Dans ce court documentaire produit par Reporters sans frontières (RSF), 11 journalistes témoignent des méthodes utilisées par l’homme d’affaires Vincent Bolloré lorsqu’il prend le contrôle d’un média ou lorsque des journalistes enquêtent sur ses activités industrielles. Ces pratiques représentent un véritable danger pour la liberté de la presse, mais aussi pour la démocratie.
On reparle de Europe 1, désormais radio favorite de la fachosphère ?
Je viens de tomber là-dessus : une veille mise en place par un syndicat affilié à la CGT pour, je cite, "apporter un regard syndical sur l’actualité et alimenter l’esprit critique et la prise de recul sur l’actualité pour renforcer la démocratie dans les entreprises et administrations, et en dehors".
Je recopie une partie du "à propos" ci-dessous, qui explique plutôt bien la démarche :
Un regard syndical sur l’actualité
Entre la concentration monopolistique des médias, d’une part, et la montée en puissance des phénomènes de bulles internet avec leur lot de « fake news » d’autre part, nous, Ugict, CGT des Ingés Cadres & Techs, avons besoin d’y voir plus clair dans l’actualité qui nous concerne.
Nos catégories de salarié.es sont hyper-connectés et souffrent parfois d’une infobésité qui obscurcit le champ de vision. Tout en cumulant de nombreuses responsabilités professionnelles, associatives, syndicales, et familiales, ces salarié·es qualifiée·s ne voient pas toujours quelles pourraient être les perspectives de progrès ou même les évolutions du monde qui les entoure. Nos baromètres annuels sur l’encadrement et notre enquete sur “Le travail sous épidémie” montrent bien cette perte ou absence de repères.
Avec syndicoop.info, nous souhaitons apporter un regard syndical sur l’actualité et alimenter l’esprit critique et la prise de recul sur l’actualité pour renforcer la démocratie dans les entreprises et administrations, et en dehors. Car malgré l’abstention aux élections et, parfois, la démobilisation au travail, il existe une forte demande de participation démocratique, à la fois au travail et dans la cité.
Comme nous le disons souvent, Rien n’est écrit d’avance. Face aux partisans de la technocratie institutionnelle, du management coercitif, ou du secret des affaires par exemple, l’information est une composante importante du rapport de force.
Y voir plus clair
Pas vraiment. Les ICTAM accordent encore un certain crédit aux médias dits traditionnels et croient en l’éthique professionnelle des journalistes, même s’ils ne sont pas dupes sur les enjeux d’une presse libre, notamment d’un point de vue financier ou démocratique. Nous allons simplement – et modestement – contribuer à faire le tri dans cette masse d’information.
Nous voyons d’ailleurs la fragmentation des audiences comme une bonne chose, un signe de vitalité et de diversité des opinions, même si cette donne n’est pas sans poser d’importants défis en termes de modèles économiques, de positionnement ou d’usages.
Nous faisons donc le choix de nous doter de nos propres moyens de production et de synthèse collective de l’information. Il s’agit bien de créer un média social, grâce aux micro-expertises de responsables syndicaux et aux remontées de terrain. Nous souhaitons également valoriser au mieux la presse syndicale, dont notre journal Options et la NVO, journal de la CGT.
En somme, nous voulons donner des points de repères fiables, comme en témoigne d’ailleurs notre signature « la référence syndicale ».
Reporters sans frontières (RSF) démontre que, sans le contrôle et la censure imposés par les autorités, les médias chinois auraient informé bien plus tôt le public de la gravité de l’épidémie de coronavirus, épargnant des milliers de vies et évitant peut-être la pandémie.
A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la cybercensure, le 12 mars, Reporters sans frontières (RSF) dévoile une liste de 20 Prédateurs numériques de la liberté de la presse en 2020. En traquant les journalistes, ces entreprises, organismes et administrations mettent en péril notre capacité à nous informer.
D'après une source police, le journaliste @RemyBuisine a été interpellé à cause de son masque à gaz, qui est assimilable...à un port d'arme. Il a été emmené au commissariat (pas de GAV a priori). Rappelons qu'il porte ce masque pour faire son métier. Et que ce n'est pas un délit.
Que disait le lien ("Les symptômes d'un état fasciste")reposté par Seb ce matin ?
Des médias de masse complètement sous contrôle – Le régime fasciste contrôle directement les médias ou il crée des lois qui musèlent les médias. L’une des tactiques étant de mettre des sympathisants et radicaux du régime dans les postes-clés des médias de masse. La censure est systématique, notamment en temps de crise ou de guerre.
En clair : il y a les "bons" médias qui portent la parole du gouvernement... et il y a les autres, qui donnent à voir les choses telles qu'elles sont.
