Voilà un fait étonnant : on ne sait pas combien de cancers surviennent en France chaque année. Ce chiffre n’existe pas, il n’a pas été produit. On ne sait pas exactement combien de cancers surviennent, on ne sait pas où ils surviennent. Quand Santé publique France, l’agence de veille sanitaire, annonce, par exemple, 346.000 cas de cancers pour l’année 2015, il s’agit d’une estimation réalisée à partir des registres des cancers, qui couvrent entre 19 et 22 départements selon le cancer étudié, soit 22 % du territoire national. « Cette méthodologie, précise le dernier bilan publié en 2019, repose sur l’hypothèse que la zone géographique constituée par les registres est représentative de la France métropolitaine en termes d’incidence des cancers. »
Pourtant, le Tarn, l’Hérault ou le Finistère, couverts par des registres, sont des départements relativement épargnés par l’urbanisation et l’industrie. En revanche, les cancers dans certaines des principales métropoles du pays, comme Paris, Marseille et Toulouse, ne sont pas décomptés. Et comme le montre une enquête publiée par Le Monde, les départements les plus concernés par les sites Seveso ne sont pas non plus couverts par les registres : la Moselle (43 sites Seveso seuil haut), la Seine-Maritime (47), les Bouches-du-Rhône (44). Un complot ? Non. Cela démontre simplement que connaître les conséquences des pollutions urbaines et industrielles n’a pas figuré jusqu’ici au premier rang des préoccupations des épidémiologistes.
Merde Randy, arrête.
Bien contre sa volonté, Imane Boun, étudiante en communication de 21 ans, se retrouve depuis quelques jours dans la tourmente. En cause, une vidéo de BFMTV mettant en avant les recettes et bons plans qu’elle donne sur les réseaux sociaux aux bourses les plus légères et qui n’a pas plu du tout à la journaliste du Figaro Judith Waintraub.
Celle-ci a effectivement déploré dans une succession de tweets qu’une femme voilée soit mise en avant le 11 septembre, jour anniversaire des attentats de 2001 aux États-Unis.
Jusqu'à quel point faut-il être malade dans sa tête pour opérer le rapprochement jeune fille voilée <=> 11 septembre 2001 ?
Au final, la jeune étudiante humiliée et insultée publiquement a supprimé son compte, et la journaliste raciste joue les victimes.
Je ne vais pas trop sur Twitter -pas plus d'une fois par semaine, c'est une question de santé mentale. Et dire que je n'y suis allé aujourd'hui que pour suivre des liens de Marion Montaigne dans son 2ème article sur le Covid19...
De fait, j'ai découvert cette histoire à rebours suite à 1 tweet de @Padre_Pio1 :
Imane, la jeune fille publiquement assimilée aux terroristes des attentats de 2001 pour avoir parlé de cuisine, a donc supprimé son compte.
C'est un des épisodes les plus sales que j'ai vu sur ce réseau.
Waow. Joli montage.
Spider-tortue, spider-tortue, elle peut grimper au plafond...
Tout s'est passé tellement vite. .. Je commençais à faire des affaires rentables avec les caravanes, j'étais en train de construire un hôpital, j'avais déjà posé le carrelage stérile, le déplacement des lits était programmé...
Tout s'est passé tellement vite. J'étais en train de construire la table pour les dissections lorsque c'est arrivé.
J'avais déjà eu des raids, bien sûr. Mais ils m'avaient donné un faux sentiment de confiance. Des arriérés en guenilles, des mercenaires idiots - je ne vous ai pas raconté cette fois où ils ont creusé un long, très long tunnel pour m'attaquer depuis l'intérieur de ma base, mais d'un coup, sans doute pris de fatigue, ils ont renoncé et ont fait demi-tour. Et il y avait de quoi avoir peur, l'un d'eux était armé d'un homard...
J'ai eu des événements rigolos (un réfugié poursuivi par une menace mystérieuse, qui s'est avérée être une bande de castors enragés qu'il avait provoqué en se moquant d'eux) ; d'autres tragiques (des prisonniers à garder en sécurité pendant 8 jours pour l'Empire. Lorsque la navette est venue les chercher, l'un d'eux est mystérieusement mort après y être monté. Pauvre bougre. Il a sapé le moral de toute la colonie) ; et des demandes de nobles en cours de réalisation, comme construire un monument gigantesque pour l'édification des foules.
Bref, tout se passait bien. Trop bien peut-être. Dans le monde du bord de la galaxie, il faut toujours rester en alerte.
Tout s'est passé tellement vite. Un raid. Un raid qui devait être comme les autres. 4 individus même pas lourdement armés, l'un d'eux montés sur un bison, ou un autre gros animal, pardonnez ma mémoire défaillante, je suis encore sous le choc. Rapidement, ils débordent mes 3 défenseurs, détruisent en quelques secondes mes éoliennes, mes panneaux solaires et les entrepôts frigorifiques brûlent déjà lorsque je parviens à les faire reculer. Je dois, dès lors, lutter sur deux fronts : finir d'anéantir la menace armée, et éteindre l'incendie. C'était le début de la fin, mais je ne le savais pas encore.
