l’embrasser. On constate sur la vidéo de Guillaume Pley qu’il se passe volontiers du consentement de la jeune femme, puisque plusieurs répondent clairement « non » à sa 4ème question. Qu’importe, il plaque quand même sa bouche sur la leur, en leur tenant la tête avec les mains au besoin. C’est charmant.
Et totalement répréhensible, excusez-nous de le souligner :
Article L-222-22 du Code pénal :
« Constitue une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise. »"
Ouch. A cette aune, peu de films doivent passer le test...