Les dernières journées de mobilisation contre la réforme des retraites ont été marquées par un niveau inégalé de violence contre les journalistes. A l’aube d’une nouvelle journée de manifestation, Reporters sans frontières (RSF) exhorte le ministère de l’Intérieur à adresser des consignes fortes à l’attention des forces de l’ordre, les enjoignant à respecter le travail des journalistes.
Si tu croyais que ton statut de journaliste te protégeait, ben t'avais tort.
Ah, les fameux "camions fous", ce drame bien connus des routiers qui ont, des années durant, donnés des farines animales à leurs camions... Hé, ho, jusqu'à preuve du contraire, ce ne sont pas les camions ou les voitures qui sont fous ou foules, mais ceux qui les conduisent ; la preuve :
Les autorités ne veulent pour l'instant pas communiquer sur les circonstances de l'incident. Mais, selon plusieurs témoins, une course-poursuite entre le conducteur du camion et les forces de l'ordre en serait à l'origine.
Je continue de vider ma boite Gmail, je retombe sur ça. Old, mais toujours d'actualité.
Plantu est une sorte de Robert Ménard du dessin de presse
« Quand le gouvernement vous cache la vérité, qu’est-ce qu’il vous cache ? ». Cette question s’affiche en « une » des journaux nationaux et régionaux d’Australie, lundi 21 octobre. Une phrase unique sur la première page de l’ensemble de la presse – parmi lesquels des titres aussi prestigieux que The Australian, The Sydney Morning Herald et l’Australian Financial Review – où tous les textes ont été sporadiquement rayés et recouverts d’encre noire.
Des publicités ont également été diffusées sur l’ensemble des chaînes de télévision, invitant les téléspectateurs à réfléchir à la question. Cette campagne pour le droit à l’information intervient après des descentes de la police fédérale, il y a quelques mois, chez la chaîne nationale ABC et au domicile d’une journaliste de News Corp, qui avaient publié deux informations embarrassantes pour le gouvernement.
Bouh le vilain gouvernement australien. Dites, on reparle de la loi française sur la protection du secret des affaires ?
« L’affaire » prend une telle ampleur que quelques médias professionnels jugent nécessaires de relayer « l’information ». En réalité, ils aperçoivent surtout la bonne affaire en termes de clics : les internautes adorent lire du mal des politiques et rire de leurs travers, autant qu’ils apprécient les articles qui parlent de leurs aventures virtuelles. On aurait pu s’attendre à ce que les sites de presse fassent leur travail et donc enquêtent pour déterminer si la photo est vraie ou fausse. En réalité, pas du tout. Les premiers papiers qui sortent ne consistent pas à informer sur le point de savoir si l’ancien ministre et actuel député a menti ou non sur sa pratique sportive comme il en est accusé, mais à relayer le buzz. Et à le faire en montrant que l’on penche nettement en faveur du mensonge. Pour faire bonne mesure, les articles se terminent par les dénégations de l’intéressé, lesquelles ne peuvent convaincre personne tant il est dans l’ordre des choses qu’un individu accusé publiquement d’un forfait commence toujours par démentir les accusations (voir à ce sujet, les Inrocks BFM et même Le Figaro ). Le résultat en l’espèce c’est que la presse professionnelle a confirmé le bien fondé des accusations sur la seule foi des arguments des internautes. Notons au passage que l’on pourrait attendre du Figaro classé à droite non pas qu’il soutienne par principe un élu LR mais qu’à tout le moins il ait le réflexe de vérifier la véracité des attaques à son endroit. En fait, non, il est même celui qui continue de douter après les mises au point opérées le 13 aout.
Comme le disait un professeur de journalisme : si quelqu’un dit qu’il pleut et un autre qu’il fait soleil votre rôle n’est pas de relayer les positions des uns et des autres mais d’ouvrir la putain de fenêtre et de dire le temps qu’il fait.
Parce que je me sens très con d'avoir participé à relayer cette connerie (et donc être tombé dans les travers ci-avant dénoncés, mais bon, je ne suis pas journaliste), et puis parce que j'adore la phrase en gras : le travail du journaliste, c'set d'ouvrir la fenêtre. Pas de répéter ce que les autres ont dit.
Médias libres, indépendants, alternatifs… Pas facile de s’y retrouver ! Pour cette carte, nous avons adopté l’expression « presse pas pareille » lancée par le journal Le Ravi, basé à Marseille, pour définir des journaux non inféodés aux pouvoirs politiques et économiques. Parce qu’il fallait bien choisir, nous avons sélectionné les médias répondant grosso modo aux critères suivants :
- ils produisent essentiellement du contenu écrit, sur papier ou en ligne.