A la seconde où la dernière de ces ordures rendait son âme maudite au créateur (d'après nos croyances, il s'agirait d'une belle dame en robe bleue), un second raid est annoncé.
Pas le temps de soigner les blessés, et hors de question d'attendre les assaillants l'arme au pied : on va au contact, tout en commençant de réparer les dégâts (c'est le stock de bouffe qui est en péril, l'avenir de la colonie est en jeu).
Tout s'est passé tellement vite. Cassandra, pourquoi m'as-tu fait ça ?
Mon chasseur se fera descendre héroïquement en défendant son foyer, mon scientifique, après avoir courageusement tenu bon au milieu de toutes ces épreuves, a brutalement décompensé et est retourné à l'état sauvage. Il finira par périr brûlé vif dans le gigantesque incendie qui ravageait les alentours de la base, sans une seule fois être revenu à la conscience de sa valeur. Après, ce fut la spirale de la lose, de plus en plus rapide, de plus en plus fun. J'ai perdu le fil précis des événements, mais vous savez ce que c'est : un colon trop fatigué, trop affamé, trop triste rentre dans une crise de rage incontrôlable et tue le colon le plus proche. Pas de bol, c'était le cuisinier, et le seul restant qui avait les compétences nécessaires pour reconstruire les éoliennes, les panneaux solaires, les batteries, les climatiseurs... Les survivants s'agitent encore quelques jours, mangent de la viande crue, puis du cadavre humain, puis meurent l'un après l'autre, qui d'infection, qui de ses blessures mal soignées, qui de désespoir, allez savoir.
C'est un bien triste souvenir, en vérité, que le spectacle de ces deux malheureuses naufragées, qui auront lutté jusqu'au bout : elles ont tout réparé (sauf ce qui dépassait leurs compétences en construction, et c'est ce qui causera leur perte), charrié des monceaux de débris, enterré je ne sais combien de cadavres animaux et humains... pour qu'aucune rédemption ne vienne finalement récompenser leurs efforts. L'homme en noir est arrivé, comme toujours lorsqu'il ne reste qu'un colon et qu'il est aux portes de la mort. Mais même lui n'a rien pu faire, il eut fallu un homme providentiel d'une autre trempe que ce type qui avait juste le mérite d'exister, qui a fait ce qu'il a pu, mais n'avait pas, lui non plus, les compétences nécessaires au sauvetage de cette colonie en perdition. Seul un surhomme aurait pu le faire, et encore.
Je me plais maintenant à espérer que les ruines de cette colonie, qui a abrité les rêves et les espoirs de tant de vies désormais perdues, pourront servir d'abri dans le futur, à d'autres rescapés.
C'est fou le nombre de vaisseaux qui tombent sur cette planète quand on y pense.
J'ai relancé une nouvelle colonie juste derrière. Quand on voit ce que ça donne avec Cassandra/sauvegardes, j'ai choisi Randy/commitment.
Il n'y a pas de raisons que ça se passe mal, hein ?
À l'origine, la légende de Mulan était fondée sur une héroïne turco-mongole – autrement dit d'un peuple de la même « famille » que les Ouïgours –, mais la nouvelle Mulan de Disney présente une Chine impériale mythifiée dans une culture chinoise monolithique, sans diversité ethnique. Mises à part des hordes venues du Nord-Ouest (autrement dit de l'actuel Xinjiang) qui menacent une anonyme « capitale impériale » et un tout-puissant empereur – une métaphore à peine voilée de la menace terroriste aujourd'hui assimilée aux minorités musulmanes. Loin de contester l'ordre établi, la femme guerrière ne trouve finalement son salut que dans le service du « royaume » et de la « famille ». On ajoutera enfin que le film provoque dès les premières minutes un profond malaise par un détail frappant : Zhou, le père de Mulan, est joué par l'acteur hongkongais Tzi Ma, qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Xi Jinping. Difficile de ne pas penser que Disney soit allé jusqu'à le caster précisément pour complaire au pouvoir chinois par cette ressemblance. Comme pour identifier au président chinois un père révéré avec une piété infaillible par la jeune Mulan, à laquelle le jeune public est appelé à s'identifier.
Hum, ça sent la belle bouse.
Puisque je parlais de Mortelle Adèle tout à l'heure :
Mortelle Adèle est une petite fille rousse en uniforme, toujours accompagnée de Magnus, son ami imaginaire, un fantôme. Elle passe ses journées à faire des bêtises, des expériences, à faire tourner en bourrique ses parents et sa grand-mère. Mais derrière cette apparence de diablesse se cache en réalité une petite fille touchante, pleine de spontanéité et d'authenticité. Elle a ainsi fondé dans son école le Club des bizarres, pour lutter contre les pestes de la cour de récréation, celles qui se moquent des élèves qui ne sont pas dans la norme.