- ils n’appartiennent à aucun groupe industriel, financier, ni à aucun mouvement politique, syndical ou religieux.
- ils sont détenus par leurs salarié·es, leurs lecteurs et/ou une association.
- professionnels ou bénévoles, ils mènent une véritable démarche d’information, sans se cantonner à l’expression d’opinions.
- ils sont favorables à une société plus juste et solidaire, sans exclure aucune catégorie de personnes.
- la publicité n’occupe pas plus de 10 % de leurs pages.
Des journaux et sites internet répondant à ces critères nous ont sans doute échappé. N’hésitez pas à nous les signaler !
Il manque XXI ou j'ai mal regardé ?
via http://shaarli.mydjey.eu/?FFRYYg
Voir aussi http://shaarli.mydjey.eu/?Ztq8mw
EDIT : bilan à la fin de la journée (16h20) : voici le scénario le plus probable une fois que l'on recoupé les différents témoignages : des personnes apeurées et coincées contre les grilles de l'hôpital ont vues celles-ci s'ouvrir, probablement grâce à l'action intelligente d'un vigile, qui a sans doute évité qu'il y ait des morts par écrasement. Une fois ces personnes dans l'enceinte de l'hôpital, elles se sont à nouveau retrouvées coincées (mais sans le risque d'être écrasées) et les forces de l'ordre, après un gazage en règle, sont venus évacuer la zone et procéder à quelques dizaines d'interpellations dans la foulée. Dans le même temps, certaines personnes, tentant de sortir de cette nasse, on essayé de se faire ouvrir les portes qui se sont avérées être celles du service de réanimation, et qu'il était en tout état de cause hors de question d'ouvrir à tout vent : la réaction du personnel soignant est pour le coup absolument normale.
Je me demande de plus en plus sérieusement si cela a un intérêt de continuer à suivre les sites de presse "officiels" et reconnus, au vu de l'enfumage que je subodore au sujet de cette "attaque" de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, hier, lors des manifestation du 1er mai.
Voilà, en résumé, ce que j'ai entendu lors des informations ce matin au réveil (France Info) : des manifestants violents se sont introduits dans l'enceinte de la PS, et ont ensuite tenté de pénétrer dans le service de réanimation ; ils n'en ont été empêchés que par la courageuse intervention des soignants, qui les ont repoussés. Oh, un CRS serait hospitalisé sur place.
On ne vous en dit pas plus, on laisse juste cette confusion se faire dans votre esprit entre ces trois informations :
Réfléchissons un peu :
=> rien ne permet de dire que le CRS est hospitalisé pour ses activités de CRS, ni, si c'est le cas, qu'il a a été blessé par des manifestants, voire par des manifestants violents (oui, ce n'est pas pareil : il peut y avoir un caractère intentionnel dans ce cas)
=> la conjonction (volontaire) des deux informations laisse donc (volontairement) croire que les manifestants qui tentent de s'introduire sont venus pour "terminer le travail" ; le sous-entendu étant : maintenant, ces gens là s’introduisent dans les hôpitaux pour assassiner des policiers blessés, vous voyez bien que ce sont des fous dangereux.
Mais continuons notre raisonnement :
=> en admettant que ce soit le cas, rien ne permet d'affirmer qu'il est au service de réanimation
=> en admettant que ce soit le cas, on trouve en réa des gens qui sortent de salle d'opération : dans le meilleur des cas, il faudrait que cette personne ait été blessée dans la matinée, à proximité de cet hôpital (aussi surprenant que cela puisse paraitre, il y a plusieurs hôpitaux à Paris, CQFD), prise en charge immédiatement, ce qui suppose un état relativement grave, opérée tout de suite, soit entre la fin de matinée et le début d'après-midi, avant d'être placée dans le service de réanimation suffisamment tôt pour que ses futurs "assassins" aient le temps d'être mis au courant, et décident d'attaquer l'hôpital. Tout ça avant 16h.
=> J'ai de bonne raisons de penser que si un CRS avait été blessé suffisamment gravement pour nécessiter une opération en urgence, on en aurait entendu parler, et pas qu'un peu.
On voit bien que tout cela n'a pas le sens commun.
Poursuivons :
On est bien loin du commando d'assassins venu tuer un CRS.
Mais dans tous les cas, on compte sur le citoyen pour faire le travail des journaux : recouper les sources, cerner les incohérences du récit officiel, trouver des témoignages contradictoires.
Pour le plus grand profit de qui ? Je vous laisse deviner.
EDIT : il faut comme toujours saluer le travail d'enquête et de recoupement effectué par le journaliste David Dufresne ; les différents témoignages qu'il a recueilli sont accablants pour la version du gouvernement et la direction de l'AP-HP.
A suivre :
EDIT 2 : encore une louche de témoignages ? https://paris-luttes.info/des-temoignages-sur-l-intox-de-la-12091
EDIT 3 : nouveaux témoignages : https://twitter.com/gjsciences/status/1123931524213166090
Je crois qu'on a fait le tour là.
Il suffisait de regarder hier les visages hagards des commentateurs de CNN ou de MSNBC pour comprendre à quel point le journalisme américain est atteint par cette affaire qui, pour lui, s’apparente à un Tchernobyl médiatique. Il espérait redresser son crédit terni par les bobards de la guerre d’Irak en jouant au redresseur de torts et à l’adversaire acharné du pouvoir : après le Watergate, le Russiagate ! Mais son acharnement à endosser toutes les théories du complot, y compris les plus fantaisistes, dès lors qu’elles semblaient atteindre le président Trump, se retourne à présent contre lui. Avec quelle autorité le New York Times, le Washington Post, The Atlantic, Time, etc. espèrent-ils encore faire la leçon aux sites paranoïaques d’ultradroite ? Et comment pourront-ils empêcher que l’occupant de la Maison Blanche réfute, y compris en mentant, comme cela lui arrive souvent, des informations qui le mettent en cause ? Il lui suffira de les assimiler aux fake news du « Russiagate »
Des nouvelles de la presse d'hier. Très chouette site, très bien fait. Gros boulot éditorial derrière. Et c'est fait par la BNF.
“Je m’y suis intéressé, tout début décembre, quand j’ai vu que circulaient sur les réseaux sociaux des images épouvantables de mutilés. Parce que c’est bien de mutilés que l’on parle : je recense 23 personnes qui ont perdu un œil, cinq qui ont perdu une main. Parce que la police française utilise des armes qui sont catégorisées en armes de guerre par le code de la sécurité intérieure : le Lanceur de balles de défense (LBD), la Grenade lacrymogène instantanée (GLI F4). À ce moment-là, ces images, ces mutilations n’étaient pas répercutées dans les médias de masse. J’ai donc recensé ces blessures parce que j’étais sidéré par la violence policière polymorphe, en effet, mais aussi par la complicité coupable des médias.”
[...]
nous sommes passés à une phase d’industrialisation de la violence. Et je pèse mes mots ! Quand on en est à 500 blessures, plus de 200 personnes frappées à la tête dont 110 par des tirs de LBD, 110 cas complètement interdits parce qu’on ne doit absolument pas viser la tête, 23 personnes qui ont perdu un œil, cinq une main...
[...]
Après, si le journalisme c’est être neutre et accepter le statu quo, on comprend pourquoi il est passé à côté des ‘gilets jaunes’.
Il attaquait le journaliste Nicolas Vescovacci pour avoir posé des questions à Vivendi ; il est condamné pour «procédure abusive». Une première.
https://lesjours.fr/obsessions/l-empire/ep110-vescovacci-bollore/
Au fond, le journalisme ne se résume peut-être qu’à ça: poser des questions. Tenez, pas plus tard que quelques instants avant d’écrire ces lignes, nous avons appelé maître Olivier Baratelli, ci-devant avocat de Vincent Bolloré, pour lui poser deux questions.
Ma journée est sauvée \o/
"Cette enquête, qui vise les enregistrements révélés par Mediapart, est susceptible d'atteindre le secret des sources de notre journal. C'est pourquoi nous avons refusé cette perquisition, comme la loi nous y autorise", a précisé à franceinfo Fabrice Arfi, un des journalistes de Mediapart. C'est "un acte inédit - et particulièrement grave - dans l'histoire de Mediapart. Articles à venir", poursuit le média sur son compte Twitter.
Secret des quoi déjà ? Une presse libre et indépend, zut, comment on dit ?
Il ne s’agit pas d’abord d’un enjeu comptable. C’est une question politique de premier ordre qui interroge une société soucieuse de l’expression du pluralisme des idées, de la démocratie. Au moment où tant de débats et d’inquiétudes s’expriment sur les « fabriques » de « fausses nouvelles », laisser mourir l’Humanité reviendrait à affaiblir la presse de qualité et à assécher encore plus le débat contradictoire. Au moment où les médias connaissent une telle crise de confiance, l’engagement constant de l’Humanité aux côtés des travailleurs, des milieux populaires, des « invisibles », des penseurs qui contestent le système, des créateurs qui portent haut la culture constitue un atout pour le journalisme et un atout pour l’exercice de la citoyenneté.
Si L'Huma venait à disparaître, ce serait une très très mauvaise nouvelle.
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Via OpenNews