Antoine Dole a créé ce personnage quand il était au collège et qu'il subissait les moqueries de ses camarades. Mortelle Adèle fut alors pour lui une manière de se construire et de faire face à sa timidité. Pas étonnant, donc, que cette jeune héroïne prône dans ses gags le droit à la différence pour montrer aux enfants qui suivent ses aventures l’importance de s’affirmer et de s’aimer tel que l’on est.
C'est un personnage que j'ai créé quand j'avais 14 ans, je la dessinais dans mes cahiers, c'était une période compliquée pour moi, j'étais victime de violences scolaires. J'avais beaucoup de mal à comprendre ce que je vivais à ce moment-là et comment reprendre le pouvoir sur cette situation que je subissais. Et c'est comme ça que j'ai créé un alter-ego qui était tout mon opposé : je suis un garçon, c'était une fille, je suis timide, elle osait tout dire. (...) Quelque part, elle m'a aidé à me construire, à répondre aux autres, à comprendre que j'avais aussi cette force en moi. (Antoine Dole)
Quand ce ne sont pas des humiliations publiques, elles se déroulent en privé, plus rudes encore. Florent C. a l’habitude de s’enfermer pendant des heures, seul avec un employé ou une employée, dans la cuisine des studios. De ces « réunions cuisine », comme elles sont appelées par les collaborateurs, on ressort lessivé, en ayant mal au crâne, « les larmes aux yeux », parfois « en pleurant », nous décrivent de nombreux témoins. Toutes les personnes à qui nous avons parlé nous ont expliqué avoir dû affronter au moins une fois cette épreuve, presque considérée comme un « bizutage ». Pendant, 3, 4, voire 5 heures, le manager questionne les salariés, leur « retourne le cerveau », nous dit-on. Tous les prétextes sont bons pour ces réunions. « J’ai remarqué que tu ne rigoles plus à mes blagues, je sens que t’es pas bien », dit un jour le manager à Quentin, sur le ton du reproche. Dès qu’il sent la moindre remise en question de son travail de la part d’un salarié, le directeur le prend à part. « Il ne te lâchait pas tant que tu n’avais pas dit oui à tout », relate Quentin. « Au final, si tu veux pas qu’il te harcèle et que tu vives un enfer, il faut que tu sois dans un rapport de soumission » conclut Antoine.
Auprès de Numerama, le chef de Nadeo justifie ce comportement par un intérêt pour la vie de ses employés.
via Riff
Les affiches pour les gestes barrières avec Mortelle Adèle :)
Lorsque Charles Beau a avoué, des habitants de Vezet ont dit qu’il méritait une médaille. Certains l’ont publiquement félicité de les avoir «débarrassés» de leur «bête noire». Les vols, mauvais tours, destructions de Frédéric Badet, ils n’en pouvaient plus. Le fait que l’homme soit reconnu déficient mental, handicapé à 80%, n’y changeait rien. «Quand on a des poules, des lapins, des outils qui disparaissent tous les jours… Trop c’est trop, résume une habitante. Charles Beau, c’est tombé sur lui, mais le meurtrier, ç’aurait pu être n’importe qui.»
C'est terrifiant. Il y a un roman à faire sur cette histoire.
=> charge émotionnelle.
CW : gros con masculiniste, viriliste
Dans un mauvais jour, il aurait pu me faire hurler, mais comme je suis dans une période joie et amour, hashtag cœur avec les doigts, j'ai décidé d'en rire. Sans doute les tweets ironiques de @VotezNon m'ont-ils influencés.
Aujourd'hui je refais l'étanchéité du velux. Je vous tiens au courant si jamais une bite me pousse entre les jambes.
Pour la société savante, édicter des règles trop contraignantes sur le lavage des masques grand public peut être contre-productif.
Bravo, belle réactivité. Vous avez mis combien de temps à vous adapter à la vraie vie des vrais gens ? 3 mois ? 4 ?
"On peut être faussement rassuré" parce que l’augmentation de la circulation du virus a "peu de retentissement actuel" sur le système de soins, mais il peut y avoir "une augmentation très rapide, exponentielle, dans un deuxième temps", a-t-il averti au cours d’une conférence de presse en ligne, consacrée aux modalités d’isolement des personnes infectées et des cas contacts.
1/ Ça pue
2/ Mais ce n'est pas une surprise : on s'y attendait depuis le début des vacances
Il était 19 h 45, vendredi, quand l’habitant d’une maison a voulu tuer une mouche avec une raquette électrique. Mais sa bouteille de gaz avait une fuite. La rencontre du choc électrique et du produit inflammable a engendré une explosion.
[...]
L’histoire ne dit pas si la mouche a succombé à l’attaque.
xD
via Liandri